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    <title>Radio Collection – Écouter la meilleure radio Pop Rock gratuite et sans pub - RSS Actualités - Happy Birthday to..</title>
    <description>Radio Collection – Écouter la meilleure radio Pop Rock gratuite et sans pub - RSS Actualités - Happy Birthday to..</description>
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      <title>The Edge fête ses 65 ans : comment il a construit le son de U2</title>
      <description><![CDATA[N&eacute; le 8 ao&ucirc;t 1961 &agrave; Barking, dans l&rsquo;est de Londres, David Howell Evans f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 65 ans. Devenu The Edge au sein de U2, le guitariste, clavi&eacute;riste et auteur-compositeur a &eacute;labor&eacute...]]></description>
      <pubDate>Fri, 07 Aug 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p>N&eacute; le 8 ao&ucirc;t 1961 &agrave; Barking, dans l&rsquo;est de Londres, David Howell Evans f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 65 ans. Devenu The Edge au sein de U2, le guitariste, clavi&eacute;riste et auteur-compositeur a &eacute;labor&eacute; son langage en privil&eacute;giant les motifs, les effets et les couches sonores. Une m&eacute;thode artisanale qui relie ses premi&egrave;res exp&eacute;riences d&rsquo;adolescent aux longues sessions de <em>The Joshua Tree</em>.</p>
<p>&Agrave; 65 ans, The Edge reste associ&eacute; &agrave; une mani&egrave;re bien particuli&egrave;re d&rsquo;occuper l&rsquo;espace : moins par l&rsquo;accumulation de solos que par des figures r&eacute;p&eacute;t&eacute;es, transform&eacute;es par le delay, le chorus ou la r&eacute;verb&eacute;ration. Cette approche ne s&rsquo;est pas impos&eacute;e en une s&eacute;ance. Elle s&rsquo;est construite depuis l&rsquo;adolescence, &agrave; travers la pratique des instruments, le travail collectif de U2 et des collaborations d&eacute;cisives en studio.</p>
<p>Son parcours raconte ainsi celui d&rsquo;un musicien r&eacute;serv&eacute; devenu l&rsquo;un des principaux interlocuteurs techniques de son groupe. Derri&egrave;re les chansons de U2 se dessine une m&ecirc;me logique : fabriquer une base, chercher une texture, d&eacute;construire l&rsquo;arrangement si n&eacute;cessaire, puis recommencer jusqu&rsquo;&agrave; ce que chaque &eacute;l&eacute;ment trouve sa place.</p>
<h2>Avant The Edge, une guitare fabriqu&eacute;e &agrave; la main</h2>
<p>David Howell Evans est encore b&eacute;b&eacute; lorsque sa famille quitte l&rsquo;Angleterre pour s&rsquo;installer &agrave; Malahide, au nord de Dublin. Il y commence par apprendre le piano, avant de recevoir de sa m&egrave;re une premi&egrave;re guitare vers l&rsquo;&acirc;ge de neuf ans. Les cours de guitare viennent alors compl&eacute;ter sa formation musicale.</p>
<p>Adolescent studieux et plut&ocirc;t r&eacute;serv&eacute;, Evans ne se contente pas de jouer de l&rsquo;instrument : il en fabrique lui-m&ecirc;me un avec des moyens limit&eacute;s. L&rsquo;&eacute;pisode &eacute;claire son rapport concret &agrave; la musique. Bien avant les studios professionnels et les p&eacute;dales d&rsquo;effets, la guitare est d&eacute;j&agrave; pour lui un objet &agrave; comprendre, &agrave; manipuler et &agrave; transformer.</p>
<p>Son nom de sc&egrave;ne appara&icirc;t &eacute;galement pendant ces ann&eacute;es. Dans son cercle d&rsquo;amis, le surnom The Edge renvoie, selon des r&eacute;cits qui varient l&eacute;g&egrave;rement, &agrave; son c&ocirc;t&eacute; anguleux et observateur. Le jeune musicien, n&eacute; en Angleterre de parents gallois au milieu de camarades majoritairement irlandais, conserve une position l&eacute;g&egrave;rement d&eacute;cal&eacute;e. Ce surnom d&rsquo;adolescent finira par remplacer durablement son nom dans l&rsquo;histoire de U2.</p>
<h2>Une petite annonce rassemble les futurs membres de U2</h2>
<p>En 1976, &agrave; la Mount Temple Comprehensive School de Dublin, Larry Mullen Jr. place une annonce sur un tableau d&rsquo;affichage afin de r&eacute;unir des musiciens. David Evans y r&eacute;pond avec son fr&egrave;re a&icirc;n&eacute; Dik. Parmi les adolescents qui participent aux premi&egrave;res r&eacute;p&eacute;titions figurent &eacute;galement Paul Hewson, futur Bono, et Adam Clayton.</p>
<p>La formation porte d&rsquo;abord le nom de Feedback, puis celui de The Hype. Elle se stabilise finalement autour de Bono, The Edge, Adam Clayton et Larry Mullen, sans Dik Evans, avant d&rsquo;adopter le nom U2. En 1978, le groupe remporte un concours de talents organis&eacute; par la cha&icirc;ne irlandaise RT&Eacute;. Le prix lui permet d&rsquo;enregistrer une premi&egrave;re session en studio et contribue &agrave; attirer l&rsquo;attention de Paul McGuinness, qui devient son manager.</p>
<p>Au moment o&ugrave; U2 pr&eacute;pare son premier album, <em>Boy</em>, la trajectoire aurait pourtant pu s&rsquo;interrompre pour The Edge. Entre 1979 et 1980, une crise de foi le conduit &agrave; envisager de quitter le groupe afin d&rsquo;accorder davantage de place &agrave; sa vie spirituelle. Il choisit finalement de rester, dans un contexte religieux qu&rsquo;il partage notamment avec Bono et Larry Mullen.</p>
<h2>The Edge refuse le mod&egrave;le du guitariste virtuose</h2>
<p>Sur <em>Boy</em>, <em>October</em> et <em>War</em>, The Edge affirme progressivement une autre conception de la guitare rock. Au lieu de placer la virtuosit&eacute; et le solo au centre, il travaille &agrave; partir de motifs simples et r&eacute;p&eacute;t&eacute;s. Le delay, le chorus et la r&eacute;verb&eacute;ration prolongent les notes, tandis que les enregistrements en couches successives donnent davantage de profondeur aux arrangements.</p>
<p>Cette construction prend notamment forme au studio Windmill Lane de Dublin. Alors qu&rsquo;il demeure l&rsquo;un des membres les plus discrets sur sc&egrave;ne, The Edge se montre particuli&egrave;rement pr&eacute;cis lorsqu&rsquo;il faut discuter des microphones, des amplificateurs ou des effets avec les ing&eacute;nieurs du son. La r&eacute;serve du musicien contraste d&eacute;j&agrave; avec son implication dans les choix qui d&eacute;finissent l&rsquo;identit&eacute; sonore de U2.</p>
<p>Le r&ocirc;le de la guitare s&rsquo;en trouve d&eacute;plac&eacute;. Elle ne sert plus seulement &agrave; accompagner une m&eacute;lodie ou &agrave; pr&eacute;parer un solo : elle peut installer un rythme, produire une texture ou sugg&eacute;rer un espace autour de la voix. Ce principe devient une base de travail durable pour le groupe.</p>
<h2>Brian Eno et Daniel Lanois ouvrent le studio</h2>
<p>&Agrave; partir de <em>The Unforgettable Fire</em>, U2 travaille avec Brian Eno et Daniel Lanois. The Edge devient leur interlocuteur privil&eacute;gi&eacute; pour les questions sonores. Les guitares peuvent d&eacute;sormais &ecirc;tre trait&eacute;es comme des nappes de claviers, tandis que les structures s&rsquo;&eacute;loignent des formes les plus conventionnelles.</p>
<p>&laquo; Pride (In The Name of Love) &raquo; illustre cette mani&egrave;re de construire une chanson &agrave; partir d&rsquo;un socle instrumental relativement simple. Le morceau na&icirc;t d&rsquo;un motif de guitare rythmiquement marqu&eacute;, d&eacute;velopp&eacute; en r&eacute;p&eacute;tition et en studio. Bono pose ses paroles, inspir&eacute;es par Martin Luther King, sur cette base &eacute;labor&eacute;e avec Eno et Lanois.</p>
<p>Le travail ne part pas toujours d&rsquo;une chanson totalement achev&eacute;e. Bono expliquera que &laquo; celle-ci et beaucoup des premi&egrave;res chansons ont &eacute;t&eacute; &eacute;crites tr&egrave;s rapidement &ndash; en quelques minutes seulement &raquo;. Les paroles peuvent donc venir se greffer sur les patterns install&eacute;s par The Edge et les autres musiciens, dans un processus o&ugrave; l&rsquo;arrangement et l&rsquo;&eacute;criture avancent ensemble.</p>
<h2>&laquo; Where the Streets Have No Name &raquo;, la chanson qu&rsquo;Eno voulait effacer</h2>
<p>Pour &laquo; Where the Streets Have No Name &raquo;, The Edge arrive avec une cassette de d&eacute;monstration particuli&egrave;rement structur&eacute;e. La progression harmonique, l&rsquo;arp&egrave;ge de guitare en delay et les changements de tempo sont d&eacute;j&agrave; en place. Le groupe doit encore reproduire cette construction en studio, puis lui donner une forme d&eacute;finitive.</p>
<p>Le chantier s&rsquo;&eacute;tend sur plusieurs semaines. U2, Brian Eno et Daniel Lanois multiplient les couches de guitares, de claviers et de batterie, mais les retouches deviennent si laborieuses qu&rsquo;Eno propose un jour d&rsquo;effacer l&rsquo;enregistrement multipiste. Son objectif est de contraindre le groupe &agrave; repartir de z&eacute;ro et d&rsquo;emp&ecirc;cher la chanson d&rsquo;accaparer davantage la r&eacute;alisation de <em>The Joshua Tree</em>.</p>
<p>U2 refuse cette solution et poursuit le travail. The Edge r&eacute;sumera ainsi la m&eacute;thode employ&eacute;e : &laquo; Nous avons commenc&eacute; &agrave; partir de la base rythmique &ndash; la guitare, puis la batterie, puis Adam en dernier. &raquo; La chanson r&eacute;v&egrave;le le paradoxe de son approche : une d&eacute;mo tr&egrave;s pr&eacute;par&eacute;e peut encore exiger une reconstruction collective, couche apr&egrave;s couche.</p>
<h2>Des arrangements sans solo traditionnel</h2>
<p>&laquo; With or Without You &raquo; repose &eacute;galement sur la r&eacute;p&eacute;tition. Sur une progression d&rsquo;accords continue, The Edge superpose des guitares trait&eacute;es au delay et diff&eacute;rentes textures plut&ocirc;t que de recourir &agrave; un solo traditionnel. Le groupe teste plusieurs configurations avant d&rsquo;&eacute;tablir un arrangement dans lequel la guitare passe d&rsquo;un accompagnement discret &agrave; des lignes plus pr&eacute;sentes au fil du morceau.</p>
<p>Sur &laquo; I Still Haven&rsquo;t Found What I&rsquo;m Looking For &raquo;, le musicien choisit au contraire une intervention plus d&eacute;pouill&eacute;e. Guitare et clavier soutiennent la structure gospel-rock, tandis que le placement rythmique et la r&eacute;verb&eacute;ration prennent davantage d&rsquo;importance que la densit&eacute; de l&rsquo;arrangement. Deux chansons du m&ecirc;me album montrent ainsi que sa m&eacute;thode ne repose pas sur un effet unique, mais sur l&rsquo;adaptation de l&rsquo;instrument &agrave; l&rsquo;espace recherch&eacute;.</p>
<p>En parall&egrave;le, The Edge compose en 1986 et 1987 la musique du film <em>Captive</em>. Cette exp&eacute;rience hors de U2 lui permet de d&eacute;velopper une &eacute;criture davantage instrumentale et atmosph&eacute;rique. Les recherches men&eacute;es dans ce cadre nourriront ensuite les explorations du groupe au cours de la d&eacute;cennie suivante.</p>
<h2>D&eacute;construire le son qu&rsquo;il avait contribu&eacute; &agrave; cr&eacute;er</h2>
<p>Apr&egrave;s le succ&egrave;s de <em>The Joshua Tree</em> et la tourn&eacute;e qui l&rsquo;accompagne, The Edge devient l&rsquo;un des moteurs de la remise en question artistique de U2. Lass&eacute; de l&rsquo;image de rock h&eacute;ro&iuml;que d&eacute;sormais associ&eacute;e au groupe, il pousse les sessions vers les bo&icirc;tes &agrave; rythmes, les boucles et les guitares fortement trait&eacute;es.</p>
<p>Ce d&eacute;placement aboutit &agrave; <em>Achtung Baby</em>, fa&ccedil;onn&eacute; notamment pendant les sessions berlinoises. Le geste est r&eacute;v&eacute;lateur : le guitariste accepte de d&eacute;construire une signature qu&rsquo;il a lui-m&ecirc;me contribu&eacute; &agrave; installer. Les textures industrielles et &eacute;lectroniques ne remplacent pas sa m&eacute;thode initiale ; elles prolongent son go&ucirc;t pour la transformation du son et le travail par strates.</p>
<p>De la guitare construite pendant l&rsquo;adolescence &agrave; la d&eacute;mo minutieuse de &laquo; Where the Streets Have No Name &raquo;, le m&ecirc;me rapport artisanal traverse ainsi le parcours de David Howell Evans. L&rsquo;instrument n&rsquo;est jamais seulement jou&eacute; : il est examin&eacute;, trait&eacute; et replac&eacute; dans une architecture collective.</p>
<p>Son histoire au sein de U2 permet surtout de comprendre comment un musicien en retrait a pu peser sur les d&eacute;cisions les plus structurantes du groupe. &Agrave; 65 ans, The Edge se raconte moins par une succession de solos que par les espaces qu&rsquo;il a appris &agrave; construire autour des chansons.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Shawn Mendes souffle ses 28 bougies : de six secondes sur Vine à « In My Blood »</title>
      <description><![CDATA[Six secondes ont suffi &agrave; ouvrir la premi&egrave;re porte. Durant l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2013, Shawn Mendes enregistre dans sa chambre un extrait acoustique de &laquo; As Long As You Love Me &raquo...]]></description>
      <pubDate>Fri, 07 Aug 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/shawn-mendes-souffle-ses-28-bougies-de-six-secondes-sur-vine-a-in-my-blood-273</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Six secondes ont suffi &agrave; ouvrir la premi&egrave;re porte. Durant l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2013, Shawn Mendes enregistre dans sa chambre un extrait acoustique de &laquo; As Long As You Love Me &raquo; de Justin Bieber, demande &agrave; sa s&oelig;ur de le filmer et publie la vid&eacute;o sur Vine. Le lendemain, le lyc&eacute;en canadien d&eacute;couvre environ 10 000 mentions &laquo; j&rsquo;aime &raquo;. Quelques mois plus tard, son audience se compte en centaines de milliers d&rsquo;abonn&eacute;s.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette sc&egrave;ne fondatrice permet de mesurer le chemin parcouru, mais aussi de comprendre la continuit&eacute; de son travail. Internet lui a servi successivement de professeur de guitare, de sc&egrave;ne miniature et de moyen d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;industrie musicale. Restait &agrave; transformer une notori&eacute;t&eacute; soudaine en chansons originales, puis &agrave; trouver comment parler de lui derri&egrave;re les formats de la pop.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">La chambre o&ugrave; tout a commenc&eacute;</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; 13 ou 14 ans, Shawn Mendes ne suit pas encore un parcours professionnel. &Agrave; Pickering, dans l&rsquo;Ontario, il apprend seul la guitare &agrave; l&rsquo;aide de tutoriels disponibles sur YouTube. Il passe de longues heures &agrave; reproduire des accords et des chansons chez lui, sans avoir encore envisag&eacute; d&rsquo;en faire une carri&egrave;re.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Vine lui offre bient&ocirc;t un format adapt&eacute; &agrave; cet apprentissage : de tr&egrave;s courtes reprises acoustiques de succ&egrave;s pop. Dans son souvenir, le premier tournage tient &agrave; une demande tr&egrave;s simple : &laquo; J&rsquo;&eacute;tais assis dans ma chambre, ma s&oelig;ur est entr&eacute;e et je lui ai dit : &ldquo;H&eacute;, tu peux filmer &ccedil;a ?&rdquo; &raquo;</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La viralit&eacute; de la reprise de Justin Bieber change l&rsquo;&eacute;chelle du projet. Mendes continue &agrave; publier, rassemble rapidement une communaut&eacute; et devient l&rsquo;un des premiers chanteurs pop dont le passage vers une grande maison de disques repose sur une audience massive construite sur Vine. Cette visibilit&eacute; ne garantit pourtant ni un r&eacute;pertoire personnel ni une pr&eacute;sence sc&eacute;nique. C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment sur ces deux terrains que son entourage va commencer &agrave; travailler.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Andrew Gertler fait le lien avec Island Records</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">En novembre 2013, le manager Andrew Gertler rep&egrave;re Shawn Mendes gr&acirc;ce &agrave; ses vid&eacute;os. Avec Ziggy Chareton, charg&eacute; des artistes et du r&eacute;pertoire chez Island Records, il contacte sa famille et l&rsquo;invite &agrave; New York. Plusieurs r&eacute;unions, sessions et auditions pr&eacute;c&egrave;dent la signature officielle du chanteur chez Island en mai 2014.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le passage de la chambre d&rsquo;adolescent aux bureaux d&rsquo;un label ne se r&eacute;sume pas &agrave; l&rsquo;exploitation d&rsquo;un nombre d&rsquo;abonn&eacute;s. Avant m&ecirc;me la sortie de son premier EP, Mendes doit apprendre &agrave; construire une prestation destin&eacute;e &agrave; un public autrement plus large que celui d&rsquo;une application mobile.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Dans un studio de r&eacute;p&eacute;tition de Manhattan, il travaille ainsi avec Tom Jackson, coach de sc&egrave;ne ayant notamment accompagn&eacute; Taylor Swift durant son adolescence. Mendes r&eacute;p&egrave;te &laquo; The Weight &raquo; sous son regard et apprend &agrave; structurer ses performances. L&rsquo;&eacute;pisode r&eacute;v&egrave;le l&rsquo;envers de cette &eacute;mergence num&eacute;rique : pour convertir quelques secondes de vid&eacute;o en carri&egrave;re, il faut d&eacute;sormais tenir une chanson enti&egrave;re et occuper une sc&egrave;ne.