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    <title>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - Il était un album</title>
    <description>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - Il était un album</description>
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      <title>Quinze ans après Tiger Suit, KT Tunstall racontait son virage sonore avec un rêve de tigre</title>
      <description><![CDATA[Avec Tiger Suit, KT Tunstall transformait une p&eacute;riode de fatigue et de doute en nouveau d&eacute;part artistique. Quinze ans apr&egrave;s sa sortie, ce troisi&egrave;me album reste li&eacute; &agrave; une formule singuli&eg...]]></description>
      <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 22:30:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/quinze-ans-apres-tiger-suit-kt-tunstall-racontait-son-virage-sonore-avec-un-reve-de-tigre-516</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec <em>Tiger Suit</em>, KT Tunstall transformait une p&eacute;riode de fatigue et de doute en nouveau d&eacute;part artistique. Quinze ans apr&egrave;s sa sortie, ce troisi&egrave;me album reste li&eacute; &agrave; une formule singuli&egrave;re, la &laquo; nature techno &raquo;, mais aussi &agrave; un voyage au Groenland et &agrave; un r&ecirc;ve r&eacute;current devenu symbole de confiance.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant de prendre la forme d&rsquo;un album, <em>Tiger Suit</em> commence par un arr&ecirc;t. Apr&egrave;s la tourn&eacute;e de <em>Drastic Fantastic</em>, KT Tunstall traverse une p&eacute;riode de fatigue, de doute et de remise en question. Elle s&rsquo;accorde alors une pause d&rsquo;environ dix-huit mois, loin de l&rsquo;encha&icirc;nement imm&eacute;diat attendu apr&egrave;s ses deux premiers disques. Cette coupure pr&eacute;pare une d&eacute;cision importante : ne plus laisser les attentes ext&eacute;rieures guider son &eacute;criture.</p>
<p>Dans un entretien accord&eacute; &agrave; RT&Eacute;, la chanteuse r&eacute;sumait ce besoin de rupture par une phrase directe : &laquo; I really felt I needed to cut ties with worrying about what other people wanted. &raquo; Il ne s&rsquo;agissait donc pas seulement de reprendre le travail apr&egrave;s une interruption, mais de retrouver une libert&eacute; de mouvement. <em>Tiger Suit</em> allait devenir le terrain de cette reprise en main.</p>
<h2>Jim Abbiss pour sortir du confort folk-pop</h2>
<p>KT Tunstall choisit de travailler avec Jim Abbiss, producteur notamment associ&eacute; &agrave; Arctic Monkeys. Leur collaboration accompagne le d&eacute;placement recherch&eacute; par la chanteuse : quitter une formule strictement folk-pop pour construire une esth&eacute;tique plus hybride. Une partie importante du disque est enregistr&eacute;e aux studios Hansa de Berlin, avant une finalisation &agrave; Londres. Les cr&eacute;dits font &eacute;galement appara&icirc;tre Echo Studios, &agrave; Los Angeles.</p>
<p>Pour d&eacute;finir cette nouvelle direction, Tunstall emploie l&rsquo;expression &laquo; nature techno &raquo;. La formule r&eacute;unit les deux forces qu&rsquo;elle veut faire cohabiter : une instrumentation organique et des textures &eacute;lectroniques, soutenues par une pulsation dansante. Le changement ne consiste donc pas &agrave; effacer la guitare ou l&rsquo;&eacute;criture qui l&rsquo;ont fait conna&icirc;tre, mais &agrave; les placer dans un cadre diff&eacute;rent.</p>
<p><em>Push That Knot Away</em> montre concr&egrave;tement cette recherche. KT Tunstall pr&eacute;sentait le morceau comme l&rsquo;une de ses premi&egrave;res tentatives pour associer une guitare acoustique jou&eacute;e en arp&egrave;ges &agrave; de l&rsquo;&eacute;lectronique. Elle soulignait aussi sa structure inhabituelle : le titre ne repose pas sur un v&eacute;ritable refrain, mais sur un grand riff central et une construction con&ccedil;ue comme un puzzle. Le virage de <em>Tiger Suit</em> se joue ainsi dans l&rsquo;architecture m&ecirc;me des chansons, pas uniquement dans leur habillage sonore.</p>
<h2>Au Groenland, une chanson n&eacute;e du d&eacute;paysement</h2>
<p>Une autre pi&egrave;ce essentielle du disque trouve son origine loin des studios. <em>Uummannaq Song</em> na&icirc;t pendant une exp&eacute;dition organis&eacute;e par Cape Farewell au Groenland. Le voyage r&eacute;unit artistes et scientifiques autour de la question climatique et conduit KT Tunstall jusqu&rsquo;au village d&rsquo;Uummannaq.</p>
<p>La chanteuse &eacute;crit le morceau au cours de cette exp&eacute;dition, en prenant pour sujet le village et l&rsquo;impression de d&eacute;paysement radical ressentie sur place. Cette histoire donne &agrave; la notion de &laquo; nature techno &raquo; une dimension tr&egrave;s concr&egrave;te : l&rsquo;album associe une exp&eacute;rience v&eacute;cue dans un environnement saisissant au travail &eacute;lectronique d&eacute;velopp&eacute; pendant sa fabrication.</p>
<p><em>Uummannaq Song</em> et <em>Push That Knot Away</em> &eacute;clairent ainsi deux chemins compl&eacute;mentaires. Le premier part d&rsquo;un territoire et d&rsquo;une exp&eacute;rience collective r&eacute;unissant art, science et climat. Le second avance par exp&eacute;rimentation formelle, en rapprochant arp&egrave;ges acoustiques, &eacute;lectronique et structure sans refrain traditionnel. Tous deux montrent comment Tunstall a cherch&eacute; &agrave; d&eacute;placer ses habitudes plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; simplement changer de d&eacute;cor.</p>
<h2>Le costume de tigre comme armure</h2>
<p>Le titre <em>Tiger Suit</em> vient d&rsquo;un r&ecirc;ve r&eacute;current dans lequel KT Tunstall s&rsquo;approche d&rsquo;un tigre sans &ecirc;tre attaqu&eacute;e. Elle interpr&egrave;te ce &laquo; costume de tigre &raquo; comme une forme d&rsquo;armure ou de confiance. L&rsquo;image correspond directement &agrave; la situation dans laquelle le disque a &eacute;t&eacute; con&ccedil;u : apr&egrave;s le doute et la pause, il fallait retrouver suffisamment d&rsquo;assurance pour s&rsquo;aventurer hors d&rsquo;un cadre d&eacute;j&agrave; install&eacute;.</p>
<p>Ce r&ecirc;ve fournit donc davantage qu&rsquo;un titre frappant. Il relie la remise en question personnelle, la volont&eacute; de ne plus composer en fonction des attentes d&rsquo;autrui et les choix effectu&eacute;s avec Jim Abbiss. Le tigre n&rsquo;est pas vaincu ni tenu &agrave; distance : la chanteuse peut s&rsquo;en approcher parce qu&rsquo;elle se sent prot&eacute;g&eacute;e. Cette image accompagne parfaitement un album construit autour d&rsquo;une prise de risque ma&icirc;tris&eacute;e.</p>
<p>&Agrave; sa sortie, <em>Tiger Suit</em> re&ccedil;oit un accueil critique globalement favorable. AllMusic lui attribue 4,5 sur 5 et met en avant l&rsquo;ambition de ses arrangements comme de son &eacute;criture. Cette reconnaissance vient saluer un disque qui ne renie pas les fondations de KT Tunstall, mais les r&eacute;organise autour d&rsquo;une nouvelle m&eacute;thode de travail et d&rsquo;une autre palette. L&rsquo;artiste et l&rsquo;album figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Quinze ans plus tard, la trajectoire de <em>Tiger Suit</em> tient finalement dans trois images pr&eacute;cises : une artiste qui s&rsquo;arr&ecirc;te pour se lib&eacute;rer des attentes, une chanson &eacute;crite au Groenland et un r&ecirc;ve dans lequel elle peut approcher un tigre sans danger. Entre ces trois moments, KT Tunstall a trouv&eacute; la confiance n&eacute;cessaire pour donner un sens tr&egrave;s personnel &agrave; sa &laquo; nature techno &raquo;.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Covers de Placebo fête ses 23 ans : le disque bonus qui a changé le destin de Running Up That Hill</title>
      <description><![CDATA[Placebo c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 23 ans de Covers, compilation n&eacute;e en marge de Sleeping with Ghosts. Pens&eacute; comme une respiration face &agrave; la pression de l&rsquo;&eacute;criture, ce ra...]]></description>
      <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 22:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/covers-de-placebo-fete-ses-23-ans-le-disque-bonus-qui-a-change-le-destin-de-running-up-that-hill-515</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Placebo c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 23 ans de <em>Covers</em>, compilation n&eacute;e en marge de <em>Sleeping with Ghosts</em>. Pens&eacute; comme une respiration face &agrave; la pression de l&rsquo;&eacute;criture, ce rassemblement de reprises a donn&eacute; au groupe un espace de libert&eacute;, de <em>Daddy Cool</em> &agrave; la trajectoire inattendue de <em>Running Up That Hill</em>.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant de devenir un disque autonome, <em>Covers</em> occupait une place bien particuli&egrave;re dans la discographie de Placebo. Le 22 septembre 2003, ses dix titres accompagnaient l&rsquo;&eacute;dition sp&eacute;ciale de <em>Sleeping with Ghosts</em> sous la forme d&rsquo;un disque bonus. Ce statut racontait d&eacute;j&agrave; sa v&eacute;ritable nature : non pas un album studio con&ccedil;u au cours d&rsquo;une seule s&eacute;quence de travail, mais le rassemblement de morceaux enregistr&eacute;s pour des faces B, des projets de films ou des compilations-hommages.</p>
<p>Cette origine disparate n&rsquo;emp&ecirc;chait pas l&rsquo;ensemble de r&eacute;v&eacute;ler une logique dans la mani&egrave;re de travailler du groupe. Brian Molko a expliqu&eacute; que les reprises permettaient &agrave; Placebo de rester actif en studio tout en s&rsquo;accordant une pause face &agrave; la pression psychologique impos&eacute;e par ses propres compositions. Le groupe pouvait continuer &agrave; enregistrer sans devoir b&acirc;tir chaque chanson depuis sa premi&egrave;re id&eacute;e.</p>
<h2>Une respiration au milieu de ses propres chansons</h2>
<p>Le programme de <em>Covers</em> traverse des r&eacute;pertoires tr&egrave;s diff&eacute;rents. Kate Bush y c&ocirc;toie les Pixies, les Smiths, Robert Palmer, T. Rex, Serge Gainsbourg, Big Star, Depeche Mode, Boney M. et Sin&eacute;ad O&rsquo;Connor. Cette s&eacute;lection ne r&eacute;sulte donc pas d&rsquo;une session organis&eacute;e pour fabriquer un nouvel album : elle assemble plusieurs d&eacute;tours effectu&eacute;s par Placebo au fil de projets distincts.</p>
<p>Dans cette d&eacute;marche, Dimitri Tikovoi joue un r&ocirc;le important. Associ&eacute; &agrave; plusieurs reprises et faces B de cette p&eacute;riode, il travaille notamment sur <em>Running Up That Hill</em> et <em>Daddy Cool</em>. Cette collaboration ne s&rsquo;arr&ecirc;tera pas &agrave; ces morceaux, puisqu&rsquo;il deviendra ensuite le producteur de <em>Meds</em>.</p>
<p><em>Covers</em> conserve ainsi la trace d&rsquo;un groupe qui cherche momentan&eacute;ment ailleurs la mati&egrave;re de ses s&eacute;ances. Placebo ne renonce pas au studio : il en d&eacute;place simplement l&rsquo;enjeu. Au lieu de supporter chaque fois le poids d&rsquo;une nouvelle composition, ses membres s&rsquo;emparent de chansons d&eacute;j&agrave; existantes et poursuivent leur travail d&rsquo;interpr&eacute;tation. Le disque figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Daddy Cool, le plaisir de d&eacute;jouer les attentes</h2>
<p>Parmi ces choix, <em>Daddy Cool</em> constitue la rupture la plus manifeste avec les attentes associ&eacute;es &agrave; Placebo. Reprendre le morceau de Boney M. permettait au groupe de sortir franchement du cadre que son public pouvait lui assigner. Brian Molko a lui-m&ecirc;me d&eacute;sign&eacute; cette reprise comme celle qui lui avait procur&eacute; le plus de plaisir : &laquo; The one that brought me the most pleasure was &ldquo;Daddy Cool&rdquo;. &raquo;</p>
<p>Cette d&eacute;claration donne une place singuli&egrave;re au titre dans l&rsquo;histoire de la compilation. Le plaisir &eacute;voqu&eacute; par Molko tient pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; son caract&egrave;re inattendu pour Placebo et pour son public. <em>Daddy Cool</em> r&eacute;sume donc l&rsquo;utilit&eacute; de ces s&eacute;ances parall&egrave;les : maintenir l&rsquo;&eacute;lan du groupe tout en s&rsquo;autorisant un choix qu&rsquo;un album traditionnel de Placebo n&rsquo;aurait pas n&eacute;cessairement accueilli de la m&ecirc;me mani&egrave;re.</p>
<p>La reprise appartient &agrave; cette p&eacute;riode de faces B et d&rsquo;exp&eacute;rimentations rassembl&eacute;es apr&egrave;s coup. Sa pr&eacute;sence sur <em>Covers</em> ne sert pas seulement &agrave; compl&eacute;ter une collection : elle illustre concr&egrave;tement la libert&eacute; recherch&eacute;e par le groupe lorsqu&rsquo;il se d&eacute;tournait provisoirement de ses propres chansons.</p>
<h2>Running Up That Hill sort de l&rsquo;ombre</h2>
<p><em>Running Up That Hill</em> suit une trajectoire diff&eacute;rente. La reprise de Kate Bush faisait partie des &eacute;l&eacute;ments in&eacute;dits propos&eacute;s dans cette configuration de <em>Covers</em>. D&rsquo;abord plac&eacute;e sur un disque bonus li&eacute; &agrave; <em>Sleeping with Ghosts</em>, elle gagne ensuite une visibilit&eacute; bien sup&eacute;rieure gr&acirc;ce &agrave; son utilisation dans la s&eacute;rie <em>The O.C.</em>.</p>
<p>Cette exposition transforme le parcours du morceau. En 2006, la version de Placebo atteint la 44e place du classement britannique des singles. Elle contribue &eacute;galement &agrave; la remise en circulation de <em>Covers</em> comme publication autonome, d&rsquo;abord sous forme num&eacute;rique, avant une r&eacute;&eacute;dition physique ult&eacute;rieure.</p>
