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    <title>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - Happy Birthday to..</title>
    <description>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - Happy Birthday to..</description>
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      <title>Pour ses 68 ans, Joan Jett ou la reconquête rock menée après les Runaways</title>
      <description><![CDATA[Joan Jett f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 68 ans. Des Runaways aux Blackhearts, la chanteuse et guitariste a transform&eacute; la dissolution de son premier groupe en une conqu&ecirc;te d&rsquo;ind&eacute;pendance, jusqu&rsquo;&agrave; im...]]></description>
      <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Joan Jett f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 68 ans. Des Runaways aux Blackhearts, la chanteuse et guitariste a transform&eacute; la dissolution de son premier groupe en une conqu&ecirc;te d&rsquo;ind&eacute;pendance, jusqu&rsquo;&agrave; imposer sa propre structure et une reprise devenue indissociable de son nom.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant les Blackhearts, avant le succ&egrave;s massif d&rsquo;<em>I Love Rock &rsquo;n&rsquo; Roll</em>, il y a une adolescente propuls&eacute;e tr&egrave;s t&ocirc;t dans le circuit des studios et des tourn&eacute;es. N&eacute;e Joan Marie Larkin &agrave; Wynnewood, dans la banlieue de Philadelphie, Joan Jett part vivre avec sa famille &agrave; Los Angeles vers l&rsquo;&acirc;ge de 12 ans. Ce d&eacute;placement la rapproche de la sc&egrave;ne rock californienne des ann&eacute;es 1970 et pr&eacute;pare une entr&eacute;e pr&eacute;coce dans un univers encore largement domin&eacute; par les hommes.</p>
<p>Son premier grand chapitre s&rsquo;&eacute;crit avec The Runaways, groupe enti&egrave;rement f&eacute;minin de punk et de glam rock form&eacute; au milieu de cette d&eacute;cennie sous l&rsquo;impulsion du producteur Kim Fowley. Joan Jett n&rsquo;a pas encore 20 ans lorsqu&rsquo;elle d&eacute;couvre le rythme professionnel des enregistrements et des concerts. Avec son jeu de guitare direct, son allure tomboy et punk et une approche volontairement brute du rock, elle affirme d&eacute;j&agrave; une pr&eacute;sence qui ne r&eacute;pond gu&egrave;re aux repr&eacute;sentations f&eacute;minines les plus conventionnelles de l&rsquo;&eacute;poque.</p>
<h2>La fin des Runaways ouvre un nouveau combat</h2>
<p>The Runaways obtient une importante visibilit&eacute; internationale, mais l&rsquo;aventure s&rsquo;arr&ecirc;te &agrave; la fin des ann&eacute;es 1970. Pour Joan Jett, cette dissolution ne d&eacute;bouche pas sur un simple changement de groupe : elle l&rsquo;oblige &agrave; red&eacute;finir sa place et &agrave; devenir la cheffe de son propre projet. La musicienne fonde Joan Jett and the Blackhearts, tout en se heurtant au refus initial de plusieurs maisons de disques.</p>
<p>Sa r&eacute;ponse consiste &agrave; prendre elle-m&ecirc;me le contr&ocirc;le de la diffusion de sa musique. Avec la cr&eacute;ation de Blackheart Records, Joan Jett se dote d&rsquo;une structure ind&eacute;pendante capable de publier ses disques malgr&eacute; ces refus. Cette d&eacute;cision donne une dimension tr&egrave;s concr&egrave;te &agrave; sa r&eacute;putation d&rsquo;insoumise : l&rsquo;ind&eacute;pendance n&rsquo;est pas seulement une posture sc&eacute;nique ou le sujet d&rsquo;une chanson, mais une organisation pens&eacute;e pour poursuivre sa carri&egrave;re sans attendre l&rsquo;approbation de l&rsquo;industrie.</p>
<p>Le morceau <em>Bad Reputation</em> condense cette image de musicienne d&eacute;termin&eacute;e &agrave; ne pas se conformer aux attentes. Son titre accompagne symboliquement une trajectoire construite contre les r&eacute;sistances, avec des chansons tendues autour d&rsquo;une guitare &eacute;nergique et d&rsquo;une &eacute;conomie de moyens revendiqu&eacute;e. Joan Jett et les Blackhearts figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Une reprise en deux temps devient son plus grand succ&egrave;s</h2>
<p>L&rsquo;histoire d&rsquo;<em>I Love Rock &rsquo;n&rsquo; Roll</em> commence pourtant loin des Blackhearts. La chanson est &eacute;crite par Alan Merrill et Jake Hooker pour le groupe britannique The Arrows, qui l&rsquo;enregistre en 1975. Merrill dira avoir imm&eacute;diatement per&ccedil;u le potentiel du refrain : &laquo; I had the chorus, which to me sounded like a hit. &raquo; Joan Jett s&rsquo;empare une premi&egrave;re fois du titre en 1979, avec des membres des Sex Pistols.</p>
<p>Elle le r&eacute;enregistre en 1981 avec les Blackhearts. Cette nouvelle version atteint la premi&egrave;re place au d&eacute;but des ann&eacute;es 1980 et fait basculer Joan Jett vers une notori&eacute;t&eacute; grand public. La chanson, b&acirc;tie autour d&rsquo;un refrain imm&eacute;diatement identifiable, finit par d&eacute;finir son image de rockeuse bien au-del&agrave; du public qui l&rsquo;avait connue avec The Runaways.</p>
<p>Ce succ&egrave;s r&eacute;v&egrave;le aussi une facette essentielle de son travail : sa capacit&eacute; &agrave; reprendre une chanson existante et &agrave; la ramener vers son propre langage, plus dur et &eacute;lectrique. <em>Crimson and Clover</em> devient &agrave; son tour un succ&egrave;s notable au d&eacute;but des ann&eacute;es 1980. Entre ces reprises et ses propres morceaux, Joan Jett d&eacute;veloppe une signature fond&eacute;e sur l&rsquo;impact, l&rsquo;&eacute;nergie et une &eacute;criture rock sans ornements superflus.</p>
<h2>De cheffe de groupe &agrave; productrice</h2>
<p>Le contr&ocirc;le gagn&eacute; avec Blackheart Records ne se limite pas &agrave; ses propres enregistrements. Joan Jett travaille aussi comme productrice et accompagne notamment Bikini Kill et L7, deux groupes associ&eacute;s &agrave; la mouvance Riot Grrrl. Son parcours prend alors une autre port&eacute;e : l&rsquo;ancienne adolescente des Runaways utilise la structure qu&rsquo;elle a b&acirc;tie pour soutenir des formations f&eacute;minines apparues apr&egrave;s elle.</p>
<p>Les surnoms m&eacute;diatiques de &laquo; Godmother of Punk &raquo; et de &laquo; Queen of Rock and Roll &raquo; r&eacute;sument cette place particuli&egrave;re, sans constituer des titres officiels. Une reconnaissance institutionnelle arrive en 2015, lorsque Joan Jett and the Blackhearts sont intronis&eacute;s au Rock and Roll Hall of Fame. &Agrave; Philadelphie, le Walk of Fame de la Philadelphia Music Alliance rappelle &eacute;galement l&rsquo;ancrage de la musicienne dans sa r&eacute;gion natale.</p>
<p>Son actualit&eacute; r&eacute;cente impose toutefois une pause. &Agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2026, Joan Jett a subi une chirurgie orthop&eacute;dique &agrave; la suite d&rsquo;une fracture vert&eacute;brale. Plusieurs concerts pr&eacute;vus en septembre &agrave; Costa Mesa, en Californie, et &agrave; Louisville, dans le Kentucky, ont &eacute;t&eacute; annul&eacute;s pendant sa convalescence. Aucun calendrier de reprise ne peut &ecirc;tre avanc&eacute; au-del&agrave; de ces annulations confirm&eacute;es.</p>
<p>&Agrave; 68 ans, son histoire reste ainsi li&eacute;e &agrave; une d&eacute;cision prise apr&egrave;s la disparition des Runaways : ne pas attendre qu&rsquo;une place lui soit accord&eacute;e. De la cr&eacute;ation des Blackhearts &agrave; celle de Blackheart Records, Joan Jett a r&eacute;pondu aux refus en construisant l&rsquo;outil qui lui manquait, avant de transformer une chanson des Arrows en num&eacute;ro un et en signature durable.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Matt Sharp, 57 ans : derrière Weezer, le laboratoire synthétique des Rentals</title>
      <description><![CDATA[Matt Sharp f&ecirc;te ce 22 septembre 2026 son 57e anniversaire. Bassiste fondateur de Weezer, il a particip&eacute; aux deux premiers albums du groupe avant de placer les synth&eacute;tiseurs au c&oelig;ur de sa propre aventure avec The R...]]></description>
      <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Matt Sharp f&ecirc;te ce 22 septembre 2026 son 57e anniversaire. Bassiste fondateur de Weezer, il a particip&eacute; aux deux premiers albums du groupe avant de placer les synth&eacute;tiseurs au c&oelig;ur de sa propre aventure avec The Rentals.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant les claviers analogiques, les guitares de Weezer et les longs trajets de tourn&eacute;e, il y a Bangkok. Matthew Kelly Sharp y na&icirc;t le 22 septembre 1969, avant d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;lev&eacute; en Virginie. Ce point de d&eacute;part g&eacute;ographique contraste avec la trajectoire qui le fera conna&icirc;tre comme bassiste et songwriter am&eacute;ricain, d&rsquo;abord au sein d&rsquo;un groupe appel&eacute; &agrave; prendre une place majeure dans le rock alternatif, puis &agrave; la t&ecirc;te d&rsquo;un projet o&ugrave; il pourra d&eacute;finir plus directement son langage musical.</p>
<p>Matt Sharp ne se r&eacute;sume pourtant pas &agrave; un changement de groupe. Son parcours relie deux identit&eacute;s sonores distinctes : celle des d&eacute;buts de Weezer, port&eacute;e par les guitares, et celle de The Rentals, o&ugrave; le Moog et les synth&eacute;tiseurs occupent une position centrale. Entre les deux, son r&ocirc;le &eacute;volue. Le bassiste devient chanteur, auteur et moteur cr&eacute;atif d&rsquo;une formation con&ccedil;ue initialement comme un projet parall&egrave;le.</p>
<h2>Deux albums au c&oelig;ur des d&eacute;buts de Weezer</h2>
<p>Bassiste fondateur de Weezer, Matt Sharp joue sur les deux premiers albums du groupe : le <em>Blue Album</em>, paru en 1994, puis <em>Pinkerton</em>, sorti en 1996. Ces deux disques constituent la partie la plus imm&eacute;diatement identifiable de son parcours. Ils installent aussi le contraste qui donnera ensuite tout son relief &agrave; The Rentals.</p>
<p>C&rsquo;est entre ces deux albums que Sharp forme The Rentals. Le projet lui permet de ne pas rester cantonn&eacute; &agrave; son r&ocirc;le au sein de Weezer et ouvre un second axe dans son travail. Cette aventure parall&egrave;le prend progressivement une autre dimension, jusqu&rsquo;&agrave; devenir le centre de sa trajectoire apr&egrave;s son &eacute;viction de Weezer. Les circonstances pr&eacute;cises de ce d&eacute;part ne sont pas suffisamment &eacute;tablies pour en tirer un r&eacute;cit d&eacute;finitif, mais sa cons&eacute;quence artistique est claire : l&rsquo;identit&eacute; de The Rentals s&rsquo;affirme.</p>
<p>Ce passage ne correspond donc pas seulement &agrave; une s&eacute;paration. Il transforme la place occup&eacute;e par Sharp. Dans Weezer, il est le bassiste d&rsquo;une formation collective. Avec The Rentals, il devient le chanteur et bassiste d&rsquo;un projet dont il fa&ccedil;onne plus directement l&rsquo;esth&eacute;tique. Les albums de Weezer comme le travail de The Rentals font &eacute;galement partie de la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>The Rentals, ou le synth&eacute;tiseur au premier plan</h2>
<p>Le premier album, <em>Return of the Rentals</em>, donne &agrave; ce nouveau chapitre une personnalit&eacute; imm&eacute;diatement distincte. Le disque s&rsquo;inscrit dans une power-pop o&ugrave; les synth&eacute;tiseurs ne servent pas seulement de d&eacute;cor. Ils structurent le son du groupe, avec une pr&eacute;sence particuli&egrave;rement marqu&eacute;e du Moog. Sharp prend ainsi ses distances avec la seule formule du groupe &agrave; guitares sans renier son sens de l&rsquo;&eacute;criture pop.</p>
<p><em>Friends of P.</em> devient le single embl&eacute;matique de cette approche. Le titre condense l&rsquo;identit&eacute; de The Rentals : une chanson pop port&eacute;e par une couleur synth&eacute;tique imm&eacute;diatement reconnaissable. Sa gen&egrave;se d&eacute;taill&eacute;e reste peu document&eacute;e, mais sa place dans le parcours du groupe est nette. Il accompagne l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;un son dont les claviers constituent l&rsquo;une des signatures essentielles.</p>
<p>Sharp a notamment cit&eacute; Gary Numan et l&rsquo;album <em>The Pleasure Principle</em> pour expliquer la place donn&eacute;e aux synth&eacute;tiseurs dans The Rentals. La r&eacute;f&eacute;rence &eacute;claire son choix sans r&eacute;duire le groupe &agrave; une imitation. Elle montre surtout que cette orientation r&eacute;sulte d&rsquo;une recherche assum&eacute;e, et non d&rsquo;un simple ajout en studio. Chez The Rentals, l&rsquo;instrument &eacute;lectronique devient un &eacute;l&eacute;ment directeur de l&rsquo;arrangement et de l&rsquo;identit&eacute; du projet.</p>
<h2>&Eacute;crire dans la dur&eacute;e, construire morceau par morceau</h2>
<p>Cette volont&eacute; sonore s&rsquo;appuie sur un rapport ancien &agrave; l&rsquo;&eacute;criture. Matt Sharp a expliqu&eacute; &ecirc;tre concentr&eacute; sur cette activit&eacute; depuis l&rsquo;&acirc;ge de 14 ans. Interrog&eacute; en 2007, il r&eacute;sumait sa constance par une formule sans d&eacute;tour : <em>&laquo; I certainly don&rsquo;t think about not writing at all &raquo;</em>. L&rsquo;&eacute;criture n&rsquo;appara&icirc;t pas chez lui comme une phase isol&eacute;e entre deux albums, mais comme un travail continu.</p>
<p>Une autre r&eacute;ponse, livr&eacute;e en 2014, d&eacute;crit avec la m&ecirc;me &eacute;conomie de mots sa m&eacute;thode de construction : <em>&laquo; Piece by piece &raquo;</em>, morceau par morceau. Cette logique progressive se retrouve dans la fabrication d&rsquo;un album de The Rentals travaill&eacute; entre New York, Nashville, La Nouvelle-Orl&eacute;ans et Los Angeles. Plut&ocirc;t qu&rsquo;un processus enferm&eacute; dans un seul studio, le projet s&rsquo;est d&eacute;velopp&eacute; &agrave; travers plusieurs villes et diff&eacute;rentes &eacute;tapes.</p>