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Life of the Party &raquo;, la premi&egrave;re preuve</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Sorti en juin 2014, &laquo; Life of the Party &raquo; devient le premier single de Shawn Mendes chez Island Records. Il n&rsquo;a que 15 ans lorsqu&rsquo;il enregistre cette ballade adress&eacute;e aux adolescents qui se sentent en d&eacute;calage social. Andrew Gertler la pr&eacute;sente aux &eacute;quipes du label comme la preuve que le jeune chanteur peut d&eacute;fendre des morceaux originaux, au-del&agrave; des reprises qui l&rsquo;ont fait conna&icirc;tre.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La chanson sert de passerelle entre sa communaut&eacute; en ligne et le public des radios. Elle entre dans le top 25 du Billboard Hot 100, faisant de Mendes l&rsquo;un des plus jeunes artistes &agrave; atteindre ce niveau du classement. Le ph&eacute;nom&egrave;ne Vine dispose d&eacute;sormais d&rsquo;un titre &agrave; son nom.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette &eacute;tape ne gomme pas ses d&eacute;buts : elle les prolonge. La voix et la guitare qui tenaient dans une vid&eacute;o de six secondes deviennent le point de d&eacute;part d&rsquo;un r&eacute;pertoire con&ccedil;u pour des formats plus longs et une diffusion plus large.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">De &laquo; Stitches &raquo; aux notes vocales nocturnes</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">En 2015, le premier album Handwritten, port&eacute; notamment par &laquo; Stitches &raquo;, installe Shawn Mendes dans la pop internationale. La chanson reprend plusieurs &eacute;l&eacute;ments associ&eacute;s &agrave; ses d&eacute;buts : une &eacute;criture centr&eacute;e sur la guitare, des paroles de rupture sentimentale adolescentes et une production qui donne davantage d&rsquo;ampleur au refrain. Elle contribue surtout &agrave; le faire passer de la curiosit&eacute; issue des r&eacute;seaux sociaux au statut d&rsquo;artiste r&eacute;guli&egrave;rement diffus&eacute; &agrave; la radio.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Derri&egrave;re cette efficacit&eacute; se met en place une m&eacute;thode collaborative. Mendes part souvent d&rsquo;une m&eacute;lodie simple jou&eacute;e &agrave; la guitare ou au piano. Il enregistre aussi sur son t&eacute;l&eacute;phone des fragments de texte ou des id&eacute;es apparus tard dans la nuit, parfois vers deux heures du matin, avant de les reprendre en studio.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Teddy Geiger et Scott Harris occupent une place importante dans ce processus. En sessions resserr&eacute;es, les coauteurs d&eacute;veloppent ces &eacute;bauches pour leur donner une structure et des refrains imm&eacute;diatement identifiables. &laquo; Treat You Better &raquo; s&rsquo;inscrit dans cette m&eacute;thode : une id&eacute;e m&eacute;lodique travaill&eacute;e collectivement, au service d&rsquo;un narrateur qui promet &agrave; une jeune femme une relation plus saine que celle qu&rsquo;elle conna&icirc;t.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette mani&egrave;re de composer cr&eacute;e un pont entre deux dimensions de son parcours. L&rsquo;impulsion reste intime et parfois domestique, comme au temps des premi&egrave;res vid&eacute;os, tandis que la mise en forme repose sur le travail r&eacute;gulier d&rsquo;une &eacute;quipe.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; In My Blood &raquo;, le moment o&ugrave; l&rsquo;&eacute;criture change de sujet</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Avec &laquo; In My Blood &raquo;, Shawn Mendes ne raconte plus seulement les relations sentimentales. &Eacute;crite durant une p&eacute;riode o&ugrave; il lutte contre l&rsquo;anxi&eacute;t&eacute; et se sent submerg&eacute; par les attentes, la chanson expose les pens&eacute;es intrusives et l&rsquo;impression de ne pas parvenir &agrave; tenir. Son refrain oppose &agrave; ce d&eacute;couragement une formule de r&eacute;sistance : renoncer ne serait pas &laquo; dans son sang &raquo;.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le titre marque une &eacute;volution parce que la vuln&eacute;rabilit&eacute; n&rsquo;est plus seulement &eacute;voqu&eacute;e en interview : elle devient la mati&egrave;re m&ecirc;me de la chanson. Mendes conserve sa m&eacute;thode habituelle, avec Teddy Geiger et Scott Harris, ainsi qu&rsquo;une structure pop destin&eacute;e &agrave; f&eacute;d&eacute;rer. Le sujet, lui, engage plus directement son exp&eacute;rience personnelle.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette tension entre exposition publique et pr&eacute;servation de soi prend une dimension concr&egrave;te en 2022. Au milieu de la tourn&eacute;e mondiale consacr&eacute;e &agrave; Wonder, le chanteur annonce d&rsquo;abord une pause de trois semaines, puis annule les dates restantes en Am&eacute;rique du Nord et en Europe. Il explique avoir repris la route trop vite apr&egrave;s la pand&eacute;mie et avoir d&eacute;pass&eacute; ses limites. La d&eacute;cision interrompt une entreprise majeure afin de donner la priorit&eacute; &agrave; sa sant&eacute; mentale.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">D&rsquo;une plateforme &eacute;ph&eacute;m&egrave;re &agrave; une parole plus personnelle</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le parcours de Shawn Mendes ne se r&eacute;duit donc pas &agrave; une r&eacute;ussite n&eacute;e des r&eacute;seaux sociaux. Vine a provoqu&eacute; la rencontre avec Andrew Gertler et Island Records, mais les &eacute;tapes suivantes ont exig&eacute; un apprentissage de la sc&egrave;ne, l&rsquo;affirmation d&rsquo;un r&eacute;pertoire original et la constitution d&rsquo;un noyau stable de coauteurs.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Life of the Party &raquo;, &laquo; Stitches &raquo;, &laquo; Treat You Better &raquo; et &laquo; In My Blood &raquo; racontent cette transformation sans former une simple suite de succ&egrave;s. La premi&egrave;re chanson devait prouver qu&rsquo;il existait au-del&agrave; des reprises. Les suivantes ont consolid&eacute; une m&eacute;thode d&rsquo;&eacute;criture avant que &laquo; In My Blood &raquo; n&rsquo;ouvre un espace plus directement li&eacute; &agrave; ses difficult&eacute;s.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Shawn Mendes f&ecirc;te ses 28 ans ce 8 ao&ucirc;t. Treize ans apr&egrave;s la vid&eacute;o tourn&eacute;e avec sa s&oelig;ur, son histoire reste marqu&eacute;e par le m&ecirc;me mouvement : saisir une id&eacute;e dans un cadre intime, puis d&eacute;terminer jusqu&rsquo;o&ugrave; elle peut &ecirc;tre port&eacute;e en public &mdash; et &agrave; quel prix.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Scott Stapp a 53 ans : de la foi tourmentée aux hymnes de Creed</title>
      <description><![CDATA[&Agrave; 53 ans, Scott Stapp reste indissociable des textes qui ont port&eacute; Creed au sommet du rock am&eacute;ricain &agrave; la fin des ann&eacute;es 1990. Derri&egrave;re les refrains f&eacute;d&eacu...]]></description>
      <pubDate>Fri, 07 Aug 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/scott-stapp-a-53-ans-de-la-foi-tourmentee-aux-hymnes-de-creed-272</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; 53 ans, Scott Stapp reste indissociable des textes qui ont port&eacute; Creed au sommet du rock am&eacute;ricain &agrave; la fin des ann&eacute;es 1990. Derri&egrave;re les refrains f&eacute;d&eacute;rateurs du groupe, le chanteur a install&eacute; un vocabulaire personnel fait de foi, de culpabilit&eacute;, de responsabilit&eacute; et de r&eacute;demption.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ce registre ne rel&egrave;ve pas d&rsquo;un simple choix esth&eacute;tique. Il prend racine dans une &eacute;ducation religieuse stricte, se pr&eacute;cise au contact de Mark Tremonti et accompagne aussi bien l&rsquo;ascension de Creed que les p&eacute;riodes de rupture du chanteur. Chez Stapp, la chanson sert souvent &agrave; exposer un conflit int&eacute;rieur sans n&eacute;cessairement le r&eacute;soudre.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Une &eacute;ducation religieuse transform&eacute;e en mati&egrave;re &agrave; chansons</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Scott Stapp grandit aupr&egrave;s d&rsquo;un beau-p&egrave;re pasteur pentec&ocirc;tiste. Cet environnement lui inspire autant de fascination que de r&eacute;volte et fournit progressivement la mati&egrave;re de nombreux textes de Creed. La foi y appara&icirc;t moins comme une certitude paisible que comme un espace de questionnement, o&ugrave; se croisent la faute, le doute et le d&eacute;sir de r&eacute;paration.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette tension accompagne une d&eacute;cision d&eacute;terminante. &Eacute;tudiant en droit &agrave; la Florida State University, Stapp abandonne l&rsquo;universit&eacute; afin de se consacrer &agrave; la musique. Le choix provoque une rupture avec sa famille, oppos&eacute;e au rock, mais ouvre la voie &agrave; un projet construit avec un ancien camarade de lyc&eacute;e retrouv&eacute; &agrave; l&rsquo;universit&eacute; : Mark Tremonti.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Leur compl&eacute;mentarit&eacute; se met rapidement en place. Tremonti compose la musique tandis que Stapp se concentre sur les paroles. Cette r&eacute;partition donne &agrave; Creed son &eacute;quilibre entre riffs de guitare et textes introspectifs, sans imposer pour autant les convictions du chanteur aux autres membres, qui ne partagent pas n&eacute;cessairement sa foi chr&eacute;tienne.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">De &laquo; Naked Toddler &raquo; &agrave; Creed, un nom qui finit par faire sens</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Avant Creed, le groupe porte bri&egrave;vement un nom nettement moins solennel : &laquo; Naked Toddler &raquo;. Scott Stapp a rep&eacute;r&eacute; cette expression dans un journal local, mais les r&eacute;actions mitig&eacute;es de l&rsquo;entourage et des musiciens conduisent rapidement &agrave; l&rsquo;abandonner.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le bassiste Brian Marshall propose alors Creed, d&eacute;riv&eacute; du nom de son ancienne formation, Mattox Creed. Le terme entre en r&eacute;sonance avec les pr&eacute;occupations de Stapp, m&ecirc;me s&rsquo;il ne r&eacute;sulte pas directement de ses textes. Le chanteur r&eacute;sumera plus tard ce lien en une formule : &laquo; Mes paroles, associ&eacute;es &agrave; ma musique, sont devenues mon credo. &raquo;</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Avec Mark Tremonti, Brian Marshall et Scott Phillips, Stapp participe ainsi &agrave; la naissance d&rsquo;un groupe dont le nom semble annoncer le contenu des chansons. My Own Prison en 1997, Human Clay en 1999 et Weathered en 2001 se vendent &agrave; des dizaines de millions d&rsquo;exemplaires. Creed passe de d&eacute;buts modestes aux premi&egrave;res places des classements rock, tandis que les interrogations de son parolier trouvent une audience consid&eacute;rable.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Higher &raquo; et &laquo; With Arms Wide Open &raquo;, deux visages de la qu&ecirc;te de Scott Stapp</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Higher &raquo; concentre une part importante du langage de Scott Stapp. Dans ses interviews, il pr&eacute;sente la chanson comme une m&eacute;taphore de la qu&ecirc;te spirituelle et du combat contre ses propres d&eacute;mons. L&rsquo;endroit &laquo; plus haut &raquo; &eacute;voqu&eacute; dans le texte repr&eacute;sente un &eacute;tat de paix int&eacute;rieure, imagin&eacute; durant une p&eacute;riode o&ugrave; le chanteur se sent prisonnier de ses ambitions et de ses contradictions religieuses.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; With Arms Wide Open &raquo; part d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement plus concret : l&rsquo;annonce de sa future paternit&eacute;. Stapp &eacute;crit le morceau comme une pri&egrave;re de remerciement et de protection adress&eacute;e &agrave; l&rsquo;enfant &agrave; venir. La chanson d&eacute;place ses interrogations vers la responsabilit&eacute; d&rsquo;un p&egrave;re, avec un texte plus direct que ceux des compositions les plus tourment&eacute;es de Creed.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ces deux titres montrent comment le m&ecirc;me bin&ocirc;me peut changer de perspective sans modifier sa m&eacute;thode. Tremonti fournit l&rsquo;architecture musicale, Stapp y place un r&eacute;cit intime susceptible de d&eacute;passer sa seule exp&eacute;rience. Chez le parolier, cette &eacute;criture peut aussi surgir tr&egrave;s vite : il raconte que certaines chansons ont &eacute;t&eacute; &eacute;crites &laquo; de bout en bout en cinq minutes &raquo;.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; My Sacrifice &raquo;, quand le succ&egrave;s devient lui-m&ecirc;me un sujet</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La r&eacute;ussite commerciale de Creed ne fait pas dispara&icirc;tre les tensions exprim&eacute;es dans les premi&egrave;res chansons. Elle leur donne une autre forme. Dans &laquo; My Sacrifice &raquo;, Stapp r&eacute;fl&eacute;chit aux renoncements impos&eacute;s par la c&eacute;l&eacute;brit&eacute; et par sa relation &agrave; la foi. Il d&eacute;crit le sentiment d&rsquo;avoir abandonn&eacute; une partie de lui-m&ecirc;me pour soutenir le rythme du groupe, tout en cherchant &agrave; renouer avec une dimension spirituelle.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette fragilit&eacute; rejoint bient&ocirc;t le fonctionnement de Creed. Le groupe se met en pause en 2004, revient en 2009 avec Full Circle, puis conna&icirc;t une nouvelle s&eacute;paration en 2012. Ces mouvements se d&eacute;roulent alors que Stapp traverse d&rsquo;importantes difficult&eacute;s personnelles, marqu&eacute;es par les addictions et des troubles de sant&eacute; mentale.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La progression fulgurante des ann&eacute;es Human Clay laisse ainsi place &agrave; une p&eacute;riode beaucoup plus instable. L&rsquo;&eacute;criture ne cesse pas pour autant. Elle quitte progressivement le cadre collectif pour devenir, dans les albums solo, un r&eacute;cit plus directement centr&eacute; sur le parcours du chanteur.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Proof of Life &raquo;, le morceau d&rsquo;une reconstruction</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Scott Stapp entame sa carri&egrave;re solo avec The Great Divide en 2005. Proof of Life suit en 2013, avant The Space Between The Shadows en 2019 et Higher Power en 2024. Ces disques prolongent les th&egrave;mes spirituels de Creed, mais les rattachent plus explicitement &agrave; son histoire personnelle.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La chanson &laquo; Proof of Life &raquo; occupe une place charni&egrave;re dans ce cheminement. Stapp y aborde ses addictions, son diagnostic de trouble bipolaire et sa d&eacute;cision de demander de l&rsquo;aide. Apr&egrave;s des arrestations, des tentatives de suicide et une vid&eacute;o inqui&eacute;tante publi&eacute;e en 2014, la prise en charge m&eacute;dicale devient un point de bascule qu&rsquo;il r&eacute;sume sobrement : &laquo; J&rsquo;ai touch&eacute; le fond et j&rsquo;ai d&ucirc; reconstruire ma vie depuis z&eacute;ro. &raquo;</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Pour The Space Between The Shadows, le chanteur travaille avec les producteurs Marti Frederiksen et Scott Stevens. L&rsquo;album inscrit son retour en studio dans un cadre renouvel&eacute; apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es difficiles. En 2024, Higher Power ajoute un nouveau chapitre &agrave; ce parcours artistique et personnel men&eacute; parall&egrave;lement &agrave; Creed.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; l&rsquo;approche de son anniversaire, le fil qui relie les diff&eacute;rentes p&eacute;riodes de Scott Stapp appara&icirc;t dans les chansons elles-m&ecirc;mes. L&rsquo;&eacute;tudiant qui abandonne le droit, le parolier de Creed et l&rsquo;artiste solo utilisent le m&ecirc;me espace d&rsquo;&eacute;criture pour confronter croyance, ambition, responsabilit&eacute; et chute.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">De &laquo; Higher &raquo; &agrave; &laquo; Proof of Life &raquo;, en passant par &laquo; With Arms Wide Open &raquo; et &laquo; My Sacrifice &raquo;, ces titres permettent de suivre moins une chronologie qu&rsquo;une succession de questions reformul&eacute;es au fil du temps. Autant de chansons &agrave; r&eacute;&eacute;couter sur RADIO COLLECTION pour mesurer comment Scott Stapp a fait de ses contradictions le moteur constant de ses textes.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Pat Smear souffle 67 bougies : du chaos punk aux Foo Fighters</title>
      <description><![CDATA[Pat Smear appara&icirc;t &agrave; 67 ans toujours comme un musicien de groupe avant tout. De la fureur de The Germs aux grandes sc&egrave;nes des Foo Fighters, en passant par les derniers mois de Nirvana, s...]]></description>