<p>Le morceau r&eacute;v&egrave;le ainsi le paradoxe de cette compilation. Con&ccedil;ue &agrave; partir d&rsquo;enregistrements p&eacute;riph&eacute;riques et initialement jointe &agrave; un autre album, elle abritait une reprise capable de conna&icirc;tre sa propre histoire plusieurs ann&eacute;es plus tard. Le titre de Kate Bush n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; pour porter un nouvel album de Placebo ; sa diffusion t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e lui a pourtant donn&eacute; un r&ocirc;le d&eacute;cisif dans la seconde vie de <em>Covers</em>.</p>
<p>Vingt-trois ans apr&egrave;s sa premi&egrave;re publication, le disque reste li&eacute; &agrave; ces deux mouvements compl&eacute;mentaires : la libert&eacute; assum&eacute;e de <em>Daddy Cool</em> et le destin tardif de <em>Running Up That Hill</em>. L&rsquo;une repr&eacute;sentait, pour Brian Molko, le plaisir de briser les attentes ; l&rsquo;autre a fait revenir sur le devant de la sc&egrave;ne une compilation initialement gliss&eacute;e en bonus de <em>Sleeping with Ghosts</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>The Big Picture a 29 ans : comment un single d’Elton John a changé d’échelle avec Candle in the Wind 1997</title>
      <description><![CDATA[Elton John publiait The Big Picture il y a 29 ans, avec une collection de ballades et de chansons pop produite par Chris Thomas. Mais le destin de l&rsquo;album allait &ecirc;tre largement red&eacute;fini par Something About t...]]></description>
      <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/the-big-picture-a-29-ans-comment-un-single-d-elton-john-a-change-d-echelle-avec-candle-in-the-wind-1997-514</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Elton John publiait <em>The Big Picture</em> il y a 29 ans, avec une collection de ballades et de chansons pop produite par Chris Thomas. Mais le destin de l&rsquo;album allait &ecirc;tre largement red&eacute;fini par <em>Something About the Way You Look Tonight</em>, associ&eacute; &agrave; <em>Candle in the Wind 1997</em> dans un double single devenu num&eacute;ro un dans plus de vingt pays.</strong></p>
<p></p>
<p>Au c&oelig;ur de <em>The Big Picture</em>, une chanson a connu une trajectoire qui d&eacute;passe tr&egrave;s vite le cadre de l&rsquo;album. &Eacute;crit par Elton John et Bernie Taupin, <em>Something About the Way You Look Tonight</em> devient en 1997 l&rsquo;une des deux faces d&rsquo;un single exceptionnel. Son association avec <em>Candle in the Wind 1997</em>, r&eacute;enregistr&eacute; en hommage &agrave; la princesse Diana apr&egrave;s sa mort, place le morceau au centre d&rsquo;un ph&eacute;nom&egrave;ne mondial et modifie profond&eacute;ment la mani&egrave;re dont le disque est alors per&ccedil;u.</p>
<p>L&rsquo;album f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 29 ans. Sa trajectoire reste indissociable de cet &eacute;v&eacute;nement, m&ecirc;me si <em>Something About the Way You Look Tonight</em> appartient bien &agrave; <em>The Big Picture</em>, contrairement &agrave; <em>Candle in the Wind 1997</em>, li&eacute; &agrave; l&rsquo;exploitation du double single. Cette distinction permet de retrouver derri&egrave;re l&rsquo;ampleur m&eacute;diatique de 1997 un album &agrave; part enti&egrave;re, con&ccedil;u avec un collaborateur d&eacute;j&agrave; familier de l&rsquo;univers d&rsquo;Elton John : le producteur Chris Thomas.</p>
<h2>Un album soudain rattrap&eacute; par l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement</h2>
<p><em>The Big Picture</em> para&icirc;t au Royaume-Uni le 22 septembre 1997, dans un contexte devenu exceptionnel. Le double face A r&eacute;unissant <em>Something About the Way You Look Tonight</em> et <em>Candle in the Wind 1997</em> domine les classements dans plus de vingt pays. Cette r&eacute;ussite donne au titre issu de l&rsquo;album une exposition consid&eacute;rable, mais elle tend &eacute;galement &agrave; rel&eacute;guer au second plan la trajectoire propre du disque.</p>
<p>Le ph&eacute;nom&egrave;ne repose sur deux chansons r&eacute;unies dans une m&ecirc;me publication, mais dont les histoires ne se confondent pas. <em>Something About the Way You Look Tonight</em> est une composition d&rsquo;Elton John et Bernie Taupin destin&eacute;e &agrave; <em>The Big Picture</em>. <em>Candle in the Wind 1997</em> est, pour sa part, le r&eacute;enregistrement r&eacute;alis&eacute; en hommage &agrave; Diana. Leur rapprochement commercial transforme le premier morceau en composante d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement dont l&rsquo;ampleur d&eacute;passe largement la promotion habituelle d&rsquo;un album.</p>
<p>Cette association explique pourquoi <em>The Big Picture</em> demeure souvent &eacute;voqu&eacute; &agrave; travers son single phare. Elle ne r&eacute;sume pourtant pas enti&egrave;rement le disque. La critique d&rsquo;AllMusic le pr&eacute;sente comme une collection de ballades et de chansons pop orient&eacute;e vers le public adulte contemporain, tout en relevant la force m&eacute;lodique de plusieurs titres qui n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; choisis comme singles.</p>
<h2>Elton John, Bernie Taupin et Chris Thomas autour d&rsquo;un titre cl&eacute;</h2>
<p><em>Something About the Way You Look Tonight</em> rassemble plusieurs collaborateurs importants du projet. Elton John et Bernie Taupin en signent l&rsquo;&eacute;criture, poursuivant leur travail commun entre composition et paroles. Chris Thomas assure la production, tandis qu&rsquo;Anne Dudley prend en charge les arrangements et Pete Lewis l&rsquo;ing&eacute;nierie. Ces cr&eacute;dits &eacute;clairent la construction collective du morceau qui allait porter l&rsquo;album bien au-del&agrave; de sa sortie.</p>
<p>Chris Thomas est aussi associ&eacute; &agrave; la production de <em>The Big Picture</em>. Son r&ocirc;le donne une continuit&eacute; au disque et &agrave; son titre le plus expos&eacute; : la chanson n&rsquo;est pas un ajout ext&eacute;rieur &agrave; l&rsquo;album, mais l&rsquo;un de ses &eacute;l&eacute;ments constitutifs avant de conna&icirc;tre une seconde existence gr&acirc;ce au double single. C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment ce changement d&rsquo;&eacute;chelle qui distingue son parcours.</p>
<p>Dans son appr&eacute;ciation de l&rsquo;album, Stephen Thomas Erlewine r&eacute;sume son jugement par une formule br&egrave;ve : &laquo; The difference is inspiration. &raquo; La remarque souligne ce qu&rsquo;il retient du disque malgr&eacute; une esth&eacute;tique qu&rsquo;il consid&egrave;re famili&egrave;re : l&rsquo;inspiration et les qualit&eacute;s m&eacute;lodiques de plusieurs compositions. Elle invite aussi &agrave; regarder au-del&agrave; du contexte spectaculaire de <em>Candle in the Wind 1997</em>, qui a n&eacute;cessairement concentr&eacute; l&rsquo;attention.</p>
<h2>Une troisi&egrave;me place britannique derri&egrave;re le ph&eacute;nom&egrave;ne mondial</h2>
<p>Au Royaume-Uni, <em>The Big Picture</em> atteint la troisi&egrave;me place de l&rsquo;Official Albums Chart. Il reste 25 semaines dans le Top 100, un parcours significatif qui confirme que l&rsquo;album ne se limite pas &agrave; la d&eacute;flagration commerciale de son double single. Ces r&eacute;sultats permettent de distinguer deux histoires parall&egrave;les : celle d&rsquo;un disque durablement install&eacute; dans le classement britannique et celle d&rsquo;un single arriv&eacute; au sommet dans plus de vingt pays.</p>
<p>La disproportion entre les deux succ&egrave;s a toutefois durablement orient&eacute; le r&eacute;cit autour de l&rsquo;album. Le triomphe du double face A a largement &eacute;clips&eacute; la progression propre de <em>The Big Picture</em>, jusqu&rsquo;&agrave; faire de <em>Something About the Way You Look Tonight</em> le point de rencontre entre un projet pop d&rsquo;Elton John et un hommage suivi dans le monde entier.</p>
<p>Vingt-neuf ans plus tard, le disque conserve ainsi une place singuli&egrave;re dans la discographie d&rsquo;Elton John : celle d&rsquo;un album dont une chanson a &eacute;t&eacute; emport&eacute;e dans une histoire beaucoup plus vaste que sa fonction initiale. <em>The Big Picture</em> et Elton John figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Derri&egrave;re le succ&egrave;s mondial associ&eacute; &agrave; <em>Candle in the Wind 1997</em>, le classement britannique de l&rsquo;album et ses 25 semaines de pr&eacute;sence rappellent concr&egrave;tement que le disque a suivi sa propre route.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Double Dutchess a 9 ans : Fergie avait transformé son retour solo en histoire de famille</title>
      <description><![CDATA[Onze ans apr&egrave;s son premier album solo, Fergie revenait avec Double Dutchess, un projet con&ccedil;u comme une exp&eacute;rience visuelle et nourri par une p&eacute;riode profond&eacute;ment personnelle. L&rsquo;album f&ecir...]]></description>
      <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/double-dutchess-a-9-ans-fergie-avait-transforme-son-retour-solo-en-histoire-de-famille-513</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Onze ans apr&egrave;s son premier album solo, Fergie revenait avec <em>Double Dutchess</em>, un projet con&ccedil;u comme une exp&eacute;rience visuelle et nourri par une p&eacute;riode profond&eacute;ment personnelle. L&rsquo;album f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 9 ans, avec au c&oelig;ur de son histoire un studio domestique, une autonomie nouvelle et la voix inattendue de son fils Axl.</strong></p>
<p></p>
<p>Tout commence par une imitation d&rsquo;enfant. Apr&egrave;s avoir entendu sa m&egrave;re chanter en fran&ccedil;ais, Axl Jack reprend certaines de ses phrases. Fergie enregistre sa voix et d&eacute;cide de la conserver dans le mix final d&rsquo;<em>Enchant&eacute; (Carine)</em>. Ce moment familial devient ainsi un &eacute;l&eacute;ment &agrave; part enti&egrave;re de <em>Double Dutchess</em>, deuxi&egrave;me album solo d&rsquo;une artiste qui a choisi de ne pas s&eacute;parer compl&egrave;tement cr&eacute;ation, maternit&eacute; et vie quotidienne.</p>
<p>Lorsque le disque para&icirc;t en 2017, onze ann&eacute;es se sont &eacute;coul&eacute;es depuis <em>The Dutchess</em>. Cette longue attente n&rsquo;est pas simplement celle d&rsquo;un retour discographique repouss&eacute;. Fergie explique avoir donn&eacute; la priorit&eacute; &agrave; son fils pendant plusieurs ann&eacute;es et avoir voulu avancer &agrave; son propre rythme. Le temps pris pour achever l&rsquo;album refl&egrave;te donc une organisation nouvelle, dans laquelle la musique devait trouver sa place autour de sa vie familiale.</p>
<h2>Un studio install&eacute; au c&oelig;ur de la maison</h2>
<p>Une partie importante du travail s&rsquo;effectue dans le studio install&eacute; chez Fergie, &agrave; Los Angeles. Cette proximit&eacute; lui permet de poursuivre le projet sans s&rsquo;&eacute;loigner de son quotidien de m&egrave;re. Elle contribue aussi &agrave; relier directement l&rsquo;album &agrave; ce qu&rsquo;elle traverse alors sur le plan personnel. La chanteuse r&eacute;sume cette d&eacute;marche par une phrase simple : &laquo; I really opened my heart &raquo;, soit &laquo; J&rsquo;ai vraiment ouvert mon c&oelig;ur &raquo;.</p>
<p><em>Double Dutchess</em> est ainsi pr&eacute;sent&eacute; comme un exutoire, voire une forme de th&eacute;rapie, au cours d&rsquo;une p&eacute;riode personnelle tumultueuse. Fergie ne con&ccedil;oit pas ce retour comme une r&eacute;p&eacute;tition de son premier album. Elle construit un disque plus ouvertement autobiographique, dans lequel le cadre de fabrication et les &eacute;v&eacute;nements de sa vie ne restent pas &agrave; la porte du studio.</p>
<p>L&rsquo;histoire d&rsquo;<em>Enchant&eacute; (Carine)</em> en fournit l&rsquo;exemple le plus concret. La pr&eacute;sence d&rsquo;Axl n&rsquo;est pas celle d&rsquo;un invit&eacute; pr&eacute;vu au terme d&rsquo;une strat&eacute;gie de collaboration : elle na&icirc;t d&rsquo;une sc&egrave;ne domestique, capt&eacute;e par sa m&egrave;re puis int&eacute;gr&eacute;e &agrave; la chanson. La voix de l&rsquo;enfant inscrit directement la maternit&eacute; dans l&rsquo;enregistrement, sans passer par un r&eacute;cit ext&eacute;rieur au disque.</p>
<h2>Onze ans d&rsquo;attente, mais un rythme choisi</h2>
<p>La gestation prolong&eacute;e de <em>Double Dutchess</em> accompagne &eacute;galement une autonomie accrue. L&rsquo;album para&icirc;t par l&rsquo;interm&eacute;diaire de Dutchess Music, la structure de Fergie, en partenariat avec BMG. Ici, le cadre de publication a une cons&eacute;quence directe sur l&rsquo;histoire du projet : la chanteuse dispose d&rsquo;une organisation lui permettant de mener ce retour selon son propre calendrier, apr&egrave;s avoir consacr&eacute; plusieurs ann&eacute;es &agrave; son fils.</p>
<p>Cette ind&eacute;pendance ne signifie pas qu&rsquo;elle travaille seule. La production se r&eacute;partit entre plusieurs collaborateurs, parmi lesquels will.i.am, DJ Mustard, Polow da Don et Toby Gad. Nicki Minaj, Rick Ross et YG participent &eacute;galement &agrave; l&rsquo;album. Plut&ocirc;t que de confier l&rsquo;ensemble &agrave; une seule &eacute;quipe, Fergie r&eacute;unit donc diff&eacute;rents producteurs et invit&eacute;s autour de ce projet &eacute;labor&eacute; sur la dur&eacute;e.</p>