<p>Les d&eacute;placements occupent d&rsquo;ailleurs une place singuli&egrave;re dans ses souvenirs de musicien. Sharp a racont&eacute; avoir d&eacute;couvert Art Bell et l&rsquo;&eacute;mission radiophonique <em>Coast to Coast AM</em> pendant de longs trajets de tourn&eacute;e au d&eacute;but des ann&eacute;es 2000. L&rsquo;anecdote dessine un envers plus concret de la vie musicale : des heures sur la route, un programme nocturne et un esprit qui continue d&rsquo;absorber des sons et des r&eacute;cits.</p>
<p>&Agrave; 57 ans, Matt Sharp reste ainsi identifiable par une articulation pr&eacute;cise : deux albums fondateurs avec Weezer, puis un espace personnel construit autour de The Rentals. Du <em>Blue Album</em> &agrave; <em>Return of the Rentals</em>, son parcours ne suit pas seulement une succession de formations. Il raconte comment un bassiste a d&eacute;plac&eacute; le centre de gravit&eacute; de son travail, jusqu&rsquo;&agrave; faire du Moog et de chansons comme <em>Friends of P.</em> les signes distinctifs de sa propre &eacute;criture.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>À 69 ans, Johnette Napolitano trace sa route de Concrete Blonde à Joshua Tree</title>
      <description><![CDATA[Johnette Napolitano f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 69 ans. Voix, bassiste et principale autrice de Concrete Blonde, la musicienne n&eacute;e &agrave; Hollywood a prolong&eacute; son parcours loin du seul succ&egrave;s de &laquo; Joey &ra...]]></description>
      <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/a-69-ans-johnette-napolitano-trace-sa-route-de-concrete-blonde-a-joshua-tree-509</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Johnette Napolitano f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 69 ans. Voix, bassiste et principale autrice de Concrete Blonde, la musicienne n&eacute;e &agrave; Hollywood a prolong&eacute; son parcours loin du seul succ&egrave;s de &laquo; Joey &raquo;, entre cr&eacute;ation ind&eacute;pendante, musique de film, arts visuels et vie dans le d&eacute;sert californien.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant le d&eacute;sert, il y a Hollywood. Johnette L. Napolitano na&icirc;t le 22 septembre 1957 &agrave; Los Angeles, dans une famille italo-am&eacute;ricaine dont elle est l&rsquo;a&icirc;n&eacute;e de cinq enfants. Elle grandit ainsi au contact direct d&rsquo;une ville o&ugrave; les studios, les clubs et les sc&egrave;nes musicales se croisent, puis travaille elle-m&ecirc;me au Gold Star Studios. Au tournant des ann&eacute;es 1980, elle reste aussi proche des cercles punk et new wave locaux, encore &agrave; la p&eacute;riph&eacute;rie d&rsquo;un mouvement dans lequel elle va bient&ocirc;t trouver sa place.</p>
<p>Cette entr&eacute;e dans la musique ne passe pas d&rsquo;abord par un personnage de chanteuse d&eacute;tach&eacute; du reste du groupe. Napolitano &eacute;crit, chante et joue de la basse. Ces trois fonctions formeront le centre de son identit&eacute; artistique : une voix imm&eacute;diatement expos&eacute;e, des textes qu&rsquo;elle porte elle-m&ecirc;me et un instrument qui l&rsquo;installe au c&oelig;ur de l&rsquo;architecture des chansons.</p>
<h2>Dream 6, le laboratoire de Concrete Blonde</h2>
<p>Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1980, Johnette Napolitano s&rsquo;associe au guitariste James Mankey pour former Dream 6. Le projet constitue la premi&egrave;re forme du futur Concrete Blonde. Un EP publi&eacute; en 1984 permet au duo de signer chez I.R.S. Records, maison qui compte notamment R.E.M. parmi ses artistes. Le changement de nom intervient ensuite sur une suggestion de Michael Stipe : Dream 6 devient Concrete Blonde.</p>
<p>Le nouveau nom contient d&eacute;j&agrave; un contraste qui convient au groupe, entre duret&eacute; et &eacute;clat. En 1987, Concrete Blonde publie un premier album &eacute;ponyme. Napolitano y occupe une position centrale, non seulement comme interpr&egrave;te, mais comme principale autrice des chansons et bassiste. Le groupe s&rsquo;inscrit dans la sc&egrave;ne alternative de la fin des ann&eacute;es 1980 sans effacer la singularit&eacute; de cette configuration : celle d&rsquo;une frontwoman qui tient &agrave; la fois le r&eacute;cit, la voix et les fondations rythmiques.</p>
<p>Ce travail construit avec Mankey ne produit pas un succ&egrave;s imm&eacute;diat et isol&eacute;. Il s&rsquo;&eacute;tablit dans la dur&eacute;e, depuis Dream 6 jusqu&rsquo;aux albums de Concrete Blonde. C&rsquo;est cette continuit&eacute; qui donne tout son poids au tournant suivant : lorsque le grand public d&eacute;couvre massivement le groupe, Napolitano poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; plusieurs ann&eacute;es d&rsquo;&eacute;criture et de pratique collective derri&egrave;re elle.</p>
<h2>&laquo; Joey &raquo;, le moment o&ugrave; l&rsquo;intime devient un succ&egrave;s public</h2>
<p>Le basculement arrive en 1990 avec <em>Bloodletting</em>. Certifi&eacute; or, l&rsquo;album est port&eacute; par &laquo; Joey &raquo;, le seul v&eacute;ritable hit grand public de Concrete Blonde. La chanson d&eacute;crit une relation travers&eacute;e par l&rsquo;alcool, la d&eacute;pendance et la compassion. Son succ&egrave;s place soudain au premier plan ce qui faisait d&eacute;j&agrave; la force de l&rsquo;&eacute;criture de Napolitano : raconter une relation ab&icirc;m&eacute;e sans la r&eacute;duire &agrave; un jugement simple.</p>
<p>&laquo; Joey &raquo; devient ainsi bien davantage qu&rsquo;un refrain associ&eacute; &agrave; une &eacute;poque. Le morceau concentre la mani&egrave;re dont Napolitano occupe l&rsquo;espace dans Concrete Blonde. Sa basse soutient le groupe, sa voix donne corps au texte et son &eacute;criture maintient ensemble la rupture, l&rsquo;attachement et la fragilit&eacute;. <em>Bloodletting</em> et &laquo; Joey &raquo; figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Le succ&egrave;s ne transforme pourtant pas Concrete Blonde en machine &agrave; reproduire ind&eacute;finiment la m&ecirc;me formule. Apr&egrave;s une premi&egrave;re s&eacute;paration en 1994, Napolitano participe &agrave; plusieurs projets, dont Vowel Movement et Pretty &amp; Twisted. En 1996, elle rejoint aussi The Heads, form&eacute; par trois anciens membres de Talking Heads, pour l&rsquo;album <em>No Talking, Just Head</em> et la tourn&eacute;e qui l&rsquo;accompagne.</p>
<p>Quant &agrave; Concrete Blonde, Napolitano a pos&eacute; une limite nette sur son statut : &laquo; We're done as a touring band, definitely. &raquo; Le groupe est donc termin&eacute; comme formation de tourn&eacute;e r&eacute;guli&egrave;re, m&ecirc;me si la possibilit&eacute; de projets ponctuels n&rsquo;est pas totalement &eacute;cart&eacute;e. Cette pr&eacute;cision &eacute;loigne toute promesse artificielle de reformation et replace le catalogue dans sa r&eacute;alit&eacute; actuelle.</p>
<h2>Une cr&eacute;ation reconstruite hors du groupe</h2>
<p>&Agrave; partir du d&eacute;but des ann&eacute;es 2000, Johnette Napolitano d&eacute;veloppe plus franchement un travail solo et ind&eacute;pendant. La s&eacute;rie <em>Sketchbook</em>, publi&eacute;e en 2002 puis en 2006, m&ecirc;le maquettes, exp&eacute;rimentations et compositions plus avanc&eacute;es. <em>Scarred</em>, en 2007, poursuit cette trajectoire sous une forme plus constitu&eacute;e. Plus r&eacute;cemment, <em>Exquisite Corpses</em>, paru en 2022, s&rsquo;est ajout&eacute; &agrave; ce parcours men&eacute; en dehors du cadre de Concrete Blonde.</p>
<p>Son activit&eacute; ne se limite pas aux disques. Napolitano compose &eacute;galement pour le cin&eacute;ma, produit, &eacute;crit de la po&eacute;sie et r&eacute;alise des &oelig;uvres destin&eacute;es aux galeries. Dans son travail visuel, elle utilise notamment des mat&eacute;riaux r&eacute;cup&eacute;r&eacute;s ou mis au rebut. Cette pratique prolonge son approche ind&eacute;pendante : travailler avec ce qui se trouve &agrave; port&eacute;e de main, transformer une mati&egrave;re existante et avancer sans d&eacute;pendre d&rsquo;une seule structure musicale.</p>
<h2>De Hollywood aux chevaux de Joshua Tree</h2>
<p>Le d&eacute;placement g&eacute;ographique r&eacute;sume une autre &eacute;volution de sa vie. Vers le d&eacute;but des ann&eacute;es 2000, Napolitano quitte le tumulte d&rsquo;Hollywood pour s&rsquo;installer &agrave; Joshua Tree. Elle y poursuit ses activit&eacute;s de compositrice et d&rsquo;artiste de galerie, tout en se consacrant au sauvetage de chevaux. Le d&eacute;cor a chang&eacute;, mais pas la multiplication des formes de cr&eacute;ation.</p>
<p>&Agrave; 69 ans, Johnette Napolitano reste ainsi li&eacute;e &agrave; une chanson qui a offert &agrave; Concrete Blonde son audience la plus large, sans &ecirc;tre enferm&eacute;e dans ce seul moment. Entre ses travaux solo, ses musiques de film, ses &oelig;uvres r&eacute;alis&eacute;es &agrave; partir de mat&eacute;riaux r&eacute;cup&eacute;r&eacute;s et les chevaux accueillis &agrave; Joshua Tree, elle a construit apr&egrave;s le groupe un espace de travail &agrave; son image : autonome, multiple et tr&egrave;s &eacute;loign&eacute; du circuit des tourn&eacute;es r&eacute;guli&egrave;res.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>David Coverdale à 75 ans, le vendeur de Redcar devenu la voix de Deep Purple et le patron de Whitesnake</title>
      <description><![CDATA[David Coverdale f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 75 ans, quelques mois apr&egrave;s avoir pris sa retraite et mis fin &agrave; l&rsquo;activit&eacute; de Whitesnake. Son parcours tient dans une spectaculaire succession de m&eacute;tamorpho...]]></description>
      <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>David Coverdale f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 75 ans, quelques mois apr&egrave;s avoir pris sa retraite et mis fin &agrave; l&rsquo;activit&eacute; de Whitesnake. Son parcours tient dans une spectaculaire succession de m&eacute;tamorphoses : chanteur des sc&egrave;nes r&eacute;gionales, recrue de Deep Purple, puis fondateur d&rsquo;un groupe vendu &agrave; plus de 40 millions d&rsquo;albums.</strong></p>
<p></p>
<p>En 1973, David Coverdale travaille encore dans une boutique &agrave; Redcar, dans le nord de l&rsquo;Angleterre. Il poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; une solide exp&eacute;rience musicale, acquise au sein de plusieurs formations r&eacute;gionales, dont The Government. Mais rien, dans cette situation quotidienne, ne laisse deviner l&rsquo;ampleur du changement qui l&rsquo;attend : auditionn&eacute; par Deep Purple, il est choisi pour remplacer Ian Gillan au chant.</p>
<p>La marche est immense. Coverdale passe des groupes locaux &agrave; l&rsquo;un des ensembles les plus puissants du rock international. Il rejoint la formation dite Mark III, aux c&ocirc;t&eacute;s notamment du guitariste Ritchie Blackmore, et doit trouver sa place dans un groupe d&eacute;j&agrave; solidement &eacute;tabli. Sa voix, nourrie de blues et de soul, apporte une couleur diff&eacute;rente de celle de son pr&eacute;d&eacute;cesseur.</p>
<h2>Deep Purple, une audition qui change tout</h2>
<p>N&eacute; le 22 septembre 1951 &agrave; Saltburn-by-the-Sea, David Coverdale a grandi dans une famille tr&egrave;s port&eacute;e sur la musique. Vers 14 ans, il commence &agrave; se produire professionnellement. Ces premi&egrave;res ann&eacute;es lui permettent de travailler un registre qui deviendra sa signature : une voix puissante, capable de passer de nuances soul &agrave; une attaque adapt&eacute;e au hard rock.</p>
<p>Chez Deep Purple, cette identit&eacute; vocale s&rsquo;impose sur <em>Burn</em> et <em>Stormbringer</em>. Les deux albums accompagnent une &eacute;volution vers un hard rock plus groovy, dans lequel les racines blues de Coverdale trouvent naturellement leur place. Le chanteur participe ainsi &agrave; une transformation importante du groupe plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; une simple rel&egrave;ve derri&egrave;re le micro.</p>
<p>Le travail repose aussi sur le dialogue entre la voix et la guitare. Coverdale d&eacute;crira le studio comme un espace collaboratif, o&ugrave; les structures doivent laisser respirer aussi bien les lignes vocales que les riffs. Cette m&eacute;thode, exp&eacute;riment&eacute;e avec Ritchie Blackmore, restera au c&oelig;ur de sa mani&egrave;re de construire les morceaux avec les diff&eacute;rents guitaristes qui l&rsquo;accompagneront ensuite.</p>
<p>Sa p&eacute;riode Deep Purple s&rsquo;ach&egrave;ve en 1976, apr&egrave;s les formations Mark III et Mark IV. Elle lui a offert une exposition mondiale, mais ne r&eacute;sume pas sa carri&egrave;re. Coverdale racontera d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;au moment de signer avec Geffen Records aux &Eacute;tats-Unis, peu de ses interlocuteurs savaient qu&rsquo;il avait auparavant chant&eacute; dans Deep Purple. De l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;Atlantique, son nom allait surtout &ecirc;tre associ&eacute; &agrave; Whitesnake.</p>
<h2>Avec Whitesnake, Coverdale devient son propre chef de groupe</h2>
<p>Apr&egrave;s son d&eacute;part de Deep Purple, David Coverdale amorce une carri&egrave;re solo, puis fonde Whitesnake en 1978. Le changement est d&eacute;terminant : il n&rsquo;arrive plus dans une formation dont l&rsquo;histoire a &eacute;t&eacute; &eacute;crite avant lui. Il devient le leader et le principal auteur-compositeur d&rsquo;un projet construit autour de sa voix, de son &eacute;criture m&eacute;lodique et de son go&ucirc;t pour les guitares tr&egrave;s pr&eacute;sentes.</p>
<p>Whitesnake lui permet de d&eacute;velopper durablement ce m&eacute;lange de hard rock et de blues rock. Les guitaristes se succ&egrave;dent, mais le principe demeure : des riffs imm&eacute;diatement identifiables, des structures laissant une place centrale au chant et une interpr&eacute;tation attentive au grain, &agrave; la dynamique et aux nuances. David Coverdale et Whitesnake figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Le sommet commercial arrive avec l&rsquo;album <em>Whitesnake</em>, &eacute;galement connu sous le nom de <em>1987</em>. Le disque obtient une reconnaissance multi-platine et installe le groupe aupr&egrave;s d&rsquo;un public beaucoup plus large. Cette r&eacute;ussite impose une nouvelle lecture de son parcours : l&rsquo;ancien chanteur de Deep Purple est d&eacute;sormais, pour une partie du public, d&rsquo;abord la voix et le visage de Whitesnake.</p>