      <pubDate>Tue, 04 Aug 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/pat-smear-souffle-67-bougies-du-chaos-punk-aux-foo-fighters-260</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Pat Smear appara&icirc;t &agrave; 67 ans toujours comme un musicien de groupe avant tout. De la fureur de The Germs aux grandes sc&egrave;nes des Foo Fighters, en passant par les derniers mois de Nirvana, sa guitare a souvent rempli la m&ecirc;me fonction : apporter de la mati&egrave;re, consolider les arrangements et servir les chansons sans r&eacute;clamer toute la lumi&egrave;re.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">N&eacute; Georg Albert Ruthenberg le 5 ao&ucirc;t 1959 &agrave; Los Angeles, le guitariste a construit son parcours par rencontres et r&eacute;orientations successives. Une amiti&eacute; adolescente l&rsquo;a plong&eacute; dans le punk, un appel de Kurt Cobain l&rsquo;a plac&eacute; au c&oelig;ur de Nirvana et sa relation musicale avec Dave Grohl lui a permis de participer &agrave; la naissance, au d&eacute;part puis au d&eacute;veloppement des Foo Fighters.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Une amiti&eacute; adolescente &agrave; l&rsquo;origine de The Germs</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1970, Georg Ruthenberg se lie avec Jan Paul Beahm, qui prendra bient&ocirc;t le nom de Darby Crash. Les deux adolescents fr&eacute;quentent la sc&egrave;ne underground de Los Angeles. Cette proximit&eacute; d&eacute;bouche en 1976 sur la cr&eacute;ation de The Germs, avec Lorna Doom &agrave; la basse et Don Bolles &agrave; la batterie, apr&egrave;s des d&eacute;buts auxquels participe &eacute;galement Dottie Danger.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ruthenberg devient Pat Smear, un nom de sc&egrave;ne fond&eacute; sur un jeu de mots m&eacute;dical volontairement provocateur. L&rsquo;humour noir correspond &agrave; l&rsquo;esprit de cette sc&egrave;ne punk locale, o&ugrave; le choc verbal accompagne une musique encore en construction. The Germs se fait rapidement conna&icirc;tre pour ses prestations chaotiques, au point que Smear r&eacute;sumera plus tard leur intention avec une formule s&egrave;che : &laquo; On essayait juste d&rsquo;&ecirc;tre le pire groupe possible. &raquo;</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Derri&egrave;re la provocation, sa guitare impose pourtant une premi&egrave;re constante. Le jeu est agressif, mais conserve un sens m&eacute;lodique qui structure les morceaux autour de la voix de Darby Crash. Cette tension entre d&eacute;sordre apparent et pr&eacute;cision musicale va suivre Pat Smear bien au-del&agrave; de ses ann&eacute;es punk.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Joan Jett canalise The Germs sur (GI)</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">En 1979, The Germs entre en studio pour enregistrer son unique album, (GI). Joan Jett en assure la production et donne une forme durable &agrave; l&rsquo;&eacute;nergie brute d&rsquo;un groupe dont les concerts ont install&eacute; une r&eacute;putation sulfureuse. Le disque permet surtout d&rsquo;entendre ce que le tumulte sc&eacute;nique pouvait parfois masquer : une v&eacute;ritable architecture de chansons.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La guitare de Smear relie les structures m&eacute;lodiques &agrave; la fureur vocale de Crash. L&rsquo;enregistrement transforme ainsi l&rsquo;instabilit&eacute; des Germs en un langage musical coh&eacute;rent, sans effacer son tranchant. (GI) devient rapidement un jalon important du punk am&eacute;ricain.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette premi&egrave;re aventure s&rsquo;interrompt brutalement &agrave; la fin de 1980. Apr&egrave;s la mort par suicide de Darby Crash, The Germs se dissout et Pat Smear perd le groupe n&eacute; de son amiti&eacute; adolescente. Il doit d&egrave;s lors retrouver une place dans un paysage musical qui continue d&rsquo;&eacute;voluer sans son projet fondateur.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Des ann&eacute;es de transition avant l&rsquo;appel de Kurt Cobain</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Au cours des ann&eacute;es 1980, Smear refuse de s&rsquo;enfermer dans son pass&eacute; avec The Germs. Il rejoint notamment The Adolescents, collabore avec Nina Hagen, appara&icirc;t dans quelques films et publie deux disques sous son nom : Ruthensmear en 1987, puis So You Fell in Love with a Musician&hellip; en 1992.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ce parcours dispers&eacute; entretient sa pr&eacute;sence dans les sc&egrave;nes punk et alternative de Californie. Au tournant des ann&eacute;es 1990, il refuse m&ecirc;me une proposition de remplacer John Frusciante au sein des Red Hot Chili Peppers. Sa carri&egrave;re change pourtant d&rsquo;&eacute;chelle peu apr&egrave;s, par un moyen particuli&egrave;rement direct.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">En 1993, Kurt Cobain le contacte personnellement pour lui proposer de devenir le second guitariste de Nirvana pendant la tourn&eacute;e d&rsquo;In Utero. Pat Smear racontera simplement l&rsquo;&eacute;pisode : &laquo; Kurt m&rsquo;a appel&eacute; et m&rsquo;a demand&eacute; si je voulais jouer de la guitare dans Nirvana. &raquo; Le v&eacute;t&eacute;ran de l&rsquo;underground rejoint alors Cobain, Dave Grohl et Krist Novoselic sur sc&egrave;ne.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Pat Smear, deuxi&egrave;me guitare des derniers concerts de Nirvana</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Smear appara&icirc;t avec Nirvana d&egrave;s 1993, notamment lors de l&rsquo;&eacute;mission Saturday Night Live en septembre. Il accompagne ensuite le groupe tout au long de la tourn&eacute;e d&rsquo;In Utero, jusqu&rsquo;&agrave; la mort de Kurt Cobain au printemps 1994. Sa pr&eacute;sence permet &agrave; Nirvana d&rsquo;&eacute;toffer ses parties de guitare en concert sans modifier l&rsquo;&eacute;quilibre central du trio.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La session MTV Unplugged in New York montre une autre facette de ce r&ocirc;le. Dans cette configuration acoustique volontairement d&eacute;pouill&eacute;e, Pat Smear double certaines parties, stabilise les arrangements et ajoute des contre-m&eacute;lodies discr&egrave;tes. L&rsquo;ancien guitariste des Germs ne cherche plus &agrave; canaliser le chaos d&rsquo;une sc&egrave;ne punk : il soutient ici la fragilit&eacute; choisie par Nirvana.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette capacit&eacute; d&rsquo;adaptation explique la coh&eacute;rence d&rsquo;un itin&eacute;raire qui pourrait, &agrave; premi&egrave;re vue, sembler fait de ruptures. Smear ne joue pas de la m&ecirc;me mani&egrave;re avec The Germs et Nirvana, mais conserve une m&ecirc;me attention &agrave; l&rsquo;espace laiss&eacute; aux autres musiciens.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Avec Foo Fighters, des guitares &eacute;paissies puis un d&eacute;part</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Apr&egrave;s la dissolution de Nirvana, Dave Grohl lance Foo Fighters en 1995. Pat Smear rejoint la premi&egrave;re mouture du groupe et accompagne le passage d&rsquo;un projet initial largement port&eacute; par Grohl &agrave; une formation constitu&eacute;e. Son exp&eacute;rience du punk et de la sc&egrave;ne apporte un point d&rsquo;appui &agrave; ce nouveau d&eacute;part.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Sa contribution se pr&eacute;cise sur The Colour and the Shape, deuxi&egrave;me album des Foo Fighters, publi&eacute; en 1997. Smear participe &agrave; l&rsquo;&eacute;paississement des textures de guitare et aux contrastes entre les couplets m&eacute;lodiques et les refrains satur&eacute;s. Le travail r&eacute;alis&eacute; autour de titres comme &laquo; Everlong &raquo; et &laquo; My Hero &raquo; aide le groupe &agrave; stabiliser une formule de rock alternatif &agrave; la fois &eacute;nergique et m&eacute;lodique.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Peu apr&egrave;s la sortie du disque, Pat Smear quitte pourtant les Foo Fighters pendant la tourn&eacute;e de promotion. Cette d&eacute;cision personnelle interrompt sa collaboration avec Dave Grohl et le place temporairement en retrait au moment o&ugrave; le groupe prend de l&rsquo;ampleur.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Le retour progressif de Pat Smear au sein des Foo Fighters</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le lien n&rsquo;est pas d&eacute;finitivement rompu. &Agrave; partir de 2006, Smear revient comme guitariste de tourn&eacute;e, avant de redevenir officiellement membre du groupe autour de 2010. Il participe notamment &agrave; Wasting Light en 2011 et consolide sa position de troisi&egrave;me guitariste, avec un r&ocirc;le fond&eacute; sur l&rsquo;exp&eacute;rience et le travail collectif.</span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Dans les ann&eacute;es 2020, il continue &agrave; se produire avec les Foo Fighters lors des tourn&eacute;es li&eacute;es aux albums r&eacute;cents du groupe. Sa pr&eacute;sence actuelle prolonge une trajectoire commenc&eacute;e cinquante ans plus t&ocirc;t dans l&rsquo;underground de Los Angeles, mais sans effacer les &eacute;carts qui la composent : la violence contenue de (GI), la d&eacute;licatesse du MTV Unplugged de Nirvana et les couches de guitares de The Colour and the Shape.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Pat Smear a plusieurs fois chang&eacute; de cadre sans renoncer &agrave; sa mani&egrave;re d&rsquo;occuper l&rsquo;espace. Il pr&eacute;f&egrave;re jouer en retrait, renforcer un morceau et laisser le groupe passer avant l&rsquo;individu. &Agrave; l&rsquo;approche de son anniversaire, r&eacute;&eacute;couter &laquo; Everlong &raquo;, &laquo; My Hero &raquo; ou la session acoustique de Nirvana permet d&rsquo;entendre cette pr&eacute;sence rarement d&eacute;monstrative, mais pr&eacute;cis&eacute;ment plac&eacute;e.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Anniversaire de Matthew Caws : comment Nada Surf a dépassé « Popular »</title>
      <description><![CDATA[Matthew Caws a 59 ans ce 5 ao&ucirc;t. Pour le musicien am&eacute;ricain, cet anniversaire &eacute;claire un parcours longtemps r&eacute;sum&eacute; &agrave; &laquo; Popular &raquo;, le succ&egrave;s qui pr...]]></description>
      <pubDate>Tue, 04 Aug 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/anniversaire-de-matthew-caws-comment-nada-surf-a-depasse-popular-259</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Matthew Caws a 59 ans ce 5 ao&ucirc;t. Pour le musicien am&eacute;ricain, cet anniversaire &eacute;claire un parcours longtemps r&eacute;sum&eacute; &agrave; &laquo; Popular &raquo;, le succ&egrave;s qui propulse Nada Surf sur les radios universitaires et MTV en 1996. Or la trajectoire du groupe s&rsquo;est surtout construite dans l&rsquo;apr&egrave;s : lorsqu&rsquo;il a fallu renoncer &agrave; reproduire ce coup d&rsquo;&eacute;clat et replacer les chansons au centre du projet.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette pers&eacute;v&eacute;rance prend racine bien avant les majors. Des &eacute;t&eacute;s en Provence au Lyc&eacute;e Fran&ccedil;ais de New York, d&rsquo;un magasin de disques aux premiers vinyles autoproduits, Caws s&rsquo;est form&eacute; par immersion. Chaque &eacute;tape l&rsquo;a rapproch&eacute; du m&ecirc;me objectif : &eacute;crire, jouer et installer Nada Surf dans la dur&eacute;e.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Une amiti&eacute; musicale n&eacute;e au Lyc&eacute;e Fran&ccedil;ais de New York</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Matthew Rorison Caws grandit sur l&rsquo;Upper West Side, dans une famille de professeurs universitaires o&ugrave; la musique baroque occupe une place importante. Ses &eacute;t&eacute;s se d&eacute;roulent dans une petite maison rustique en Provence, parfois sous une tente faute de place. Deux environnements tr&egrave;s diff&eacute;rents, entre culture new-yorkaise et s&eacute;jours fran&ccedil;ais, qui nourrissent pr&eacute;cocement son rapport &agrave; la musique.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1980, ses parents l&rsquo;inscrivent au Lyc&eacute;e Fran&ccedil;ais de New York. Il y rejoint The Cost of Living, un groupe scolaire form&eacute; par le professeur Patrick Thouron avec plusieurs &eacute;l&egrave;ves, dont le bassiste Daniel Lorca. Cette premi&egrave;re exp&eacute;rience structur&eacute;e fait na&icirc;tre une collaboration appel&eacute;e &agrave; durer bien au-del&agrave; de la classe.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">The Cost of Living dispara&icirc;t rapidement, malgr&eacute; l&rsquo;enregistrement d&rsquo;une d&eacute;mo pour Stickboy. Caws et Lorca conservent pourtant leur ambition commune. Apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es d&rsquo;apprentissage, ils fondent Nada Surf en 1993 et &eacute;tablissent le noyau autour duquel le groupe va se d&eacute;velopper.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Record Runner, l&rsquo;autre &eacute;cole de Matthew Caws</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Entre la fin du lyc&eacute;e et le d&eacute;but de l&rsquo;universit&eacute;, Matthew Caws travaille chez Record Runner, une petite boutique new-yorkaise dirig&eacute;e par Michael Carlucci, guitariste de Winter Hours. Il y vend des disques, lit d&rsquo;anciens num&eacute;ros du NME et approfondit sa connaissance de Bob Dylan, de Television ou des Small Faces. Carlucci devient un passeur autant qu&rsquo;un employeur.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le jeune musicien accompagne aussi Winter Hours comme roadie occasionnel, notamment jusqu&rsquo;&agrave; Athens, en G&eacute;orgie. Il d&eacute;couvre les longs trajets, la camaraderie et le quotidien concret d&rsquo;un groupe en d&eacute;placement. &laquo; C&rsquo;&eacute;tait comme une &eacute;cole pour moi &raquo;, &eacute;crira-t-il plus tard &agrave; propos de cette p&eacute;riode.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Caws travaille &eacute;galement comme r&eacute;dacteur pour Guitar World et Guitar School. Entour&eacute; de guitares, de techniciens et de dossiers consacr&eacute;s aux chansons, il affine son attention &agrave; l&rsquo;&eacute;criture et &agrave; la production avant de pouvoir vivre de Nada Surf.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; The Plan/Telescope &raquo;, un premier disque financ&eacute; entre amis</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La cr&eacute;ation de Nada Surf devient tangible en 1994. Matthew Caws et Daniel Lorca s&rsquo;associent &agrave; leur ami Joe Hobaica pour financer l&rsquo;enregistrement et la publication d&rsquo;un premier 45-tours sur Stickboy Records. Le disque r&eacute;unit &laquo; The Plan &raquo; et &laquo; Telescope &raquo; et doit trouver sa place dans les bacs des disquaires ind&eacute;pendants.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; The Plan &raquo; est choisi comme titre principal avant m&ecirc;me que Nada Surf ne dispose d&rsquo;un album. &laquo; Telescope &raquo;, plac&eacute; en face B, pr&eacute;sente une &eacute;criture plus contemplative. Ce petit vinyle donne ainsi une premi&egrave;re forme au projet : des guitares &eacute;nergiques, mais aussi une recherche m&eacute;lodique d&eacute;j&agrave; affirm&eacute;e.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le groupe se produit alors dans de petits clubs et sur des campus, notamment dans le Vermont. Ces concerts modestes installent un rythme de travail, sans laisser pr&eacute;sager la brusque acc&eacute;l&eacute;ration qui suivra quelques ann&eacute;es plus tard.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Le livre &agrave; quelques centimes devenu &laquo; Popular &raquo;</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Popular &raquo; na&icirc;t d&rsquo;abord comme une exp&eacute;rimentation domestique. Matthew Caws ach&egrave;te pour quelques centimes, dans une boutique caritative, Penny&rsquo;s Guide to Teenage Charm and Popularity, un manuel dont les conseils lui paraissent ridicules, dr&ocirc;les et parfois &eacute;trangement judicieux. Il commence &agrave; en lire des extraits sur une guitare distordue, &agrave; l&rsquo;aide de son quatre-pistes cassette.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La chanson, co&eacute;crite avec Daniel Lorca, prend la forme d&rsquo;une tirade parl&eacute;e entrecoup&eacute;e de refrains chant&eacute;s. Les vers reprennent les conseils du guide, tandis que les refrains adoptent le point de vue d&rsquo;un lyc&eacute;en fascin&eacute; par les codes sociaux, le quarterback et la pom-pom girl &eacute;rig&eacute;s en roi et reine de l&rsquo;&eacute;tablissement. L&rsquo;ironie du morceau contraste fortement avec son titre.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Interrog&eacute; sur cette gen&egrave;se, Caws r&eacute;pondra simplement : &laquo; Nous n&rsquo;y avons pas vraiment r&eacute;fl&eacute;chi. &raquo; L&rsquo;essai r&eacute;alis&eacute; sur quatre pistes devient pourtant un succ&egrave;s massif en 1996. Les passages sur MTV et les radios universitaires transforment les tourn&eacute;es de Nada Surf, d&eacute;sormais confront&eacute; &agrave; un public parfois venu pour cette seule chanson.