<p><em>Save It Til Morning</em> illustre cette m&eacute;thode de collaboration. La chanson est co&eacute;crite par Fergie et Toby Gad, qui prend aussi en charge sa programmation, son ing&eacute;nierie, sa production et son mixage. Venus Brown et Fergie interviennent comme producteurs additionnels. Cette concentration de responsabilit&eacute;s autour d&rsquo;un m&ecirc;me titre montre la place importante accord&eacute;e au travail de studio dans la construction du morceau.</p>
<h2>Des chansons pens&eacute;es avec leurs images</h2>
<p>Fergie ne limite pas <em>Double Dutchess</em> &agrave; sa seule dimension sonore. Elle accompagne les chansons de vid&eacute;os con&ccedil;ues pour former une &oelig;uvre longue, plut&ocirc;t que de pr&eacute;senter une simple succession de clips ind&eacute;pendants. Le dispositif visuel devient l&rsquo;un des principes structurants de l&rsquo;album et donne &agrave; ce retour une forme diff&eacute;rente de celle d&rsquo;une publication solo traditionnelle.</p>
<p>Ce choix permet aussi de r&eacute;unir les diff&eacute;rentes facettes du projet : les collaborations, la mati&egrave;re autobiographique et les sc&egrave;nes issues de la vie familiale s&rsquo;inscrivent dans un ensemble pens&eacute; au-del&agrave; de la seule liste des titres. Apr&egrave;s onze ann&eacute;es sans nouvel album solo, Fergie revient donc avec un disque prolong&eacute; par l&rsquo;image, construit progressivement et publi&eacute; sous une structure qui lui donne davantage de contr&ocirc;le.</p>
<p><em>Double Dutchess</em> et Fergie figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Neuf ans apr&egrave;s sa parution, l&rsquo;album conserve surtout la trace tr&egrave;s concr&egrave;te de sa fabrication : celle d&rsquo;une artiste travaillant chez elle, &agrave; son rythme, jusqu&rsquo;&agrave; faire entrer dans une chanson la voix de son propre fils.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Dizzy Up the Girl a 28 ans : « Iris » avait libéré les Goo Goo Dolls de leur blocage créatif</title>
      <description><![CDATA[Les Goo Goo Dolls c&eacute;l&egrave;brent aujourd&rsquo;hui les 28 ans de Dizzy Up the Girl, l&rsquo;album qui a donn&eacute; une nouvelle dimension &agrave; leur carri&egrave;re. Avant cette r&eacute;ussite, John Rzeznik traversa...]]></description>
      <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/dizzy-up-the-girl-a-28-ans-iris-avait-libere-les-goo-goo-dolls-de-leur-blocage-creatif-512</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les Goo Goo Dolls c&eacute;l&egrave;brent aujourd&rsquo;hui les 28 ans de <em>Dizzy Up the Girl</em>, l&rsquo;album qui a donn&eacute; une nouvelle dimension &agrave; leur carri&egrave;re. Avant cette r&eacute;ussite, John Rzeznik traversait pourtant une p&eacute;riode de blocage que la commande inattendue d&rsquo;&laquo; Iris &raquo; allait contribuer &agrave; d&eacute;nouer.</strong></p>
<p></p>
<p>Au moment de pr&eacute;parer le sixi&egrave;me album studio des Goo Goo Dolls, John Rzeznik ne manque pas seulement de chansons : il se retrouve confront&eacute; &agrave; un important blocage d&rsquo;&eacute;criture. Le groupe arrive pourtant &agrave; un moment d&eacute;cisif de son parcours, apr&egrave;s plusieurs disques enracin&eacute;s dans le rock alternatif. Pour sortir de cette impasse, Rzeznik sollicite notamment les conseils de la journaliste Jill Cooper. Surtout, une commande ext&eacute;rieure vient soudain relancer sa production : &eacute;crire un morceau pour la bande originale du film <em>City of Angels</em>.</p>
<p>Cette chanson, &laquo; Iris &raquo;, n&rsquo;est donc pas con&ccedil;ue &agrave; l&rsquo;origine comme la pi&egrave;ce ma&icirc;tresse d&rsquo;un nouvel album des Goo Goo Dolls. Elle va pourtant devenir le d&eacute;clencheur de toute l&rsquo;&egrave;re <em>Dizzy Up the Girl</em>. Son &eacute;criture permet &agrave; Rzeznik de retrouver rapidement un &eacute;lan cr&eacute;atif, tandis que son succ&egrave;s offre au groupe une exposition sans pr&eacute;c&eacute;dent. Un titre n&eacute; hors du projet finit ainsi par en modifier profond&eacute;ment la trajectoire.</p>
<h2>Rob Cavallo, bien plus qu&rsquo;un producteur</h2>
<p>Pour transformer ce red&eacute;marrage en album, les Goo Goo Dolls travaillent avec Rob Cavallo, qui coproduit le disque avec eux. Son intervention ne se limite pas &agrave; organiser ou superviser les s&eacute;ances. Rzeznik le pr&eacute;sente comme un v&eacute;ritable accompagnateur pendant cette p&eacute;riode difficile, quelqu&rsquo;un capable d&rsquo;aider le groupe &agrave; d&eacute;passer ses h&eacute;sitations et &agrave; donner une forme plus ambitieuse &agrave; ses chansons.</p>
<p>Le changement s&rsquo;entend dans la mani&egrave;re dont le groupe &eacute;largit sa production. Les arrangements deviennent plus amples, les guitares plus brillantes et l&rsquo;ensemble plus sophistiqu&eacute; que sur ses pr&eacute;c&eacute;dents albums. Sur &laquo; Iris &raquo;, le choix de v&eacute;ritables cordes participe directement &agrave; cette nouvelle &eacute;chelle. Cette d&eacute;cision accompagne le basculement d&eacute;finitif des Goo Goo Dolls vers une &eacute;criture pop-rock beaucoup plus expos&eacute;e, sans effacer les guitares qui avaient fa&ccedil;onn&eacute; leur parcours.</p>
<p><em>Dizzy Up the Girl</em> ne repose donc pas simplement sur l&rsquo;ajout tardif d&rsquo;un succ&egrave;s d&eacute;j&agrave; install&eacute;. &laquo; Iris &raquo; sert de point d&rsquo;appui &agrave; un disque entier, en montrant au groupe jusqu&rsquo;o&ugrave; ses chansons peuvent &ecirc;tre d&eacute;velopp&eacute;es. L&rsquo;album para&icirc;t le 22 septembre 1998 aux &Eacute;tats-Unis et prolonge cet &eacute;lan avec plusieurs titres appel&eacute;s &agrave; s&rsquo;installer durablement dans son r&eacute;pertoire, parmi lesquels &laquo; Slide &raquo;, &laquo; Black Balloon &raquo; et &laquo; Broadway &raquo;.</p>
<h2>&laquo; Broadway &raquo;, un souvenir de Buffalo longtemps laiss&eacute; dans un tiroir</h2>
<p>Parmi ces chansons, &laquo; Broadway &raquo; poss&egrave;de une histoire qui pr&eacute;c&egrave;de de plusieurs ann&eacute;es la sortie de l&rsquo;album. Rzeznik l&rsquo;&eacute;crit &agrave; partir du quartier de Buffalo dans lequel il a grandi, un environnement populaire et difficile. Le morceau ne trouve cependant pas imm&eacute;diatement sa forme d&eacute;finitive. Son auteur le range et le laisse de c&ocirc;t&eacute; pendant plusieurs ann&eacute;es avant de le reprendre pour <em>Dizzy Up the Girl</em>.</p>
<p>&laquo; C&rsquo;&eacute;tait une chanson que j&rsquo;avais &eacute;crite, mise dans un tiroir et simplement laiss&eacute;e l&agrave; pendant quelques ann&eacute;es &raquo;, expliquera-t-il. Ce long d&eacute;lai &eacute;claire la m&eacute;thode qui accompagne la naissance du disque : tout ne vient pas du soudain &eacute;lan provoqu&eacute; par &laquo; Iris &raquo;. L&rsquo;album permet &eacute;galement de r&eacute;examiner une composition ancienne, de la retravailler et de consid&eacute;rer enfin qu&rsquo;elle est pr&ecirc;te &agrave; &ecirc;tre publi&eacute;e.</p>
<p>&laquo; Broadway &raquo; apporte ainsi au disque un lien direct avec les origines g&eacute;ographiques et sociales de Rzeznik. L&agrave; o&ugrave; &laquo; Iris &raquo; na&icirc;t d&rsquo;une commande pour le cin&eacute;ma, cette chanson revient vers Buffalo et vers le d&eacute;cor de son enfance. La r&eacute;union de ces deux morceaux montre l&rsquo;&eacute;tendue du chantier : une cr&eacute;ation r&eacute;cente qui d&eacute;bloque l&rsquo;&eacute;criture c&ocirc;toie un titre ancien sauv&eacute; de l&rsquo;attente.</p>
<h2>&laquo; Black Balloon &raquo;, l&rsquo;addiction vue depuis l&rsquo;entourage</h2>
<p>&laquo; Black Balloon &raquo; aborde pour sa part la d&eacute;pendance aux drogues et les d&eacute;g&acirc;ts qu&rsquo;elle provoque autour de la personne concern&eacute;e. Rzeznik d&eacute;crit la chanson comme le portrait de quelqu&rsquo;un aux prises avec cette addiction, mais aussi de ceux qui continuent &agrave; l&rsquo;aimer malgr&eacute; ses cons&eacute;quences. Il pr&eacute;cise qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un r&eacute;cit autobiographique direct, donnant au morceau la position d&rsquo;un observateur attentif &agrave; la personne d&eacute;pendante comme &agrave; son entourage.</p>
<p>Avec &laquo; Broadway &raquo;, &laquo; Black Balloon &raquo; devient l&rsquo;un des succ&egrave;s durables issus de l&rsquo;album. Ces chansons, tout comme le disque, figurent aussi dans la programmation de RADIO COLLECTION. Leur parcours confirme que <em>Dizzy Up the Girl</em> ne s&rsquo;est pas r&eacute;sum&eacute; &agrave; l&rsquo;impact initial d&rsquo;&laquo; Iris &raquo; : le projet a produit plusieurs titres capables de poursuivre leur route au-del&agrave; du contexte qui avait relanc&eacute; Rzeznik.</p>
<p>L&rsquo;album devient l&rsquo;un des plus grands succ&egrave;s de la carri&egrave;re des Goo Goo Dolls et obtient une certification quadruple platine. Sa trajectoire se prolonge encore un quart de si&egrave;cle plus tard : en 2023, alors que le groupe pr&eacute;sente ce r&eacute;pertoire en tourn&eacute;e anniversaire, PBS souligne sa capacit&eacute; &agrave; toucher de jeunes auditeurs. Vingt-huit ans apr&egrave;s sa parution, le disque reste ainsi attach&eacute; &agrave; une histoire tr&egrave;s concr&egrave;te : celle d&rsquo;un auteur bloqu&eacute;, d&rsquo;une chanson command&eacute;e pour un film, puis d&rsquo;un album qui a trouv&eacute; bien plus d&rsquo;un relais apr&egrave;s &laquo; Iris &raquo;.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>L’album Blind Melon a 34 ans : avant la Bee Girl, « No Rain » se jouait sur Venice Beach</title>
      <description><![CDATA[Blind Melon f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui les 34 ans de son premier album &eacute;ponyme. N&eacute; dans une maison de Durham puis enregistr&eacute; &agrave; Seattle, le disque a attendu pr&egrave;s d&rsquo;un an avant que &laquo; No Rain &...]]></description>
      <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/l-album-blind-melon-a-34-ans-avant-la-bee-girl-no-rain-se-jouait-sur-venice-beach-511</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Blind Melon f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui les 34 ans de son premier album &eacute;ponyme. N&eacute; dans une maison de Durham puis enregistr&eacute; &agrave; Seattle, le disque a attendu pr&egrave;s d&rsquo;un an avant que &laquo; No Rain &raquo; et sa c&eacute;l&egrave;bre Bee Girl ne bouleversent la trajectoire du groupe.</strong></p>
<p></p>
<p>Lorsque <em>Blind Melon</em> para&icirc;t le 22 septembre 1992, son histoire est loin d&rsquo;&ecirc;tre termin&eacute;e. Les sessions sont achev&eacute;es depuis le printemps et le groupe a d&eacute;j&agrave; b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;un premier &eacute;lan m&eacute;diatique gr&acirc;ce &agrave; ses concerts et &agrave; plusieurs apparitions t&eacute;l&eacute;vis&eacute;es. Pourtant, l&rsquo;album reste relativement discret. Son basculement commercial ne viendra que l&rsquo;ann&eacute;e suivante, port&eacute; par une chanson que ses auteurs n&rsquo;avaient jamais imagin&eacute;e comme leur futur grand succ&egrave;s.</p>
<h2>Une maison de Durham transform&eacute;e en atelier collectif</h2>
<p>Avant Seattle et le studio, il y a Durham, en Caroline du Nord. Les membres de Blind Melon vivent et travaillent dans une maison qu&rsquo;ils surnomment &laquo; Sleepyhouse &raquo;. Cette r&eacute;sidence devient un lieu d&eacute;cisif pour la formation du groupe : une partie du r&eacute;pertoire y est compos&eacute;e et les musiciens y construisent leur dynamique collective avant l&rsquo;enregistrement du premier album.</p>
<p>Le souvenir de cette p&eacute;riode entre directement dans le disque avec &laquo; Sleepyhouse &raquo;. Le titre ne d&eacute;signe donc pas un d&eacute;cor imaginaire : il renvoie &agrave; la maison dans laquelle Blind Melon a pr&eacute;par&eacute; ses chansons et organis&eacute; son travail commun. Ce nom conserve ainsi la trace du lieu o&ugrave; le groupe a commenc&eacute; &agrave; donner une forme coh&eacute;rente &agrave; son r&eacute;pertoire.</p>
<p>Blind Melon rejoint ensuite les studios London Bridge de Seattle pour enregistrer avec Rick Parashar. Le producteur est alors associ&eacute; &agrave; <em>Ten</em> de Pearl Jam ainsi qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;album de Temple of the Dog. Le passage par London Bridge inscrit ce premier disque dans un cadre professionnel d&eacute;j&agrave; li&eacute; &agrave; deux projets importants de la sc&egrave;ne de Seattle, tout en prolongeant le travail amorc&eacute; dans la maison de Durham.</p>
<h2>&laquo; No Rain &raquo;, de Venice Beach au studio</h2>
<p>L&rsquo;histoire de &laquo; No Rain &raquo; commence avant m&ecirc;me la formation d&eacute;finitive de Blind Melon. La chanson est principalement &eacute;crite par le bassiste Brad Smith. Christopher Thorn se souviendra que Smith la jouait notamment en faisant la manche sur Venice Beach. Ce morceau pass&eacute; par la rue est ensuite repris par le groupe, qui l&rsquo;arrange collectivement pour l&rsquo;int&eacute;grer &agrave; l&rsquo;album.</p>
<p>Son texte trouve son point de d&eacute;part dans la d&eacute;pression d&rsquo;une ancienne compagne de Brad Smith. Avec le recul, le bassiste expliquera toutefois que la chanson parlait &eacute;galement de lui. Cette dimension personnelle accompagne donc &laquo; No Rain &raquo; bien avant que le morceau ne devienne indissociable de Blind Melon aux yeux du grand public.</p>