<p>Le groupe vendra plus de 40 millions d&rsquo;albums. Ce chiffre mesure l&rsquo;ampleur du chemin parcouru depuis les sc&egrave;nes du nord de l&rsquo;Angleterre, mais il souligne surtout la r&eacute;ussite de la seconde construction de Coverdale. Apr&egrave;s avoir int&eacute;gr&eacute; une formation majeure, il a r&eacute;ussi &agrave; en b&acirc;tir une autre autour de sa propre conception du hard rock.</p>
<h2>Jimmy Page, puis la fermeture du chapitre Whitesnake</h2>
<p>Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, David Coverdale ouvre un autre volet en travaillant avec Jimmy Page. Leur collaboration donne naissance &agrave; <em>Coverdale&ndash;Page</em> en 1993. Certifi&eacute; platine, l&rsquo;album organise la rencontre entre le chant blues rock de Coverdale et le jeu de guitare de l&rsquo;ancien membre de Led Zeppelin. Le projet confirme que le chanteur peut exister hors de ses deux groupes principaux sans renoncer aux fondations musicales qui ont structur&eacute; son parcours.</p>
<p>Coverdale a &eacute;galement expliqu&eacute; que certaines sessions pouvaient &ecirc;tre directement affect&eacute;es par des &eacute;v&eacute;nements personnels ou li&eacute;s &agrave; ses anciens partenaires. &Agrave; propos d&rsquo;un projet n&eacute; apr&egrave;s la disparition de Jon Lord, il d&eacute;clarait : &laquo; It was a project that was birthed from the tragedy of losing Jon Lord. &raquo; Une phrase qui &eacute;claire la dimension &eacute;motionnelle qu&rsquo;il pouvait donner au travail en studio, jusque dans l&rsquo;intensit&eacute; de l&rsquo;interpr&eacute;tation.</p>
<p>En 2025, David Coverdale a pris sa retraite et mis fin &agrave; l&rsquo;activit&eacute; de Whitesnake, apr&egrave;s plus de cinq d&eacute;cennies de carri&egrave;re. &Agrave; 75 ans, son itin&eacute;raire conserve ainsi une structure singuli&egrave;re : une audition l&rsquo;a fait passer d&rsquo;une boutique de Redcar &agrave; Deep Purple, puis son d&eacute;part de ce groupe l&rsquo;a conduit &agrave; cr&eacute;er le cadre dans lequel sa voix serait durablement identifi&eacute;e. Le dernier acte officiel n&rsquo;est pas un nouvel album, mais la fermeture de Whitesnake par celui qui l&rsquo;avait fond&eacute; en 1978.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Liam Gallagher atteint 54 ans avec Oasis en mémoire et six numéros 1 sous son nom</title>
      <description><![CDATA[Liam Gallagher a 54 ans ce 21 septembre. Du concert des Stone Roses qui nourrit sa vocation au lancement de Wall of Glass &agrave; Manchester, l&rsquo;ancien chanteur d&rsquo;Oasis a construit une carri&egrave;re solo qu&rsquo;il ...]]></description>
      <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/liam-gallagher-atteint-54-ans-avec-oasis-en-memoire-et-six-numeros-1-sous-son-nom-499</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Liam Gallagher a 54 ans ce 21 septembre. Du concert des Stone Roses qui nourrit sa vocation au lancement de <em>Wall of Glass</em> &agrave; Manchester, l&rsquo;ancien chanteur d&rsquo;Oasis a construit une carri&egrave;re solo qu&rsquo;il avait pourtant longtemps &eacute;cart&eacute;e.</strong></p>
<p></p>
<p>En 1988, Liam Gallagher et son fr&egrave;re Noel assistent ensemble &agrave; un concert des Stone Roses. La sc&egrave;ne compte dans leur d&eacute;sir de former Oasis, mais elle agit aussi comme un r&eacute;v&eacute;lateur pour Liam, adolescent de Burnage jusque-l&agrave; davantage attir&eacute; par le sport que par la musique. Le futur chanteur d&eacute;couvre alors un mod&egrave;le capable de donner une forme &agrave; ses ambitions.</p>
<p>Le premier album &eacute;ponyme des Stone Roses devient son point de rep&egrave;re. Liam Gallagher le r&eacute;sumera en une phrase : <em>&laquo; That album changed my life, it was my blueprint to music &raquo;</em>, autrement dit un disque qui a chang&eacute; sa vie et lui a servi de plan pour entrer en musique. M&ecirc;me sa premi&egrave;re &eacute;coute conserve une touche tr&egrave;s personnelle : il raconte avoir cru que <em>I Wanna Be Adored</em> s&rsquo;intitulait <em>I Wanna Be A Dog</em>. Le malentendu ne l&rsquo;emp&ecirc;che pas de tomber sous le charme du groupe.</p>
<h2>Un frontman appara&icirc;t &agrave; Manchester</h2>
<p>Vers 16 ans, Liam commence &agrave; envisager s&eacute;rieusement de chanter dans un groupe. Cette vocation tardive s&rsquo;accompagne d&eacute;j&agrave; d&rsquo;une forte projection dans le r&ocirc;le de frontman. Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, il rejoint The Rain, la formation de son ami d&rsquo;&eacute;cole Paul &laquo; Guigsy &raquo; McGuigan. Le groupe change ensuite de nom pour devenir Oasis, avec Liam au chant.</p>
<p>La suite installe son personnage au centre de la britpop britannique des ann&eacute;es 1990. Sa pr&eacute;sence sc&eacute;nique et sa personnalit&eacute; clivante contribuent &agrave; faire de lui l&rsquo;un des visages les plus reconnaissables de cette p&eacute;riode. Avec Oasis, le jeune Mancunien qui avait d&eacute;couvert la musique sur le tard trouve exactement la place qu&rsquo;il s&rsquo;&eacute;tait imagin&eacute;e : devant le groupe, au micro.</p>
<p>Cette identit&eacute; restera indissociable de la relation avec Noel Gallagher. Les deux fr&egrave;res partagent le choc initial des Stone Roses, puis l&rsquo;aventure d&rsquo;Oasis, avant que leurs trajectoires ne se s&eacute;parent. Liam n&rsquo;a jamais totalement effac&eacute; cette dimension fraternelle de son r&eacute;cit. Il a ainsi d&eacute;clar&eacute; &agrave; propos de Noel : <em>&laquo; I miss being in a band with my brother &raquo;</em>, soit &laquo; Jouer dans un groupe avec mon fr&egrave;re me manque &raquo;.</p>
<h2>Le virage solo qu&rsquo;il ne voulait pas prendre</h2>
<p>Apr&egrave;s Oasis, Liam Gallagher poursuit d&rsquo;abord l&rsquo;aventure collective avec Beady Eye. La v&eacute;ritable rupture intervient lorsqu&rsquo;il annonce en 2016 son passage en solo, malgr&eacute; ses d&eacute;clarations ant&eacute;rieures rejetant l&rsquo;id&eacute;e m&ecirc;me d&rsquo;enregistrer un album sous son seul nom. Le chanteur doit alors conserver la force d&rsquo;identification acquise avec un groupe tout en installant une nouvelle mani&egrave;re de travailler.</p>
<p>Pour pr&eacute;parer <em>As You Were</em>, il choisit une m&eacute;thode collaborative. Il s&rsquo;entoure notamment de Greg Kurstin, Andrew Wyatt, Michael Tighe et Andrew Sidney Fox. L&rsquo;image du chanteur instinctif se double ainsi d&rsquo;un dispositif de studio structur&eacute;, reposant sur plusieurs coauteurs et producteurs. Le premier r&eacute;sultat expos&eacute; au public est <em>Wall of Glass</em>, un morceau rock au tempo mod&eacute;r&eacute; produit par Greg Kurstin.</p>
<p>Le lancement ram&egrave;ne Liam &agrave; son point de d&eacute;part g&eacute;ographique. Le 30 mai 2017, il interpr&egrave;te pour la premi&egrave;re fois <em>Wall of Glass</em> au O2 Ritz de Manchester. Organis&eacute; une semaine apr&egrave;s l&rsquo;attentat survenu dans la ville, ce concert sert &eacute;galement &agrave; collecter des fonds au b&eacute;n&eacute;fice de ses habitants. Le single para&icirc;t deux jours plus tard et devient la premi&egrave;re carte de visite de sa carri&egrave;re solo.</p>
<p>Ce choix relie plusieurs dimensions de son parcours : Manchester, le rapport direct &agrave; la sc&egrave;ne et la n&eacute;cessit&eacute; de s&rsquo;affirmer sans Oasis ni Beady Eye. <em>Wall of Glass</em> et Liam Gallagher figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2><em>As You Were</em>, bien davantage qu&rsquo;un retour</h2>
<p>Lorsque <em>As You Were</em> sort le 6 octobre 2017, la r&eacute;ponse commerciale d&eacute;passe le simple effet de curiosit&eacute;. L&rsquo;album entre directement en t&ecirc;te des ventes au Royaume-Uni avec 103 000 unit&eacute;s combin&eacute;es lors de sa premi&egrave;re semaine. &Agrave; lui seul, il se vend alors davantage que l&rsquo;ensemble des autres disques pr&eacute;sents dans le Top 10.</p>
<p>Le disque devient aussi, au moment de sa sortie, l&rsquo;album vinyle le plus vendu depuis plus de vingt ans au Royaume-Uni. Pour Liam Gallagher, ce r&eacute;sultat valide un pari qu&rsquo;il avait longtemps refus&eacute; d&rsquo;envisager : son nom peut porter un projet en dehors d&rsquo;un groupe. La dynamique ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas &agrave; ce premier album, puisqu&rsquo;il compte d&eacute;sormais six albums class&eacute;s num&eacute;ro 1 au Royaume-Uni sous son nom.</p>
<p>Ce succ&egrave;s n&rsquo;efface pourtant pas Oasis du paysage. Liam continue de parler de Noel avec un m&eacute;lange explicite d&rsquo;affection et de manque. Il a aussi confi&eacute; l&rsquo;aimer profond&eacute;ment et souhaiter qu&rsquo;ils jouent de nouveau ensemble dans un groupe. Ces mots disent la persistance du lien, mais ne constituent pas l&rsquo;annonce d&rsquo;une r&eacute;union.</p>
<p>&Agrave; 54 ans, Liam Gallagher avance donc sur deux lignes qui ne se confondent pas : le souvenir d&rsquo;Oasis demeure au c&oelig;ur de son identit&eacute; publique, tandis que ses r&eacute;sultats en solo reposent sur des disques effectivement parvenus au sommet des classements britanniques. Le gar&ccedil;on de Burnage qui prenait le premier Stone Roses pour son &laquo; plan &raquo; musical dispose d&eacute;sormais d&rsquo;un chiffre tr&egrave;s concret pour mesurer le chemin parcouru : six num&eacute;ros 1 sous son propre nom.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Pour ses 79 ans, Don Felder raconte encore les Eagles à travers les guitares d’Hotel California</title>
      <description><![CDATA[Don Felder a 79 ans ce 21 septembre. Avant de devenir le guitariste principal des Eagles et le co-auteur d&rsquo;Hotel California, le musicien de Gainesville avait crois&eacute; Stephen Stills, donn&eacute; des cours &agrave; Tom ...]]></description>
      <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Don Felder a 79 ans ce 21 septembre. Avant de devenir le guitariste principal des Eagles et le co-auteur d&rsquo;<em>Hotel California</em>, le musicien de Gainesville avait crois&eacute; Stephen Stills, donn&eacute; des cours &agrave; Tom Petty et patiemment appris son m&eacute;tier entre studios et tourn&eacute;es.</strong></p>
<p></p>
<p>Tout commence devant un &eacute;cran de t&eacute;l&eacute;vision. En voyant Elvis Presley dans <em>The Ed Sullivan Show</em>, le jeune Don Felder d&eacute;couvre un rock&rsquo;n&rsquo;roll qui le pousse &agrave; prendre la guitare au s&eacute;rieux vers l&rsquo;&acirc;ge de 11 ans. N&eacute; &agrave; Gainesville, en Floride, il grandit loin des grands centres de l&rsquo;industrie musicale, mais dans un environnement o&ugrave; circulent d&eacute;j&agrave; plusieurs musiciens promis &agrave; des parcours remarquables.</p>
<p>&Agrave; 15 ans, Felder forme ainsi un groupe avec Stephen Stills, futur membre de Crosby, Stills &amp; Nash. Une autre rencontre donne &agrave; ces ann&eacute;es d&rsquo;apprentissage un relief particulier : &agrave; Gainesville, il enseigne la guitare &agrave; un jeune Tom Petty. Bien avant les disques &agrave; succ&egrave;s et les grandes sc&egrave;nes, Felder est donc d&eacute;j&agrave; &agrave; la fois instrumentiste, compagnon de route et passeur.</p>
<h2>Des sc&egrave;nes de Floride &agrave; la m&eacute;canique des Eagles</h2>
<p>Felder poursuit son apprentissage comme guitariste de session et musicien de tourn&eacute;e, entre la c&ocirc;te Est et la c&ocirc;te Ouest des &Eacute;tats-Unis. Ce travail en retrait lui permet de d&eacute;velopper la pr&eacute;cision et la polyvalence qui d&eacute;finiront sa place dans les Eagles. Lorsqu&rsquo;il rejoint le groupe en 1974, d&rsquo;abord comme renfort puis comme membre &agrave; part enti&egrave;re, il ne se contente pas d&rsquo;ajouter une guitare : il participe &agrave; l&rsquo;&eacute;volution de son architecture sonore.</p>
<p>Guitariste principal, auteur-compositeur et chanteur, il sait aussi jouer de la pedal steel, des claviers, de la basse, de la mandoline et de la batterie. Cette capacit&eacute; &agrave; intervenir sur plusieurs couches d&rsquo;un arrangement &eacute;claire ses contributions aux Eagles. Il co&eacute;crit et arrange notamment <em>Victim of Love</em> et <em>Those Shoes</em>, tout en participant aux guitares de <em>Life in the Fast Lane</em>, <em>One of These Nights</em> et <em>New Kid in Town</em>.</p>
<p><em>Victim of Love</em> met en avant des riffs puissants et une atmosph&egrave;re plus sombre, tandis que <em>Those Shoes</em> repose notamment sur des guitares travaill&eacute;es au talk box. D&rsquo;un morceau &agrave; l&rsquo;autre, Felder contribue &agrave; durcir et &agrave; texturer le son du groupe sans effacer son sens de l&rsquo;arrangement. Les Eagles et plusieurs de ces chansons figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>La cassette qui contenait d&eacute;j&agrave; Hotel California</h2>
<p>La contribution la plus c&eacute;l&egrave;bre de Don Felder na&icirc;t pourtant loin d&rsquo;un grand studio. Chez lui, le guitariste construit une maquette instrumentale en plusieurs sections. Il &eacute;labore l&rsquo;introduction en arp&egrave;ges, une longue progression harmonique et l&rsquo;organisation g&eacute;n&eacute;rale du morceau, puis enregistre le tout sur cassette avant de le pr&eacute;senter aux Eagles.</p>
<p>Don Henley et Glenn Frey d&eacute;veloppent ensuite les paroles &agrave; partir de cette base musicale, autour du versant sombre du r&ecirc;ve californien. Felder r&eacute;sume clairement la r&eacute;partition du travail : &laquo; Pour <em>Hotel California</em>, j&rsquo;ai &eacute;crit toute la musique, puis Don, Glenn et moi avons discut&eacute; des concepts des paroles. &raquo; La chanson conserve les dimensions inhabituelles de sa maquette : environ six minutes, une introduction proche d&rsquo;une minute et une longue partie finale consacr&eacute;e aux guitares.</p>