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Apr&egrave;s le tube, la reconstruction autour de Let Go</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le succ&egrave;s place rapidement Nada Surf en porte-&agrave;-faux avec sa maison de disques. La major attend un nouveau titre calibr&eacute;, tandis que Caws et ses partenaires veulent d&eacute;velopper une &eacute;criture plus intime. La tension conduit le groupe &agrave; sortir du syst&egrave;me des majors et &agrave; devoir reconstruire son activit&eacute; en ind&eacute;pendant.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Durant cette p&eacute;riode, Matthew Caws revient &agrave; une routine famili&egrave;re. Il travaille dans un magasin de disques, passe ses soir&eacute;es dans les salles de concert et r&eacute;serve le reste de son temps &agrave; l&rsquo;&eacute;criture. Cette concentration pr&eacute;pare Let Go, album plus personnel qui ouvre une nouvelle phase pour Nada Surf.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Sa m&eacute;thode reste centr&eacute;e sur la chanson. Caws &eacute;crit &agrave; la guitare, travaille longuement les m&eacute;lodies et les paroles, puis apporte ses compositions au groupe. Il relie &eacute;galement son int&eacute;r&ecirc;t pour les arrangements et les contre-m&eacute;lodies &agrave; l&rsquo;environnement musical de son enfance, partag&eacute; entre musique baroque et disques de diff&eacute;rents horizons.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Matthew Caws, une carri&egrave;re construite au-del&agrave; d&rsquo;un seul succ&egrave;s</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Au cours des ann&eacute;es 2000 et 2010, Nada Surf enregistre plusieurs albums et maintient une activit&eacute; r&eacute;guli&egrave;re sur sc&egrave;ne, notamment en Europe. La familiarit&eacute; de Caws avec la langue fran&ccedil;aise, acquise d&egrave;s sa scolarit&eacute; et ses s&eacute;jours en Provence, accompagne une relation suivie avec le public francophone.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Dans ses entretiens r&eacute;cents, le chanteur explique que le groupe a d&ucirc; cesser de chercher un nouveau &laquo; Popular &raquo;. En 2024, plusieurs conversations radiophoniques et interviews reviennent encore sur ce choix : privil&eacute;gier des disques coh&eacute;rents et une relation durable avec le public plut&ocirc;t que poursuivre la reproduction d&rsquo;un succ&egrave;s ancien.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; 59 ans, Matthew Caws appara&icirc;t ainsi moins comme l&rsquo;auteur prisonnier d&rsquo;un tube que comme un musicien revenu, apr&egrave;s le tumulte, &agrave; son premier terrain d&rsquo;apprentissage. Des rayonnages de Record Runner &agrave; Let Go, son parcours suit une ligne constante : &eacute;couter, &eacute;crire et laisser les chansons ouvrir la suite. &laquo; The Plan &raquo;, &laquo; Telescope &raquo; et &laquo; Popular &raquo; permettent aujourd&rsquo;hui d&rsquo;en r&eacute;entendre les diff&eacute;rentes &eacute;tapes.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Paul Reynolds a 64 ans : la guitare spatiale derrière A Flock of Seagulls</title>
      <description><![CDATA[A 64 ans, Paul Reynolds reste d&rsquo;abord associ&eacute; &agrave; une texture sonore. Sur &laquo; I Ran (So Far Away) &raquo; ou &laquo; Space Age Love Song &raquo;, sa guitare ne cherche pas &agrave; occ...]]></description>
      <pubDate>Mon, 03 Aug 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/paul-reynolds-a-64-ans-la-guitare-spatiale-derriere-a-flock-of-seagulls-258</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">A 64 ans, Paul Reynolds reste d&rsquo;abord associ&eacute; &agrave; une texture sonore. Sur &laquo; I Ran (So Far Away) &raquo; ou &laquo; Space Age Love Song &raquo;, sa guitare ne cherche pas &agrave; occuper tout l&rsquo;espace : elle se fond dans les claviers, se prolonge en &eacute;chos et brouille la fronti&egrave;re entre rock et &eacute;lectronique.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette mani&egrave;re de jouer a d&eacute;fini les premiers enregistrements de A Flock of Seagulls. Pourtant, Reynolds s&rsquo;est retir&eacute; du groupe d&egrave;s 1984, au terme d&rsquo;une ascension rapide qui l&rsquo;avait men&eacute;, encore tr&egrave;s jeune, des sc&egrave;nes de Liverpool aux plateaux de t&eacute;l&eacute;vision am&eacute;ricains.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Son histoire tient ainsi dans un contraste : quelques ann&eacute;es tr&egrave;s expos&eacute;es ont suffi &agrave; installer une signature musicale, suivies d&rsquo;une longue p&eacute;riode de discr&eacute;tion. Plus de trois d&eacute;cennies apr&egrave;s son d&eacute;part, le projet Ascension a permis de mesurer &agrave; nouveau la place de sa guitare dans le son de la formation originale.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Une entr&eacute;e dans A Flock of Seagulls &agrave; seulement 17 ans</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">N&eacute; &agrave; Liverpool le 4 ao&ucirc;t 1962, Paul Reynolds grandit dans l&rsquo;Angleterre des ann&eacute;es 1970, au moment o&ugrave; le punk, le post-punk et la new wave transforment la sc&egrave;ne musicale. Sa vocation se construit dans cet environnement tourn&eacute; vers de nouvelles formes de guitare &eacute;lectrique et vers des sonorit&eacute;s plus modernes.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Il n&rsquo;a que 17 ans lorsqu&rsquo;il rejoint A Flock of Seagulls comme guitariste lead. Le groupe s&rsquo;articule alors autour de Mike Score, au chant et aux claviers, de son fr&egrave;re Ali Score &agrave; la batterie et de Frank Maudsley &agrave; la basse. L&rsquo;arriv&eacute;e de Reynolds fixe la formation qui enregistrera les premiers titres du groupe au d&eacute;but des ann&eacute;es 1980.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Son jeune &acirc;ge contraste avec la vitesse &agrave; laquelle les &eacute;v&eacute;nements s&rsquo;encha&icirc;nent. Les premiers enregistrements, l&rsquo;album &eacute;ponyme et les singles &laquo; Telecommunication &raquo;, &laquo; I Ran (So Far Away) &raquo; et &laquo; Space Age Love Song &raquo; placent sa guitare au c&oelig;ur d&rsquo;une formule o&ugrave; les instruments traditionnels semblent parfois se confondre avec les machines.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Mike Howlett transforme la guitare en synth&eacute; distordu</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le producteur Mike Howlett joue un r&ocirc;le d&eacute;terminant dans cette construction sonore. Dans son studio, la guitare de Paul Reynolds est trait&eacute;e avec de l&rsquo;&eacute;cho, du delay et de la reverb, jusqu&rsquo;&agrave; s&rsquo;int&eacute;grer aux claviers de Mike Score plut&ocirc;t que de simplement leur r&eacute;pondre.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette approche est particuli&egrave;rement nette sur &laquo; I Ran (So Far Away) &raquo;. Le morceau est fa&ccedil;onn&eacute; alors que A Flock of Seagulls nourrit ses chansons d&rsquo;un imaginaire li&eacute; aux OVNI et &agrave; la parapsychologie. Tr&egrave;s charg&eacute;e en effets, la ligne de Reynolds apporte le caract&egrave;re spatial recherch&eacute; et prend, dans le mixage, les contours d&rsquo;un instrument &eacute;lectronique.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Mike Score r&eacute;sumera plus tard cette particularit&eacute; : &laquo; Le jeu de guitare de Paul &eacute;tait excellent, pour moi il sonnait comme un synth&eacute; distordu. &raquo; La formule &eacute;claire le r&ocirc;le pr&eacute;cis du guitariste : cr&eacute;er un pont entre l&rsquo;&eacute;nergie &eacute;lectrique du groupe et son esth&eacute;tique futuriste.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Space Age Love Song &raquo;, un dialogue en apesanteur</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Sur &laquo; Space Age Love Song &raquo;, le m&ecirc;me proc&eacute;d&eacute; prend une forme plus a&eacute;rienne. Con&ccedil;ue comme une ballade new wave associant romance et imagerie futuriste, la chanson repose sur le dialogue organis&eacute; par Mike Howlett entre les synth&eacute;tiseurs de Mike Score et les riffs de Reynolds.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Les effets d&rsquo;&eacute;cho donnent &agrave; la partie de guitare une impression d&rsquo;apesanteur. Reynolds ne construit pas seulement une ligne m&eacute;lodique : il ajoute une couche mouvante qui contribue &agrave; la profondeur du morceau. Cette utilisation de la guitare comme texture devient l&rsquo;un des fils communs des premiers succ&egrave;s du groupe.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">En 1982, lors d&rsquo;un passage &agrave; American Bandstand, l&rsquo;esth&eacute;tique de A Flock of Seagulls est explicitement reli&eacute;e &agrave; la parapsychologie et aux OVNI. Apr&egrave;s cet &eacute;change avec Mike Score, l&rsquo;animateur Dick Clark pr&eacute;sente Paul Reynolds comme le guitariste de la formation. Cette apparition donne au jeune musicien une visibilit&eacute; rare dans une mise en sc&egrave;ne m&eacute;diatique principalement centr&eacute;e sur le chanteur.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Un d&eacute;part rapide apr&egrave;s The Story of a Young Heart</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Paul Reynolds reste avec A Flock of Seagulls jusqu&rsquo;&agrave; The Story of a Young Heart, troisi&egrave;me album studio du groupe, publi&eacute; en 1984. Son d&eacute;part survient peu apr&egrave;s la sortie du disque et met un terme &agrave; la premi&egrave;re p&eacute;riode de la formation originale, alors que son activit&eacute; commerciale commence &agrave; ralentir.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ce retrait est attribu&eacute; aux pressions des tourn&eacute;es internationales et aux exc&egrave;s li&eacute;s au mode de vie rock. Reynolds choisit de s&rsquo;&eacute;loigner plut&ocirc;t que de poursuivre &agrave; ce rythme. Apr&egrave;s une entr&eacute;e dans le groupe &agrave; 17 ans et quelques ann&eacute;es de forte exposition, sa trajectoire publique change donc brusquement de direction.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le guitariste m&egrave;ne par la suite une carri&egrave;re tr&egrave;s discr&egrave;te et demeure principalement identifi&eacute; &agrave; son travail avec A Flock of Seagulls. Cette absence prolong&eacute;e renforce le contraste avec la diffusion internationale des chansons auxquelles il a particip&eacute;.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Wishing &raquo; conduit la formation originale jusqu&rsquo;&agrave; Ascension</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Wishing (If I Had A Photograph of You) &raquo; appartient &agrave; la continuit&eacute; sonore des premiers succ&egrave;s. Sa m&eacute;lodie synth&eacute;tique et son atmosph&egrave;re m&eacute;lancolique laissent &agrave; la guitare de Reynolds un r&ocirc;le de texture en arri&egrave;re-plan. Le traitement par effets maintient le lien avec le langage install&eacute; sur &laquo; I Ran (So Far Away) &raquo; et &laquo; Space Age Love Song &raquo;.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La chanson occupe aussi une place particuli&egrave;re dans la suite du r&eacute;cit. En 2018, elle fait partie des morceaux r&eacute;enregistr&eacute;s avec l&rsquo;Orchestre philharmonique de Prague pour Ascension, aux c&ocirc;t&eacute;s de &laquo; I Ran &raquo; et &laquo; Space Age Love Song &raquo;. Le projet r&eacute;unit sur disque Paul Reynolds, Mike Score, Ali Score et Frank Maudsley pour la premi&egrave;re fois depuis 1984.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;&eacute;criture orchestrale modifie l&rsquo;environnement des chansons, mais elle remet &eacute;galement en lumi&egrave;re les motifs de guitare satur&eacute;s d&rsquo;&eacute;cho qui avaient contribu&eacute; &agrave; leur identit&eacute;. Cette r&eacute;union ne relance pas une actualit&eacute; permanente du guitariste : Ascension est un projet publi&eacute; et achev&eacute; en 2018. Elle constitue n&eacute;anmoins un retour musical pr&eacute;cis, construit autour du r&eacute;pertoire partag&eacute; par les quatre membres originaux.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; l&rsquo;approche de ses 64 ans, le parcours de Paul Reynolds ne se r&eacute;sume donc ni &agrave; une longue succession d&rsquo;albums ni &agrave; une pr&eacute;sence continue sous les projecteurs. Il montre comment une p&eacute;riode relativement br&egrave;ve peut suffire &agrave; fixer une couleur : celle d&rsquo;une guitare &eacute;lectrique transform&eacute;e par le studio jusqu&rsquo;&agrave; se m&ecirc;ler aux synth&eacute;tiseurs.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">R&eacute;&eacute;couter &laquo; I Ran (So Far Away) &raquo;, &laquo; Space Age Love Song &raquo; et &laquo; Wishing (If I Had A Photograph of You) &raquo; permet d&rsquo;entendre ce fil conducteur, des premiers enregistrements produits par Mike Howlett jusqu&rsquo;&agrave; leur relecture orchestrale sur Ascension. Derri&egrave;re l&rsquo;imagerie futuriste de A Flock of Seagulls se trouve aussi le jeu pr&eacute;cis d&rsquo;un guitariste entr&eacute; dans le groupe &agrave; 17 ans, parti t&ocirc;t et revenu ponctuellement retrouver ses anciens partenaires.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>James Hetfield a 63 ans : l’intime au cœur des chansons de Metallica</title>
      <description><![CDATA[&Agrave; 63 ans, James Hetfield poursuit avec Metallica une trajectoire presque enti&egrave;rement confondue avec celle du groupe. Derri&egrave;re le frontman et ses rythmiques massives se trouve un auteur ...]]></description>
      <pubDate>Sun, 02 Aug 2026 23:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/james-hetfield-a-63-ans-l-intime-au-coeur-des-chansons-de-metallica-250</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; 63 ans, James Hetfield poursuit avec Metallica une trajectoire presque enti&egrave;rement confondue avec celle du groupe. Derri&egrave;re le frontman et ses rythmiques massives se trouve un auteur qui a appris &agrave; exposer ses sentiments, ses doutes et sa col&egrave;re, parfois malgr&eacute; ses propres r&eacute;ticences.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette tension traverse plusieurs chansons du Black Album. Sur ce disque enregistr&eacute; en 1990 et 1991, Hetfield accepte &agrave; la fois de livrer des textes tr&egrave;s personnels et de modifier profond&eacute;ment sa mani&egrave;re de travailler. Le tournant ne tient donc pas seulement &agrave; un son plus clair : il raconte aussi un musicien contraint d&rsquo;abandonner certaines protections.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Une annonce qui r&eacute;unit James Hetfield et Lars Ulrich</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">James Alan Hetfield grandit &agrave; Los Angeles dans une famille marqu&eacute;e par une pratique stricte de la Science chr&eacute;tienne. Ce contexte familial nourrira plus tard ses textes critiques sur la religion et la souffrance. &Agrave; l&rsquo;adolescence, il obtient sa premi&egrave;re guitare, d&eacute;couvre v&eacute;ritablement le rock et joue dans de petits groupes de lyc&eacute;e.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le changement d&rsquo;&eacute;chelle arrive en 1981. Lars Ulrich, batteur danois install&eacute; &agrave; Los Angeles, publie une annonce pour trouver des musiciens et f&eacute;d&egrave;re un nouveau projet autour de sa rencontre avec Hetfield. Metallica na&icirc;t de cette association qui d&eacute;passe rapidement la simple r&eacute;partition entre chanteur-guitariste et batteur.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Les deux musiciens deviennent le noyau de l&rsquo;&eacute;criture. Hetfield apporte notamment ses riffs et ses chansons, mais Ulrich intervient sur leur architecture, d&eacute;place des parties et r&eacute;organise les motifs. Une m&eacute;thode r&eacute;sum&eacute;e par le guitariste avec une pointe de paradoxe : &laquo; Lars ne sait pas jouer de la guitare et pourtant il arrange les morceaux. &raquo;</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Enter Sandman &raquo;, un riff remodel&eacute; collectivement</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Enter Sandman &raquo; illustre pr&eacute;cis&eacute;ment ce fonctionnement. Le point de d&eacute;part vient d&rsquo;un riff de Kirk Hammett. Ulrich et Hetfield en modifient ensuite la structure : le motif d&rsquo;ouverture est r&eacute;p&eacute;t&eacute;, d&eacute;coup&eacute; et rendu plus direct, avant d&rsquo;&ecirc;tre doubl&eacute; &agrave; la basse.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ce travail d&rsquo;arrangement accompagne une transformation plus large. Sous la direction de Bob Rock, Hetfield r&eacute;duit le nombre de couches de guitare afin d&rsquo;obtenir un groove lourd, mais plus lisible. Le musicien renonce ainsi &agrave; son habitude de doubler syst&eacute;matiquement les rythmiques &agrave; gauche et &agrave; droite jusqu&rsquo;&agrave; former un mur sonore.