<p>Rien, au sein du groupe, ne semble alors annoncer le destin du titre. &laquo; We never imagined that was going to be a single &raquo;, racontera Christopher Thorn : &laquo; Nous n&rsquo;avions jamais imagin&eacute; que cela deviendrait un single. &raquo; Cette surprise r&eacute;sume le paradoxe du premier album. Sa chanson la plus c&eacute;l&egrave;bre existait avant la configuration d&eacute;finitive de Blind Melon, avait &eacute;t&eacute; jou&eacute;e sur Venice Beach, puis avait pris sa forme finale gr&acirc;ce au travail collectif des musiciens, sans &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme un succ&egrave;s &eacute;vident.</p>
<h2>La Bee Girl donne un second d&eacute;part &agrave; l&rsquo;album</h2>
<p>Le v&eacute;ritable changement intervient en 1993. Le clip de &laquo; No Rain &raquo;, r&eacute;alis&eacute; par Samuel Bayer, entre en forte rotation sur MTV. Au centre de la vid&eacute;o se trouve la &laquo; Bee Girl &raquo;, interpr&eacute;t&eacute;e par Heather DeLoach. Le personnage reprend l&rsquo;id&eacute;e visuelle de la photographie utilis&eacute;e sur la pochette de l&rsquo;album et devient rapidement l&rsquo;image publique la plus durable de Blind Melon.</p>
<p>La rencontre entre la chanson et ce personnage donne au disque un second d&eacute;part, pr&egrave;s d&rsquo;un an apr&egrave;s sa publication. <em>Blind Melon</em> monte jusqu&rsquo;&agrave; la troisi&egrave;me place du Billboard 200. Le succ&egrave;s tardif de &laquo; No Rain &raquo; contribue &eacute;galement &agrave; des ventes proches de quatre millions d&rsquo;exemplaires, selon l&rsquo;estimation rapport&eacute;e par le <em>Los Angeles Times</em>.</p>
<p>Ce d&eacute;calage distingue la trajectoire de l&rsquo;album : Blind Melon avait d&eacute;j&agrave; enregistr&eacute; son r&eacute;pertoire, publi&eacute; son disque et commenc&eacute; &agrave; attirer l&rsquo;attention avant que son titre le plus inattendu ne change d&rsquo;&eacute;chelle. L&rsquo;album comme l&rsquo;artiste figurent aujourd&rsquo;hui dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Trente-quatre ans apr&egrave;s sa sortie, le premier album de Blind Melon reste ainsi attach&eacute; &agrave; deux images tr&egrave;s concr&egrave;tes : une maison de Durham o&ugrave; le groupe a appris &agrave; travailler ensemble et une jeune fille costum&eacute;e en abeille qui a offert une nouvelle vie &agrave; un disque d&eacute;j&agrave; paru. Entre les deux, &laquo; No Rain &raquo; avait parcouru un chemin que ses propres auteurs n&rsquo;avaient pas anticip&eacute;, de Venice Beach aux &eacute;crans de MTV.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Il y a 33 ans, Nirvana opposait la rugosité d’In Utero au triomphe de Nevermind</title>
      <description><![CDATA[In Utero de Nirvana f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 33 ans. Apr&egrave;s le succ&egrave;s massif de Nevermind, le groupe avait confi&eacute; son nouvel album &agrave; Steve Albini, avant que des r&eacute;serves sur le r&eacute;sultat n&rs...]]></description>
      <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 22:35:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/il-y-a-33-ans-nirvana-opposait-la-rugosite-d-in-utero-au-triomphe-de-nevermind-504</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>In Utero de Nirvana f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 33 ans. Apr&egrave;s le succ&egrave;s massif de Nevermind, le groupe avait confi&eacute; son nouvel album &agrave; Steve Albini, avant que des r&eacute;serves sur le r&eacute;sultat n&rsquo;aboutissent au remixage de deux titres par Scott Litt.</strong></p>
<p></p>
<p>En f&eacute;vrier 1993, Nirvana arrive aux Pachyderm Studios, dans le Minnesota, avec une d&eacute;cision lourde de cons&eacute;quences : enregistrer avec Steve Albini. Le groupe sort alors de l&rsquo;immense succ&egrave;s de <em>Nevermind</em>, mais ne cherche pas &agrave; en reproduire la finition. Son choix se porte au contraire sur un producteur capable de l&rsquo;accompagner vers un disque moins polic&eacute;, plus proche de l&rsquo;esth&eacute;tique abrasive qui pr&eacute;c&eacute;dait cette perc&eacute;e commerciale.</p>
<p>Ce point de d&eacute;part donne &agrave; <em>In Utero</em> sa tension centrale. Nirvana doit donner une suite &agrave; un album devenu un ph&eacute;nom&egrave;ne sans laisser les attentes ext&eacute;rieures d&eacute;finir enti&egrave;rement le suivant. Albini n&rsquo;est donc pas un simple technicien appel&eacute; pour assurer une continuit&eacute; : sa pr&eacute;sence r&eacute;pond au d&eacute;sir du groupe de retrouver une rugosit&eacute; artistique apr&egrave;s l&rsquo;explosion de <em>Nevermind</em>.</p>
<h2>Steve Albini, un choix contre la r&eacute;p&eacute;tition</h2>
<p>Les sessions principales se d&eacute;roulent &agrave; Pachyderm en f&eacute;vrier 1993. C&rsquo;est l&agrave; que se constitue l&rsquo;essentiel du disque qui para&icirc;tra quelques mois plus tard. L&rsquo;enregistrement avec Albini devient la base d&rsquo;<em>In Utero</em>, m&ecirc;me si le travail ne sera pas publi&eacute; exactement sous la forme initialement envisag&eacute;e.</p>
<p>Le r&eacute;sultat provoque en effet des r&eacute;serves dans l&rsquo;entourage du groupe et du c&ocirc;t&eacute; de sa maison de disques. L&rsquo;enjeu d&eacute;passe une simple discussion technique : Nirvana vient de choisir une direction moins polic&eacute;e au moment m&ecirc;me o&ugrave; son succ&egrave;s place chaque nouvelle d&eacute;cision sous une attention consid&eacute;rable. Le son issu de Pachyderm se retrouve ainsi au centre d&rsquo;un rapport de force entre l&rsquo;exigence artistique du groupe, les attentes commerciales et l&rsquo;intervention du label.</p>
<p>Cette confrontation n&rsquo;aboutit pourtant pas &agrave; l&rsquo;effacement du travail d&rsquo;Albini. L&rsquo;album publi&eacute; reste largement fond&eacute; sur les enregistrements r&eacute;alis&eacute;s dans le Minnesota. Le compromis porte surtout sur certains morceaux jug&eacute;s suffisamment importants pour faire l&rsquo;objet d&rsquo;une nouvelle intervention avant la sortie.</p>
<h2>Deux chansons confi&eacute;es &agrave; Scott Litt</h2>
<p>Scott Litt, notamment associ&eacute; &agrave; R.E.M., est alors sollicit&eacute; pour remixer <em>Heart-Shaped Box</em> et <em>All Apologies</em>. Les deux chansons avaient bien &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;es pendant les sessions dirig&eacute;es par Albini, mais leur mise au point finale passe par ce second regard. Litt intervient donc comme remixeur de titres cibl&eacute;s, et non comme rempla&ccedil;ant charg&eacute; de reprendre l&rsquo;ensemble du projet.</p>
<p>Le cas de ces deux morceaux r&eacute;sume la fabrication mouvement&eacute;e d&rsquo;<em>In Utero</em>. Nirvana conserve la mati&egrave;re principale con&ccedil;ue avec Albini tout en acceptant des retouches pr&eacute;cises. Le disque final n&rsquo;est ni l&rsquo;abandon de l&rsquo;orientation choisie &agrave; Pachyderm, ni la publication intacte de tous les choix initiaux : il porte directement la trace de cette n&eacute;gociation.</p>
<p>Ce partage des r&ocirc;les &eacute;vite aussi de r&eacute;duire l&rsquo;histoire de l&rsquo;album &agrave; une opposition simpliste entre deux producteurs. Albini demeure responsable des sessions qui ont fa&ccedil;onn&eacute; l&rsquo;essentiel du disque. Litt intervient ensuite sur quelques titres, dont <em>Heart-Shaped Box</em> et <em>All Apologies</em>, au moment o&ugrave; Nirvana et son entourage arr&ecirc;tent la forme destin&eacute;e au public.</p>
<h2><em>Dumb</em>, une chanson ant&eacute;rieure au ph&eacute;nom&egrave;ne</h2>
<p>Toutes les chansons d&rsquo;<em>In Utero</em> ne sont pas n&eacute;es dans le contexte qui suit <em>Nevermind</em>. <em>Dumb</em> appartient d&eacute;j&agrave; au r&eacute;pertoire sc&eacute;nique de Nirvana en 1990. En septembre 1991, avant m&ecirc;me la version studio retenue pour l&rsquo;album de 1993, le groupe en enregistre une autre lors d&rsquo;une session destin&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;mission de John Peel.</p>
<p>Cette trajectoire donne &agrave; <em>Dumb</em> une place particuli&egrave;re dans le r&eacute;cit du disque. Alors que la pr&eacute;paration d&rsquo;<em>In Utero</em> est souvent racont&eacute;e &agrave; travers la pression n&eacute;e du succ&egrave;s de <em>Nevermind</em>, cette chanson relie l&rsquo;album au Nirvana d&rsquo;avant cette d&eacute;flagration commerciale. Elle traverse plusieurs ann&eacute;es, passe par la sc&egrave;ne et la radio, puis rejoint finalement les sessions de Pachyderm.</p>
<p>Son ant&eacute;riorit&eacute; montre &eacute;galement que le troisi&egrave;me album studio de Nirvana ne se r&eacute;sume pas &agrave; une r&eacute;action imm&eacute;diate au disque pr&eacute;c&eacute;dent. Une partie de sa mati&egrave;re existait avant que le groupe ne soit confront&eacute; aux attentes li&eacute;es &agrave; son nouveau statut. La version publi&eacute;e en 1993 inscrit ainsi une chanson d&eacute;j&agrave; &eacute;prouv&eacute;e dans un album fa&ccedil;onn&eacute; sous une pression devenue tout autre.</p>
<h2>Un num&eacute;ro un sans effacer le conflit</h2>
<p>&Agrave; sa sortie le 21 septembre 1993, <em>In Utero</em> atteint la premi&egrave;re place du classement britannique des albums. Ce r&eacute;sultat confirme que Nirvana peut imposer un disque nettement plus rugueux apr&egrave;s le succ&egrave;s massif de <em>Nevermind</em>. Il ne gomme pas pour autant les discussions qui ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; sa publication : celles-ci sont inscrites dans le choix d&rsquo;Albini, dans les remixes de Litt et dans la coexistence de ces travaux sur la version finale.</p>
<p>Trente-trois ans plus tard, <em>In Utero</em> reste donc attach&eacute; &agrave; une d&eacute;cision pr&eacute;cise : ne pas r&eacute;pondre au triomphe pr&eacute;c&eacute;dent par une simple reproduction de sa formule. L&rsquo;album, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, conserve les prises r&eacute;alis&eacute;es avec Albini comme socle, tandis que <em>Heart-Shaped Box</em> et <em>All Apologies</em> t&eacute;moignent du compromis accept&eacute; avant la parution. C&rsquo;est dans cet &eacute;quilibre tendu, plut&ocirc;t que dans une victoire totale d&rsquo;un camp sur l&rsquo;autre, que le disque a trouv&eacute; sa forme d&eacute;finitive.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>The Globe Sessions a 28 ans : Sheryl Crow, un studio new-yorkais et un appel de Bob Dylan</title>
      <description><![CDATA[Sheryl Crow c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 28 ans de The Globe Sessions, son troisi&egrave;me album studio et le premier officiellement pr&eacute;sent&eacute; comme autoproduit. N&eacute; entre New York et Los Angeles...]]></description>
      <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 22:30:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/the-globe-sessions-a-28-ans-sheryl-crow-un-studio-new-yorkais-et-un-appel-de-bob-dylan-505</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sheryl Crow c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 28 ans de <em>The Globe Sessions</em>, son troisi&egrave;me album studio et le premier officiellement pr&eacute;sent&eacute; comme autoproduit. N&eacute; entre New York et Los Angeles, le disque porte le nom du lieu o&ugrave; la chanteuse a repris les commandes, avant de recevoir une proposition inattendue de Bob Dylan.</strong></p>
<p></p>
<p>Au milieu de la pr&eacute;paration de <em>The Globe Sessions</em>, Sheryl Crow re&ccedil;oit un appel de Bob Dylan. Celui-ci souhaite lui confier &laquo; Mississippi &raquo;, une chanson in&eacute;dite provenant des s&eacute;ances de <em>Time Out of Mind</em>. Crow accepte et l&rsquo;enregistre pour son troisi&egrave;me album. Le geste est consid&eacute;rable : au lieu de reprendre un morceau d&eacute;j&agrave; connu, elle re&ccedil;oit directement de son auteur une composition encore in&eacute;dite et l&rsquo;int&egrave;gre &agrave; un disque sur lequel elle exerce pour la premi&egrave;re fois officiellement le contr&ocirc;le de la production.</p>
<p>Cette proposition prestigieuse ne r&eacute;sume pourtant pas la naissance de l&rsquo;album. Apr&egrave;s le succ&egrave;s de ses deux premiers disques, Sheryl Crow commence les nouvelles s&eacute;ances &agrave; la fin de 1997. Elle retrouve alors plusieurs collaborateurs d&eacute;j&agrave; familiers de son travail, dont Trina Shoemaker, Jeff Trott et Brian MacLeod. Le projet prend notamment forme aux Globe Studios de New York, qui lui donneront son titre, puis &agrave; la Sunset Sound Factory de Los Angeles.</p>
<h2>New York donne son nom au disque</h2>
<p>En baptisant l&rsquo;album <em>The Globe Sessions</em>, Sheryl Crow place les s&eacute;ances new-yorkaises au c&oelig;ur m&ecirc;me de son identit&eacute;. Ce choix distingue imm&eacute;diatement le disque d&rsquo;un simple troisi&egrave;me chapitre discographique : son titre conserve la trace concr&egrave;te de l&rsquo;endroit o&ugrave; une partie du travail a &eacute;t&eacute; men&eacute;e. Des ann&eacute;es plus tard, Crow r&eacute;sumera cette p&eacute;riode par une phrase : &laquo; It was a really introspective and creative time &raquo;, &eacute;voquant un moment &agrave; la fois introspectif et cr&eacute;atif.</p>
<p>Cette dimension personnelle s&rsquo;accompagne d&rsquo;une d&eacute;cision importante dans sa trajectoire : <em>The Globe Sessions</em> devient son premier album officiellement pr&eacute;sent&eacute; comme autoproduit. Crow n&rsquo;est toutefois pas isol&eacute;e. Tchad Blake assure le mixage, tandis que Mitchell Froom, Lisa Germano, Bobby Keys et Wendy Melvoin figurent parmi les collaborateurs et invit&eacute;s r&eacute;unis autour du projet. L&rsquo;autoproduction signifie ici que la chanteuse tient les r&ecirc;nes du disque tout en s&rsquo;entourant d&rsquo;une &eacute;quipe particuli&egrave;rement &eacute;toff&eacute;e.</p>