<p>Ce final repose sur le dialogue entre Felder et Joe Walsh. Les deux guitaristes entrelacent leurs parties au lieu de simplement juxtaposer deux solos, donnant au morceau une conclusion concert&eacute;e et imm&eacute;diatement identifiable. La performance est spectaculaire, mais elle d&eacute;pend surtout de la construction qui la pr&eacute;c&egrave;de : Felder pense la chanson comme une succession de sections dont la tension m&egrave;ne progressivement vers cet &eacute;change.</p>
<p><em>Hotel California</em> montre ainsi que son r&ocirc;le d&eacute;passe celui d&rsquo;un soliste appel&eacute; &agrave; intervenir en fin de morceau. La composition, l&rsquo;harmonie, la dur&eacute;e et l&rsquo;&eacute;quilibre entre les guitares portent son empreinte d&egrave;s la maquette. Cette m&eacute;thode d&rsquo;architecte musical permet de comprendre pourquoi son arriv&eacute;e avait modifi&eacute; la dynamique des Eagles : Felder apporte autant une mani&egrave;re de b&acirc;tir les chansons qu&rsquo;une sonorit&eacute; instrumentale.</p>
<h2>Apr&egrave;s la rupture, une carri&egrave;re toujours reli&eacute;e aux chansons</h2>
<p>Les Eagles entrent en hiatus en 1980. Don Felder quitte d&eacute;finitivement le groupe en 2001, apr&egrave;s de fortes tensions internes, et d&eacute;veloppe alors plus largement son parcours en solo. Celui-ci avait commenc&eacute; avec <em>Airborne</em>, avant de se poursuivre notamment avec <em>Road to Forever</em> et <em>American Rock &rsquo;n&rsquo; Roll</em>. Sur sc&egrave;ne, il associe ses propres compositions aux titres des Eagles auxquels son jeu reste &eacute;troitement attach&eacute;.</p>
<p>Son activit&eacute; ne se limite pas &agrave; ses disques personnels. Comme musicien de session, il appara&icirc;t sur des enregistrements d&rsquo;artistes aussi diff&eacute;rents que les Bee Gees, Barbra Streisand, Michael Jackson, Bob Seger, Paul Simon, Diana Ross, Stevie Nicks, Joni Mitchell ou Elton John. Il travaille &eacute;galement pour l&rsquo;&eacute;cran, avec les chansons <em>Heavy Metal (Takin&rsquo; a Ride)</em> et <em>All of You</em> pour le film <em>Heavy Metal</em>, ainsi que la musique de la s&eacute;rie anim&eacute;e <em>Galaxy High</em>.</p>
<p>Son entr&eacute;e au Rock and Roll Hall of Fame avec les Eagles en 1998, puis son intronisation au Musicians Hall of Fame and Museum en 2016, consacrent deux dimensions compl&eacute;mentaires de son parcours : l&rsquo;appartenance &agrave; un groupe majeur et le savoir-faire de l&rsquo;instrumentiste. Mais son histoire tient peut-&ecirc;tre plus simplement dans le trajet d&rsquo;une cassette enregistr&eacute;e &agrave; domicile : quelques accords, plusieurs sections soigneusement assembl&eacute;es, puis deux guitares qui finissent par se r&eacute;pondre.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>À 69 ans, Alannah Currie révèle l’autre visage des Thompson Twins, du squat punk à l’art militant</title>
      <description><![CDATA[Alannah Currie f&ecirc;te ses 69 ans ce 20 septembre. Avant de fa&ccedil;onner les textes, les percussions et l&rsquo;image des Thompson Twins, la musicienne n&eacute;o-z&eacute;landaise avait rejoint les squats londoniens avec l&rsquo;esp...]]></description>
      <pubDate>Sat, 19 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/a-69-ans-alannah-currie-revele-l-autre-visage-des-thompson-twins-du-squat-punk-a-l-art-militant-491</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alannah Currie f&ecirc;te ses 69 ans ce 20 septembre. Avant de fa&ccedil;onner les textes, les percussions et l&rsquo;image des Thompson Twins, la musicienne n&eacute;o-z&eacute;landaise avait rejoint les squats londoniens avec l&rsquo;espoir de participer &agrave; la r&eacute;volution punk. Son parcours l&rsquo;a ensuite conduite de la pop internationale aux arts visuels et &agrave; l&rsquo;activisme politique.</strong></p>
<p></p>
<p>Dans la rue de Lilleshall Road, &agrave; Clapham, le futur des Thompson Twins se dessine loin des studios et des bureaux de l&rsquo;industrie musicale. &Agrave; la fin des ann&eacute;es 1970, cette partie du sud de Londres abrite une sc&egrave;ne de squats o&ugrave; se croisent musiciens, artistes et militants. Alannah Currie y rencontre Tom Bailey et Joe Leeway, ses voisins. En 1981, leur association va former le noyau du groupe promis &agrave; une audience internationale.</p>
<p>Currie arrive pourtant de loin. N&eacute;e &agrave; Auckland, en Nouvelle-Z&eacute;lande, elle a d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; form&eacute;e au journalisme, pour la radio ou la presse. Mais en 1977, elle quitte son pays pour Londres, attir&eacute;e par l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une r&eacute;volution punk. Ce choix ne la conduit pas imm&eacute;diatement vers le succ&egrave;s : elle encha&icirc;ne les petits emplois, notamment comme ouvri&egrave;re, serveuse et ouvri&egrave;re agricole, tout en s&rsquo;immergeant dans la contre-culture locale.</p>
<h2>Une &eacute;cole punk entre journalisme, squats et petits boulots</h2>
<p>Avant les Thompson Twins, Alannah Currie joue au sein des Unfuckables, groupe punk f&eacute;ministe et anarchique issu de la sc&egrave;ne des squats. Cette premi&egrave;re exp&eacute;rience correspond d&eacute;j&agrave; &agrave; plusieurs constantes de son parcours : une cr&eacute;ation collective, une attention port&eacute;e &agrave; la place des femmes et une volont&eacute; de ne pas s&eacute;parer l&rsquo;expression artistique des questions politiques.</p>
<p>Elle ne poss&egrave;de pas de formation musicale classique. Son rapport aux instruments se construit de mani&egrave;re intuitive, &agrave; partir d&rsquo;une passion ancienne pour la musique. Elle aborde ainsi le saxophone et les percussions sans passer par un apprentissage acad&eacute;mique. Cette m&eacute;thode directe trouve naturellement sa place dans un environnement punk o&ugrave; l&rsquo;&eacute;lan cr&eacute;atif compte davantage que les parcours conventionnels.</p>
<p>Lorsqu&rsquo;elle rejoint les Thompson Twins en 1981, le groupe est encore un collectif qui peut r&eacute;unir jusqu&rsquo;&agrave; sept membres. Sa transformation en trio, autour de Currie, Tom Bailey et Joe Leeway, rend bient&ocirc;t les trois silhouettes imm&eacute;diatement identifiables. Le passage de la communaut&eacute; des squats &agrave; une formation pop resserr&eacute;e ne gomme cependant pas le r&ocirc;le singulier de Currie : elle ne se contente ni d&rsquo;accompagner les morceaux ni d&rsquo;occuper une place d&eacute;corative dans l&rsquo;image du groupe.</p>
<h2>Les mots, les percussions et l&rsquo;image des Thompson Twins</h2>
<p>Au sein des Thompson Twins, Alannah Currie intervient sur plusieurs fronts. Elle co&eacute;crit les chansons, assure la majorit&eacute; des textes, chante les ch&oelig;urs et joue notamment du marimba, du xylophone et de la batterie. Elle con&ccedil;oit &eacute;galement l&rsquo;esth&eacute;tique visuelle du groupe, de sa pr&eacute;sence sc&eacute;nique &agrave; ses images m&eacute;diatiques. Les mots, les sons et l&rsquo;apparence rel&egrave;vent ainsi d&rsquo;un m&ecirc;me travail de construction.</p>
<p>Cette polyvalence aide &agrave; comprendre la singularit&eacute; du trio au moment o&ugrave; il quitte l&rsquo;underground pour rejoindre la pop mondiale. &laquo; Les Thompson Twins voulaient faire de la musique pour le monde entier &raquo;, d&eacute;clarait Currie dans une interview de 1984. La formule r&eacute;sume clairement l&rsquo;ambition du groupe : pr&eacute;server une identit&eacute; forte tout en s&rsquo;adressant &agrave; un public beaucoup plus large que celui des squats londoniens.</p>
<p>Son travail d&rsquo;&eacute;criture d&eacute;passe aussi le cadre des Thompson Twins. Elle est cr&eacute;dit&eacute;e comme paroli&egrave;re de <em>I Want That Man</em>, chanson interpr&eacute;t&eacute;e par Debbie Harry. Currie &eacute;volue par ailleurs dans un r&eacute;seau artistique comprenant notamment Nile Rodgers, Grace Jones, Alex Sadkin et Madonna. Les Thompson Twins, dont les titres sont diffus&eacute;s sur RADIO COLLECTION, restent n&eacute;anmoins le c&oelig;ur de son histoire musicale pendant environ quinze ans.</p>
<p>Cette p&eacute;riode continue d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;examin&eacute;e &agrave; travers des entretiens et des r&eacute;&eacute;ditions consacr&eacute;s au catalogue du groupe. Elle rappelle surtout que l&rsquo;apport de Currie ne se r&eacute;sume pas &agrave; sa pr&eacute;sence dans un trio embl&eacute;matique des ann&eacute;es 1980 : son &eacute;criture, son jeu de percussionniste et sa direction visuelle participaient conjointement &agrave; l&rsquo;identit&eacute; des Thompson Twins.</p>
<h2>Quitter la musique pour travailler le verre et le m&eacute;tal</h2>
<p>En 1996, Alannah Currie met fin &agrave; sa carri&egrave;re musicale. Elle part vivre avec ses deux enfants dans le bush n&eacute;o-z&eacute;landais, &agrave; la recherche de formes de travail plus silencieuses et plus retir&eacute;es. Le changement est radical, mais il ne constitue pas un abandon de la cr&eacute;ation. Les chansons et les images pop laissent progressivement place au moulage du verre, &agrave; la soudure du m&eacute;tal et &agrave; des &oelig;uvres charg&eacute;es de contenu politique.</p>
<p>Son engagement prend &eacute;galement une forme collective. En Nouvelle-Z&eacute;lande, elle cofonde Mothers Against Genetic Engineering in Food and the Environment, connu sous l&rsquo;acronyme MADGE. Ce groupe de pression mobilise des milliers de membres contre le g&eacute;nie g&eacute;n&eacute;tique appliqu&eacute; &agrave; l&rsquo;alimentation. Cette action est li&eacute;e &agrave; une &eacute;preuve personnelle, la mort de sa s&oelig;ur des suites de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, qu&rsquo;il convient de replacer sobrement au c&oelig;ur de ce tournant militant.</p>
<p>Install&eacute;e &agrave; Londres, Currie poursuit aujourd&rsquo;hui une pratique d&rsquo;artiste et d&rsquo;activiste sous le nom de Miss Pokeno et au sein du collectif Sisters of Perpetual Resistance. Ses cr&eacute;ations associent verre, m&eacute;tal et &laquo; taxidermie &eacute;motionnelle &raquo;, avec la volont&eacute; de trouver de nouvelles mani&egrave;res de r&eacute;unir art et politique. Le support a chang&eacute;, pas cette mani&egrave;re de faire dialoguer une forme imm&eacute;diatement visible avec un propos plus frontal.</p>
<p>&Agrave; 69 ans, Alannah Currie offre ainsi un portrait bien plus vaste que celui d&rsquo;une ancienne vedette pop. La jeune journaliste partie d&rsquo;Auckland, la musicienne des squats de Clapham, la paroli&egrave;re et visualiste des Thompson Twins puis l&rsquo;artiste engag&eacute;e appartiennent &agrave; une m&ecirc;me trajectoire. Des percussions aux sculptures de verre et de m&eacute;tal, elle a simplement d&eacute;plac&eacute; son atelier sans renoncer &agrave; faire de la cr&eacute;ation un geste collectif et politique.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Candy Dulfer fête ses 57 ans, de Funky Stuff aux tournées avec Prince</title>
      <description><![CDATA[Candy Dulfer f&ecirc;te ses 57 ans ce 19 septembre. De son premier groupe fond&eacute; &agrave; l&rsquo;adolescence au succ&egrave;s international de Lily Was Here, la saxophoniste d&rsquo;Amsterdam a construit son parcours autour...]]></description>
      <pubDate>Fri, 18 Sep 2026 22:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/candy-dulfer-fete-ses-57-ans-de-funky-stuff-aux-tournees-avec-prince-490</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Candy Dulfer f&ecirc;te ses 57 ans ce 19 septembre. De son premier groupe fond&eacute; &agrave; l&rsquo;adolescence au succ&egrave;s international de <em>Lily Was Here</em>, la saxophoniste d&rsquo;Amsterdam a construit son parcours autour d&rsquo;une priorit&eacute; constante : jouer en direct et diriger ses musiciens.</strong></p>
<p></p>
<p>Dans la maison familiale, le saxophone occupe d&eacute;j&agrave; la pi&egrave;ce du fond. Hans Dulfer, musicien de jazz, y travaille r&eacute;guli&egrave;rement sous le regard de sa fille. &laquo; Mon p&egrave;re pratiquait toujours dans la pi&egrave;ce du fond et je r&ecirc;vais de jouer un de ses saxophones &raquo;, racontera Candy Dulfer &agrave; propos de cette enfance amstellodamoise. Avant de choisir l&rsquo;instrument qui deviendra sa signature, elle commence pourtant par la batterie, vers l&rsquo;&acirc;ge de cinq ans.</p>
<p>La collection de saxophones de son p&egrave;re et les s&eacute;ances de r&eacute;p&eacute;tition &agrave; domicile finissent rapidement par l&rsquo;attirer. Mais cette proximit&eacute; familiale ne conduit pas seulement &agrave; l&rsquo;apprentissage d&rsquo;un instrument. Candy Dulfer retient aussi l&rsquo;importance du groove, de la discipline collective et de l&rsquo;honn&ecirc;tet&eacute; sur sc&egrave;ne. Ces principes resteront au centre de sa mani&egrave;re de travailler et de conduire un groupe.</p>
<h2>&Agrave; quatorze ans, d&eacute;j&agrave; &agrave; la t&ecirc;te de Funky Stuff</h2>
<p>Candy Dulfer n&rsquo;attend pas l&rsquo;&acirc;ge adulte pour prendre les commandes. &Agrave; quatorze ans, elle fonde Funky Stuff, son propre groupe, et commence &agrave; se faire remarquer sur la sc&egrave;ne n&eacute;erlandaise. Le choix dit d&eacute;j&agrave; beaucoup de son temp&eacute;rament musical : elle ne se contente pas d&rsquo;int&eacute;grer une formation, elle en devient la bandleader.</p>
<p>Cette exp&eacute;rience pr&eacute;coce installe le cadre de toute sa carri&egrave;re. Le saxophone alto se place au premier plan d&rsquo;une musique situ&eacute;e au croisement du funk, du R&amp;B, du jazz et de la pop. Cette combinaison lui permet de passer des clubs de jazz aux festivals et aux grandes sc&egrave;nes pop, sans abandonner son identit&eacute; de musicienne de jazz-funk.</p>