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le changement exige de reprendre ses parties dans le d&eacute;tail et d&rsquo;en r&eacute;&eacute;valuer la place. Choisi comme premier single du Black Album, &laquo; Enter Sandman &raquo; porte ce nouvel &eacute;quilibre : le morceau conserve la lourdeur de Metallica tout en adoptant une construction plus accessible. La chanson r&eacute;sulte moins d&rsquo;une inspiration isol&eacute;e que d&rsquo;une succession d&rsquo;interventions entre Hammett, Hetfield, Ulrich et Bob Rock.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Nothing Else Matters &raquo;, la chanson qu&rsquo;il h&eacute;sitait &agrave; montrer</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La naissance de &laquo; Nothing Else Matters &raquo; r&eacute;v&egrave;le une autre facette de James Hetfield. En tourn&eacute;e, il joue au t&eacute;l&eacute;phone un motif utilisant les cordes &agrave; vide de sa guitare, alors qu&rsquo;il parle avec sa petite amie. La chanson se construit autour de la vie sur la route et du manque, sans qu&rsquo;il imagine d&rsquo;abord la proposer &agrave; Metallica.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Hetfield la consid&egrave;re comme une confession destin&eacute;e &agrave; rester personnelle. Lars Ulrich l&rsquo;encourage pourtant &agrave; la pr&eacute;senter au groupe. Le guitariste dira avoir &eacute;t&eacute; terrifi&eacute; par la perspective de voir cette ballade intime devenir un morceau officiel de Metallica, comme si son int&eacute;gration au r&eacute;pertoire rendait soudain publique une partie de lui-m&ecirc;me jusque-l&agrave; prot&eacute;g&eacute;e.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Bob Rock pousse encore la chanson hors de son cadre initial en proposant l&rsquo;ajout d&rsquo;un orchestre. Michael Kamen &eacute;crit alors une partie de cordes sp&eacute;cifique. D&rsquo;un motif jou&eacute; au t&eacute;l&eacute;phone na&icirc;t ainsi une production collective, sans que le morceau perde son origine priv&eacute;e. Avec le recul, Hetfield en tirera une r&egrave;gle d&rsquo;&eacute;criture simple : &laquo; On ne peut pas se tromper quand on commence &agrave; parler de ses sentiments. &raquo;</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Bob Rock fait tomber le mur de guitares</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;ouverture de &laquo; Nothing Else Matters &raquo; n&rsquo;est pas un &eacute;pisode isol&eacute;. Pendant les s&eacute;ances du Black Album, Bob Rock demande &agrave; Metallica de revoir ses habitudes de studio. Les empilements de guitares laissent place &agrave; des prises plus cibl&eacute;es, con&ccedil;ues pour produire un son &agrave; la fois lourd et clair.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Pour Hetfield, cette m&eacute;thode implique une perte partielle de contr&ocirc;le sur les rythmiques et les arrangements. Les &eacute;changes avec le producteur donnent lieu &agrave; des tensions document&eacute;es. Rock ne se contente pas d&rsquo;enregistrer le groupe : il intervient dans la construction des morceaux et pousse chaque musicien &agrave; reconsid&eacute;rer ses choix.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette confrontation accompagne la nouvelle orientation de Metallica. Le Black Album red&eacute;finit la carri&egrave;re du groupe, mais son &eacute;volution sonore repose sur une d&eacute;cision difficile pour son principal auteur-compositeur : accepter que ses riffs soient all&eacute;g&eacute;s, d&eacute;plac&eacute;s ou rejou&eacute;s pour mieux servir l&rsquo;ensemble.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; The God That Failed &raquo;, du deuil au son des g&acirc;chettes</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Avec &laquo; The God That Failed &raquo;, James Hetfield retourne vers une histoire plus ancienne. Sa m&egrave;re, adepte de la Science chr&eacute;tienne, avait refus&eacute; des soins m&eacute;dicaux avant de mourir d&rsquo;un cancer. Le texte na&icirc;t de la col&egrave;re de son fils face &agrave; cette foi d&eacute;&ccedil;ue et au sentiment d&rsquo;abandon qui en d&eacute;coule.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;&eacute;criture transforme ce traumatisme familial en chanson, tandis que le studio en prolonge la tension. Hetfield enregistre lui-m&ecirc;me des sons de d&eacute;tente de g&acirc;chettes d&rsquo;armes &agrave; feu et les int&egrave;gre aux pistes comme un motif rythmique. L&rsquo;objet concret devient un &eacute;l&eacute;ment de l&rsquo;arrangement, au m&ecirc;me titre que les guitares ou la batterie.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Bob Rock intervient &eacute;galement sur le solo de Kirk Hammett. Le guitariste avait pr&eacute;par&eacute; une partie tr&egrave;s bluesy, jug&eacute;e peu adapt&eacute;e au caract&egrave;re massif du morceau. Le producteur lui sugg&egrave;re de jouer la m&eacute;lodie une octave plus haut, donnant au solo sa forme d&eacute;finitive. L&agrave; encore, une chanson n&eacute;e de l&rsquo;exp&eacute;rience d&rsquo;Hetfield se construit par les d&eacute;cisions de tout le groupe et de son producteur.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">De l&rsquo;&eacute;criture intime &agrave; la tourn&eacute;e M72</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Plus de quatre d&eacute;cennies apr&egrave;s sa rencontre avec Lars Ulrich, James Hetfield reste au centre de Metallica. En 2026, le groupe poursuit la tourn&eacute;e mondiale M72, li&eacute;e &agrave; l&rsquo;album 72 Seasons, avec des concerts en Europe durant l&rsquo;&eacute;t&eacute; et des dates annonc&eacute;es aux &Eacute;tats-Unis &agrave; l&rsquo;automne.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cet anniversaire intervient donc au c&oelig;ur d&rsquo;un cycle toujours actif. Il permet surtout de mesurer la continuit&eacute; d&rsquo;une m&eacute;thode : partir d&rsquo;un riff, d&rsquo;un manque ou d&rsquo;une col&egrave;re, puis laisser la chanson se transformer au contact des autres. &laquo; Enter Sandman &raquo;, &laquo; Nothing Else Matters &raquo; et &laquo; The God That Failed &raquo; racontent chacune une &eacute;tape diff&eacute;rente de ce processus.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; 63 ans ce 3 ao&ucirc;t, James Hetfield demeure le chanteur, le guitariste rythmique et l&rsquo;un des principaux auteurs de Metallica. R&eacute;&eacute;couter ces trois titres, c&rsquo;est entendre autant ce qu&rsquo;il a choisi de d&eacute;voiler que les changements qu&rsquo;il a accept&eacute; d&rsquo;apporter &agrave; sa musique.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Tasmin Archer : de Bradford à « Sleeping Satellite »</title>
      <description><![CDATA[En cette journ&eacute;e d&rsquo;anniversaire de Tasmin Archer (3 Ao&ucirc;t), &laquo; Sleeping Satellite &raquo; demeure le point d&rsquo;entr&eacute;e &eacute;vident dans son parcours. Pourtant, la chanson...]]></description>
      <pubDate>Sun, 02 Aug 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">En cette journ&eacute;e d&rsquo;anniversaire de Tasmin Archer (3 Ao&ucirc;t), &laquo; Sleeping Satellite &raquo; demeure le point d&rsquo;entr&eacute;e &eacute;vident dans son parcours. Pourtant, la chanson parue en 1992 ne r&eacute;sume pas une ascension pr&eacute;par&eacute;e dans les grands studios londoniens. Elle vient de Bradford, d&rsquo;un petit cercle de musiciens et d&rsquo;une m&eacute;thode de composition o&ugrave; la m&eacute;lodie pr&eacute;c&eacute;dait les mots.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La trajectoire de la chanteuse se lit ainsi comme une s&eacute;rie de changements d&rsquo;&eacute;chelle. Du travail administratif aux s&eacute;ances d&rsquo;&eacute;criture dans une cuisine, puis d&rsquo;un article sur les missions Apollo aux premi&egrave;res places des classements, chaque &eacute;tape &eacute;loigne Archer de son quotidien initial. Jusqu&rsquo;au moment o&ugrave; cette exposition, devenue trop lourde, lui fait choisir une autre relation &agrave; la musique.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Du tribunal de Leeds aux r&eacute;p&eacute;titions de Dignity</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Tasmin Archer grandit dans une cit&eacute; HLM de Bradford, dans le Yorkshire. Son premier emploi est celui de machiniste dans une usine. Elle envisage alors une orientation professionnelle plus stable et entreprend des &eacute;tudes de secr&eacute;tariat, loin des circuits habituels de l&rsquo;industrie musicale.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Au milieu des ann&eacute;es 1980, elle travaille comme employ&eacute;e administrative au tribunal de Leeds. Le soir, une seconde activit&eacute; prend progressivement davantage de place : Archer chante comme choriste dans Dignity, un groupe local. Cette vie partag&eacute;e entre le bureau et la sc&egrave;ne lui permet de construire sa vocation sans rupture imm&eacute;diate avec son emploi.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le passage d&eacute;cisif se produit &agrave; Bradford, au studio Flexible Response, qu&rsquo;elle fr&eacute;quente comme aide de studio. Elle y rencontre le guitariste John Hughes et le clavi&eacute;riste John Beck. Tous trois forment The Archers et commencent &agrave; d&eacute;velopper ensemble un r&eacute;pertoire, dans le studio mais aussi, parfois, dans la cuisine de Hughes.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Tasmin Archer et une m&eacute;thode d&rsquo;&eacute;criture &agrave; trois</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La r&eacute;partition du travail entre Archer, Hughes et Beck ne suit pas le mod&egrave;le d&rsquo;une interpr&egrave;te recevant une chanson d&eacute;j&agrave; achev&eacute;e. Le trio b&acirc;tit d&rsquo;abord la structure, les accords et la m&eacute;lodie. Les paroles sont affin&eacute;es lorsque l&rsquo;architecture musicale est suffisamment avanc&eacute;e.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette m&eacute;thode collective devient d&eacute;terminante pour &laquo; Sleeping Satellite &raquo;. &Agrave; la fin des ann&eacute;es 1980, le morceau existe d&rsquo;abord sous une forme musicale con&ccedil;ue par les trois partenaires. John Hughes finalise ensuite le texte apr&egrave;s avoir lu un article consacr&eacute; au vingti&egrave;me anniversaire des missions lunaires Apollo.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;origine de la chanson tient donc moins &agrave; une fascination abstraite pour l&rsquo;espace qu&rsquo;&agrave; une interrogation sur ce qui a suivi les missions. La Lune devient ce &laquo; satellite dormant &raquo;, symbole d&rsquo;une exploration interrompue et d&rsquo;un potentiel scientifique laiss&eacute; en suspens. Archer et ses collaborateurs relient &eacute;galement cette id&eacute;e &agrave; la possibilit&eacute; de mieux comprendre la Terre et les questions environnementales.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Sleeping Satellite &raquo;, le r&ecirc;ve lunaire devenu num&eacute;ro un</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le texte n&rsquo;accuse pas l&rsquo;humanit&eacute; d&rsquo;avoir quitt&eacute; la Terre. Il exprime plut&ocirc;t une frustration face &agrave; l&rsquo;absence de prolongement de l&rsquo;aventure Apollo. La phrase d&rsquo;ouverture, traduite par &laquo; Je te reproche ce ciel &eacute;clair&eacute; par la lune et ce r&ecirc;ve qui s&rsquo;est &eacute;teint &raquo;, installe cette tension entre &eacute;merveillement et occasion manqu&eacute;e.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Apr&egrave;s avoir d&eacute;velopp&eacute; son r&eacute;pertoire &agrave; Bradford et sur la sc&egrave;ne locale, The Archers signe avec EMI en 1990. &laquo; Sleeping Satellite &raquo; para&icirc;t deux ans plus tard, sur l&rsquo;album Great Expectations. La production du titre implique notamment Julian Mendelsohn et Paul &laquo; Wix &raquo; Wickens, qui donnent sa forme enregistr&eacute;e &agrave; cette &eacute;criture n&eacute;e au sein du trio.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La chanson atteint la premi&egrave;re place au Royaume-Uni et en Irlande en 1992. Great Expectations entre dans le top 10 britannique, tandis que Tasmin Archer re&ccedil;oit le BRIT Award de la R&eacute;v&eacute;lation britannique en 1993. En quelques mois, une composition &eacute;labor&eacute;e entre musiciens de Bradford devient le centre d&rsquo;une campagne internationale.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Quand la promotion prend le pas sur le travail</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le succ&egrave;s change rapidement la nature du rapport entre Archer et sa maison de disques. EMI engage plusieurs dizaines de milliers de livres dans une campagne promotionnelle tr&egrave;s &eacute;tendue. Les d&eacute;placements et l&rsquo;exposition m&eacute;diatique se multiplient, avec pour cons&eacute;quence un sentiment croissant de ne plus ma&icirc;triser son image ni son travail.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette pression n&rsquo;est pas seulement professionnelle. Au milieu des ann&eacute;es 1990, la chanteuse est envoy&eacute;e consulter un psychiatre, qui qualifie alors son &eacute;tat de &laquo; Cilla Black Syndrome &raquo;. La formule, rapport&eacute;e dans la presse, traduit brutalement les effets d&rsquo;une mise en avant devenue difficile &agrave; supporter.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Archer d&eacute;veloppe &eacute;galement des allergies et des troubles digestifs associ&eacute;s au stress. &Agrave; la fin de 1997, le conflit avec EMI s&rsquo;installe ouvertement : elle dit avoir &eacute;t&eacute; trait&eacute;e comme une marchandise. Les d&eacute;saccords conduisent &agrave; son retrait de l&rsquo;industrie et &agrave; l&rsquo;interruption, pendant plusieurs ann&eacute;es, de sa carri&egrave;re d&rsquo;enregistrement dans le circuit des grandes maisons de disques.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Cr&eacute;er sans devoir imm&eacute;diatement publier</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ce retrait ne signifie pas l&rsquo;abandon de l&rsquo;&eacute;criture. Tasmin Archer et John Hughes ont indiqu&eacute; en 2021 qu&rsquo;ils continuaient &agrave; &eacute;crire et &agrave; enregistrer des chansons, tout en choisissant de ne pas n&eacute;cessairement les publier. La cr&eacute;ation reste ainsi li&eacute;e au travail collectif des d&eacute;buts, mais se d&eacute;roule d&eacute;sormais avec une exposition m&eacute;diatique beaucoup plus limit&eacute;e.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Entre-temps, la compilation Sweet Little Truths: The EMI Recordings 1992&ndash;1996, publi&eacute;e en 2020, a regroup&eacute; les enregistrements r&eacute;alis&eacute;s pour EMI au d&eacute;but de sa carri&egrave;re. Elle permet de replacer &laquo; Sleeping Satellite &raquo; dans un corpus plus large, plut&ocirc;t que de r&eacute;duire cette p&eacute;riode &agrave; son seul num&eacute;ro un.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;anniversaire de Tasmin Archer ram&egrave;ne toutefois naturellement &agrave; cette chanson n&eacute;e d&rsquo;une m&eacute;lodie collective et d&rsquo;un article sur Apollo. Son histoire relie le studio Flexible Response, la cuisine de John Hughes, les classements britanniques et la d&eacute;cision ult&eacute;rieure de travailler &agrave; distance des m&eacute;canismes promotionnels.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">R&eacute;&eacute;couter &laquo; Sleeping Satellite &raquo; sur RADIO COLLECTION, c&rsquo;est retrouver &agrave; la fois une r&eacute;flexion sur l&rsquo;exploration interrompue et la trace d&rsquo;une m&eacute;thode fond&eacute;e sur la collaboration. C&rsquo;est aussi entendre le morceau qui a plac&eacute; Tasmin Archer sous une lumi&egrave;re dont elle a, par la suite, choisi elle-m&ecirc;me l&rsquo;intensit&eacute;.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Anniversaire de Deborah Anne Dyer, alias Skin : du Filofax au « clit-rock »</title>
      <description><![CDATA[En c&eacute;l&eacute;brant son 59e anniversaire, Skin reste indissociable du m&eacute;lange de metal, de punk et de col&egrave;re f&eacute;ministe noire port&eacute; par Skunk Anansie. Pourtant, avant les c...]]></description>