<p>Cette organisation donne &agrave; l&rsquo;album un statut singulier dans son parcours. Crow ne se contente plus d&rsquo;interpr&eacute;ter et d&rsquo;&eacute;crire : elle assume &eacute;galement la responsabilit&eacute; de la production, au moment o&ugrave; l&rsquo;attente entourant la suite de ses deux premiers albums est devenue consid&eacute;rable. <em>The Globe Sessions</em>, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, fixe ainsi une &eacute;tape pr&eacute;cise de son &eacute;volution artistique.</p>
<h2>&laquo; My Favorite Mistake &raquo;, un secret jamais lev&eacute;</h2>
<p>Avec &laquo; My Favorite Mistake &raquo;, Sheryl Crow installe l&rsquo;une des &eacute;nigmes les plus persistantes de l&rsquo;album. La chanteuse a indiqu&eacute; que la personne &eacute;voqu&eacute;e dans la chanson &eacute;tait un musicien, sans jamais r&eacute;v&eacute;ler son identit&eacute;. Les sp&eacute;culations ont notamment cit&eacute; Eric Clapton et Jakob Dylan, mais Crow a refus&eacute; de confirmer l&rsquo;un ou l&rsquo;autre nom.</p>
<p>Ce refus de trancher a laiss&eacute; la chanson vivre sans cl&eacute; biographique officielle. Crow a donn&eacute; un indice suffisamment pr&eacute;cis pour nourrir les hypoth&egrave;ses, tout en pr&eacute;servant l&rsquo;identit&eacute; de la personne concern&eacute;e. &laquo; My Favorite Mistake &raquo; devient ainsi l&rsquo;un des morceaux les plus comment&eacute;s du disque sans que son autrice transforme cette curiosit&eacute; en r&eacute;v&eacute;lation publique.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;inverse, l&rsquo;histoire de &laquo; Mississippi &raquo; repose sur une origine clairement identifi&eacute;e. Bob Dylan t&eacute;l&eacute;phone lui-m&ecirc;me &agrave; Crow pour lui proposer le morceau, &eacute;cart&eacute; de son propre album <em>Time Out of Mind</em>. En l&rsquo;enregistrant sur <em>The Globe Sessions</em>, la chanteuse offre une premi&egrave;re destination &agrave; cette composition re&ccedil;ue directement de Dylan. Entre le secret maintenu autour de &laquo; My Favorite Mistake &raquo; et la transmission explicite de &laquo; Mississippi &raquo;, l&rsquo;album r&eacute;unit deux histoires de chansons tr&egrave;s diff&eacute;rentes : l&rsquo;une demeure volontairement irr&eacute;solue, l&rsquo;autre commence par un appel d&eacute;cisif.</p>
<h2>Trois singles britanniques et un Grammy</h2>
<p>La trajectoire de <em>The Globe Sessions</em> ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas aux studios qui lui ont donn&eacute; son nom. L&rsquo;album atteint la deuxi&egrave;me place au Royaume-Uni, tandis que &laquo; My Favorite Mistake &raquo;, &laquo; There Goes the Neighborhood &raquo; et &laquo; Anything But Down &raquo; entrent tous les trois dans le Top 20 britannique. Ces r&eacute;sultats prolongent l&rsquo;&eacute;cho commercial des premiers disques de Sheryl Crow tout en accompagnant son passage &agrave; l&rsquo;autoproduction.</p>
<p>Quelques mois plus tard, l&rsquo;album obtient trois nominations aux Grammy Awards, notamment dans les cat&eacute;gories Album de l&rsquo;ann&eacute;e et meilleur album rock. Sheryl Crow est &eacute;galement nomm&eacute;e comme productrice de l&rsquo;ann&eacute;e. <em>The Globe Sessions</em> remporte finalement le Grammy du meilleur album rock, donnant une reconnaissance institutionnelle &agrave; ce disque commenc&eacute; fin 1997 et construit sous la direction de la chanteuse.</p>
<p>Vingt-huit ans apr&egrave;s sa parution, le titre de l&rsquo;album ram&egrave;ne toujours &agrave; son point de d&eacute;part : les Globe Studios de New York. Mais son histoire tient aussi dans deux gestes personnels &mdash; Sheryl Crow d&eacute;cidant de produire elle-m&ecirc;me son troisi&egrave;me album, puis Bob Dylan d&eacute;crochant son t&eacute;l&eacute;phone pour lui confier &laquo; Mississippi &raquo;.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Ring de The Connells a 33 ans : le détour allemand qui a changé le destin de ’74–’75</title>
      <description><![CDATA[Publi&eacute; il y a 33 ans, Ring conna&icirc;t d&rsquo;abord une trajectoire am&eacute;ricaine discr&egrave;te avant de propulser The Connells dans les classements europ&eacute;ens. Au c&oelig;ur de ce retournement se trouve &laq...]]></description>
      <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 22:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/ring-de-the-connells-a-33-ans-le-detour-allemand-qui-a-change-le-destin-de-74-75-506</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Publi&eacute; il y a 33 ans, <em>Ring</em> conna&icirc;t d&rsquo;abord une trajectoire am&eacute;ricaine discr&egrave;te avant de propulser The Connells dans les classements europ&eacute;ens. Au c&oelig;ur de ce retournement se trouve &laquo; &rsquo;74&ndash;&rsquo;75 &raquo;, une chanson sur une relation sans retour possible, devenue un succ&egrave;s inattendu deux ans apr&egrave;s la naissance de l&rsquo;album.</strong></p>
<p></p>
<p>Lorsque The Connells publient <em>Ring</em> en 1993, le groupe sort d&rsquo;une pause discographique d&rsquo;environ trois ans. Cette p&eacute;riode a notamment &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e par des difficult&eacute;s avec sa maison de disques et par l&rsquo;arriv&eacute;e du clavi&eacute;riste Steve Potak. Ce cinqui&egrave;me album studio ouvre donc une nouvelle &eacute;tape, sans que rien ne laisse encore pr&eacute;sager l&rsquo;ampleur que prendra l&rsquo;une de ses chansons de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;Atlantique.</p>
<p>La production est confi&eacute;e &agrave; Lou Giordano, associ&eacute; aux Connells eux-m&ecirc;mes, avec Tim Harper comme assistant. Le disque trouve un premier relais aux &Eacute;tats-Unis gr&acirc;ce &agrave; &laquo; Slackjawed &raquo;, qui s&rsquo;impose sur les radios universitaires. Ce morceau constitue alors le signal le plus visible autour de <em>Ring</em> dans le pays d&rsquo;origine du groupe. Mais la trajectoire d&eacute;cisive de l&rsquo;album va se jouer plus tard, loin de ce premier accueil.</p>
<h2>Une chanson dont le titre raconte d&eacute;j&agrave; la rupture</h2>
<p>&laquo; &rsquo;74&ndash;&rsquo;75 &raquo; n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; con&ccedil;ue comme le futur titre embl&eacute;matique de The Connells. Mike Connell en a pourtant donn&eacute; une explication tr&egrave;s pr&eacute;cise : les deux ann&eacute;es repr&eacute;sentent le passage d&rsquo;un point A &agrave; un point B dans une relation termin&eacute;e. Si les nombres se suivent, c&rsquo;est parce que la s&eacute;paration racont&eacute;e par la chanson est d&eacute;finitive. Selon ses propres mots, &laquo; there&rsquo;s no going back &raquo; : aucun retour en arri&egrave;re n&rsquo;est possible.</p>
<p>Cette origine donne au titre sa logique particuli&egrave;re. &laquo; &rsquo;74&ndash;&rsquo;75 &raquo; ne d&eacute;signe pas simplement une p&eacute;riode choisie pour sa r&eacute;sonance ou son apparence. Les deux ann&eacute;es successives mat&eacute;rialisent une &eacute;volution irr&eacute;versible, le d&eacute;placement entre le d&eacute;but et la fin d&rsquo;une histoire. Cette explication de Mike Connell deviendra d&rsquo;autant plus importante que le morceau finira par d&eacute;passer tr&egrave;s largement son accueil am&eacute;ricain initial.</p>
<p>Aux &Eacute;tats-Unis, la chanson ne provoque pas imm&eacute;diatement de basculement comparable &agrave; celui qui surviendra ensuite en Europe. Le tournant commence en 1994, lorsqu&rsquo;un label allemand d&eacute;couvre The Connells au New Music Seminar de New York. L&rsquo;accord envisag&eacute; reste alors modeste : il est question de commercialiser seulement quelques milliers d&rsquo;exemplaires. Ce sc&eacute;nario prudent sera rapidement d&eacute;pass&eacute;.</p>
<h2>Le pari allemand devient une perc&eacute;e europ&eacute;enne</h2>
<p>Apr&egrave;s la licence accord&eacute;e en Allemagne, <em>Ring</em> change d&rsquo;&eacute;chelle en Europe en 1995. &laquo; &rsquo;74&ndash;&rsquo;75 &raquo; entre dans les classements allemands, puis &eacute;tend son succ&egrave;s &agrave; d&rsquo;autres territoires. La chanson atteint le top 10 dans onze pays europ&eacute;ens et se classe num&eacute;ro un en Allemagne, en Su&egrave;de et en Norv&egrave;ge. Pour un morceau qui n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; destin&eacute; &agrave; devenir la signature du groupe, le retournement est consid&eacute;rable.</p>
<p>Cette perc&eacute;e ne se r&eacute;sume pas &agrave; une s&eacute;rie de positions dans les classements. Elle modifie concr&egrave;tement la carri&egrave;re de The Connells, d&eacute;sormais beaucoup plus populaires hors des &Eacute;tats-Unis. Le groupe passe une grande partie de l&rsquo;ann&eacute;e 1995 en tourn&eacute;e europ&eacute;enne, cons&eacute;quence directe de l&rsquo;accueil r&eacute;serv&eacute; &agrave; la chanson et &agrave; l&rsquo;album. Un disque am&eacute;ricain publi&eacute; deux ans auparavant trouve ainsi son public le plus large gr&acirc;ce &agrave; une seconde vie europ&eacute;enne.</p>
<p><em>Ring</em> et The Connells figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Leur histoire illustre un parcours inhabituel : le premier &eacute;cho des radios universitaires am&eacute;ricaines avec &laquo; Slackjawed &raquo;, puis une d&eacute;couverte professionnelle &agrave; New York, un accord allemand initialement limit&eacute; et, enfin, un succ&egrave;s r&eacute;parti dans onze pays.</p>
<h2>Un clip construit sur le passage du temps</h2>
<p>Le clip de &laquo; &rsquo;74&ndash;&rsquo;75 &raquo; donne une traduction visuelle concr&egrave;te &agrave; cette histoire de temps &eacute;coul&eacute;. Son dispositif confronte des photographies d&rsquo;anciens &eacute;l&egrave;ves de la Broughton High School de Raleigh &agrave; leur apparence des ann&eacute;es plus tard. Plut&ocirc;t que de mettre uniquement le groupe en sc&egrave;ne, la vid&eacute;o repose sur ces visages retrouv&eacute;s et sur ce que les ann&eacute;es ont transform&eacute;.</p>
<p>Le proc&eacute;d&eacute; accompagne efficacement le titre &eacute;nigmatique du morceau : les dates ne restent plus de simples nombres, elles sont mises en regard de personnes observ&eacute;es &agrave; deux moments de leur vie. Cette construction documentaire contribue &agrave; donner &agrave; &laquo; &rsquo;74&ndash;&rsquo;75 &raquo; une identit&eacute; visuelle imm&eacute;diatement reconnaissable au moment o&ugrave; la chanson se diffuse &agrave; travers l&rsquo;Europe.</p>
<p>Trente-trois ans apr&egrave;s la publication de <em>Ring</em>, son histoire demeure celle d&rsquo;un succ&egrave;s diff&eacute;r&eacute;. Le disque avait d&rsquo;abord trouv&eacute; un relais dans les radios universitaires am&eacute;ricaines, mais c&rsquo;est une rencontre au New Music Seminar, suivie d&rsquo;un accord pens&eacute; pour quelques milliers de copies, qui a ouvert la voie &agrave; son changement de dimension. The Connells en ont tir&eacute; des num&eacute;ros un dans trois pays et une longue tourn&eacute;e europ&eacute;enne, autour d&rsquo;une chanson qui affirmait pr&eacute;cis&eacute;ment qu&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait plus possible de revenir en arri&egrave;re.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Bump Ahead a 33 ans : la pression d’un nouveau To Be with You a conduit Mr. Big à Wild World</title>
      <description><![CDATA[Mr. Big c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 33 ans de Bump Ahead, son troisi&egrave;me album studio. Apr&egrave;s l&rsquo;immense succ&egrave;s de &laquo; To Be with You &raquo;, le groupe devait r&eacute;pondre &agrave; u...]]></description>
      <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/bump-ahead-a-33-ans-la-pression-d-un-nouveau-to-be-with-you-a-conduit-mr-big-a-wild-world-503</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mr. Big c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 33 ans de <em>Bump Ahead</em>, son troisi&egrave;me album studio. Apr&egrave;s l&rsquo;immense succ&egrave;s de &laquo; To Be with You &raquo;, le groupe devait r&eacute;pondre &agrave; une attente tr&egrave;s pr&eacute;cise : retrouver une ballade capable de reproduire cet impact.</strong></p>
<p></p>
<p>Tout part d&rsquo;une absence. Les chansons destin&eacute;es &agrave; <em>Bump Ahead</em> sont d&eacute;j&agrave; termin&eacute;es lorsque Mr. Big re&ccedil;oit un message sans ambigu&iuml;t&eacute; de sa maison de disques. Eric Martin en a conserv&eacute; cette formule : &laquo; The Atlantic told us: &ldquo;we&rsquo;re not hearing any &lsquo;To Be with You&rsquo;.&rdquo; &raquo; Autrement dit, le groupe poss&egrave;de un album, mais pas encore le morceau susceptible de prendre la rel&egrave;ve de son plus grand succ&egrave;s.</p>
<p>La remarque p&egrave;se lourd. <em>Bump Ahead</em> arrive apr&egrave;s <em>Lean Into It</em>, l&rsquo;album qui a port&eacute; &laquo; To Be with You &raquo; et plac&eacute; Mr. Big sous une forte pression commerciale. Pour le groupe, il ne s&rsquo;agit donc plus seulement de pr&eacute;parer un nouveau disque : chaque chanson est d&eacute;sormais observ&eacute;e &agrave; travers le souvenir d&rsquo;un titre devenu une r&eacute;f&eacute;rence difficile &agrave; &eacute;galer.</p>
<h2>Une r&eacute;p&eacute;tition fait surgir Wild World</h2>
<p>La r&eacute;ponse ne na&icirc;t pas d&rsquo;une commande d&rsquo;&eacute;criture ni d&rsquo;une nouvelle s&eacute;ance sp&eacute;cialement organis&eacute;e. Elle appara&icirc;t pendant une r&eacute;p&eacute;tition, lorsque Paul Gilbert commence &agrave; jouer &laquo; Wild World &raquo; &agrave; la guitare acoustique. La chanson de Cat Stevens s&rsquo;impose alors comme une possibilit&eacute; suffisamment convaincante pour que Mr. Big d&eacute;cide de l&rsquo;enregistrer.</p>
