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    <title>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - IL ETAIT UN ALBUM</title>
    <description>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - IL ETAIT UN ALBUM</description>
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      <title>Scorpions : Crazy World, le sifflement de Wind of Change sauvé du doute</title>
      <description><![CDATA[Crazy World de Scorpions f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 36 ans. Derri&egrave;re cet album, un changement de producteur et une d&eacute;cision disput&eacute;e : conserver le sifflement de Wind of Change, malgr&eacute; les craintes de la m...]]></description>
      <pubDate>Thu, 05 Nov 2026 23:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/scorpions-crazy-world-le-sifflement-de-wind-of-change-sauve-du-doute-824</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Crazy World de Scorpions f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 36 ans. Derri&egrave;re cet album, un changement de producteur et une d&eacute;cision disput&eacute;e : conserver le sifflement de Wind of Change, malgr&eacute; les craintes de la maison de disques et les r&eacute;serves initiales de Rudolf Schenker.</strong></p>
<p></p>
<p>Le sifflement de <em>Wind of Change</em> aurait pu dispara&icirc;tre. Avant que la chanson ne conduise Scorpions jusqu&rsquo;au Kremlin, ce passage fait d&eacute;bat jusque dans les rangs du groupe. La maison de disques redoute qu&rsquo;il nuise aux ventes. Rudolf Schenker lui-m&ecirc;me n&rsquo;est pas convaincu. Klaus Meine, en revanche, tient &agrave; le garder. Dans l&rsquo;histoire de <em>Crazy World</em>, paru le 6 novembre 1990, cette r&eacute;sistance constitue une d&eacute;cision artistique aussi concr&egrave;te que d&eacute;terminante pour la version publi&eacute;e.</p>
<h2>Une nouvelle &eacute;quipe apr&egrave;s Dieter Dierks</h2>
<p>Scorpions aborde ce onzi&egrave;me album studio en renouvelant un partenariat essentiel. Apr&egrave;s une longue collaboration avec Dieter Dierks, le groupe choisit de travailler avec Keith Olsen et de coproduire le disque avec lui. Dans les entretiens accord&eacute;s &agrave; <em>Rock Candy</em> en 2020, puis relay&eacute;s par Blabbermouth, Schenker explique ce changement par le besoin d&rsquo;une &eacute;nergie nouvelle.</p>
<p>Le choix d&rsquo;Olsen n&rsquo;est pas la premi&egrave;re piste : un projet avec Bruce Fairbairn le pr&eacute;c&egrave;de. Ce renouvellement ne concerne pas seulement la personne plac&eacute;e &agrave; la production. Jim Vallance participe &agrave; la co&eacute;criture de sept des onze morceaux. Son apport repr&eacute;sente donc une part importante du travail d&rsquo;&eacute;criture de <em>Crazy World</em>, tandis que les enregistrements se r&eacute;partissent entre Goodnight LA Studios, &agrave; Los Angeles, et Wisseloord Studios, &agrave; Hilversum, aux Pays-Bas.</p>
<p>Cette ouverture s&rsquo;accompagne d&rsquo;une continuit&eacute; dans la formation : Francis Buchholz tient toujours la basse. <em>Crazy World</em> sera pourtant son dernier album studio avec Scorpions. La s&eacute;paration intervient en 1992, &agrave; la fin de la tourn&eacute;e du disque. L&rsquo;album r&eacute;unit ainsi le renouvellement de l&rsquo;&eacute;quipe de production et les derni&egrave;res s&eacute;ances studio de cette formation.</p>
<h2>Une chanson n&eacute;e avant la chute du Mur</h2>
<p>L&rsquo;histoire de <em>Wind of Change</em> commence en amont de l&rsquo;enregistrement. Klaus Meine la compose en septembre 1989, &agrave; partir des impressions qu&rsquo;il rapporte du Moscow Music Peace Festival. Sa naissance pr&eacute;c&egrave;de donc la chute du mur de Berlin. Ce point replace la chanson dans son contexte initial : celui d&rsquo;une exp&eacute;rience moscovite v&eacute;cue par le chanteur, et non d&rsquo;une &eacute;criture post&eacute;rieure &agrave; l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement berlinois.</p>
<p>Reste &agrave; d&eacute;cider de la forme qu&rsquo;elle prendra sur le disque. Les souvenirs livr&eacute;s &agrave; <em>Rock Candy</em> r&eacute;v&egrave;lent que son sifflement ne fait pas imm&eacute;diatement l&rsquo;unanimit&eacute;. Les r&eacute;ticences commerciales rencontrent les doutes de Schenker, qui reconna&icirc;t ses r&eacute;serves initiales. Une solution de remplacement est essay&eacute;e, sans r&eacute;sultat convaincant. Meine insiste ; le passage est conserv&eacute;.</p>
<p>Le d&eacute;saccord porte donc sur un &eacute;l&eacute;ment pr&eacute;cis, pas sur une opposition abstraite entre le groupe et son entourage. Schenker partage d&rsquo;abord les h&eacute;sitations, tandis que Meine d&eacute;fend son choix. Au moment m&ecirc;me o&ugrave; Scorpions renouvelle sa mani&egrave;re de travailler avec un autre producteur et un coauteur tr&egrave;s pr&eacute;sent, le chanteur refuse d&rsquo;abandonner ce d&eacute;tail de sa chanson. C&rsquo;est cette version, sifflement compris, qui para&icirc;t sur <em>Crazy World</em>.</p>
<h2>Du disque &agrave; une r&eacute;ception au Kremlin</h2>