<p>La sc&egrave;ne reste d&rsquo;ailleurs sa v&eacute;ritable mesure du m&eacute;tier. &laquo; Mon premier amour a toujours &eacute;t&eacute; la sc&egrave;ne, jouer de la musique en live avec un grand groupe &raquo;, explique-t-elle lors d&rsquo;un entretien autour d&rsquo;un week-end funk avec Maceo Parker. Les albums comptent, mais Candy Dulfer les place derri&egrave;re le jeu collectif et le contact direct du concert. M&ecirc;me une carri&egrave;re solidement organis&eacute;e peut cependant conna&icirc;tre un instant de panique : elle a racont&eacute; avoir failli perdre son saxophone juste avant une prestation importante.</p>
<h2><em>Lily Was Here</em>, l&rsquo;instrumental qui change l&rsquo;&eacute;chelle</h2>
<p>Le premier grand basculement arrive &agrave; la fin des ann&eacute;es 1980 lorsque Dave Stewart l&rsquo;invite &agrave; enregistrer <em>Lily Was Here</em>, un instrumental associ&eacute; &agrave; une bande originale de film. Le morceau repose largement sur le dialogue entre la guitare et le saxophone, dont le solo porte Candy Dulfer aupr&egrave;s d&rsquo;un public bien plus vaste que celui de ses premi&egrave;res sc&egrave;nes n&eacute;erlandaises.</p>
<p><em>Lily Was Here</em> devient un succ&egrave;s international et l&rsquo;installe parmi les saxophonistes reconnues au-del&agrave; du seul circuit jazz. Le titre demeure le moment d&eacute;cisif le plus souvent associ&eacute; &agrave; son parcours : celui o&ugrave; une jeune bandleader d&rsquo;Amsterdam acc&egrave;de &agrave; une visibilit&eacute; mondiale gr&acirc;ce &agrave; un morceau instrumental.</p>
<p>La confirmation arrive avec <em>Saxuality</em>, son premier album solo, enregistr&eacute; alors qu&rsquo;elle a 19 ans. Son succ&egrave;s commercial et sa nomination aux Grammy Awards valident son passage du statut de musicienne remarqu&eacute;e &agrave; celui d&rsquo;artiste capable de porter son propre projet. <em>Lily Was Here</em> et <em>Saxuality</em> figurent &eacute;galement dans l&rsquo;univers musical diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION.</p>
<p>Cette reconnaissance lui ouvre les grandes sc&egrave;nes internationales et multiplie les collaborations. Candy Dulfer joue avec Van Morrison, Maceo Parker, Chaka Khan et Sheila E. Ces rencontres correspondent &agrave; la souplesse de son langage musical : un saxophone enracin&eacute; dans le jazz et le funk, mais suffisamment accessible pour trouver sa place dans des contextes pop tr&egrave;s diff&eacute;rents.</p>
<h2>Avec Prince, le live comme ligne directrice</h2>
<p>Sa relation musicale avec Prince occupe une place particuli&egrave;re dans cette trajectoire. Leurs collaborations r&eacute;p&eacute;t&eacute;es et leurs tourn&eacute;es communes, notamment pendant la p&eacute;riode <em>Musicology</em>, renforcent sa visibilit&eacute; internationale et l&rsquo;associent durablement &agrave; un univers o&ugrave; le funk, la pop et la puissance sc&eacute;nique avancent ensemble.</p>
<p>Ce compagnonnage ne d&eacute;tourne pas Candy Dulfer de ses propres formations. Il prolonge plut&ocirc;t une m&eacute;thode install&eacute;e depuis Funky Stuff : &eacute;couter le groupe, maintenir le groove et faire du concert le centre du travail. Sa position de bandleader demeure ainsi aussi importante que son r&ocirc;le de soliste invit&eacute;e aupr&egrave;s d&rsquo;artistes connus.</p>
<p>Aux Pays-Bas, sa pr&eacute;sence d&eacute;passe progressivement le cadre des salles de concert. Elle devient aussi une personnalit&eacute; m&eacute;diatique et si&egrave;ge comme juge dans l&rsquo;&eacute;dition n&eacute;erlandaise de <em>X Factor</em>. Cette exposition accompagne une discographie d&eacute;ploy&eacute;e sur plusieurs d&eacute;cennies, depuis les enregistrements de la fin des ann&eacute;es 1980 jusqu&rsquo;&agrave; des projets plus r&eacute;cents.</p>
<p>&Agrave; 57 ans, Candy Dulfer continue de se produire r&eacute;guli&egrave;rement dans des &eacute;v&eacute;nements consacr&eacute;s au jazz et au funk, notamment aux c&ocirc;t&eacute;s de Maceo Parker. Le d&eacute;cor a chang&eacute; depuis la pi&egrave;ce du fond o&ugrave; r&eacute;p&eacute;tait Hans Dulfer, mais le principe reste le m&ecirc;me : un saxophone, un groupe et la sc&egrave;ne plac&eacute;e avant le studio.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Nile Rodgers passe le cap des 74 ans avec la méthode de studio qui a façonné Chic</title>
      <description><![CDATA[Nile Rodgers f&ecirc;te ce 19 septembre 2026 son 74e anniversaire. Cofondateur de Chic, guitariste, auteur-compositeur et producteur, le musicien new-yorkais a construit son parcours autour d&rsquo;une m&eacute;thode pr&eacute;cise : parti...]]></description>
      <pubDate>Fri, 18 Sep 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/nile-rodgers-passe-le-cap-des-74-ans-avec-la-methode-de-studio-qui-a-faconne-chic-489</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nile Rodgers f&ecirc;te ce 19 septembre 2026 son 74e anniversaire. Cofondateur de Chic, guitariste, auteur-compositeur et producteur, le musicien new-yorkais a construit son parcours autour d&rsquo;une m&eacute;thode pr&eacute;cise : partir du rythme, multiplier les guitares et laisser les id&eacute;es prendre forme collectivement en studio.</strong></p>
<p></p>
<p>Face &agrave; un collaborateur susceptible de l&rsquo;intimider en studio, Nile Rodgers r&eacute;pond par deux mots : <em>&laquo; Nobody can &raquo;</em>. La formule, livr&eacute;e dans un entretien en 2026, r&eacute;sume la confiance d&rsquo;un musicien qui ne s&eacute;pare jamais vraiment l&rsquo;assurance de la pratique. Chez lui, l&rsquo;autorit&eacute; artistique ne repose pas sur une id&eacute;e pr&eacute;par&eacute;e longtemps &agrave; l&rsquo;avance, mais sur la capacit&eacute; &agrave; construire un morceau au moment de l&rsquo;enregistrement.</p>
<p>N&eacute; &agrave; New York le 19 septembre 1952, Nile Gregory Rodgers Jr. commence son parcours professionnel sur la sc&egrave;ne new-yorkaise des ann&eacute;es 1970. Avant les grands succ&egrave;s et les collaborations avec David Bowie, Madonna, Duran Duran ou Daft Punk, il est d&rsquo;abord un musicien de terrain. Sa rencontre avec le bassiste Bernard Edwards donne naissance au noyau cr&eacute;atif de Chic, constitu&eacute; &agrave; partir de musiciens de session et d&rsquo;accompagnement.</p>
<h2>Avec Bernard Edwards, le rythme devient une architecture</h2>
<p>&Agrave; la fin des ann&eacute;es 1970, Chic devient l&rsquo;un des symboles du disco new-yorkais. Rodgers et Edwards en sont les deux piliers : l&rsquo;un &agrave; la guitare, l&rsquo;autre &agrave; la basse, tous deux engag&eacute;s dans l&rsquo;&eacute;criture et la production. Leur travail ne consiste pas simplement &agrave; accompagner une m&eacute;lodie. Il repose sur une organisation minutieuse de la section rythmique, autour de laquelle les autres &eacute;l&eacute;ments trouvent leur place.</p>
<p>Nile Rodgers a expliqu&eacute; que les morceaux de Chic commencent souvent par cette base rythmique. Les guitares viennent ensuite s&rsquo;y superposer, parfois sur deux, trois ou quatre pistes. Ce proc&eacute;d&eacute; &eacute;claire son r&ocirc;le : sa guitare ne cherche pas n&eacute;cessairement &agrave; occuper le premier plan, mais &agrave; d&eacute;couper le tempo, densifier l&rsquo;arrangement et dialoguer avec l&rsquo;ensemble du groupe.</p>
<p><em>&laquo; We are an organic band &raquo;</em>, a-t-il dit &agrave; propos de Chic. Cette d&eacute;finition insiste sur la coordination entre les musiciens. M&ecirc;me lorsque plusieurs prises de guitare sont empil&eacute;es, le morceau reste li&eacute; &agrave; une performance collective. Rodgers d&eacute;crit d&rsquo;ailleurs une m&eacute;thode demeur&eacute;e analogue, fond&eacute;e sur le travail commun en studio plut&ocirc;t que sur une construction solitaire.</p>
<p><em>Le Freak</em> et <em>Good Times</em> comptent parmi les titres embl&eacute;matiques &eacute;crits et produits par le tandem Rodgers-Edwards avec Chic. Ils donnent une forme imm&eacute;diatement reconnaissable &agrave; cette m&eacute;thode, dans laquelle la pr&eacute;cision de chaque partie sert d&rsquo;abord le mouvement g&eacute;n&eacute;ral. Chic, comme ces chansons, figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Entrer en studio sans morceau fig&eacute;</h2>
<p>La singularit&eacute; de Rodgers tient aussi &agrave; son rapport &agrave; l&rsquo;inconnu. <em>&laquo; I never work on stuff that I&rsquo;ve heard in advance &raquo;</em>, a-t-il d&eacute;clar&eacute; pour d&eacute;crire son approche. Il entre en studio sans id&eacute;e d&eacute;finitivement arr&ecirc;t&eacute;e et d&eacute;veloppe la musique sur place, au contact des autres musiciens et de ce qu&rsquo;il entend dans l&rsquo;instant.</p>
<p>Cette mani&egrave;re de travailler d&eacute;passe rapidement le cadre de Chic. Avec Bernard Edwards, Rodgers &eacute;crit et produit notamment <em>We Are Family</em> pour Sister Sledge. Le tandem transpose ainsi son savoir-faire vers d&rsquo;autres interpr&egrave;tes sans abandonner son principe central : une chanson se construit &agrave; partir de l&rsquo;&eacute;coute, de la section rythmique et de d&eacute;cisions prises dans le studio.</p>
<p>Rodgers a &eacute;galement racont&eacute; qu&rsquo;au cours des ann&eacute;es 1970, l&rsquo;&eacute;coute de Roxy Music l&rsquo;avait pouss&eacute; &agrave; imaginer Chic comme un contrepoint &agrave; la fois visuel et musical. L&rsquo;id&eacute;e ne consistait donc pas seulement &agrave; former un nouveau groupe. Il s&rsquo;agissait de d&eacute;finir une identit&eacute; coh&eacute;rente, capable d&rsquo;associer une image &agrave; une mani&egrave;re tr&egrave;s structur&eacute;e de fabriquer les morceaux.</p>
<p>Ce cadre n&rsquo;emp&ecirc;che pas la rapidit&eacute;. Rodgers a indiqu&eacute; que certaines de ses productions importantes avaient &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;es en tr&egrave;s peu de temps. Il affirme ainsi que <em>Let&rsquo;s Dance</em> de David Bowie a &eacute;t&eacute; enregistr&eacute; en deux jours. Avant cet album, les deux artistes avaient travaill&eacute; dans des biblioth&egrave;ques afin d&rsquo;y &eacute;changer des id&eacute;es artistiques : une &eacute;tape de dialogue en amont, suivie d&rsquo;une ex&eacute;cution particuli&egrave;rement concentr&eacute;e en studio.</p>
<h2>De Chic &agrave; Bowie, la m&ecirc;me confiance de producteur</h2>
<p>Apr&egrave;s avoir d&eacute;fini le son de Chic avec Bernard Edwards, Nile Rodgers devient un producteur sollicit&eacute; par des artistes majeurs de la pop et du rock. Ses collaborations avec David Bowie, Madonna, Duran Duran et, plus tard, Daft Punk dessinent une continuit&eacute; : il intervient dans des univers diff&eacute;rents sans renoncer &agrave; son attention pour le rythme, les arrangements de guitare et la dynamique collective.</p>
<p>Son absence d&eacute;clar&eacute;e d&rsquo;intimidation prend alors un sens concret. Face &agrave; des artistes d&eacute;j&agrave; reconnus, Rodgers ne se place pas en simple ex&eacute;cutant. Il apporte une m&eacute;thode forg&eacute;e avec Chic, mais laisse le disque se construire au cours des &eacute;changes. Sa confiance repose moins sur une recette immuable que sur sa facult&eacute; &agrave; r&eacute;agir imm&eacute;diatement &agrave; une situation musicale.</p>
<p>&Agrave; 74 ans, Nile Rodgers continue ainsi de raconter son m&eacute;tier &agrave; travers des gestes pr&eacute;cis : commencer par la section rythmique, enregistrer plusieurs guitares, &eacute;couter les musiciens pr&eacute;sents et d&eacute;cider sur place. Derri&egrave;re <em>Le Freak</em>, <em>Good Times</em>, <em>We Are Family</em> ou <em>Let&rsquo;s Dance</em>, le m&ecirc;me atelier demeure visible : un studio, un collectif et un guitariste qui pr&eacute;f&egrave;re b&acirc;tir la musique dans l&rsquo;instant.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Lol Creme franchit ses 79 ans entre le son de 10cc et les images de Godley &amp; Creme</title>
      <description><![CDATA[Lol Creme f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 79 ans. Musicien, chanteur, compositeur et r&eacute;alisateur de vid&eacute;oclips, l&rsquo;ancien membre de 10cc a construit avec Kevin Godley une trajectoire o&ugrave; le travail du son s&rsquo;...]]></description>
      <pubDate>Fri, 18 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/lol-creme-franchit-ses-79-ans-entre-le-son-de-10cc-et-les-images-de-godley-creme-488</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lol Creme f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 79 ans. Musicien, chanteur, compositeur et r&eacute;alisateur de vid&eacute;oclips, l&rsquo;ancien membre de 10cc a construit avec Kevin Godley une trajectoire o&ugrave; le travail du son s&rsquo;est progressivement prolong&eacute; dans l&rsquo;image.</strong></p>
<p></p>
<p>Chez Lol Creme, les r&ocirc;les se superposent. Guitariste, chanteur et clavi&eacute;riste, il participe &agrave; l&rsquo;&eacute;criture comme &agrave; la mise en forme sonore des morceaux. Puis son travail d&eacute;borde le cadre du disque pour investir celui du vid&eacute;oclip. Cette polyvalence raconte mieux son parcours qu&rsquo;une seule &eacute;tiquette : celui qui s&rsquo;est fait conna&icirc;tre au sein de 10cc est aussi devenu, avec Kevin Godley, l&rsquo;un des artisans de clips particuli&egrave;rement m&eacute;morables des ann&eacute;es 1980.</p>
<p>N&eacute; Laurence Neil Creme le 19 septembre 1947 &agrave; Prestwich, dans le Lancashire, il appartient &agrave; cette sc&egrave;ne britannique fortement li&eacute;e &agrave; Manchester. Son surnom, &laquo; Lol &raquo;, est utilis&eacute; dans la r&eacute;gion comme diminutif de Laurence. Ce nom court finira par accompagner une carri&egrave;re particuli&egrave;rement &eacute;tendue, men&eacute;e entre interpr&eacute;tation, composition, production et r&eacute;alisation.</p>
<h2>Dans 10cc, bien davantage qu&rsquo;un guitariste</h2>
<p>Lol Creme est d&rsquo;abord identifi&eacute; par le grand public &agrave; 10cc. Sa place dans le groupe ne se limite pourtant pas &agrave; un instrument. Il chante, joue de la guitare et des claviers, tout en prenant part &agrave; l&rsquo;&eacute;criture et &agrave; la construction sonore. Cette pluralit&eacute; de fonctions donne d&eacute;j&agrave; la direction de la suite : Creme s&rsquo;int&eacute;resse autant au morceau lui-m&ecirc;me qu&rsquo;&agrave; la mani&egrave;re de l&rsquo;organiser et de le pr&eacute;senter.</p>