      <pubDate>Sun, 02 Aug 2026 23:00:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/anniversaire-de-deborah-anne-dyer-alias-skin-du-filofax-au-clit-rock-251</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">En c&eacute;l&eacute;brant son 59e anniversaire, Skin reste indissociable du m&eacute;lange de metal, de punk et de col&egrave;re f&eacute;ministe noire port&eacute; par Skunk Anansie. Pourtant, avant les concerts, les disques et le terme provocateur de &laquo; clit-rock &raquo;, son parcours commence par des chansons pli&eacute;es en quatre au fond d&rsquo;un Filofax.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Deborah Anne Dyer grandit &agrave; Brixton, dans une famille jama&iuml;caine, en &eacute;coutant du reggae avant de s&rsquo;ouvrir &agrave; d&rsquo;autres styles. Cette pluralit&eacute; musicale nourrira l&rsquo;esth&eacute;tique hybride de son futur groupe. Sa vocation, elle, se d&eacute;veloppe lentement : Skin r&eacute;fl&eacute;chit pendant un an avant d&rsquo;accepter de chanter dans le groupe d&rsquo;un camarade de lyc&eacute;e.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Skin &eacute;crit avant m&ecirc;me d&rsquo;envisager une carri&egrave;re</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La sc&egrave;ne ne constitue donc pas son premier geste artistique. L&rsquo;&eacute;criture la pr&eacute;c&egrave;de. &laquo; Je me souviens qu&rsquo;&agrave; 13 ans j&rsquo;&eacute;crivais d&eacute;j&agrave; des chansons &raquo;, expliquera-t-elle bien plus tard. Durant son adolescence, elle accumule une vingtaine de textes et apprend par la pratique &agrave; organiser couplets, refrains et ponts.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ce travail solitaire ne la conduit pas imm&eacute;diatement vers une formation musicale. Skin suit un cours de design de mobilier &agrave; Teesside Polytechnic, &agrave; Middlesbrough. C&rsquo;est lorsqu&rsquo;elle revient &agrave; Londres, &agrave; la fin des ann&eacute;es 1980 ou au d&eacute;but de la d&eacute;cennie suivante, qu&rsquo;elle rencontre des musiciens locaux et commence &agrave; envisager s&eacute;rieusement une carri&egrave;re.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le d&eacute;tour par le design n&rsquo;efface pas les ann&eacute;es d&rsquo;&eacute;criture. Il les remet au contraire au premier plan au moment o&ugrave; se dessine un projet capable d&rsquo;accueillir ses textes, son &eacute;nergie sc&eacute;nique et ses choix esth&eacute;tiques.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Un groupe abandonn&eacute; donne naissance &agrave; Skunk Anansie</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Skin juge son premier groupe &laquo; trop rock &raquo;, mais ne repart pas seule. Elle conserve le bassiste Cass Lewis, commence &agrave; r&eacute;p&eacute;ter sous le nom de Skunk Anansie et s&rsquo;entoure du guitariste Ace ainsi que du batteur Mark Richardson. Le groupe prend forme &agrave; Londres en f&eacute;vrier 1994.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Son nom r&eacute;sume d&eacute;j&agrave; une partie de son identit&eacute;. Il associe &laquo; skunk &raquo;, la mouffette, &agrave; Anansi, personnage d&rsquo;araign&eacute;e issu des contes ouest-africains et carib&eacute;ens. L&rsquo;orthographe est modifi&eacute;e pour durcir l&rsquo;ensemble, r&eacute;unissant dans une m&ecirc;me formule les racines noires revendiqu&eacute;es par le groupe et une &eacute;nergie rock abrasive.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le d&eacute;marrage est rapide. Skunk Anansie donne son premier concert au Splash Club en mars 1994. D&egrave;s la deuxi&egrave;me prestation, un responsable de One Little Indian rep&egrave;re la formation, qui signe avec le label ind&eacute;pendant en juillet. Quelques mois ont suffi pour transformer des r&eacute;p&eacute;titions londoniennes en projet discographique.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Selling Jesus &raquo;, une premi&egrave;re prise de position</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Sorti en 1995, &laquo; Selling Jesus &raquo; est le premier single de Skunk Anansie. Le morceau installe imm&eacute;diatement la dimension politique de l&rsquo;&eacute;criture de Skin, avec une critique de la soci&eacute;t&eacute; et de la religion. Son int&eacute;gration &agrave; la bande originale du film Strange Days offre aussi au groupe une visibilit&eacute; internationale d&egrave;s ses d&eacute;buts.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le premier album, Paranoid and Sunburnt, est enregistr&eacute; la m&ecirc;me ann&eacute;e en six semaines environ. Skunk Anansie travaille hors de Londres, dans une maison pr&eacute;sent&eacute;e comme &laquo; hant&eacute;e &raquo;. Au-del&agrave; du d&eacute;cor inhabituel, ces sessions fixent sur disque l&rsquo;intensit&eacute; d&eacute;velopp&eacute;e lors des premiers concerts.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Skin forge alors l&rsquo;expression &laquo; clit-rock &raquo; pour d&eacute;finir cette musique m&ecirc;lant heavy metal, punk et rage f&eacute;ministe noire. Le terme est frontal, comme la place occup&eacute;e par Skunk Anansie dans le Britrock des ann&eacute;es 1990. Alors que la Britpop domine l&rsquo;attention, le groupe oppose une identit&eacute; sonore, visuelle et politique nettement distincte.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">De &laquo; Hedonism &raquo; &agrave; Glastonbury, la puissance rencontre la vuln&eacute;rabilit&eacute;</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La voix de Skin ne se limite pas &agrave; l&rsquo;affrontement. &laquo; Hedonism (Just Because You Feel Good) &raquo; met en &eacute;vidence une autre tension essentielle de Skunk Anansie : la puissance rock y c&ocirc;toie une vuln&eacute;rabilit&eacute; &eacute;motionnelle, sans rompre avec un r&eacute;pertoire attentif aux hypocrisies sociales et politiques.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette capacit&eacute; &agrave; faire cohabiter plusieurs registres accompagne la mont&eacute;e du groupe sur sc&egrave;ne. Dans les ann&eacute;es 1990, Skin devient la premi&egrave;re femme noire britannique &agrave; &ecirc;tre t&ecirc;te d&rsquo;affiche du festival de Glastonbury. Ce jalon d&eacute;passe le seul succ&egrave;s d&rsquo;une chanson : il rend visible une chanteuse noire &agrave; la t&ecirc;te d&rsquo;un groupe de rock dans un environnement encore largement domin&eacute; par des artistes blancs et masculins.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Derri&egrave;re l&rsquo;impact sc&eacute;nique, l&rsquo;&eacute;criture reste le moteur. Skin a d&eacute;crit ses dix premi&egrave;res ann&eacute;es de composition comme une p&eacute;riode tr&egrave;s cathartique, destin&eacute;e &agrave; faire sortir ce qu&rsquo;elle portait. Avec le temps, sa m&eacute;thode se pr&eacute;cise : elle accorde davantage d&rsquo;attention &agrave; la m&eacute;lodie, cherche &agrave; la d&eacute;velopper en m&ecirc;me temps que les paroles et enregistre d&eacute;sormais ses id&eacute;es vocales sur son t&eacute;l&eacute;phone.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">La s&eacute;paration transforme la mani&egrave;re d&rsquo;&eacute;crire</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La s&eacute;paration de Skunk Anansie en 2001 ouvre une phase diff&eacute;rente. Skin publie deux albums en solo, Fleshwounds en 2003 et Fake Chemical State en 2006. Cette parenth&egrave;se dure jusqu&rsquo;&agrave; la reformation du groupe en 2009, marqu&eacute;e par des concerts complets et la publication de Smashes &amp; Trashes, compilation comprenant des titres in&eacute;dits.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le retour ne consiste pas &agrave; reproduire exactement les habitudes des ann&eacute;es 1990. &Agrave; cette &eacute;poque, Skin &eacute;crivait beaucoup seule. Sur les disques plus r&eacute;cents, elle apporte encore quelques compositions personnelles, mais travaille davantage avec les autres membres de Skunk Anansie. L&rsquo;&eacute;criture devient plus collective sans abandonner la structure acquise d&egrave;s les premiers textes du Filofax.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette volont&eacute; de mettre son exp&eacute;rience en mots prend &eacute;galement une forme litt&eacute;raire. En 2020, Skin publie It Takes Blood and Guts, livre dans lequel elle revient sur Londres, ses influences, ses engagements et son propre parcours. Le r&eacute;cit autobiographique prolonge ainsi hors du format chanson un travail longtemps aliment&eacute; par l&rsquo;urgence de dire.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Avec &laquo; Meltdown &raquo;, Skin refuse le confort cr&eacute;atif</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">En 2025, Skunk Anansie publie The Painful Truth. Lors des entretiens consacr&eacute;s &agrave; cet album, Skin relie &laquo; Meltdown &raquo; &agrave; son besoin persistant d&rsquo;aborder des tensions personnelles et sociales. &laquo; Il y a une diff&eacute;rence entre &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;aise et &ecirc;tre ennuyeux &raquo;, affirme-t-elle alors pour r&eacute;sumer son refus de l&rsquo;immobilit&eacute; cr&eacute;ative.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; 59 ans, le parcours de Deborah Anne Dyer appara&icirc;t ainsi guid&eacute; par une m&ecirc;me discipline : saisir une &eacute;motion ou une tension, lui donner une structure, puis chercher la forme capable de la porter. Du Filofax de l&rsquo;adolescente &agrave; l&rsquo;&eacute;criture collective de Skunk Anansie, la m&eacute;thode s&rsquo;est transform&eacute;e sans perdre son ressort cathartique.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Selling Jesus &raquo;, &laquo; Hedonism (Just Because You Feel Good) &raquo; et &laquo; Meltdown &raquo; permettent d&rsquo;entendre cette continuit&eacute; sous trois angles diff&eacute;rents : la critique politique, la vuln&eacute;rabilit&eacute; et la n&eacute;cessit&eacute; de rester en mouvement. Trois &eacute;tapes d&rsquo;un r&eacute;cit que RADIO COLLECTION accompagne &agrave; l&rsquo;occasion de l&rsquo;anniversaire de Skin.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Adam Duritz (Counting Crows) a 62 ans : de « Round Here » au rêve ambigu de « Mr. Jones »</title>
      <description><![CDATA[Pour son 62e anniversaire, Adam Duritz peut regarder &laquo; Mr. Jones &raquo; comme le saisissant point de rencontre entre ses ann&eacute;es de clubs et une c&eacute;l&eacute;brit&eacute; dont il avait d&e...]]></description>
      <pubDate>Fri, 31 Jul 2026 23:00:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/adam-duritz-counting-crows-a-62-ans-de-round-here-au-reve-ambigu-de-mr-jones-246</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Pour son 62e anniversaire, Adam Duritz peut regarder &laquo; Mr. Jones &raquo; comme le saisissant point de rencontre entre ses ann&eacute;es de clubs et une c&eacute;l&eacute;brit&eacute; dont il avait d&eacute;j&agrave; per&ccedil;u l&rsquo;ambigu&iuml;t&eacute;. &Eacute;crite en pleine nuit apr&egrave;s un concert &agrave; San Francisco, la chanson allait contribuer &agrave; faire sortir Counting Crows des coffeehouses de la ville. Pourtant, son texte ne promettait pas que cette r&eacute;ussite mettrait fin &agrave; la solitude.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette lucidit&eacute; s&rsquo;enracine dans un parcours longtemps &eacute;loign&eacute; des classements internationaux. Avant la sortie d&rsquo;*August and Everything After* en 1993, Duritz avait &eacute;tudi&eacute; la litt&eacute;rature anglaise, jou&eacute; dans plusieurs formations de la Bay Area et enregistr&eacute; une premi&egrave;re version de &laquo; Round Here &raquo; avec The Himalayans. Counting Crows n&rsquo;est donc pas n&eacute; d&rsquo;une apparition soudaine, mais d&rsquo;un r&eacute;pertoire et d&rsquo;une &eacute;criture d&eacute;j&agrave; longuement travaill&eacute;s.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Les livres avant les coffeehouses de San Francisco</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Adam Fredric Duritz na&icirc;t le 1er ao&ucirc;t 1964 &agrave; Baltimore, dans une famille juive de descendance russe. Ses parents, Gilbert et Linda Duritz, sont tous deux m&eacute;decins. Son enfance est ponctu&eacute;e de d&eacute;placements entre Baltimore, la Nouvelle-Angleterre, le Texas et la Californie.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Apr&egrave;s la Taft School, dans le Connecticut, il obtient son dipl&ocirc;me &agrave; la Head-Royce School d&rsquo;Oakland. Il poursuit des &eacute;tudes universitaires &agrave; Berkeley, puis &agrave; Davis, sans aller jusqu&rsquo;au dipl&ocirc;me. &Agrave; Berkeley, il &eacute;tudie la litt&eacute;rature anglaise et d&eacute;veloppe un rapport aux livres qu&rsquo;il pr&eacute;sentera plus tard comme une influence majeure sur son &eacute;criture.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette culture litt&eacute;raire se retrouve dans des textes peupl&eacute;s de personnages et de sc&egrave;nes narratives. Duritz cite &eacute;galement Van Morrison et Bob Dylan parmi ses inspirations. Mais avant que cette &eacute;criture ne trouve un large public, elle passe par l&rsquo;apprentissage quotidien des groupes et des clubs locaux.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>&Agrave; 18 ans, l&rsquo;apprentissage dans les groupes de la Bay Area</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Duritz commence &agrave; &eacute;crire des chansons et &agrave; jouer dans diff&eacute;rentes formations de la r&eacute;gion de San Francisco d&egrave;s l&rsquo;&acirc;ge de 18 ans. Ces exp&eacute;riences lui donnent acc&egrave;s &agrave; la sc&egrave;ne et au travail de composition bien avant la cr&eacute;ation de Counting Crows.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; la fin des ann&eacute;es 1980 et au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, il chante au sein de The Himalayans. Le groupe enregistre notamment &laquo; Round Here &raquo; pour un projet qui ne sera publi&eacute; qu&rsquo;en 2002, sous le titre *She Likes the Weather*. La chanson poss&egrave;de donc une premi&egrave;re vie avant de devenir associ&eacute;e &agrave; Counting Crows.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Apr&egrave;s son d&eacute;part de The Himalayans, Duritz reprend et r&eacute;enregistre &laquo; Round Here &raquo; pour le premier album de sa nouvelle formation. Le morceau &eacute;tablit ainsi un lien direct entre les ann&eacute;es d&rsquo;apprentissage dans la Bay Area et la perc&eacute;e de 1993. Une chanson n&eacute;e avant Counting Crows devient l&rsquo;un des titres qui d&eacute;finissent ses d&eacute;buts discographiques.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Adam Duritz et David Bryson partent d&rsquo;un duo acoustique</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Counting Crows se forme en 1991 &agrave; San Francisco autour d&rsquo;Adam Duritz et du guitariste David Bryson. Leur projet commence modestement, avec des sets acoustiques donn&eacute;s dans des coffeehouses. Matt Malley, Dan Vickrey, Steve Bowman et Charles Gillingham les rejoignent pour constituer le noyau du groupe.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Deux ans plus tard para&icirc;t *August and Everything After*. Port&eacute; notamment par &laquo; Round Here &raquo; et &laquo; Mr. Jones &raquo;, l&rsquo;album fait passer Counting Crows de la sc&egrave;ne de la Bay Area aux classements internationaux. Depuis sa formation, le groupe a vendu plus de 20 millions de disques, publi&eacute; sept albums studio certifi&eacute;s or ou platine et obtenu des nominations aux Grammy Awards et aux Oscars.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette ampleur commerciale rend la naissance de &laquo; Mr. Jones &raquo; d&rsquo;autant plus frappante. La chanson vient d&rsquo;une soir&eacute;e entre musiciens, d&rsquo;une conversation sur le d&eacute;sir de r&eacute;ussir et d&rsquo;une s&eacute;ance d&rsquo;&eacute;criture nocturne, avant que ce d&eacute;sir ne prenne une dimension bien r&eacute;elle.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>&laquo; Mr. Jones &raquo;, une nuit dans la Mission et un r&ecirc;ve d&eacute;j&agrave; fissur&eacute;</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, Duritz assiste &agrave; un concert avec son ami musicien Marty dans le quartier de la Mission, &agrave; San Francisco. Sur le chemin du retour, les deux hommes parlent de la n&eacute;cessit&eacute; de devenir des rock stars pour pouvoir aborder les filles. Duritz r&eacute;sume leur conversation par cette phrase : &laquo; On doit vraiment se reprendre et devenir des rock stars. &raquo;</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Rentr&eacute; chez lui dans un &eacute;tat alcoolis&eacute;, il &eacute;crit &laquo; Mr. Jones &raquo; en pleine nuit. Il compose lui-m&ecirc;me la progression d&rsquo;accords principale, tandis que Dave Bryson contribue &agrave; une partie du pont. Ce qui pourrait n&rsquo;&ecirc;tre qu&rsquo;un r&eacute;cit de d&eacute;sir de r&eacute;ussite contient pourtant son propre avertissement.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Des ann&eacute;es plus tard, Duritz explique que la chanson parle simultan&eacute;ment du r&ecirc;ve de c&eacute;l&eacute;brit&eacute; et de l&rsquo;erreur consistant &agrave; croire que celle-ci supprimera la solitude. Il cite alors la conviction du narrateur : &laquo; Quand tout le monde m&rsquo;aimera, je ne serai plus jamais seul. &raquo; Pour son auteur, cette promesse est fausse. Le titre qui accompagne l&rsquo;ascension du groupe expose donc aussi les limites du r&ecirc;ve qu&rsquo;il raconte.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>&laquo; A Long December &raquo; achev&eacute;e en moins de 24 heures</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La nuit revient dans une autre histoire de cr&eacute;ation racont&eacute;e par Adam Duritz. Alors qu&rsquo;il s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; aller se coucher, il se rel&egrave;ve pour s&rsquo;installer au piano et commence &laquo; A Long December &raquo;. La chanson est &eacute;crite en quelques heures.