<p>Cette sc&egrave;ne donne &agrave; la reprise une place particuli&egrave;re dans l&rsquo;histoire de <em>Bump Ahead</em>. &laquo; Wild World &raquo; n&rsquo;est pas simplement un titre ajout&eacute; au r&eacute;pertoire du groupe : son enregistrement intervient directement apr&egrave;s le reproche formul&eacute; par Atlantic. Face &agrave; la demande d&rsquo;une nouvelle ballade comparable &agrave; &laquo; To Be with You &raquo;, Mr. Big choisit donc de s&rsquo;approprier une chanson d&eacute;j&agrave; existante plut&ocirc;t que de pr&eacute;senter artificiellement l&rsquo;un de ses morceaux achev&eacute;s comme l&rsquo;h&eacute;ritier attendu.</p>
<p>Le choix permet &eacute;galement de comprendre pourquoi &laquo; Wild World &raquo; devient un single de l&rsquo;album. La reprise porte une partie de l&rsquo;enjeu commercial qui entoure alors Mr. Big. Au Royaume-Uni, elle atteint la 59e place du classement des singles. Ce r&eacute;sultat demeure loin de l&rsquo;ampleur prise par &laquo; To Be with You &raquo;, mais il mat&eacute;rialise la tentative du groupe de trouver un point de passage entre son succ&egrave;s pr&eacute;c&eacute;dent et son nouveau disque.</p>
<h2>Deux studios californiens pour l&rsquo;apr&egrave;s-succ&egrave;s</h2>
<p><em>Bump Ahead</em> est enregistr&eacute; dans deux studios californiens : les Fantasy Studios de Berkeley et les Rumbo Recorders de Canoga Park. Kevin Elson en assure la production, tandis que Tom Size participe au mixage et Bob Ludwig au mastering. Ces &eacute;tapes inscrivent le disque dans un cadre de fabrication pr&eacute;cis, alors que la question du morceau capable de porter l&rsquo;album reste au centre des pr&eacute;occupations commerciales.</p>
<p>Le r&eacute;sultat devient le troisi&egrave;me album studio de Mr. Big. Sa trajectoire am&eacute;ricaine est cependant consid&eacute;r&eacute;e comme un &eacute;chec relatif, surtout lorsqu&rsquo;elle est compar&eacute;e au succ&egrave;s majeur de <em>Lean Into It</em>. Cette qualification tient donc moins &agrave; une absence totale de r&eacute;sultats qu&rsquo;au niveau d&rsquo;attente cr&eacute;&eacute; par le disque pr&eacute;c&eacute;dent et par &laquo; To Be with You &raquo;.</p>
<p>La suite de l&rsquo;histoire ne se limite pourtant pas aux &Eacute;tats-Unis. Mr. Big devient particuli&egrave;rement populaire au Japon, o&ugrave; <em>Bump Ahead</em> b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;une r&eacute;ception commerciale notable. Ce contraste donne au disque une place singuli&egrave;re : con&ccedil;u sous la pression d&rsquo;un succ&egrave;s &agrave; reproduire, il participe aussi &agrave; une trajectoire qui ne se joue plus uniquement sur le march&eacute; am&eacute;ricain.</p>
<h2>Un album longtemps mesur&eacute; &agrave; une seule chanson</h2>
<p>Trente-trois ans apr&egrave;s sa parution, <em>Bump Ahead</em> raconte ainsi le pi&egrave;ge classique de l&rsquo;apr&egrave;s-succ&egrave;s avec une sc&egrave;ne tr&egrave;s concr&egrave;te : un groupe a termin&eacute; ses morceaux, sa maison de disques r&eacute;clame l&rsquo;&eacute;quivalent du tube pr&eacute;c&eacute;dent, puis quelques accords jou&eacute;s par Paul Gilbert pendant une r&eacute;p&eacute;tition ouvrent une autre voie. &laquo; Wild World &raquo; devient la r&eacute;ponse de Mr. Big &agrave; cette demande, sans parvenir &agrave; reproduire les r&eacute;sultats de &laquo; To Be with You &raquo;.</p>
<p>L&rsquo;album et Mr. Big figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Leur histoire reste ici attach&eacute;e &agrave; cette r&eacute;p&eacute;tition o&ugrave; une reprise inattendue a fourni au groupe le morceau que son troisi&egrave;me album n&rsquo;avait pas encore trouv&eacute;.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Man Of Colours a 39 ans : les dix jours où Icehouse et John Oates ont façonné Electric Blue</title>
      <description><![CDATA[Icehouse c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 39 ans de Man Of Colours, l&rsquo;album qui a port&eacute; le groupe au sommet des ventes australiennes et renforc&eacute; sa pr&eacute;sence aux &Eacute;tats-Unis. Au c&oelig;u...]]></description>
      <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/man-of-colours-a-39-ans-les-dix-jours-ou-icehouse-et-john-oates-ont-faconne-electric-blue-502</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Icehouse c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 39 ans de <em>Man Of Colours</em>, l&rsquo;album qui a port&eacute; le groupe au sommet des ventes australiennes et renforc&eacute; sa pr&eacute;sence aux &Eacute;tats-Unis. Au c&oelig;ur de cette trajectoire se trouve une collaboration inattendue avec John Oates, transform&eacute;e en dix jours de travail &agrave; Sydney.</strong></p>
<p></p>
<p>Lorsque John Oates retrouve Iva Davies pendant la tourn&eacute;e am&eacute;ricaine de <em>Measure For Measure</em>, il lui propose simplement d&rsquo;&eacute;crire avec lui. L&rsquo;invitation ne reste pas une promesse &eacute;chang&eacute;e entre deux dates de concert : Oates rejoint ensuite le leader d&rsquo;Icehouse &agrave; Sydney avec son mat&eacute;riel. En une dizaine de jours, leur travail commun donne naissance &agrave; <em>Electric Blue</em>, la chanson qui deviendra le seul single du groupe &agrave; atteindre la premi&egrave;re place en Australie.</p>
<p>Cette rencontre occupe une place centrale dans l&rsquo;histoire de <em>Man Of Colours</em>. Cinqui&egrave;me album studio d&rsquo;Icehouse, le disque para&icirc;t en Australie le 21 septembre 1987. Trente-neuf ans plus tard, son parcours reste associ&eacute; &agrave; deux succ&egrave;s majeurs, <em>Crazy</em> et <em>Electric Blue</em>, mais aussi &agrave; une m&eacute;thode de studio fond&eacute;e sur les arrangements et &agrave; une chanson-titre nourrie d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments tr&egrave;s personnels pour Davies.</p>
<h2>John Oates arrive &agrave; Sydney avec une id&eacute;e de collaboration</h2>
<p><em>Electric Blue</em> se construit &agrave; partir de l&rsquo;entente entre Davies et Oates. Ce dernier ne se contente pas de participer &agrave; l&rsquo;&eacute;criture : il imagine tr&egrave;s t&ocirc;t les ch&oelig;urs en falsetto qui deviennent l&rsquo;un des principaux crochets du morceau, puis les interpr&egrave;te sur l&rsquo;enregistrement. Le titre lui-m&ecirc;me vient d&rsquo;une expression que Davies avait entendue dans une ancienne chanson de Marc Bolan.</p>
<p>La chanson apporte ainsi &agrave; l&rsquo;album une collaboration clairement identifiable, sans effacer la signature d&rsquo;Icehouse. Oates intervient &agrave; un moment pr&eacute;cis du processus, avec une proposition de travail suivie d&rsquo;un s&eacute;jour concret en Australie. Le r&eacute;sultat d&eacute;passe largement le cadre d&rsquo;une rencontre prestigieuse ajout&eacute;e au g&eacute;n&eacute;rique : <em>Electric Blue</em> devient le plus grand succ&egrave;s national du groupe en atteignant la t&ecirc;te du classement australien.</p>
<p>Il ne s&rsquo;agit pourtant pas du seul titre &agrave; avoir port&eacute; l&rsquo;album. <em>Crazy</em>, choisi comme premier single, se classe quatri&egrave;me en Australie et atteint la quatorzi&egrave;me place du Billboard Hot 100 aux &Eacute;tats-Unis. Ces r&eacute;sultats donnent &agrave; Icehouse une visibilit&eacute; internationale accrue avant que <em>Electric Blue</em> ne confirme l&rsquo;ampleur prise par le disque.</p>
<h2>David Lord et Iva Davies parlent le m&ecirc;me langage d&rsquo;arrangeurs</h2>
<p>Pour produire <em>Man Of Colours</em>, Iva Davies choisit David Lord. Ce choix repose sur un terrain commun : Lord poss&egrave;de lui-m&ecirc;me un parcours de musicien classique, et les deux hommes partagent un langage li&eacute; au travail d&rsquo;arrangement. Cette compr&eacute;hension facilite leur collaboration pendant les s&eacute;ances organis&eacute;es entre f&eacute;vrier et juin 1987.</p>
<p>L&rsquo;enregistrement se d&eacute;roule notamment aux studios EMI 301 et Trash, &agrave; Sydney, ainsi qu&rsquo;aux Crescent Studios dans le Somerset anglais. Plus qu&rsquo;une simple succession de lieux, ce parcours relie les bases australiennes d&rsquo;Icehouse &agrave; une &eacute;tape anglaise confi&eacute;e au m&ecirc;me producteur. Davies et Lord peuvent ainsi d&eacute;velopper le disque autour d&rsquo;une m&eacute;thode partag&eacute;e plut&ocirc;t que d&rsquo;une opposition entre l&rsquo;&eacute;criture du groupe et la production.</p>
<p>La pr&eacute;sence de Lord permet &eacute;galement de replacer la contribution d&rsquo;Oates dans un ensemble plus large. <em>Electric Blue</em> n&rsquo;est pas un morceau isol&eacute; greff&eacute; sur le projet : il rejoint un album con&ccedil;u avec une attention particuli&egrave;re port&eacute;e aux arrangements. <em>Man Of Colours</em>, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, doit ainsi son identit&eacute; document&eacute;e &agrave; plusieurs dialogues successifs, entre Davies et son producteur comme entre Davies et son coauteur am&eacute;ricain.</p>
<h2>Une chanson-titre entre peinture, m&eacute;moire familiale et contrainte d&rsquo;&eacute;criture</h2>
<p>La gen&egrave;se de <em>Man Of Colours</em>, la chanson qui donne son nom &agrave; l&rsquo;album, rassemble plusieurs images pr&eacute;cises. Iva Davies cite un article de <em>Time</em> consacr&eacute; aux portraits secrets du peintre am&eacute;ricain Andrew Wyeth. &Agrave; cette r&eacute;f&eacute;rence s&rsquo;ajoutent la perte progressive de la vue de sa m&egrave;re, elle-m&ecirc;me artiste, et la vue observ&eacute;e depuis le balcon de sa chambre.</p>
<p>Davies ne s&rsquo;en tient pas &agrave; ces points de d&eacute;part. Il impose &agrave; son refrain une r&egrave;gle formelle : chaque nouvelle ligne doit commencer par le dernier mot de la ligne pr&eacute;c&eacute;dente. Cette contrainte relie directement le sujet pictural et familial &agrave; une d&eacute;cision d&rsquo;&eacute;criture v&eacute;rifiable. La chanson-titre appara&icirc;t ainsi comme l&rsquo;autre grand r&eacute;cit de fabrication du disque, &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la s&eacute;ance men&eacute;e avec John Oates.</p>
<p>Le public australien r&eacute;serve &agrave; l&rsquo;ensemble un accueil sans &eacute;quivalent dans la carri&egrave;re commerciale du groupe. <em>Man Of Colours</em> reste onze semaines cons&eacute;cutives num&eacute;ro un et passe 47 semaines dans le Top 50 national. Il re&ccedil;oit ensuite les ARIA Awards de l&rsquo;Album de l&rsquo;ann&eacute;e et de l&rsquo;Album le plus vendu, consacrant le sommet commercial d&rsquo;Icehouse en Australie.</p>
<p>Le disque contribue &eacute;galement &agrave; l&rsquo;implantation internationale du groupe, notamment aux &Eacute;tats-Unis, o&ugrave; le classement de <em>Crazy</em> offre un r&eacute;sultat mesurable. Mais son histoire tient surtout &agrave; l&rsquo;encha&icirc;nement de d&eacute;cisions et de rencontres qui l&rsquo;ont fa&ccedil;onn&eacute; : le choix de David Lord, la proposition lanc&eacute;e par John Oates, dix jours de travail autour d&rsquo;<em>Electric Blue</em> et la r&egrave;gle d&rsquo;&eacute;criture minutieuse imagin&eacute;e pour <em>Man Of Colours</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Green Day : American Idiot porte depuis 22 ans son rock-opéra politique jusqu’à Broadway</title>
      <description><![CDATA[Green Day c&eacute;l&egrave;bre les 22 ans d&rsquo;American Idiot, un album con&ccedil;u comme une narration d&rsquo;ensemble plut&ocirc;t que comme une simple succession de chansons. Avec ses longues suites, son discours politiqu...]]></description>
      <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/green-day-american-idiot-porte-depuis-22-ans-son-rock-opera-politique-jusqu-a-broadway-501</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Green Day c&eacute;l&egrave;bre les 22 ans d&rsquo;<em>American Idiot</em>, un album con&ccedil;u comme une narration d&rsquo;ensemble plut&ocirc;t que comme une simple succession de chansons. Avec ses longues suites, son discours politique frontal et une adaptation ult&eacute;rieure &agrave; Broadway, le septi&egrave;me album du groupe a largement d&eacute;pass&eacute; le cadre de sa parution.</strong></p>
<p></p>
<p>Au c&oelig;ur d&rsquo;<em>American Idiot</em>, Green Day prend une d&eacute;cision qui change imm&eacute;diatement l&rsquo;&eacute;chelle du projet : construire un rock-op&eacute;ra. L&rsquo;album compte treize titres et dure environ 57 minutes, mais sa singularit&eacute; tient surtout &agrave; la fa&ccedil;on dont le groupe organise cette dur&eacute;e. Deux pi&egrave;ces, <em>Jesus of Suburbia</em> et <em>Homecoming</em>, sont form&eacute;es de plusieurs mouvements et installent une narration qui traverse le disque.</p>
<p>Cette architecture distingue <em>American Idiot</em> d&rsquo;un album uniquement pens&eacute; comme une collection de morceaux autonomes. Les deux suites donnent au groupe l&rsquo;espace n&eacute;cessaire pour d&eacute;velopper son r&eacute;cit dans des formats longs, en conservant plusieurs sections sous un m&ecirc;me titre. Ce choix formel deviendra &eacute;galement essentiel lorsque l&rsquo;univers du disque changera de sc&egrave;ne et de support quelques ann&eacute;es plus tard.</p>
<h2>Deux longues suites pour soutenir le r&eacute;cit</h2>