<p>Des titres comme <em>Rubber Bullets</em> ou <em>Silly Love</em> rappellent le versant &eacute;nergique de cette p&eacute;riode. Sa voix reste d&rsquo;ailleurs associ&eacute;e par une partie du public &agrave; ce registre rock de 10cc. Le groupe, comme Lol Creme, figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Mais cette aventure collective ne r&eacute;sume pas son histoire. En 1976, Creme quitte 10cc. Le d&eacute;part constitue une v&eacute;ritable bifurcation : il poursuit d&eacute;sormais son travail avec Kevin Godley, son partenaire de longue date. Leur association, d&eacute;j&agrave; ancienne, devient alors le centre d&rsquo;un nouveau projet portant directement leurs deux noms.</p>
<h2>Godley &amp; Creme, un tandem construit dans la dur&eacute;e</h2>
<p>Avec Godley &amp; Creme, le musicien retrouve un cadre adapt&eacute; &agrave; son profil multiple. Le tandem travaille ensemble pendant plus de vingt ans, une long&eacute;vit&eacute; qui permet de relier plusieurs dimensions de la cr&eacute;ation : l&rsquo;&eacute;criture, l&rsquo;interpr&eacute;tation, la production sonore et, bient&ocirc;t, la r&eacute;alisation visuelle.</p>
<p><em>Cry</em> compte parmi les morceaux issus de cette collaboration prolong&eacute;e. Le titre permet de mesurer la continuit&eacute; entre les deux hommes apr&egrave;s 10cc : leur entente ne correspond pas &agrave; une simple &eacute;tape de transition, mais &agrave; une nouvelle phase de travail d&eacute;velopp&eacute;e sur le long terme.</p>
<p>Cette histoire a &eacute;t&eacute; remise en lumi&egrave;re en 2022 avec la parution de <em>Frabjous Days</em>, une compilation consacr&eacute;e &agrave; de premi&egrave;res sessions de Godley &amp; Creme. L&rsquo;objet avait alors valeur de rappel patrimonial : avant que leur duo ne soit pleinement identifi&eacute;, les bases de cette collaboration &eacute;taient d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sentes. Dans le parcours de Creme, le passage de 10cc &agrave; Godley &amp; Creme appara&icirc;t ainsi moins comme un recommencement que comme le prolongement d&rsquo;un dialogue cr&eacute;atif.</p>
<h2>Quand la chanson se prolonge &agrave; l&rsquo;&eacute;cran</h2>
<p>La singularit&eacute; de Lol Creme tient aussi &agrave; sa capacit&eacute; &agrave; passer du studio &agrave; la r&eacute;alisation. Avec Kevin Godley, il participe &agrave; la dimension visuelle particuli&egrave;rement inventive de plusieurs vid&eacute;oclips du duo, souvent cit&eacute;s parmi les images musicales les plus m&eacute;morables des ann&eacute;es 1980. Cette activit&eacute; ne constitue pas une parenth&egrave;se s&eacute;par&eacute;e de la musique : elle prolonge une mani&egrave;re de concevoir les chansons dans leur ensemble.</p>
<p>Le r&eacute;alisateur ne remplace donc pas le musicien. Les deux pratiques coexistent dans une m&ecirc;me trajectoire, fond&eacute;e sur la composition, l&rsquo;arrangement et la mise en forme. L&agrave; o&ugrave; beaucoup d&rsquo;artistes sont principalement d&eacute;finis par une voix ou un instrument, Creme se distingue par la circulation entre plusieurs m&eacute;tiers. Son parcours m&egrave;ne du jeu collectif de 10cc au tandem Godley &amp; Creme, puis de la recherche sonore &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;images destin&eacute;es &agrave; accompagner les morceaux.</p>
<p>&Agrave; 79 ans, Lol Creme reste ainsi associ&eacute; &agrave; deux signatures compl&eacute;mentaires. La premi&egrave;re est celle de 10cc, avec ses voix, ses guitares, ses claviers et son &eacute;criture collective. La seconde porte le nom de Godley &amp; Creme, duo au long cours dans lequel la musique a trouv&eacute; un prolongement concret &agrave; l&rsquo;&eacute;cran. Entre <em>Rubber Bullets</em>, <em>Silly Love</em> et <em>Cry</em>, son itin&eacute;raire conserve ce m&ecirc;me fil conducteur : ne jamais r&eacute;duire une chanson &agrave; un seul geste.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Pour ses 63 ans, Jarvis Cocker garde Pulp à hauteur de « Common People »</title>
      <description><![CDATA[Jarvis Cocker c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 63 ans. De Sheffield au retour de Pulp avec More, le chanteur et parolier a construit son &eacute;criture en observant les conversations, les rapports sociaux et les d&eacu...]]></description>
      <pubDate>Fri, 18 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/pour-ses-63-ans-jarvis-cocker-garde-pulp-a-hauteur-de-common-people-487</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jarvis Cocker c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 63 ans. De Sheffield au retour de Pulp avec <em>More</em>, le chanteur et parolier a construit son &eacute;criture en observant les conversations, les rapports sociaux et les d&eacute;tails ordinaires que la pop laisse souvent de c&ocirc;t&eacute;.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant les premi&egrave;res places des classements britanniques, il y a un adolescent de Sheffield qui &eacute;crit d&eacute;j&agrave; des chansons. Jarvis Cocker a 15 ans lorsque Pulp se forme en 1978. Le groupe est donc loin d&rsquo;&ecirc;tre une cr&eacute;ation opportun&eacute;ment apparue avec la Britpop : il pr&eacute;c&egrave;de de plusieurs ann&eacute;es la p&eacute;riode qui le fera conna&icirc;tre du grand public.</p>
<p>Cette longue attente &eacute;claire la singularit&eacute; de Cocker. Fondateur, chanteur principal et parolier de Pulp, il d&eacute;veloppe sa voix d&rsquo;auteur depuis une position d&rsquo;outsider, en partant moins des grands r&eacute;cits que de ce qu&rsquo;il voit autour de lui. Des sc&egrave;nes observ&eacute;es, des conversations entendues et des d&eacute;tails du quotidien deviennent sa mati&egrave;re premi&egrave;re.</p>
<h2>&Eacute;crire ce que les chansons d&rsquo;amour ne disaient pas</h2>
<p>Le point de d&eacute;part de son &eacute;criture tient aussi &agrave; une insatisfaction. Cocker a expliqu&eacute; que les chansons d&rsquo;amour entendues pendant son enfance ne lui semblaient pas d&eacute;crire correctement les relations et les sentiments qu&rsquo;il connaissait. &Eacute;crire revenait alors &agrave; corriger ce d&eacute;calage, en faisant entrer dans la pop des exp&eacute;riences plus concr&egrave;tes et moins id&eacute;alis&eacute;es.</p>
<p>Cette approche donne aux textes de Pulp leur pr&eacute;cision sociale. Les personnages ne sont pas coup&eacute;s de leur environnement : leur mani&egrave;re de parler, leurs d&eacute;sirs et leurs contradictions r&eacute;v&egrave;lent aussi une place dans la soci&eacute;t&eacute;. Sheffield reste le d&eacute;cor fondateur de ce regard, non comme une simple indication g&eacute;ographique, mais comme le terrain &agrave; partir duquel Cocker apprend &agrave; transformer l&rsquo;ordinaire en chanson.</p>
<p>Le nom du groupe lui-m&ecirc;me correspond &agrave; cette esth&eacute;tique. &laquo; Pulp was the ideal name for our band &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute;, soit &laquo; Pulp &eacute;tait le nom id&eacute;al pour notre groupe &raquo;. Un mot court, populaire, imm&eacute;diatement &eacute;vocateur, suffisamment souple pour accueillir les histoires et les figures observ&eacute;es par son auteur.</p>
<h2>&laquo; Common People &raquo;, une rencontre et un fantasme social</h2>
<p>La perc&eacute;e majeure arrive au milieu des ann&eacute;es 1990 avec <em>Different Class</em> et &laquo; Common People &raquo;. Le succ&egrave;s para&icirc;t soudain &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle du public, mais il repose sur un groupe form&eacute; depuis longtemps et sur une m&eacute;thode d&rsquo;&eacute;criture d&eacute;j&agrave; solidement install&eacute;e. <em>Different Class</em> atteindra la premi&egrave;re place au Royaume-Uni, comme plus tard <em>This Is Hardcore</em>.</p>
<p>&laquo; Common People &raquo; condense parfaitement le regard de Cocker. La chanson s&rsquo;inspire d&rsquo;une femme rencontr&eacute;e &agrave; Central Saint Martins, issue d&rsquo;un milieu ais&eacute; et fascin&eacute;e par l&rsquo;id&eacute;e de vivre comme les gens ordinaires. &laquo; She wanted to go and live in Hackney and be with the common people &raquo;, racontera-t-il : elle voulait aller vivre &agrave; Hackney et se m&ecirc;ler aux &laquo; common people &raquo;.</p>
<p>&Agrave; partir de cette rencontre, Cocker vise le fantasme consistant, pour les classes favoris&eacute;es, &agrave; exp&eacute;rimenter temporairement une vie populaire sans en subir durablement les contraintes. Le mot &laquo; common &raquo; nourrit lui aussi la chanson par son ambigu&iuml;t&eacute; : en Angleterre, il peut renvoyer &agrave; ce qui est ordinaire, mais aussi &agrave; ce qui est jug&eacute; vulgaire. Le titre devient ainsi &agrave; la fois un r&eacute;cit, une formule pop et une critique sociale.</p>
<p>Le morceau accompagne le changement d&rsquo;&eacute;chelle de Pulp sans effacer la patience qui l&rsquo;a pr&eacute;c&eacute;d&eacute;. C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment ce contraste qui rend sa trajectoire remarquable : le groupe avait commenc&eacute; &agrave; Sheffield alors que Cocker &eacute;tait adolescent, bien avant que &laquo; Common People &raquo; et <em>Different Class</em> ne l&rsquo;installent au centre de la pop britannique. Les chansons de Pulp figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Avec &laquo; More &raquo;, une m&eacute;thode volontairement acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e</h2>
<p>La trajectoire de Cocker ne se limite pas &agrave; Pulp. Il a aussi men&eacute; une carri&egrave;re solo, port&eacute; le projet Jarv Is, pr&eacute;sent&eacute; l&rsquo;&eacute;mission <em>Sunday Service</em> sur BBC 6 Music et r&eacute;alis&eacute; des clips. Mais l&rsquo;actualit&eacute; r&eacute;cente l&rsquo;a ramen&eacute; vers le groupe fond&eacute; pendant son adolescence.</p>
<p>En 2025, Pulp a publi&eacute; <em>More</em>, son premier nouvel album en 24 ans. L&rsquo;impulsion de cette reprise cr&eacute;ative remonte notamment &agrave; une commande d&rsquo;&eacute;criture pour la pi&egrave;ce <em>Light Falls</em>. &laquo; Hymn of the North &raquo; a particip&eacute; &agrave; l&rsquo;ouverture de cette nouvelle phase de travail, sans que celle-ci soit pr&eacute;sent&eacute;e comme la promesse d&rsquo;un cycle futur d&eacute;j&agrave; assur&eacute;.</p>
<p>Pour pr&eacute;parer <em>More</em>, Cocker a modifi&eacute; une habitude ancienne. Pour la premi&egrave;re fois, il a &eacute;crit ses paroles avant l&rsquo;entr&eacute;e en studio, afin que les autres membres du groupe n&rsquo;aient pas &agrave; attendre trop longtemps. &laquo; J&rsquo;ai essay&eacute; de rendre les choses plus faciles en &eacute;crivant mes paroles avant que nous entrions en studio &raquo;, a-t-il expliqu&eacute;.</p>
<p>&Agrave; 63 ans, le chanteur conserve ainsi le m&ecirc;me point d&rsquo;ancrage tout en ajustant sa m&eacute;thode : observer d&rsquo;abord, trouver les mots, puis les apporter au groupe. Apr&egrave;s 24 ans sans nouvel album de Pulp, <em>More</em> a replac&eacute; cette &eacute;criture collective dans le pr&eacute;sent, avec des textes arriv&eacute;s en studio plus t&ocirc;t que jamais.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Joanne Catherall, 64 ans, du Crazy Daisy aux coulisses de The Human League</title>
      <description><![CDATA[Joanne Catherall atteint 64 ans ce 18 septembre. Rep&eacute;r&eacute;e sur une piste de danse alors qu&rsquo;elle &eacute;tait encore lyc&eacute;enne, la chanteuse est devenue l&rsquo;un des visages, l&rsquo;une des voix et m&ecirc;me l&rs...]]></description>
      <pubDate>Thu, 17 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/joanne-catherall-64-ans-du-crazy-daisy-aux-coulisses-de-the-human-league-479</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Joanne Catherall atteint 64 ans ce 18 septembre. Rep&eacute;r&eacute;e sur une piste de danse alors qu&rsquo;elle &eacute;tait encore lyc&eacute;enne, la chanteuse est devenue l&rsquo;un des visages, l&rsquo;une des voix et m&ecirc;me l&rsquo;un des piliers administratifs de The Human League.</strong></p>
<p></p>
<p>En octobre 1980, Joanne Catherall n&rsquo;a ni exp&eacute;rience professionnelle ni plan de carri&egrave;re dans la musique. &Agrave; 18 ans, elle poursuit ses &eacute;tudes &agrave; Sheffield et sort au Crazy Daisy Nightclub avec sa meilleure amie, Susan Ann Sulley. Cette soir&eacute;e ordinaire change brusquement de direction lorsque Philip Oakey, chanteur et membre fondateur de The Human League, les remarque sur la piste de danse.</p>
<p>Le groupe traverse alors une crise interne et doit rapidement trouver de nouvelles vocalistes pour assurer une tourn&eacute;e. Oakey propose aux deux lyc&eacute;ennes de rejoindre la formation. La trajectoire de Catherall se d&eacute;cide ainsi loin d&rsquo;un studio ou d&rsquo;une audition traditionnelle : dans une bo&icirc;te de nuit de sa ville natale, au moment o&ugrave; The Human League doit reconstruire son dispositif sc&eacute;nique.</p>
<h2>Une tourn&eacute;e &agrave; n&eacute;gocier avec les parents et l&rsquo;&eacute;cole</h2>
<p>Avant de monter sur sc&egrave;ne, il faut toutefois convaincre les adultes. Joanne Catherall est encore scolaris&eacute;e, et son d&eacute;part en tourn&eacute;e impose des discussions avec son &eacute;cole comme avec ses parents. Ceux-ci redoutent les clich&eacute;s associ&eacute;s &agrave; la vie d&rsquo;un groupe pop, r&eacute;sum&eacute;s par la formule &laquo; sex, drugs and rock&rsquo;n&rsquo;roll &raquo;. Elle leur pr&eacute;sente au contraire The Human League comme un groupe pop, et non comme un environnement dangereux ou une sorte de secte.</p>