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Dans l&rsquo;apr&egrave;s-midi, il rejoint le studio et la joue aux autres membres de Counting Crows avant le d&icirc;ner. Le groupe l&rsquo;enregistre enti&egrave;rement en direct, en environ six prises. Moins de 24 heures s&eacute;parent ainsi le d&eacute;but de l&rsquo;&eacute;criture et la fin de l&rsquo;enregistrement.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Duritz prend ensuite la route du Viper Room. Vers 2 h 30 ou 3 heures du matin, il fait &eacute;couter la version finalis&eacute;e dans sa voiture aux personnes pr&eacute;sentes devant le club. Cette vitesse contraste avec le long chemin suivi par &laquo; Round Here &raquo;, conserv&eacute;e depuis les ann&eacute;es The Himalayans avant d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;enregistr&eacute;e. L&rsquo;une m&ucirc;rit d&rsquo;un groupe &agrave; l&rsquo;autre ; l&rsquo;autre passe du piano au studio en une seule journ&eacute;e.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Des chansons fa&ccedil;onn&eacute;es par deux temporalit&eacute;s</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le parcours d&rsquo;Adam Duritz se lit entre ces deux m&eacute;thodes. Certaines chansons survivent aux formations, aux projets diff&eacute;r&eacute;s et aux changements de musiciens. D&rsquo;autres surgissent au milieu de la nuit et sont enregistr&eacute;es avant que la suivante ne commence. Dans les deux cas, elles restent li&eacute;es &agrave; des sc&egrave;nes pr&eacute;cises : un concert dans la Mission, un piano au moment de se coucher, une voiture devant le Viper Room.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La suite de sa carri&egrave;re n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; lin&eacute;aire. Un trouble dissociatif l&rsquo;a conduit &agrave; se retirer temporairement de la sc&egrave;ne &agrave; plusieurs reprises au cours des ann&eacute;es 2000 et 2010, avec des cons&eacute;quences sur le rythme des tourn&eacute;es. Parall&egrave;lement &agrave; Counting Crows, il a aussi particip&eacute; comme invit&eacute; &agrave; *Gold* de Ryan Adams.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; 62 ans, l&rsquo;histoire de Duritz rappelle surtout que le succ&egrave;s de &laquo; Mr. Jones &raquo; reposait sur des ann&eacute;es de sc&egrave;ne locale, un duo acoustique et des chansons ant&eacute;rieures au groupe. &laquo; Round Here &raquo;, &laquo; Mr. Jones &raquo; et &laquo; A Long December &raquo; permettent aujourd&rsquo;hui encore d&rsquo;entendre ces diff&eacute;rentes &eacute;tapes dans la programmation Pop Rock de RADIO COLLECTION.</span></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Will Champion fête ses 48 ans : le batteur recruté par hasard pour Coldplay</title>
      <description><![CDATA[Will Champion c&eacute;l&egrave;bre ce 31 juillet un double anniversaire. Le musicien de Coldplay est n&eacute; il y a 48 ans, mais c&rsquo;est aussi un 31 juillet, en 1997, qu&rsquo;il a rejoint &agrave; L...]]></description>
      <pubDate>Fri, 31 Jul 2026 07:43:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/will-champion-fete-ses-48-ans-le-batteur-recrute-par-hasard-pour-coldplay-244</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Will Champion c&eacute;l&egrave;bre ce 31 juillet un double anniversaire. Le musicien de Coldplay est n&eacute; il y a 48 ans, mais c&rsquo;est aussi un 31 juillet, en 1997, qu&rsquo;il a rejoint &agrave; Londres le groupe alors appel&eacute; Starfish. Le d&eacute;tail serait d&eacute;j&agrave; singulier si Champion avait &eacute;t&eacute; un batteur confirm&eacute;. Or il ne pratiquait pas encore s&eacute;rieusement l&rsquo;instrument.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; University College London, Chris Martin, Jonny Buckland et Guy Berryman cherchaient quelqu&rsquo;un pour poser une partie rythmique sur une d&eacute;mo. Leur camarade a accept&eacute; d&rsquo;essayer. Pr&egrave;s de trois d&eacute;cennies plus tard, cette solution de circonstance est toujours derri&egrave;re la batterie de Coldplay.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette arriv&eacute;e raconte une part essentielle du parcours de William Champion. Plut&ocirc;t qu&rsquo;une sp&eacute;cialisation pr&eacute;coce, le musicien a construit son jeu &agrave; partir de sa polyvalence, de l&rsquo;&eacute;coute des autres et d&rsquo;une priorit&eacute; constante donn&eacute;e &agrave; la chanson.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Une place vacante derri&egrave;re la batterie</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Avant de tenir les baguettes, Will Champion jouait d&eacute;j&agrave; de la guitare, du piano et de la basse. Son apprentissage de plusieurs instruments pendant l&rsquo;enfance et l&rsquo;adolescence lui avait donc donn&eacute; une exp&eacute;rience musicale, mais pas celle d&rsquo;un batteur entra&icirc;n&eacute; depuis des ann&eacute;es.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La rencontre universitaire avec Chris Martin, Jonny Buckland et Guy Berryman a chang&eacute; son r&ocirc;le. Le groupe avait besoin d&rsquo;un batteur et Champion a accept&eacute; de d&eacute;panner. Chris Martin r&eacute;sumait encore la sc&egrave;ne en 2025 : il fallait simplement un rythme de batterie sur une d&eacute;mo.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le 31 juillet 1997, jour de son anniversaire, Champion a ainsi compl&eacute;t&eacute; la formation de Starfish, qui deviendrait Coldplay. Certaines sources secondaires situent cette int&eacute;gration en 1998, mais 1997 constitue la version la mieux &eacute;tay&eacute;e dans le dossier documentaire. En 2025, le principal int&eacute;ress&eacute; s&rsquo;est lui-m&ecirc;me d&eacute;crit avec humour comme la &laquo; derni&egrave;re option viable possible &raquo; pour cette premi&egrave;re d&eacute;mo.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Will Champion, un batteur au service de la chanson</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette formation improvis&eacute;e n&rsquo;a pas conduit Champion &agrave; rechercher la d&eacute;monstration technique. Dans un entretien publi&eacute; en 2006 par The Rhythm Studio, il expliquait pr&eacute;f&eacute;rer jouer moins plut&ocirc;t que multiplier les fills. Sa batterie est pens&eacute;e comme une composante de l&rsquo;arrangement, au m&ecirc;me titre que les instruments qu&rsquo;il pratiquait auparavant.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Interrog&eacute; sur la chimie n&eacute;cessaire entre les membres d&rsquo;un jeune groupe, il pla&ccedil;ait m&ecirc;me l&rsquo;entente musicale devant la virtuosit&eacute; individuelle : &laquo; C&rsquo;est plus important que la technique. &raquo; La formule donne une coh&eacute;rence &agrave; son recrutement. Coldplay n&rsquo;avait pas retenu un sp&eacute;cialiste ext&eacute;rieur, mais un musicien d&eacute;j&agrave; int&eacute;gr&eacute; au noyau universitaire.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Son r&ocirc;le ne se limite d&rsquo;ailleurs pas &agrave; la batterie. Dans Coldplay, Champion assure &eacute;galement les percussions et les ch&oelig;urs, avec une voix principale occasionnelle en concert. Cette polyvalence prolonge directement son parcours ant&eacute;rieur &agrave; 1997.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>&laquo; Trouble &raquo;, plusieurs essais pour trouver la bonne prise</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La p&eacute;riode de *Parachutes*, entre 1999 et 2000, montre comment cette approche s&rsquo;inscrit dans le travail de studio. &laquo; Trouble &raquo; n&rsquo;a pas trouv&eacute; sa forme d&eacute;finitive imm&eacute;diatement : le groupe a d&ucirc; enregistrer et ajuster la chanson &agrave; plusieurs reprises.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Dans la version finale d&eacute;crite par une source consacr&eacute;e &agrave; la production du titre, Will Champion joue la batterie tandis que Chris Martin tient le piano dans une petite pi&egrave;ce en bois. L&rsquo;image r&eacute;sume un travail fond&eacute; sur l&rsquo;interaction entre les instruments, loin d&rsquo;une partie rythmique ajout&eacute;e m&eacute;caniquement apr&egrave;s coup.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La patience n&eacute;cessaire &agrave; &laquo; Trouble &raquo; pr&eacute;pare aussi la m&eacute;thode collective que Champion &eacute;voquera au sujet d&rsquo;autres chansons. Les morceaux peuvent na&icirc;tre d&rsquo;une premi&egrave;re id&eacute;e port&eacute;e par un ou deux membres, avant d&rsquo;&ecirc;tre transform&eacute;s par le groupe au fil du travail.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>De &laquo; The Scientist &raquo; &agrave; &laquo; Violet Hill &raquo;, une fabrication collective</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Pendant l&rsquo;enregistrement &agrave; Liverpool de *A Rush of Blood to the Head*, Chris Martin est arriv&eacute; un matin avec une chanson &eacute;crite durant le week-end. Guy Berryman a racont&eacute; que le groupe l&rsquo;avait d&eacute;velopp&eacute;e tr&egrave;s rapidement : elle deviendrait &laquo; The Scientist &raquo;, l&rsquo;un des titres centraux du disque.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Will Champion a conserv&eacute; une relation particuli&egrave;re avec cet album enregistr&eacute; alors que Coldplay &eacute;tait encore tr&egrave;s jeune. Lors d&rsquo;un retour r&eacute;trospectif publi&eacute; pour ses vingt ans, il d&eacute;clarait : &laquo; Je suis tr&egrave;s fier de cet album. &raquo;</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Quelques ann&eacute;es plus tard, &laquo; Violet Hill &raquo; offre un autre aper&ccedil;u de la dynamique du groupe. Champion a expliqu&eacute; que le titre &eacute;tait parti d&rsquo;une id&eacute;e musicale jou&eacute;e par Chris Martin et Jonny Buckland. Il l&rsquo;a ensuite vue &eacute;voluer progressivement jusqu&rsquo;&agrave; devenir une chanson compl&egrave;te au cours du cycle de *Viva la Vida* en 2008.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Une m&eacute;thode ouverte jusqu&rsquo;&agrave; Rihanna</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette m&eacute;canique collective s&rsquo;est &eacute;galement appliqu&eacute;e &agrave; une collaboration pop particuli&egrave;rement expos&eacute;e. Pour &laquo; Princess of China &raquo;, Chris Martin avait &eacute;crit la chanson en pensant &agrave; Rihanna. Selon Will Champion, Coldplay l&rsquo;a ensuite fa&ccedil;onn&eacute;e dans son propre studio avant de l&rsquo;envoyer &agrave; la chanteuse.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le r&eacute;cit pr&eacute;cise la place du groupe dans le processus : l&rsquo;id&eacute;e initiale venait de Martin, mais elle passait par une phase de mise au point collective. Champion appara&icirc;t ainsi comme l&rsquo;un des musiciens qui transforment une &eacute;bauche en enregistrement destin&eacute; &agrave; &ecirc;tre partag&eacute; avec une invit&eacute;e.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">De &laquo; Trouble &raquo; &agrave; &laquo; Princess of China &raquo;, les contextes diff&egrave;rent, mais le batteur d&eacute;crit une m&eacute;thode comparable : &eacute;couter l&rsquo;id&eacute;e, chercher sa forme et intervenir sans encombrer la chanson. Son arriv&eacute;e fortuite derri&egrave;re les f&ucirc;ts n&rsquo;a donc pas effac&eacute; le musicien polyvalent qu&rsquo;il &eacute;tait auparavant.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>La batterie comme &laquo; bouclier physique &raquo;</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Sur sc&egrave;ne, Will Champion occupe une position qui correspond &agrave; son rapport mesur&eacute; &agrave; la visibilit&eacute;. En 2021, face &agrave; Howard Stern, il reconnaissait ne pas aimer les projecteurs et pr&eacute;sentait sa batterie comme une protection physique face au regard du public.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette discr&eacute;tion ne signifie pas un retrait des d&eacute;cisions du groupe. En septembre 2025, il a particip&eacute; &agrave; une prise de parole de Coldplay consacr&eacute;e aux d&eacute;buts de la formation, &agrave; l&rsquo;apr&egrave;s-tourn&eacute;e *Music of the Spheres* et &agrave; de futurs projets d&rsquo;enregistrement.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Un mois plus tard, devant les &eacute;tudiants de Northeastern University London, il a replac&eacute; ce parcours dans l&rsquo;industrie contemporaine. Selon lui, Coldplay n&rsquo;aurait probablement pas connu la m&ecirc;me perc&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;poque des algorithmes et du streaming. La remarque renvoyait directement &agrave; ce que son histoire doit au hasard : une rencontre universitaire, une d&eacute;mo et une place disponible derri&egrave;re une batterie.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Du hasard universitaire &agrave; la transmission</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;ann&eacute;e 2025 a aussi ramen&eacute; Champion dans le Hampshire. En juin, il a inaugur&eacute; dans son ancien &eacute;tablissement un nouveau centre musical d&rsquo;un montant de 5,4 millions de livres, une apparition publique tourn&eacute;e vers la pratique et la transmission musicales.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Son anniversaire rappelle ainsi moins une date isol&eacute;e qu&rsquo;une co&iuml;ncidence fondatrice. Le 31 juillet 1997, Coldplay n&rsquo;a pas seulement trouv&eacute; un batteur : Will Champion a d&eacute;couvert l&rsquo;instrument autour duquel s&rsquo;organiserait sa place dans le groupe, sans abandonner les percussions, les ch&oelig;urs ni son regard de multi-instrumentiste.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; 48 ans, il reste impliqu&eacute; dans les r&eacute;flexions de Coldplay sur ses enregistrements et son avenir. R&eacute;&eacute;couter &laquo; Trouble &raquo;, &laquo; The Scientist &raquo; ou &laquo; Violet Hill &raquo; permet aussi d&rsquo;entendre le parcours d&rsquo;un musicien entr&eacute; presque par accident dans le r&ocirc;le qui allait devenir le sien.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Bill Berry fête ses 68 ans : le batteur de R.E.M. qui composait au-delà du rythme</title>
      <description><![CDATA[Bill Berry c&eacute;l&egrave;bre ce 31 juillet son 68e anniversaire avec un paradoxe tenace : l&rsquo;un des batteurs les plus identifi&eacute;s &agrave; R.E.M. a d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;il &laquo; n...]]></description>