<p><em>Jesus of Suburbia</em> et <em>Homecoming</em> constituent les manifestations les plus visibles de l&rsquo;ambition narrative de Green Day. Chacune r&eacute;unit plusieurs mouvements, une construction qui permet &agrave; l&rsquo;album de fonctionner comme un ensemble articul&eacute;. Le groupe ne se contente donc pas d&rsquo;annoncer un concept : il lui donne une forme pr&eacute;cise au sein m&ecirc;me du disque.</p>
<p>Pour r&eacute;aliser cet album, Green Day travaille avec Rob Cavallo, producteur d&eacute;j&agrave; associ&eacute; au groupe. Cette continuit&eacute; dans la production accompagne pourtant un projet particuli&egrave;rement ambitieux par son format. Autour des trois musiciens, Cavallo participe ainsi &agrave; la fabrication d&rsquo;un album qui doit tenir &agrave; la fois comme disque de rock et comme r&eacute;cit d&eacute;velopp&eacute; sur pr&egrave;s d&rsquo;une heure.</p>
<p>Le contenu politique prend lui aussi une place plus frontale que sur les albums pr&eacute;c&eacute;dents de Green Day. <em>American Idiot</em> aborde la guerre, les in&eacute;galit&eacute;s sociales, l&rsquo;&eacute;vang&eacute;lisme religieux et le climat politique am&eacute;ricain. Ces sujets ne sont pas rel&eacute;gu&eacute;s &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re-plan : ils appartiennent directement au projet d&rsquo;ensemble et donnent au rock-op&eacute;ra son ancrage dans les &Eacute;tats-Unis de son &eacute;poque.</p>
<h2>Un deuil personnel au milieu du discours politique</h2>
<p>Dans ce cadre collectif et politique, <em>Wake Me Up When September Ends</em> introduit une histoire beaucoup plus intime. Billie Joe Armstrong y &eacute;voque le deuil v&eacute;cu apr&egrave;s la mort de son p&egrave;re. La chanson constitue ainsi le versant le plus personnel et m&eacute;lancolique de l&rsquo;album, sans d&eacute;pendre de la seule narration g&eacute;n&eacute;rale pour trouver sa raison d&rsquo;&ecirc;tre.</p>
<p>Ce passage du climat politique am&eacute;ricain &agrave; une douleur familiale &eacute;largit le champ du disque. Green Day ne limite pas son projet aux grands sujets publics cit&eacute;s dans l&rsquo;album : avec cette chanson, Billie Joe Armstrong inscrit aussi une exp&eacute;rience biographique au milieu d&rsquo;une &oelig;uvre construite autour d&rsquo;un r&eacute;cit plus vaste. <em>Wake Me Up When September Ends</em> se distingue donc par la nature pr&eacute;cise de ce qu&rsquo;elle raconte.</p>
<p>Vingt-deux ans apr&egrave;s sa sortie, <em>American Idiot</em> et Green Day figurent toujours dans la programmation de RADIO COLLECTION. Le disque reste identifiable par cette coexistence entre une conception tr&egrave;s structur&eacute;e, des th&egrave;mes politiques explicites et une chanson directement li&eacute;e &agrave; l&rsquo;histoire personnelle de son auteur.</p>
<h2>Des Grammy Awards &agrave; la sc&egrave;ne de Broadway</h2>
<p>La trajectoire d&rsquo;<em>American Idiot</em> se prolonge rapidement dans les r&eacute;compenses institutionnelles. En 2005, l&rsquo;album re&ccedil;oit le Grammy Award du meilleur album rock. Il est &eacute;galement nomm&eacute; dans plusieurs cat&eacute;gories majeures, notamment celle de l&rsquo;album de l&rsquo;ann&eacute;e, donnant &agrave; l&rsquo;ambition narrative de Green Day une reconnaissance qui d&eacute;passe son public habituel.</p>
<p>La cons&eacute;quence la plus spectaculaire de son format appara&icirc;t ensuite &agrave; Broadway. L&rsquo;univers du disque est adapt&eacute; en spectacle musical, comme si la logique th&eacute;&acirc;trale contenue dans les deux grandes suites trouvait un nouvel espace pour se d&eacute;ployer. Il ne s&rsquo;agit plus seulement de reprendre les chansons sur sc&egrave;ne : l&rsquo;album devient la mati&egrave;re d&rsquo;une production con&ccedil;ue pour le th&eacute;&acirc;tre musical.</p>
<p>Cette adaptation conna&icirc;t &agrave; son tour une reconnaissance aux Grammy Awards. En 2011, l&rsquo;enregistrement de la distribution originale remporte le prix du meilleur album de spectacle musical. La trajectoire commenc&eacute;e avec treize titres, deux suites en plusieurs mouvements et un discours politique frontal aboutit ainsi &agrave; un autre objet enregistr&eacute;, interpr&eacute;t&eacute; par une troupe de Broadway et r&eacute;compens&eacute; dans une cat&eacute;gorie distincte.</p>
<p><em>American Idiot</em> f&ecirc;te donc ses 22 ans avec un parcours peu ordinaire : celui d&rsquo;un album de Green Day con&ccedil;u comme un rock-op&eacute;ra, couronn&eacute; meilleur album rock, puis transform&eacute; en spectacle musical dont l&rsquo;enregistrement a lui aussi re&ccedil;u un Grammy. De <em>Jesus of Suburbia</em> &agrave; <em>Homecoming</em>, sa construction portait d&egrave;s l&rsquo;origine les &eacute;l&eacute;ments qui permettraient &agrave; cette histoire de quitter le disque pour gagner la sc&egrave;ne.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Big Red Letter Day de Buffalo Tom a 33 ans : huit semaines décisives à Los Angeles</title>
      <description><![CDATA[Buffalo Tom c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 33 ans de Big Red Letter Day, son quatri&egrave;me album studio. Enregistr&eacute; pendant huit semaines &agrave; Los Angeles, le disque a confront&eacute; le groupe aux exig...]]></description>
      <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/big-red-letter-day-de-buffalo-tom-a-33-ans-huit-semaines-decisives-a-los-angeles-500</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Buffalo Tom c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 33 ans de <em>Big Red Letter Day</em>, son quatri&egrave;me album studio. Enregistr&eacute; pendant huit semaines &agrave; Los Angeles, le disque a confront&eacute; le groupe aux exigences des Robb Brothers avant d&rsquo;&eacute;largir nettement son audience.</strong></p>
<p></p>
<p>Au milieu du mixage de <em>I&rsquo;m Allowed</em> aux Cherokee Studios, deux visiteurs inattendus viennent &eacute;couter la chanson : David Lynch et Angelo Badalamenti. Bill Janovitz se souvient que le r&eacute;alisateur aurait alors lanc&eacute; : &laquo; That&rsquo;s a hit boys! &raquo; Une intervention aussi br&egrave;ve qu&rsquo;improbable, devenue pour le chanteur et guitariste l&rsquo;un des symboles de l&rsquo;atmosph&egrave;re surr&eacute;aliste qui entourait les s&eacute;ances californiennes de <em>Big Red Letter Day</em>.</p>
<p>Cette sc&egrave;ne n&rsquo;est pourtant qu&rsquo;un &eacute;pisode dans un s&eacute;jour de pr&egrave;s de deux mois qui allait profond&eacute;ment compter pour Buffalo Tom. Avec ce nouvel album, le groupe ne cherchait pas seulement un autre studio : il avait choisi Los Angeles pour travailler avec les Robb Brothers aux Cherokee Studios. Le d&eacute;placement offrait ainsi un cadre enti&egrave;rement consacr&eacute; au disque et la possibilit&eacute; de se confronter &agrave; une m&eacute;thode de production plus exigeante.</p>
<h2>Les Robb Brothers transforment le studio en &eacute;cole</h2>
<p>&laquo; We spent about eight weeks on <em>Big Red Letter Day</em> out in Los Angeles &raquo;, a racont&eacute; Bill Janovitz. Huit semaines durant lesquelles les Robb Brothers, associ&eacute;s &agrave; Buffalo Tom &agrave; la production, poussent les musiciens &agrave; examiner leur travail avec une pr&eacute;cision nouvelle. Janovitz a d&eacute;crit cette p&eacute;riode comme une v&eacute;ritable formation musicale, centr&eacute;e notamment sur la justesse, le chant et les principes de l&rsquo;&eacute;criture classique.</p>
<p>Le choix des Cherokee Studios comptait aussi pour le groupe. Le lieu &eacute;tait associ&eacute; &agrave; des enregistrements importants, notamment ceux des Cars, et permettait &agrave; Buffalo Tom d&rsquo;aborder son quatri&egrave;me album dans un environnement diff&eacute;rent. La rencontre avec les Robb Brothers ne conduit pas &agrave; effacer l&rsquo;identit&eacute; m&eacute;lodique de la formation : elle sert plut&ocirc;t &agrave; lui donner une pr&eacute;sentation plus ample, plus brillante et plus directement pop que sur <em>Let Me Come Over</em>.</p>
<p>Cette &eacute;volution ne repose donc pas sur une rupture spectaculaire, mais sur une mani&egrave;re plus attentive de construire et d&rsquo;interpr&eacute;ter les chansons. Les producteurs demandent au groupe de mieux &eacute;couter ce qu&rsquo;il joue et ce qu&rsquo;il chante. Pour Buffalo Tom, habitu&eacute; &agrave; porter lui-m&ecirc;me sa musique, accepter ce regard ext&eacute;rieur devient l&rsquo;une des d&eacute;cisions essentielles de l&rsquo;album.</p>
<h2><em>I&rsquo;m Allowed</em>, entre pr&eacute;cision et visite irr&eacute;elle</h2>
<p><em>I&rsquo;m Allowed</em> concentre plusieurs fils de cette histoire. La chanson b&eacute;n&eacute;ficie du travail accompli avec les Robb Brothers, puis devient le cadre de la visite de David Lynch et Angelo Badalamenti pendant son mixage. Le commentaire enthousiaste attribu&eacute; &agrave; Lynch n&rsquo;a pas valeur de pr&eacute;diction commerciale, mais il saisit un moment o&ugrave; le quotidien du studio bascule soudainement dans une sc&egrave;ne presque invraisemblable.</p>
<p>Le titre trouvera ensuite une place dans le classement britannique des singles, atteignant la 81e position et y restant deux semaines. Ce r&eacute;sultat demeure modeste, mais il accompagne la progression plus large de Buffalo Tom &agrave; l&rsquo;&eacute;poque de <em>Big Red Letter Day</em>. L&rsquo;album lui-m&ecirc;me atteint la 17e place du classement britannique, un r&eacute;sultat qui t&eacute;moigne plus clairement de l&rsquo;&eacute;largissement du public du groupe.</p>
<p>La r&eacute;ception critique souligne alors la solidit&eacute; m&eacute;lodique et l&rsquo;efficacit&eacute; de Buffalo Tom. Certains observateurs jugent l&rsquo;&eacute;volution moins prononc&eacute;e que celle op&eacute;r&eacute;e sur l&rsquo;album pr&eacute;c&eacute;dent, mais le disque devient n&eacute;anmoins le principal tournant commercial de la formation. Son apport tient autant &agrave; cette audience nouvelle qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;apprentissage v&eacute;cu pendant les s&eacute;ances.</p>
<h2><em>Late at Night</em> fait entrer Buffalo Tom dans une s&eacute;rie</h2>
<p>Une autre chanson prolonge la trajectoire de l&rsquo;album au-del&agrave; des studios et des classements. <em>Late at Night</em> est utilis&eacute;e dans la s&eacute;rie <em>My So-Called Life</em>, avec Buffalo Tom apparaissant &agrave; l&rsquo;&eacute;cran dans le cadre m&ecirc;me de l&rsquo;histoire. Bill Janovitz a pr&eacute;sent&eacute; cette exposition comme un moment important pour la visibilit&eacute; du groupe.</p>
<p>Cette apparition donne une forme concr&egrave;te au changement d&rsquo;&eacute;chelle amorc&eacute; avec l&rsquo;album. Buffalo Tom n&rsquo;est plus seulement entendu sur disque ou d&eacute;couvert en concert : le groupe entre dans une fiction t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e et se montre &agrave; un public plus vaste. Sans transformer son identit&eacute;, <em>Big Red Letter Day</em> lui ouvre ainsi de nouveaux espaces de diffusion.</p>
<p>Le disque et Buffalo Tom figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Trente-trois ans apr&egrave;s sa sortie, son histoire reste attach&eacute;e &agrave; ces huit semaines californiennes : une p&eacute;riode pendant laquelle les Robb Brothers ont demand&eacute; au groupe de mieux &eacute;couter ses propres chansons, avant que <em>I&rsquo;m Allowed</em> ne re&ccedil;oive l&rsquo;approbation impromptue de David Lynch et que <em>Late at Night</em> ne m&egrave;ne les musiciens jusque dans <em>My So-Called Life</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>The No Comprendo fête ses 40 ans : Les Rita Mitsouko sous le regard de Jean-Luc Godard</title>
      <description><![CDATA[Les Rita Mitsouko auraient c&eacute;l&eacute;br&eacute; aujourd&rsquo;hui les 40 ans de The No Comprendo, l&rsquo;album de la confirmation apr&egrave;s le succ&egrave;s de Marcia baila. N&eacute; chez Catherine Ringer et ...]]></description>
      <pubDate>Sat, 19 Sep 2026 22:30:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/the-no-comprendo-fete-ses-40-ans-les-rita-mitsouko-sous-le-regard-de-jean-luc-godard-497</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les Rita Mitsouko auraient c&eacute;l&eacute;br&eacute; aujourd&rsquo;hui les 40 ans de <em>The No Comprendo</em>, l&rsquo;album de la confirmation apr&egrave;s le succ&egrave;s de <em>Marcia baila</em>. N&eacute; chez Catherine Ringer et Fred Chichin, puis d&eacute;velopp&eacute; entre Paris et Londres avec Tony Visconti, le disque a m&ecirc;me &eacute;t&eacute; film&eacute; en pleine cr&eacute;ation par Jean-Luc Godard.</strong></p>
<p></p>
<p>Dans le studio, Jean-Luc Godard se fait presque oublier. Le cin&eacute;aste installe plusieurs micros, observe Catherine Ringer et Fred Chichin au travail et recueille des images destin&eacute;es &agrave; <em>Soigne ta droite</em>. Sa pr&eacute;sence est si discr&egrave;te que Catherine Ringer la comparera &agrave; celle d&rsquo;une &eacute;quipe venue filmer des animaux dans leur milieu naturel : &laquo; On avait l&rsquo;impression qu&rsquo;on &eacute;tait dans un documentaire animalier o&ugrave; ceux qui filment se font plut&ocirc;t discrets. &raquo; Cette sc&egrave;ne singuli&egrave;re accompagne la naissance de <em>The No Comprendo</em>, deuxi&egrave;me album des Rita Mitsouko, publi&eacute; il y a exactement quarante ans.</p>
<h2>Apr&egrave;s Marcia baila, repartir du home studio</h2>