<p>Le contraste est saisissant : une lyc&eacute;enne sans pass&eacute; professionnel rejoint une formation d&eacute;j&agrave; engag&eacute;e dans la musique &eacute;lectronique et part se produire avec elle. Catherall n&rsquo;est pourtant pas seulement recrut&eacute;e pour compl&eacute;ter une affiche. Avec Susan Ann Sulley, elle installe progressivement une double pr&eacute;sence f&eacute;minine qui devient essentielle &agrave; l&rsquo;&eacute;quilibre visuel et vocal du groupe.</p>
<p>Ses harmonies, ses lignes de ch&oelig;ur et leur contraste avec la voix de Philip Oakey participent au nouveau visage de The Human League. Cette configuration accompagne le passage du groupe, issu d&rsquo;un post-punk exp&eacute;rimental, vers une synth-pop destin&eacute;e &agrave; un public beaucoup plus large. Joanne Catherall fait toujours partie des artistes diffus&eacute;s sur RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Une voix pens&eacute;e pour le morceau, le mix et la radio</h2>
<p>Le r&ocirc;le de Catherall s&rsquo;inscrit dans un travail collectif o&ugrave; chaque voix occupe une place pr&eacute;cise. Sur <em>Don&rsquo;t You Want Me</em>, les interventions vocales f&eacute;minines, auxquelles elle contribue avec Susan Ann Sulley, renforcent la construction dramatique du titre. Le morceau ne repose plus uniquement sur une parole masculine : il prend la forme d&rsquo;un dialogue, avec des points de vue qui se r&eacute;pondent.</p>
<p>Au fil du temps, Joanne Catherall d&eacute;veloppe aussi une lecture tr&egrave;s concr&egrave;te de la fabrication d&rsquo;un single. En &eacute;voquant le travail de production et l&rsquo;exp&eacute;rience acquise avec Martin Rushent, elle r&eacute;sume directement une exigence du format radiophonique : &laquo; To have a single that is going to play at the radio, you do need to have your vocals a little bit louder. &raquo; Autrement dit, pour qu&rsquo;un single fonctionne &agrave; la radio, les voix doivent &ecirc;tre plac&eacute;es un peu plus en avant.</p>
<p>Cette attention se retrouve autour de <em>Credo</em> et du single <em>Never Let Me Go</em>. Le groupe cherche alors &agrave; actualiser son son sans abandonner l&rsquo;interaction entre Philip Oakey et les voix f&eacute;minines. Les anciens synth&eacute;tiseurs analogiques ne constituent plus l&rsquo;unique horizon : The Human League adopte progressivement une combinaison plus flexible de mat&eacute;riel &eacute;lectronique et d&rsquo;instruments &laquo; r&eacute;els &raquo;, tout en maintenant sa texture synth&eacute;tique.</p>
<p>Pour Catherall, cette continuit&eacute; ne signifie donc pas l&rsquo;immobilit&eacute;. Le mat&eacute;riel change, les m&eacute;thodes de production &eacute;voluent et les contraintes li&eacute;es aux tourn&eacute;es ou aux maisons de disques se transforment. La chanteuse reste n&eacute;anmoins attach&eacute;e &agrave; un fonctionnement collaboratif, dans lequel les d&eacute;cisions artistiques sont indissociables de choix pratiques.</p>
<h2>De vocaliste &agrave; partenaire de gestion</h2>
<p>La long&eacute;vit&eacute; de Joanne Catherall au sein de The Human League constitue l&rsquo;autre singularit&eacute; de son parcours. Depuis son int&eacute;gration en 1980, elle n&rsquo;a pas quitt&eacute; le groupe. Elle a travers&eacute; sa p&eacute;riode de succ&egrave;s international, puis les ann&eacute;es o&ugrave; les classements se sont montr&eacute;s moins favorables, sans se d&eacute;tourner du projet.</p>
<p>Son r&ocirc;le s&rsquo;est m&ecirc;me &eacute;largi bien au-del&agrave; de la sc&egrave;ne et du studio. Pr&eacute;sent&eacute;e comme une partenaire de business de The Human League, elle a pris part &agrave; l&rsquo;organisation et aux d&eacute;cisions concernant la carri&egrave;re du groupe. Un entretien lui attribue &eacute;galement une partie du travail de comptabilit&eacute;. Derri&egrave;re la vocaliste recrut&eacute;e dans l&rsquo;urgence appara&icirc;t ainsi une professionnelle capable de suivre les aspects financiers et administratifs d&rsquo;une formation install&eacute;e dans la dur&eacute;e.</p>
<p>Cette facette &eacute;claire autrement sa discr&eacute;tion. Joanne Catherall n&rsquo;est pas seulement rest&eacute;e devant les micros : elle a particip&eacute; aux m&eacute;canismes qui permettent au groupe de poursuivre ses activit&eacute;s, notamment lors des projets de relance autour de <em>Credo</em> et des tourn&eacute;es. Elle continue d&rsquo;appara&icirc;tre sur sc&egrave;ne et demeure impliqu&eacute;e dans le fonctionnement de The Human League.</p>
<h2>Sheffield comme point de d&eacute;part permanent</h2>
<p>Le parcours reste profond&eacute;ment associ&eacute; &agrave; Sheffield, ville o&ugrave; Joanne Catherall est n&eacute;e et o&ugrave; tout a commenc&eacute;. Revenant sur son atmosph&egrave;re culturelle, elle a expliqu&eacute; que tous ceux qui n&rsquo;y travaillaient pas directement dans l&rsquo;industrie sid&eacute;rurgique voulaient &ecirc;tre cr&eacute;atifs &laquo; d&rsquo;une mani&egrave;re ou d&rsquo;une autre &raquo;. Cette effervescence fournit le d&eacute;cor de sa rencontre avec Oakey, mais aussi celui de l&rsquo;identit&eacute; premi&egrave;re de The Human League.</p>
<p>&Agrave; 64 ans, Joanne Catherall demeure donc li&eacute;e &agrave; la d&eacute;cision prise durant cette nuit d&rsquo;octobre 1980. Le Crazy Daisy lui avait ouvert la porte d&rsquo;une tourn&eacute;e alors qu&rsquo;elle devait encore composer avec l&rsquo;&eacute;cole et l&rsquo;inqui&eacute;tude de ses parents. Plus de quatre d&eacute;cennies apr&egrave;s, la lyc&eacute;enne rep&eacute;r&eacute;e sur le dancefloor est toujours l&agrave;, au micro comme dans les coulisses du m&ecirc;me groupe.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Anastacia attendue à Belfast pour ses 58 ans, de « I’m Outta Love » au projet symphonique</title>
      <description><![CDATA[Anastacia a 58 ans ce 17 septembre 2026, jour o&ugrave; sa tourn&eacute;e doit faire &eacute;tape &agrave; Belfast. Un anniversaire sur sc&egrave;ne pour la chanteuse n&eacute;e &agrave; Chicago, pass&eacute;e de la danse &agrave; une perc...]]></description>
      <pubDate>Wed, 16 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/anastacia-attendue-a-belfast-pour-ses-58-ans-de-i-m-outta-love-au-projet-symphonique-472</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Anastacia a 58 ans ce 17 septembre 2026, jour o&ugrave; sa tourn&eacute;e doit faire &eacute;tape &agrave; Belfast. Un anniversaire sur sc&egrave;ne pour la chanteuse n&eacute;e &agrave; Chicago, pass&eacute;e de la danse &agrave; une perc&eacute;e internationale avec &laquo; I&rsquo;m Outta Love &raquo;, avant un nouvel album annonc&eacute; sous une forme symphonique.</strong></p>
<p></p>
<p>La co&iuml;ncidence donne &agrave; cet anniversaire un relief particulier. Ce 17 septembre, Anastacia est attendue &agrave; Belfast dans le cadre de sa tourn&eacute;e #NTK 2026, programm&eacute;e au Royaume-Uni et en Irlande. Toujours en activit&eacute;, la chanteuse et autrice-compositrice c&eacute;l&egrave;bre ainsi ses 58 ans au milieu d&rsquo;une s&eacute;rie de concerts, alors qu&rsquo;un autre projet est d&eacute;j&agrave; annonc&eacute; pour les semaines suivantes.</p>
<p>Cette actualit&eacute; prolonge un parcours dont le premier grand tournant ne s&rsquo;est pas jou&eacute; directement dans un studio d&rsquo;enregistrement. Avant d&rsquo;&ecirc;tre connue comme chanteuse, Anastacia a commenc&eacute; comme danseuse. C&rsquo;est ensuite &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision qu&rsquo;elle attire l&rsquo;attention, en devenant finaliste de l&rsquo;&eacute;mission <em>MTV The Cut</em> en 1999. Cette exposition pr&eacute;c&egrave;de sa signature avec Sony et ouvre la voie &agrave; son premier album studio.</p>
<h2>Une finale t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e avant le basculement</h2>
<p>N&eacute;e Anastacia Lyn Newkirk le 17 septembre 1968 &agrave; Chicago, dans l&rsquo;Illinois, Anastacia aborde donc la musique par un itin&eacute;raire qui passe d&rsquo;abord par le mouvement et la sc&egrave;ne. Sa participation &agrave; <em>MTV The Cut</em> constitue le point de bascule document&eacute; de ses d&eacute;buts : finaliste du programme, elle se fait remarquer &agrave; un moment d&eacute;cisif, juste avant de franchir le seuil de l&rsquo;industrie du disque.</p>
<p>L&rsquo;ann&eacute;e suivante, son nom se retrouve associ&eacute; &agrave; un titre qui change imm&eacute;diatement l&rsquo;&eacute;chelle de sa carri&egrave;re. &laquo; I&rsquo;m Outta Love &raquo; para&icirc;t sur <em>Not That Kind</em>, son premier album studio. Le morceau devient sa premi&egrave;re grande r&eacute;ussite internationale et le single le plus vendu de l&rsquo;ann&eacute;e parmi ceux tir&eacute;s de cet album. Anastacia r&eacute;sume elle-m&ecirc;me cette entr&eacute;e en mati&egrave;re d&rsquo;une formule directe : &laquo; I&rsquo;m Outta Love was my first hit in 2000. &raquo;</p>
<p>Ce succ&egrave;s ne sert pas seulement de carte de visite &agrave; une nouvelle chanteuse. Il installe au premier plan une artiste qui avait jusque-l&agrave; progress&eacute; par la danse, la comp&eacute;tition t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e puis la signature d&rsquo;un contrat discographique. Le passage est rapide : finaliste en 1999, Anastacia dispose d&egrave;s 2000 d&rsquo;un morceau capable de porter son premier album bien au-del&agrave; de ses d&eacute;buts am&eacute;ricains.</p>
<h2>&laquo; I&rsquo;m Outta Love &raquo;, le morceau qui ouvre la carri&egrave;re internationale</h2>
<p><em>Not That Kind</em> reste ainsi le point d&rsquo;ancrage naturel pour comprendre le parcours d&rsquo;Anastacia. L&rsquo;album contient le titre qui l&rsquo;a fait conna&icirc;tre et continue d&rsquo;occuper une place centrale dans la pr&eacute;sentation de sa discographie. Il donne &eacute;galement son contexte &agrave; une tourn&eacute;e 2026 dont l&rsquo;intitul&eacute;, #NTK, replace cette premi&egrave;re p&eacute;riode au c&oelig;ur de son activit&eacute; actuelle.</p>
<p>Cette circulation entre le pr&eacute;sent et les d&eacute;buts &eacute;vite de r&eacute;duire l&rsquo;anniversaire &agrave; un simple regard en arri&egrave;re. Anastacia poursuit une carri&egrave;re internationale qui compte plus de neuf albums et continue de construire son calendrier autour de concerts. Ses titres figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION, notamment aux c&ocirc;t&eacute;s des chansons et albums Pop Rock qui ont accompagn&eacute; son passage &agrave; une audience internationale.</p>
<p>La date de Belfast r&eacute;unit donc plusieurs lignes de son histoire. Elle correspond exactement &agrave; son 58e anniversaire, intervient pendant une tourn&eacute;e consacr&eacute;e &agrave; son activit&eacute; sc&eacute;nique et ram&egrave;ne au premier plan l&rsquo;&eacute;poque de <em>Not That Kind</em>. Sans effacer les &eacute;tapes suivantes de sa discographie, ce choix remet son premier grand succ&egrave;s au centre du r&eacute;cit.</p>
<h2>Un prochain album annonc&eacute; avec orchestre symphonique</h2>
<p>Anastacia ne limite pourtant pas cette s&eacute;quence &agrave; la reprise d&rsquo;un chapitre ancien. Un album est annonc&eacute; pour novembre 2026, avec une pr&eacute;sentation de son univers dans une nouvelle dimension musicale accompagn&eacute;e par un orchestre symphonique. &Agrave; la date de son anniversaire, le projet reste donc &agrave; venir : il ne doit pas encore &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme publi&eacute;.</p>
<p>Cette annonce apporte un prolongement concret &agrave; la tourn&eacute;e. Apr&egrave;s la danse, la t&eacute;l&eacute;vision, la perc&eacute;e de &laquo; I&rsquo;m Outta Love &raquo; et plus de neuf albums, Anastacia pr&eacute;pare une nouvelle mani&egrave;re de pr&eacute;senter son r&eacute;pertoire. Le traitement symphonique annonc&eacute; ne remplace pas l&rsquo;histoire de <em>Not That Kind</em> ; il propose d&rsquo;envisager ses chansons dans un autre cadre sonore.</p>
<p>&Agrave; 58 ans, Anastacia se trouve ainsi entre deux rendez-vous pr&eacute;cis&eacute;ment inscrits dans son calendrier : Belfast le jour de son anniversaire, puis la parution annonc&eacute;e de cet album en novembre. Vingt-six ans apr&egrave;s son premier grand succ&egrave;s, &laquo; I&rsquo;m Outta Love &raquo; demeure le point de d&eacute;part le plus net pour raconter son ascension, tandis que l&rsquo;orchestre symphonique constitue d&eacute;sormais sa prochaine &eacute;tape annonc&eacute;e.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Pour ses 63 ans, Richard Marx remonte au temps où ses refrains vendaient déjà des jingles</title>
      <description><![CDATA[Richard Marx a 63 ans ce 16 septembre. Bien avant &laquo; Right Here Waiting &raquo; et sa s&eacute;rie record de singles dans le Top 5 am&eacute;ricain, le chanteur de Chicago apprenait d&eacute;j&agrave; son m&eacute;tier derri&egrave;re...]]></description>
      <pubDate>Tue, 15 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/pour-ses-63-ans-richard-marx-remonte-au-temps-ou-ses-refrains-vendaient-deja-des-jingles-465</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Richard Marx a 63 ans ce 16 septembre. Bien avant &laquo; Right Here Waiting &raquo; et sa s&eacute;rie record de singles dans le Top 5 am&eacute;ricain, le chanteur de Chicago apprenait d&eacute;j&agrave; son m&eacute;tier derri&egrave;re un micro, en enregistrant d&egrave;s l&rsquo;enfance les publicit&eacute;s compos&eacute;es par son p&egrave;re.</strong></p>
<p></p>
<p>&Agrave; cinq ans, Richard Marx ne chante pas encore pour remplir les classements, mais pour accompagner des r&eacute;clames radiophoniques et t&eacute;l&eacute;vis&eacute;es. Son p&egrave;re, Dick Marx, pianiste de jazz et compositeur, poss&egrave;de une agence sp&eacute;cialis&eacute;e dans les jingles publicitaires. Sa m&egrave;re est chanteuse et participe parfois aux s&eacute;ances avec son fils. Dans cette famille de Chicago enti&egrave;rement tourn&eacute;e vers la musique, le studio devient tr&egrave;s t&ocirc;t un lieu de travail familier.</p>