      <pubDate>Fri, 31 Jul 2026 07:24:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/bill-berry-fete-ses-68-ans-le-batteur-de-r-e-m-qui-composait-au-dela-du-rythme-243</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Bill Berry c&eacute;l&egrave;bre ce 31 juillet son 68e anniversaire avec un paradoxe tenace : l&rsquo;un des batteurs les plus identifi&eacute;s &agrave; R.E.M. a d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;il &laquo; n&rsquo;a jamais aim&eacute; &ecirc;tre batteur &raquo;. La formule &eacute;claire une trajectoire dans laquelle la batterie n&rsquo;a jamais constitu&eacute; une fronti&egrave;re. Chez R.E.M., Berry jouait &eacute;galement de la guitare, de la basse et du piano pour &eacute;crire et enregistrer.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette polyvalence permet de mieux comprendre sa place dans le groupe form&eacute; &agrave; Athens en 1980. Derri&egrave;re le musicien install&eacute; au fond de la sc&egrave;ne se trouvait un co-compositeur capable d&rsquo;apporter une id&eacute;e, une structure ou une progression compl&egrave;te. L&rsquo;histoire de &laquo; Everybody Hurts &raquo; en offre l&rsquo;exemple le plus net.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Une amiti&eacute; n&eacute;e au coll&egrave;ge &agrave; Macon</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">William Thomas Berry na&icirc;t &agrave; Duluth, dans le Minnesota, avant de grandir en G&eacute;orgie, notamment &agrave; Macon. Sa pratique musicale commence t&ocirc;t : il a racont&eacute; dans le podcast *In Weird Cities* avoir commenc&eacute; &agrave; exp&eacute;rimenter les instruments et &agrave; jouer d&egrave;s la troisi&egrave;me ann&eacute;e d&rsquo;&eacute;cole primaire.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; Macon, sa rencontre avec Mike Mills donne une direction plus pr&eacute;cise &agrave; cet apprentissage. Les deux adolescents se connaissent au coll&egrave;ge et leurs premiers rapports sont marqu&eacute;s par quelques frictions. Ils jouent n&eacute;anmoins dans plusieurs groupes locaux, deviennent de proches amis et rejoignent ensemble l&rsquo;Universit&eacute; de G&eacute;orgie.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette relation forme la future section rythmique de R.E.M. &Agrave; Athens, Berry et Mills s&rsquo;associent au guitariste Peter Buck et au chanteur Michael Stipe. Le groupe prend forme en 1980 autour de ces quatre &eacute;tudiants ou anciens &eacute;tudiants de l&rsquo;universit&eacute;.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>&laquo; Everybody Hurts &raquo;, une structure venue de Bill Berry</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La contribution de Berry ne se r&eacute;sume pas aux parties de batterie pos&eacute;es sur des chansons d&eacute;j&agrave; &eacute;crites. Les membres de R.E.M. lui attribuent l&rsquo;id&eacute;e initiale et la structure de &laquo; Everybody Hurts &raquo;, enregistr&eacute;e pour l&rsquo;album *Automatic for the People* au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990. Michael Stipe la consid&egrave;re comme la chanson de Berry.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le point de d&eacute;part repose sur un arrangement sobre, des accords r&eacute;p&eacute;titifs et une progression &eacute;motionnelle propos&eacute;s par le batteur. Stipe &eacute;crit ensuite le texte, tandis que le groupe d&eacute;veloppe l&rsquo;orchestration. Cette construction collective montre comment une &eacute;bauche apport&eacute;e par Berry pouvait devenir une chanson de R.E.M. pleinement &eacute;labor&eacute;e par les quatre musiciens.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Son travail s&rsquo;&eacute;tendait aux arrangements et aux harmonies vocales. Il pouvait passer &agrave; la guitare, &agrave; la basse ou au piano pour pr&eacute;ciser une composition. Une telle mobilit&eacute; explique pourquoi son r&ocirc;le de co-compositeur d&eacute;passe largement l&rsquo;image habituelle du batteur charg&eacute; d&rsquo;accompagner les autres membres.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Le 1er avril 1995, la tourn&eacute;e bascule &agrave; Lausanne</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le moment le plus brutal de son parcours survient le 1er avril 1995. Durant un concert de la tourn&eacute;e *Monster* &agrave; la Patinoire de Malley, &agrave; Lausanne, Bill Berry s&rsquo;effondre sur sc&egrave;ne, victime de la rupture d&rsquo;un an&eacute;vrisme c&eacute;r&eacute;bral.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">R.E.M. interrompt alors sa tourn&eacute;e. Michael Stipe, Peter Buck et Mike Mills restent en Suisse aupr&egrave;s de leur partenaire pendant sa convalescence. Stipe a racont&eacute; que Berry avait failli mourir &agrave; plusieurs reprises et que le groupe avait attendu qu&rsquo;il puisse de nouveau marcher et parler. Il a qualifi&eacute; cette p&eacute;riode de terrifiante.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Apr&egrave;s l&rsquo;op&eacute;ration, les m&eacute;decins autorisent pourtant Berry &agrave; reprendre la batterie. R.E.M. retourne sur la route. Au terme de son premier concert complet depuis l&rsquo;intervention, le batteur quitte son instrument et rejoint ses trois camarades &agrave; l&rsquo;avant de la sc&egrave;ne. Les quatre musiciens se serrent dans les bras ; Stipe fond en larmes, soulag&eacute; de l&rsquo;avoir vu tenir pendant tout le spectacle.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Un d&eacute;part annonc&eacute; apr&egrave;s 17 ans et dix albums</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Bill Berry reste encore deux ans au sein de R.E.M. Son d&eacute;part officiel est annonc&eacute; en octobre 1997 par un communiqu&eacute; diffus&eacute; via Warner Bros. Apr&egrave;s 17 ann&eacute;es et dix albums, il explique vouloir se retirer de la musique. Le groupe pr&eacute;sente alors cette d&eacute;cision comme ind&eacute;pendante de ses probl&egrave;mes de sant&eacute;.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le batteur quitte l&rsquo;activit&eacute; permanente pour devenir fermier pr&egrave;s de Farmington et d&rsquo;Athens, en G&eacute;orgie. Il se consacre notamment au foin et &agrave; l&rsquo;&eacute;levage, loin de la m&eacute;diatisation qui accompagnait R.E.M. Michael Stipe, Peter Buck et Mike Mills poursuivent leur parcours en trio sans int&eacute;grer de nouveau batteur comme membre permanent.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Berry ne rompt cependant pas enti&egrave;rement le lien avec ses anciens partenaires. Au cours des ann&eacute;es 2000 et 2010, il participe &agrave; quelques r&eacute;unions ponctuelles, joue certains morceaux sur sc&egrave;ne et appara&icirc;t notamment lors de l&rsquo;intronisation de R.E.M. au Rock and Roll Hall of Fame. Ces retrouvailles ne se transforment jamais en r&eacute;int&eacute;gration durable.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Bad Ends, un retour en studio effectu&eacute; &agrave; Athens</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Apr&egrave;s plus de deux d&eacute;cennies largement pass&eacute;es en retrait, Berry rejoint Bad Ends, groupe d&rsquo;Athens mont&eacute; par Mike Mantione, chanteur et guitariste de Five Eight. Avant de s&rsquo;engager, il demande &agrave; &eacute;couter les maquettes. La premi&egrave;re chanson envoy&eacute;e par Mantione suffit &agrave; le convaincre, le mat&eacute;riau r&eacute;pondant &agrave; ce qu&rsquo;il appelle avec humour ses &laquo; standards arrogants &raquo;.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">En 2023, Bill Berry participe ainsi &agrave; un projet discographique complet avec *The Power and the Glory*, jouant de la batterie mais aussi d&rsquo;autres instruments. Le disque aborde la mort et la mani&egrave;re de l&rsquo;affronter. Berry explique qu&rsquo;il n&rsquo;aurait pas souhait&eacute; traiter un tel sujet lorsqu&rsquo;il avait 20 ans, mais que cette r&eacute;flexion s&rsquo;est impos&eacute;e avec l&rsquo;&acirc;ge et la disparition de plusieurs amis.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;enregistrement r&eacute;serve une autre particularit&eacute; : avant Bad Ends, il n&rsquo;avait jamais r&eacute;alis&eacute; un album complet &agrave; Athens, malgr&eacute; le r&ocirc;le fondateur de la ville dans l&rsquo;histoire de R.E.M. Ce retour au travail en studio se d&eacute;roule donc au plus pr&egrave;s de chez lui, dans l&rsquo;environnement g&eacute;orgien o&ugrave; son parcours musical avait pris forme.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; 68 ans, Bill Berry reste ainsi associ&eacute; &agrave; une mani&egrave;re tr&egrave;s large d&rsquo;envisager son m&eacute;tier. La batterie fut son r&ocirc;le le plus visible, mais &laquo; Everybody Hurts &raquo;, sa pratique de plusieurs instruments et son retour avec Bad Ends r&eacute;v&egrave;lent un musicien attentif &agrave; la construction enti&egrave;re d&rsquo;une chanson.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">De Macon &agrave; Athens, de R.E.M. &agrave; *The Power and the Glory*, son itin&eacute;raire suit moins une ligne continue qu&rsquo;une succession de choix pr&eacute;cis : former un groupe avec un ami de coll&egrave;ge, apporter l&rsquo;ossature d&rsquo;une ballade, reprendre la sc&egrave;ne apr&egrave;s une grave op&eacute;ration, se retirer, puis accepter un nouveau disque seulement apr&egrave;s avoir entendu les chansons. Autant de raisons de r&eacute;&eacute;couter aujourd&rsquo;hui &laquo; Everybody Hurts &raquo; en pr&ecirc;tant attention &agrave; ce qui, dans sa structure, porte la signature de Bill Berry.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Kate Bush a 68 ans : de la maquette soutenue par David Gilmour au retour mondial</title>
      <description><![CDATA[Kate Bush a eu 68 ans ce jeudi 30 juillet 2026. Son parcours aurait pourtant pu rester enferm&eacute; dans quelques maquettes si David Gilmour, guitariste de Pink Floyd, n&rsquo;avait pas entendu ses premi&...]]></description>
      <pubDate>Thu, 30 Jul 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/kate-bush-a-68-ans-de-la-maquette-soutenue-par-david-gilmour-au-retour-mondial-245</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Kate Bush a eu 68 ans ce jeudi 30 juillet 2026. Son parcours aurait pourtant pu rester enferm&eacute; dans quelques maquettes si David Gilmour, guitariste de Pink Floyd, n&rsquo;avait pas entendu ses premi&egrave;res chansons au milieu des ann&eacute;es 1970. En finan&ccedil;ant des s&eacute;ances d&rsquo;enregistrement, il lui a offert une passerelle concr&egrave;te vers son premier contrat discographique.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette intervention ne fabrique pas artificiellement une artiste : elle permet &agrave; une &eacute;criture d&eacute;j&agrave; pr&eacute;coce de parvenir jusqu&rsquo;au disque. Kate Bush compose depuis sa jeunesse, dans un environnement familial o&ugrave; la musique occupe une place r&eacute;elle. Lorsqu&rsquo;elle entre dans l&rsquo;industrie, elle ne passe ni par un groupe durable ni par une longue succession de projets avant de trouver son identit&eacute;.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>David Gilmour, le soutien d&eacute;cisif avant le premier contrat</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">N&eacute;e Catherine Bush &agrave; Bexleyheath, en Angleterre, Kate Bush grandit aupr&egrave;s d&rsquo;un p&egrave;re m&eacute;decin g&eacute;n&eacute;raliste et d&rsquo;une m&egrave;re infirmi&egrave;re. Ses fr&egrave;res ont des liens avec la musique, tandis qu&rsquo;elle commence tr&egrave;s jeune &agrave; &eacute;crire ses propres chansons. Cette pratique pr&eacute;coce fournit la mati&egrave;re des maquettes qui attireront l&rsquo;attention de David Gilmour.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le guitariste de Pink Floyd ne se contente pas de jouer les interm&eacute;diaires. Il finance des enregistrements qui conduisent directement la jeune autrice-compositrice vers le monde professionnel. Ce soutien devient ainsi le premier basculement document&eacute; de son parcours : des chansons con&ccedil;ues loin de l&rsquo;industrie peuvent d&eacute;sormais &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute;es sous une forme enregistr&eacute;e.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La suite est rapide. En 1978, son premier album, *The Kick Inside*, r&eacute;v&egrave;le une musicienne qui porte d&eacute;j&agrave; ses propres r&eacute;cits. Sa perc&eacute;e repose sur un titre inspir&eacute; par la litt&eacute;rature, choix peu ordinaire pour ouvrir une carri&egrave;re populaire d&rsquo;une telle ampleur.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>&laquo; Wuthering Heights &raquo;, un roman transform&eacute; en num&eacute;ro un</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Wuthering Heights &raquo; puise directement dans *Les Hauts de Hurlevent* d&rsquo;Emily Bront&euml;. Kate Bush transforme cette source litt&eacute;raire en chanson et obtient son premier grand succ&egrave;s d&egrave;s 1978. Le titre atteint la premi&egrave;re place du classement britannique des singles.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette arriv&eacute;e au sommet poss&egrave;de une autre port&eacute;e mesurable : &laquo; Wuthering Heights &raquo; devient la premi&egrave;re chanson &eacute;crite par une femme &agrave; se classer num&eacute;ro un au Royaume-Uni. La r&eacute;ussite installe imm&eacute;diatement Kate Bush comme autrice-compositrice-interpr&egrave;te, sans dissocier sa voix de son &eacute;criture.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Dans le m&ecirc;me temps, *The Kick Inside* fixe les bases de son travail. Parmi ses premi&egrave;res chansons marquantes, &laquo; The Man with the Child in His Eyes &raquo; montre d&eacute;j&agrave; son int&eacute;r&ecirc;t pour les morceaux narratifs et &eacute;motionnels. Il ne s&rsquo;agit donc pas seulement d&rsquo;une perc&eacute;e port&eacute;e par un single : plusieurs chansons dessinent d&egrave;s le d&eacute;part une mani&egrave;re personnelle de construire des histoires.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>The Tour of Life fait entrer le th&eacute;&acirc;tre dans ses concerts</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Apr&egrave;s le succ&egrave;s initial, Kate Bush transpose son univers sur sc&egrave;ne avec The Tour of Life en 1979. La tourn&eacute;e associe &eacute;troitement le chant, la danse et la mise en sc&egrave;ne. Cette th&eacute;&acirc;tralisation distingue ses spectacles de nombreux concerts pop de la fin des ann&eacute;es 1970.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La sc&egrave;ne ne deviendra pourtant pas le centre permanent de son activit&eacute;. Au fil de sa carri&egrave;re, la chanteuse privil&eacute;gie le travail en studio plut&ocirc;t qu&rsquo;un calendrier r&eacute;gulier de tourn&eacute;es ou une exposition m&eacute;diatique constante. Ce choix accompagne l&rsquo;&eacute;largissement de son r&ocirc;le : chanteuse et compositrice, elle est &eacute;galement musicienne, danseuse et productrice.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Entre 1978 et 1985, les albums *The Kick Inside*, *Lionheart*, *Never for Ever*, *The Dreaming* et *Hounds of Love* t&eacute;moignent de cette progression. &laquo; Babooshka &raquo;, au d&eacute;but des ann&eacute;es 1980, prolonge notamment son go&ucirc;t pour le r&eacute;cit et les arrangements reconnaissables. L&rsquo;encha&icirc;nement de ces disques m&egrave;ne &agrave; un nouveau tournant en 1985.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>*Hounds of Love*, le tournant construit depuis le studio</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Avec *Hounds of Love*, Kate Bush associe une nouvelle r&eacute;ussite commerciale &agrave; une production particuli&egrave;rement &eacute;labor&eacute;e. L&rsquo;album m&ecirc;le pop, exp&eacute;rimentation et arrangements tr&egrave;s construits. Le studio n&rsquo;est plus seulement un lieu o&ugrave; fixer les chansons : il devient un &eacute;l&eacute;ment essentiel de leur forme.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Running Up That Hill &raquo;, &eacute;crit par Kate Bush seule, porte largement ce tournant. Le morceau s&rsquo;inscrit dans une p&eacute;riode o&ugrave; la musicienne consolide le contr&ocirc;le exerc&eacute; sur ses &oelig;uvres, gr&acirc;ce &agrave; ses diff&eacute;rentes fonctions d&rsquo;autrice, d&rsquo;interpr&egrave;te, de musicienne et de productrice.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette ligne se poursuit au-del&agrave; de *Hounds of Love*. Sorti en 1989, *The Sensual World* m&ecirc;le &agrave; son tour &eacute;criture litt&eacute;raire, textures de studio et travail expressif de la voix. Kate Bush ne suit toutefois pas un rythme de publication dict&eacute; par des cycles rapides. Son retour discographique avec *50 Words for Snow* en 2011 confirme cette mani&egrave;re de travailler &agrave; sa propre cadence.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Quand &laquo; Running Up That Hill &raquo; repart trente-sept ans plus tard</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;histoire de &laquo; Running Up That Hill &raquo; conna&icirc;t un d&eacute;veloppement inattendu en 2022. Utilis&eacute; dans la s&eacute;rie *Stranger Things*, le titre retrouve une audience mondiale plus de trente ans apr&egrave;s sa sortie. Il revient au sommet des classements dans plusieurs pays et replace Kate Bush au centre de l&rsquo;attention internationale.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La chanteuse a r&eacute;sum&eacute; sa surprise en une phrase : &laquo; Je pensais que c&rsquo;&eacute;tait une bonne chanson, mais je n&rsquo;aurais jamais imagin&eacute; qu&rsquo;elle d&eacute;collerait comme &ccedil;a. &raquo; Cette seconde vie ne repose pas sur une nouvelle version document&eacute;e dans le dossier, mais sur la red&eacute;couverte de l&rsquo;enregistrement de 1985 par un nouveau public.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le contraste &eacute;claire l&rsquo;ensemble de son parcours. Une carri&egrave;re longtemps men&eacute;e avec discr&eacute;tion, centr&eacute;e sur l&rsquo;&eacute;criture et le studio, retrouve une exposition massive par l&rsquo;interm&eacute;diaire d&rsquo;une chanson ancienne. Comme les maquettes entendues autrefois par David Gilmour, un morceau d&eacute;j&agrave; existant atteint soudain de nouveaux auditeurs gr&acirc;ce &agrave; un relais ext&eacute;rieur.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; 68 ans, Kate Bush reste ainsi associ&eacute;e &agrave; deux perc&eacute;es tr&egrave;s diff&eacute;rentes : &laquo; Wuthering Heights &raquo;, qui la place en t&ecirc;te des ventes britanniques d&egrave;s son premier album, et &laquo; Running Up That Hill &raquo;, revenu dans les classements mondiaux trente-sept ans apr&egrave;s sa parution. Entre ces deux moments, son parcours s&rsquo;est construit sans calendrier r&eacute;gulier de tourn&eacute;es ni pr&eacute;sence m&eacute;diatique continue.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Son anniversaire offre surtout l&rsquo;occasion de r&eacute;entendre comment la litt&eacute;rature, le r&eacute;cit et les textures de studio traversent des titres aussi diff&eacute;rents que &laquo; Wuthering Heights &raquo;, &laquo; Babooshka &raquo; et &laquo; Running Up That Hill &raquo;. Plusieurs de ces chansons continuent d&rsquo;accompagner naturellement la programmation Pop Rock de RADIO COLLECTION.</span></p>
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