<p>Le duo aborde ce nouvel album avec une position tr&egrave;s diff&eacute;rente de celle de ses d&eacute;buts. Son premier disque et surtout <em>Marcia baila</em> l&rsquo;ont install&eacute; au premier plan de la sc&egrave;ne pop-rock fran&ccedil;aise. Catherine Ringer et Fred Chichin ont pass&eacute; l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente &agrave; faire danser la France, tandis que des tourn&eacute;es avec The Smiths et Kid Creole ont accompagn&eacute; l&rsquo;&eacute;largissement de leur public en Europe. <em>The No Comprendo</em> doit donc prolonger une ascension d&eacute;j&agrave; bien engag&eacute;e.</p>
<p>Le projet ne commence pourtant pas dans un grand studio londonien. Son premier terrain de jeu est l&rsquo;espace de travail domestique du duo. &laquo; <em>The No Comprendo</em> a d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; n&eacute; dans notre petit home studio avant de conna&icirc;tre deux couches suppl&eacute;mentaires &agrave; Paris et Londres &raquo;, racontera Catherine Ringer. Cette progression en trois &eacute;tapes r&eacute;sume la fabrication du disque : une conception resserr&eacute;e autour de Ringer et Chichin, un premier d&eacute;veloppement &agrave; Paris, puis des s&eacute;ances compl&eacute;mentaires &agrave; Londres.</p>
<p>L&rsquo;&eacute;criture demeure principalement l&rsquo;affaire du tandem. Catherine Ringer et Fred Chichin composent l&rsquo;essentiel des titres &agrave; quatre mains, pr&eacute;servant ainsi le noyau cr&eacute;atif des Rita Mitsouko au moment o&ugrave; le projet change d&rsquo;&eacute;chelle. Cette combinaison entre autonomie initiale et travail dans plusieurs studios donne au deuxi&egrave;me album une gen&egrave;se bien diff&eacute;rente d&rsquo;une commande enti&egrave;rement plac&eacute;e entre les mains d&rsquo;un producteur ext&eacute;rieur.</p>
<h2>Tony Visconti rejoint le duo</h2>
<p>La rencontre d&eacute;cisive passe par Fran&ccedil;ois Ravard, manager de T&eacute;l&eacute;phone, qui recommande Tony Visconti. Le producteur, notamment connu pour son travail avec David Bowie, prend la direction principale de l&rsquo;album. Les Rita Mitsouko participent &eacute;galement &agrave; sa production, tandis que Conny Plank, d&eacute;j&agrave; associ&eacute; &agrave; leur premier disque, intervient sur certains morceaux.</p>
<p>L&rsquo;arriv&eacute;e de Visconti inscrit le projet dans un r&eacute;seau international sans retirer &agrave; Ringer et Chichin la ma&icirc;trise de leurs chansons. Le disque porte d&rsquo;ailleurs le titre complet <em>Les Rita Mitsouko pr&eacute;sentent The No Comprendo</em>, une formulation qui place le nom du duo au seuil m&ecirc;me de l&rsquo;&oelig;uvre. &Agrave; ce stade de leur parcours, ils ne se contentent plus de prolonger l&rsquo;effet de surprise de <em>Marcia baila</em> : ils organisent un album con&ccedil;u chez eux, repris &agrave; Paris et achev&eacute; au cours de s&eacute;ances londoniennes.</p>
<p>La pr&eacute;sence de Godard ajoute une autre dimension &agrave; cette fabrication. Le r&eacute;alisateur ne vient pas simplement tourner un sujet promotionnel autour d&rsquo;un groupe &agrave; succ&egrave;s. Il filme les musiciens en activit&eacute; pour <em>Soigne ta droite</em>, qui int&egrave;gre des images de leur travail ainsi que des morceaux alors in&eacute;dits. Le processus de cr&eacute;ation de <em>The No Comprendo</em> se retrouve ainsi saisi par une &oelig;uvre de cin&eacute;ma en train de se construire parall&egrave;lement au disque.</p>
<h2>Trois chansons installent durablement l&rsquo;album</h2>
<p><em>Andy</em>, <em>C&rsquo;est comme &ccedil;a</em> et <em>Les Histoires d&rsquo;A.</em> deviennent les trois principaux titres associ&eacute;s &agrave; l&rsquo;album. Leur parcours permet &agrave; <em>The No Comprendo</em> de d&eacute;passer le seul &eacute;v&eacute;nement constitu&eacute; par sa sortie. <em>Andy</em> atteint la 19e place des classements fran&ccedil;ais et y demeure pendant quinze semaines. <em>C&rsquo;est comme &ccedil;a</em> va plus loin encore : le titre entre dans le Top 50 en f&eacute;vrier 1987, monte jusqu&rsquo;&agrave; la dixi&egrave;me place et reste class&eacute; pendant vingt semaines, aid&eacute; par un clip fabuleux sign&eacute; Jean-Baptiste Mondino.</p>
<p>Ces r&eacute;sultats accompagnent ceux de l&rsquo;album, qui atteint la neuvi&egrave;me place des classements fran&ccedil;ais. Ils montrent surtout que Les Rita Mitsouko ont r&eacute;ussi &agrave; faire suivre <em>Marcia baila</em> par plusieurs chansons capables d&rsquo;exister aupr&egrave;s du grand public. <em>The No Comprendo</em> ne repose donc pas sur la r&eacute;p&eacute;tition d&rsquo;un succ&egrave;s isol&eacute; : trois de ses morceaux s&rsquo;imposent parmi les titres les plus identifi&eacute;s du r&eacute;pertoire du duo.</p>
<p>Cette place demeure visible dans la programmation de RADIO COLLECTION, o&ugrave; Les Rita Mitsouko et <em>The No Comprendo</em> sont diffus&eacute;s. Quarante ans apr&egrave;s la parution du disque, <em>Andy</em>, <em>C&rsquo;est comme &ccedil;a</em> et <em>Les Histoires d&rsquo;A.</em> restent les portes d&rsquo;entr&eacute;e les plus imm&eacute;diates vers cet album con&ccedil;u entre un home studio, Paris et Londres.</p>
<h2>De la reconnaissance fran&ccedil;aise au public europ&eacute;en</h2>
<p><em>The No Comprendo</em> obtient une Victoire de la Musique dans la cat&eacute;gorie Meilleur Album. Cette distinction institutionnelle rejoint son accueil commercial et accompagne l&rsquo;entr&eacute;e des Rita Mitsouko dans le courant dominant europ&eacute;en. Le groupe confirme ainsi que la popularit&eacute; acquise avec son premier album peut se transformer en trajectoire durable.</p>
<p>Le quaranti&egrave;me anniversaire ram&egrave;ne finalement &agrave; cette image de studio : Ringer et Chichin travaillent, Visconti conduit la production et Godard se fond dans le d&eacute;cor pour les filmer. Peu d&rsquo;albums fran&ccedil;ais de cette p&eacute;riode auront r&eacute;uni, au m&ecirc;me moment, un duo d&eacute;sormais attendu par le public, un producteur li&eacute; &agrave; l&rsquo;histoire du rock britannique et un cin&eacute;aste de la Nouvelle Vague. <em>The No Comprendo</em> conserve la trace concr&egrave;te de cette rencontre.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Why Me? Why Not. a 7 ans : Liam Gallagher avait confirmé son avenir solo après Oasis</title>
      <description><![CDATA[Il y a sept ans, Liam Gallagher publiait Why Me? Why Not., son deuxi&egrave;me album sous son seul nom. Apr&egrave;s le succ&egrave;s de As You Were, l&rsquo;ancien chanteur d&rsquo;Oasis devait montrer que son retour ne ...]]></description>
      <pubDate>Sat, 19 Sep 2026 22:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/why-me-why-not-a-7-ans-liam-gallagher-avait-confirme-son-avenir-solo-apres-oasis-496</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a sept ans, Liam Gallagher publiait <em>Why Me? Why Not.</em>, son deuxi&egrave;me album sous son seul nom. Apr&egrave;s le succ&egrave;s de <em>As You Were</em>, l&rsquo;ancien chanteur d&rsquo;Oasis devait montrer que son retour ne se limiterait pas &agrave; un premier coup d&rsquo;&eacute;clat : une campagne soigneusement pr&eacute;par&eacute;e, plusieurs producteurs et une premi&egrave;re place britannique lui ont apport&eacute; une r&eacute;ponse nette.</strong></p>
<p></p>
<p>Lorsque <em>Why Me? Why Not.</em> para&icirc;t en septembre 2019, &agrave; la veille du 47e anniversaire de Liam Gallagher, l&rsquo;enjeu d&eacute;passe celui d&rsquo;une simple nouvelle sortie. Deux ans apr&egrave;s <em>As You Were</em>, son premier album solo, le chanteur doit inscrire cette nouvelle trajectoire dans la dur&eacute;e. Il n&rsquo;est plus seulement question de r&eacute;ussir un retour apr&egrave;s Oasis, mais de confirmer qu&rsquo;une discographie personnelle peut d&eacute;sormais se construire ind&eacute;pendamment de son ancien groupe.</p>
<p>Le projet est pr&eacute;sent&eacute; au public plusieurs mois auparavant. Au printemps 2019, Liam Gallagher r&eacute;v&egrave;le son titre et fixe le rendez-vous de septembre. <em>Shockwave</em>, lanc&eacute; au d&eacute;but du mois de juin, ouvre la campagne, avant que <em>The River</em> ne prolonge cette mont&eacute;e en puissance. Les extraits ne sont donc pas dispos&eacute;s autour du disque comme de simples compl&eacute;ments : ils installent progressivement ce deuxi&egrave;me chapitre solo et maintiennent Liam Gallagher au premier plan jusqu&rsquo;&agrave; la parution de l&rsquo;album.</p>
<h2>Un deuxi&egrave;me disque pour transformer le retour en trajectoire</h2>
<p><em>As You Were</em> avait &eacute;tabli la possibilit&eacute; d&rsquo;une carri&egrave;re sous son seul nom. <em>Why Me? Why Not.</em> vient en &eacute;prouver la solidit&eacute;. Ce statut de deuxi&egrave;me album donne au projet une place particuli&egrave;re : il doit prolonger l&rsquo;&eacute;lan initial sans se r&eacute;duire &agrave; une r&eacute;p&eacute;tition administrative du pr&eacute;c&eacute;dent. La personnalit&eacute; vocale imm&eacute;diatement identifiable de Liam Gallagher reste au centre, mais elle est entour&eacute;e d&rsquo;une &eacute;quipe de collaborateurs charg&eacute;e de donner sa coh&eacute;rence au disque.</p>
<p>Greg Kurstin figure parmi les principaux producteurs, aux c&ocirc;t&eacute;s de Damon McMahon, Andrew Wyatt et Michael Tighe, &eacute;galement cr&eacute;dit&eacute;s pour leurs contributions &agrave; la production. Cette organisation collective distingue le projet d&rsquo;un album plac&eacute; sous la direction d&rsquo;un seul r&eacute;alisateur. Elle r&eacute;unit plusieurs intervenants autour d&rsquo;un chanteur dont l&rsquo;identit&eacute; publique et musicale &eacute;tait d&eacute;j&agrave; fortement &eacute;tablie par son parcours avec Oasis puis par son premier disque solo.</p>
<p>Les critiques ont g&eacute;n&eacute;ralement situ&eacute; <em>Why Me? Why Not.</em> dans la continuit&eacute; du rock britannique classique. Certains commentaires ont notamment rapproch&eacute; son ton g&eacute;n&eacute;ral de celui de <em>Dig Out Your Soul</em>, dernier album studio d&rsquo;Oasis paru en 2008, tout en relevant une &eacute;nergie plus dure et plus aiguis&eacute;e. Le lien avec le pass&eacute; n&rsquo;efface donc pas la fonction du disque : consolider le pr&eacute;sent solo de Liam Gallagher plut&ocirc;t que rejouer simplement l&rsquo;histoire de son ancien groupe.</p>
<h2>De Shockwave &agrave; Once, une campagne men&eacute;e sur plusieurs fronts</h2>
<p>Le choix de <em>Shockwave</em> pour lancer l&rsquo;album donne imm&eacute;diatement un point de ralliement &agrave; la campagne. <em>The River</em> prend ensuite le relais, tandis que d&rsquo;autres morceaux gagnent en visibilit&eacute; &agrave; mesure que la sortie approche. <em>One of Us</em> b&eacute;n&eacute;ficie notamment d&rsquo;un clip et d&rsquo;une pr&eacute;sence appuy&eacute;e parmi les contenus officiels associ&eacute;s au disque. La chanson devient ainsi l&rsquo;un des titres mis en avant au-del&agrave; des premiers extraits.</p>
<p><em>Once</em> occupe &eacute;galement une place notable dans ce cycle promotionnel. Comme <em>One of Us</em>, le morceau est valoris&eacute; sur les services de streaming et dans les contenus accompagnant l&rsquo;album. Tous deux figurent sur l&rsquo;&eacute;dition Deluxe, une version de quatorze titres d&rsquo;une dur&eacute;e d&rsquo;environ 51 minutes. Cette configuration &eacute;largie accompagne une diffusion simultan&eacute;e sur les supports physiques et num&eacute;riques, du CD et du vinyle au t&eacute;l&eacute;chargement et au streaming.</p>
<p>Cette pr&eacute;sence sur plusieurs formats correspond &agrave; l&rsquo;ampleur internationale donn&eacute;e au lancement. Elle permet au projet de toucher &agrave; la fois le public attach&eacute; &agrave; l&rsquo;objet physique et celui qui d&eacute;couvre les morceaux au fil des plateformes et des vid&eacute;os. Sept ans plus tard, l&rsquo;album appartient toujours au catalogue solo de Liam Gallagher et figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>La premi&egrave;re place comme r&eacute;ponse</h2>
<p>&Agrave; sa sortie, <em>Why Me? Why Not.</em> re&ccedil;oit un accueil critique globalement positif. Les avis agr&eacute;g&eacute;s par Metacritic et plusieurs revues sp&eacute;cialis&eacute;es le pr&eacute;sentent comme une r&eacute;ussite solide dans le paysage du rock britannique contemporain. Cette r&eacute;ception accompagne surtout un r&eacute;sultat commercial imm&eacute;diat : l&rsquo;album entre directement &agrave; la premi&egrave;re place du classement britannique.</p>
<p>Ce num&eacute;ro un apporte une r&eacute;ponse concr&egrave;te &agrave; la question qui entourait ce deuxi&egrave;me essai. Liam Gallagher ne d&eacute;pend plus seulement de la curiosit&eacute; suscit&eacute;e par ses d&eacute;buts en solo : le public r&eacute;pond encore pr&eacute;sent pour la suite. La certification obtenue ensuite aupr&egrave;s de la British Phonographic Industry confirme que l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t s&rsquo;est prolong&eacute; au-del&agrave; de la semaine de lancement.</p>
<p><em>Why Me? Why Not.</em> f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses sept ans avec cette place bien d&eacute;finie dans le parcours de Liam Gallagher. Apr&egrave;s l&rsquo;impulsion de <em>As You Were</em>, l&rsquo;album a transform&eacute; un retour r&eacute;ussi en continuit&eacute; discographique. Son entr&eacute;e au sommet du classement britannique reste le r&eacute;sultat le plus parlant de cette &eacute;tape : en 2019, l&rsquo;ex-chanteur d&rsquo;Oasis avait d&eacute;sormais deux albums solo, et le second venait lui aussi de trouver son public.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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