<p>Cette premi&egrave;re &eacute;cole impose des r&egrave;gles simples et exigeantes : entrer en studio, comprendre ce qui est attendu et livrer une interpr&eacute;tation efficace. Avant m&ecirc;me le lyc&eacute;e, Richard Marx a donc d&eacute;j&agrave; l&rsquo;habitude d&rsquo;enregistrer comme un professionnel. Ce passage par la publicit&eacute; donnera une coh&eacute;rence particuli&egrave;re &agrave; la suite de son parcours, largement consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;criture de chansons capables de trouver imm&eacute;diatement leur place &agrave; la radio.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;adolescence, il apprend le piano et la guitare, puis commence &agrave; &eacute;crire ses propres morceaux autour de 15 ans. L&rsquo;environnement familial lui a transmis la pratique du studio ; il cherche d&eacute;sormais &agrave; construire ses chansons. Deux ans plus tard, une cassette de ses compositions arrive jusqu&rsquo;&agrave; Lionel Richie. Celui-ci l&rsquo;encourage &agrave; venir travailler &agrave; Los Angeles, faisant basculer le jeune musicien des studios familiaux vers l&rsquo;industrie pop am&eacute;ricaine.</p>
<h2>Dans l&rsquo;ombre de Lionel Richie avant le premier album</h2>
<p>Install&eacute; &agrave; Los Angeles &agrave; 17 ans, Richard Marx commence par chanter dans les ch&oelig;urs des albums de Lionel Richie. Il &eacute;crit &eacute;galement pour des interpr&egrave;tes d&eacute;j&agrave; &eacute;tablis, dont Kenny Rogers. Sa voix reste encore &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re-plan, mais son apprentissage se poursuit au contact de productions destin&eacute;es au grand public. Il observe le fonctionnement d&rsquo;un disque, travaille pour les autres et consolide sa place d&rsquo;auteur-compositeur avant de devenir lui-m&ecirc;me l&rsquo;artiste principal.</p>
<p>Son propre contrat arrive en 1986. L&rsquo;ann&eacute;e suivante, son premier album, simplement intitul&eacute; &laquo; Richard Marx &raquo;, transforme rapidement cet homme de l&rsquo;ombre en vedette des radios am&eacute;ricaines. Le disque fournit quatre singles &agrave; succ&egrave;s et devient triple disque de platine aux &Eacute;tats-Unis. Apr&egrave;s les jingles, les ch&oelig;urs et les chansons confi&eacute;es &agrave; d&rsquo;autres, Marx dispose enfin de son nom en haut de la pochette.</p>
<p>La s&eacute;rie qui suit est remarquable : ses sept premiers singles atteignent tous le Top 5 du Billboard, une premi&egrave;re pour un artiste masculin solo. &laquo; Hold On to the Nights &raquo; participe &agrave; cette succession de titres qui installe Richard Marx au c&oelig;ur de la pop rock et de l&rsquo;adult contemporary. &Agrave; la fin des ann&eacute;es 1980, il accumule trois num&eacute;ros un et quatorze titres dans le Top 20 am&eacute;ricain.</p>
<h2>&laquo; Right Here Waiting &raquo;, la ballade qui franchit les fronti&egrave;res</h2>
<p>Le point culminant de cette ascension arrive avec &laquo; Right Here Waiting &raquo;, extrait de l&rsquo;album &laquo; Repeat Offender &raquo;. La chanson devient son plus grand succ&egrave;s international et son premier num&eacute;ro un dans le classement adult contemporary am&eacute;ricain. Elle fixe durablement son image de sp&eacute;cialiste des ballades romantiques, tout en donnant une dimension mondiale &agrave; une r&eacute;ussite jusque-l&agrave; principalement mesur&eacute;e dans les classements des &Eacute;tats-Unis.</p>
<p>Richard Marx ne se limite pourtant pas &agrave; une seule formule. Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, &laquo; Hazard &raquo; met davantage en avant son go&ucirc;t pour le r&eacute;cit en format pop rock. Derri&egrave;re la diversit&eacute; de ces chansons demeure un m&ecirc;me souci de construction m&eacute;lodique. Marx explique d&rsquo;ailleurs commencer rarement par les paroles. Un titre ou un concept peut appara&icirc;tre en premier, mais la musique pr&eacute;c&egrave;de g&eacute;n&eacute;ralement le texte.</p>
<p>&laquo; Je commence presque toujours avec une id&eacute;e musicale dans ma t&ecirc;te. Je l&rsquo;entends enti&egrave;re avant de toucher un instrument &raquo;, confie-t-il &agrave; propos de sa m&eacute;thode. Batterie, guitares et arrangement prennent d&rsquo;abord forme dans son imagination, avant leur passage au piano ou &agrave; la guitare. Cette fa&ccedil;on de travailler &eacute;claire son profil d&rsquo;artisan : l&rsquo;interpr&egrave;te arrive apr&egrave;s une architecture sonore d&eacute;j&agrave; largement dessin&eacute;e.</p>
<h2>Un auteur de hits qui ne travaille pas que pour lui</h2>
<p>Le succ&egrave;s de ses albums ne l&rsquo;&eacute;loigne pas de son premier r&ocirc;le d&rsquo;auteur au service d&rsquo;autres voix. Richard Marx &eacute;crit, compose ou produit pour Luther Vandross, Keith Urban, NSYNC, Barbra Streisand et Burt Bacharach. Ces collaborations prolongent le parcours commenc&eacute; aupr&egrave;s de Lionel Richie et Kenny Rogers : m&ecirc;me lorsqu&rsquo;il occupe le devant de la sc&egrave;ne, il reste un professionnel du studio capable d&rsquo;adapter son &eacute;criture &agrave; diff&eacute;rents interpr&egrave;tes.</p>
<p>Ses ventes mondiales d&eacute;passent les 30 millions d&rsquo;albums. Mais sa continuit&eacute; se mesure aussi &agrave; sa capacit&eacute; &agrave; poursuivre les projets au-del&agrave; de la p&eacute;riode o&ugrave; ses ballades dominaient les radios. Il continue &agrave; enregistrer et &agrave; se produire, tout en explorant un registre plus jazzy avec &laquo; After Hours &raquo;, entr&eacute; dans les classements jazz traditionnels de Billboard. Il anime &eacute;galement un podcast consacr&eacute; aux histoires de sa carri&egrave;re et &agrave; celles de ses invit&eacute;s.</p>
<p>&Agrave; 63 ans, Richard Marx conserve ainsi le m&ecirc;me point de d&eacute;part cr&eacute;atif : une chanson entendue int&eacute;rieurement avant d&rsquo;&ecirc;tre jou&eacute;e. Du gar&ccedil;on de cinq ans plac&eacute; devant un micro pour les jingles de Dick Marx &agrave; l&rsquo;auteur de &laquo; Right Here Waiting &raquo;, le d&eacute;cor a chang&eacute;, mais le geste reste celui d&rsquo;un musicien qui entre en studio avec la structure d&eacute;j&agrave; en t&ecirc;te.</p>
<p>Retrouvez &eacute;galement notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Morten Harket a 67 ans, du piano classique au falsetto de Take On Me</title>
      <description><![CDATA[Morten Harket f&ecirc;te ce 14 septembre 2026 son 67e anniversaire. Avant de devenir la voix d&rsquo;a-ha et l&rsquo;un des visages les plus reconnaissables de l&rsquo;&egrave;re MTV, le chanteur norv&eacute;gien avait &eacute;tudi&eacute;...]]></description>
      <pubDate>Sun, 13 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/morten-harket-a-67-ans-du-piano-classique-au-falsetto-de-take-on-me-464</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Morten Harket f&ecirc;te ce 14 septembre 2026 son 67e anniversaire. Avant de devenir la voix d&rsquo;a-ha et l&rsquo;un des visages les plus reconnaissables de l&rsquo;&egrave;re MTV, le chanteur norv&eacute;gien avait &eacute;tudi&eacute; la th&eacute;ologie et grandi loin des codes du rock.</strong></p>
<p></p>
<p>Il suffit de quelques secondes de <em>Take On Me</em> pour reconna&icirc;tre Morten Harket. Dans le refrain, sa voix s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve jusqu&rsquo;au falsetto et transforme une m&eacute;lodie pop en v&eacute;ritable &eacute;preuve d&rsquo;amplitude. Cette performance, devenue la signature sonore d&rsquo;a-ha, ne raconte pourtant qu&rsquo;une partie de son parcours. N&eacute; le 14 septembre 1959 &agrave; Kongsberg, en Norv&egrave;ge, le chanteur arrive &agrave; la pop par un chemin qui passe d&rsquo;abord par le piano, la musique classique et m&ecirc;me les &eacute;tudes de th&eacute;ologie.</p>
<p>Harket apprend le piano vers l&rsquo;&acirc;ge de quatre ans. Son premier univers musical est essentiellement classique, bien &eacute;loign&eacute; de l&rsquo;image de chanteur synth-pop qui s&rsquo;imposera dans les ann&eacute;es 1980. Lorsqu&rsquo;il d&eacute;couvre ensuite la pop et le rock, il poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; une formation qui favorise la pr&eacute;cision de l&rsquo;intonation et la puret&eacute; du timbre. Sa mani&egrave;re de chanter conservera cette nettet&eacute;, sans chercher &agrave; reproduire les attitudes vocales les plus rugueuses du rock.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;adolescence, sa vocation semble pourtant devoir prendre une tout autre direction. Il envisage de devenir pr&ecirc;tre et commence des &eacute;tudes de th&eacute;ologie. Il les interrompt finalement pour se consacrer &agrave; la musique. Ce changement n&rsquo;entra&icirc;ne pas imm&eacute;diatement un succ&egrave;s international : avant a-ha, Morten Harket rejoint le groupe rock Bridges, o&ugrave; il se familiarise avec la composition et la vie d&rsquo;une formation professionnelle.</p>
<h2>Trois Norv&eacute;giens &agrave; la conqu&ecirc;te de la pop</h2>
<p>Le tournant d&eacute;cisif se produit au d&eacute;but des ann&eacute;es 1980. Morten Harket s&rsquo;associe &agrave; Magne Furuholmen et Paul Waaktaar-Savoy pour former a-ha, actif autour de 1982-1983. Le trio r&eacute;unit alors les &eacute;l&eacute;ments qui d&eacute;finiront son identit&eacute; : des m&eacute;lodies pop, une esth&eacute;tique new wave et, au premier plan, une voix capable de circuler entre un registre de baryton et des notes aigu&euml;s en voix de t&ecirc;te.</p>
<p>L&rsquo;explosion arrive en 1985 avec <em>Take On Me</em> et l&rsquo;album <em>Hunting High and Low</em>. Le morceau place le falsetto de Harket au centre de l&rsquo;attention, tandis que son clip m&ecirc;lant animation et prises de vues r&eacute;elles lui offre une exposition consid&eacute;rable. La chanson atteint le sommet des classements, notamment aux &Eacute;tats-Unis et au Royaume-Uni, et fait du chanteur l&rsquo;un des visages les plus m&eacute;diatis&eacute;s de la d&eacute;cennie.</p>
<p>Cette visibilit&eacute; est aussi physique. Morten Harket est alors r&eacute;guli&egrave;rement pr&eacute;sent&eacute; comme un <em>heartthrob</em>, incarnation du pouvoir de s&eacute;duction de la pop &agrave; l&rsquo;&eacute;poque de MTV. Mais le succ&egrave;s du groupe ne repose pas uniquement sur une image ou sur un clip spectaculaire. La tessiture du chanteur donne &agrave; a-ha un &eacute;l&eacute;ment imm&eacute;diatement identifiable, particuli&egrave;rement sensible dans les premiers singles.</p>
<p><em>The Sun Always Shines on TV</em>, &eacute;galement extrait de <em>Hunting High and Low</em>, consolide cette perc&eacute;e internationale. La voix de Harket reste au c&oelig;ur d&rsquo;une production new wave plus ample, tandis que le titre obtient &agrave; son tour un impact notable dans les classements britanniques et internationaux. &Agrave; la fin des ann&eacute;es 1980, a-ha enregistre &eacute;galement <em>The Living Daylights</em>, th&egrave;me d&rsquo;un film de James Bond : le trio norv&eacute;gien se retrouve ainsi charg&eacute; de porter musicalement une franchise cin&eacute;matographique mondiale.</p>
<h2>Apr&egrave;s l&rsquo;ascension, apprendre &agrave; durer</h2>
<p>La premi&egrave;re p&eacute;riode d&rsquo;a-ha se construit &agrave; travers plusieurs albums : <em>Hunting High and Low</em>, <em>Scoundrel Days</em>, <em>Stay on These Roads</em> puis <em>East of the Sun, West of the Moon</em>. Derri&egrave;re l&rsquo;ascension fulgurante de 1985 se dessine une carri&egrave;re plus longue, qui ne peut se r&eacute;duire &agrave; l&rsquo;effet de surprise de <em>Take On Me</em>.</p>
<p>En 1994, a-ha marque une pause. Morten Harket ouvre alors un nouveau chapitre avec une carri&egrave;re solo et plusieurs albums. Cette p&eacute;riode lui permet de travailler hors du cadre du trio sans rompre d&eacute;finitivement avec ses partenaires historiques. Les retours ult&eacute;rieurs d&rsquo;a-ha installent une alternance entre expression individuelle et retrouvailles avec Magne Furuholmen et Paul Waaktaar-Savoy.</p>
<p>Le groupe publie encore plusieurs albums studio au fil des d&eacute;cennies et poursuit ses activit&eacute;s sur sc&egrave;ne comme en studio jusqu&rsquo;au milieu des ann&eacute;es 2010. Cette continuit&eacute; modifie progressivement la perception de Harket : derri&egrave;re le visage associ&eacute; aux ann&eacute;es MTV demeure un chanteur dont le principal outil de travail exige ma&icirc;trise, souffle et pr&eacute;cision.</p>
<h2>La voix confront&eacute;e &agrave; la maladie</h2>
<p>En juin 2025, Morten Harket r&eacute;v&egrave;le publiquement &ecirc;tre atteint de la maladie de Parkinson. L&rsquo;annonce donne une r&eacute;sonance particuli&egrave;re &agrave; tout ce qui, dans son parcours, d&eacute;pend de la ma&icirc;trise du corps et de la voix. Le chanteur confie alors ne pas savoir s&rsquo;il pourra continuer &agrave; chanter, en raison des atteintes possibles de la maladie sur ses capacit&eacute;s vocales.</p>
<p>Cette incertitude ne permet pas de conclure &agrave; un arr&ecirc;t d&eacute;finitif de sa carri&egrave;re ni de pr&eacute;sumer de l&rsquo;&eacute;volution de son &eacute;tat. Elle place cependant sa voix, longtemps c&eacute;l&eacute;br&eacute;e pour son &eacute;tendue et son contr&ocirc;le, au centre d&rsquo;une question d&eacute;sormais tr&egrave;s concr&egrave;te. Pour un interpr&egrave;te dont le nom reste li&eacute; &agrave; l&rsquo;un des refrains les plus exigeants de la pop des ann&eacute;es 1980, l&rsquo;enjeu d&eacute;passe le symbole.</p>
<p>&Agrave; 67 ans, Morten Harket demeure associ&eacute; &agrave; cette trajectoire singuli&egrave;re : un enfant form&eacute; au piano classique, un &eacute;tudiant en th&eacute;ologie devenu musicien de rock, puis le leader vocal d&rsquo;un trio norv&eacute;gien projet&eacute; au sommet des classements mondiaux. Au bout de ce parcours, une image reste intacte : celle d&rsquo;un refrain de 1985 o&ugrave; sa voix quitte le baryton, gagne les hauteurs et porte <em>Take On Me</em> jusqu&rsquo;&agrave; sa note la plus imm&eacute;diatement reconnaissable.</p>
<p>Retrouvez &eacute;galement notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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