<p>La trajectoire de l&rsquo;album ne se joue pas enti&egrave;rement au moment de sa sortie. Au Royaume-Uni, il entre au classement en novembre 1990, mais n&rsquo;atteint sa meilleure position, la 27e place, qu&rsquo;en novembre 1991. Ce d&eacute;calage donne une mesure concr&egrave;te d&rsquo;un parcours qui se prolonge pendant pr&egrave;s d&rsquo;un an avant son sommet britannique. <em>Crazy World</em> figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Le retentissement de <em>Wind of Change</em> accompagne surtout un &eacute;pisode inhabituel dans la carri&egrave;re du groupe : en 1991, les membres de Scorpions sont re&ccedil;us au Kremlin par Mikha&iuml;l Gorbatchev. Deux ans apr&egrave;s les impressions moscovites &agrave; l&rsquo;origine de la chanson, le groupe revient ainsi dans la capitale sovi&eacute;tique pour une tout autre rencontre. Entre-temps, le sifflement contest&eacute; a trouv&eacute; sa place sur le disque.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>La <a href="https://www.the-scorpions.com/band-2/">biographie officielle de Scorpions</a> retrace la naissance moscovite de <em>Wind of Change</em> et la rencontre avec Gorbatchev. Les <a href="https://blabbermouth.net/news/scorpions-celebrate-30th-anniversary-of-crazy-world-with-fact-video/">extraits des entretiens de Rock Candy relay&eacute;s par Blabbermouth</a> &eacute;clairent le changement de producteur et les h&eacute;sitations autour du sifflement.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Crazy World</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Scorpions</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 36 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 6 novembre 1990</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Klaus Meine insiste pour conserver le sifflement contest&eacute;.</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Queen : Made in Heaven, reconstruire un album autour de la voix de Freddie Mercury</title>
      <description><![CDATA[Made in Heaven de Queen f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 31 ans. Derri&egrave;re cet album achev&eacute; apr&egrave;s la mort de Freddie Mercury, il y a des bandes longtemps difficiles &agrave; rouvrir, des chansons venues d&rsquo;autres p...]]></description>
      <pubDate>Thu, 05 Nov 2026 23:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/queen-made-in-heaven-reconstruire-un-album-autour-de-la-voix-de-freddie-mercury-825</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Made in Heaven de Queen f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 31 ans. Derri&egrave;re cet album achev&eacute; apr&egrave;s la mort de Freddie Mercury, il y a des bandes longtemps difficiles &agrave; rouvrir, des chansons venues d&rsquo;autres projets et un travail de studio poursuivi jusqu&rsquo;en septembre 1995.</strong></p>
<p></p>
<p>Un morceau de papier, des points dessin&eacute;s dessus et une guitare sans p&eacute;dales : le 5 septembre 1995, au Town House, Brian May pr&eacute;pare ainsi son solo pour <em>You Don&rsquo;t Fool Me</em>. L&rsquo;assistant Ash Alexander consigne la s&eacute;ance dans son journal. Ce d&eacute;tail donne une image concr&egrave;te de la fabrication de <em>Made in Heaven</em> : autour du chant d&eacute;j&agrave; enregistr&eacute; de Freddie Mercury, les autres membres de Queen ont encore des parties &agrave; inventer et &agrave; jouer.</p>
<h2>Roger Taylor remet les bandes en mouvement</h2>
<p>Pour Brian May, revenir &agrave; ces enregistrements n&rsquo;a pourtant rien d&rsquo;une &eacute;vidence. Le guitariste explique avoir longtemps repouss&eacute; leur r&eacute;ouverture pendant son deuil. Avant de devenir un travail musical, reprendre les bandes de Freddie repr&eacute;sente donc une &eacute;preuve personnelle. Roger Taylor commence &agrave; les retravailler et provoque son retour au projet : le mouvement vient d&rsquo;un musicien qui s&rsquo;y remet, puis entra&icirc;ne l&rsquo;autre.</p>
<p>Au printemps 1993, cette reprise prend une forme tr&egrave;s concr&egrave;te &agrave; Abbey Road. Selon Ash Alexander, Roger Taylor et John Deacon y travaillent pendant deux semaines, tandis que Brian May est en tourn&eacute;e au Japon. Les s&eacute;ances commencent donc sans le guitariste. Le disque se construit par &eacute;tapes, avec des contributions qui ne supposent pas la pr&eacute;sence permanente de tous les membres du groupe dans la m&ecirc;me pi&egrave;ce.</p>
<p>Une partie du chantier consiste &agrave; r&eacute;unir des enregistrements qui ne se pr&eacute;sentent pas sous le m&ecirc;me format. Les bandes multipistes sont transf&eacute;r&eacute;es sur des bandes num&eacute;riques 48 pistes. Ce travail technique rassemble les mat&eacute;riaux sur lesquels Queen peut d&eacute;sormais intervenir. &Agrave; la production, le groupe est accompagn&eacute; de David Richards, Justin Shirley-Smith et Joshua J. Macrae, &eacute;galement charg&eacute;s de l&rsquo;ing&eacute;nierie ; Richards supervise aussi le mixage.</p>
<h2>Deux chansons changent de maison</h2>
<p>La chanson qui donne son nom au disque a d&eacute;j&agrave; connu une premi&egrave;re vie. <em>Made in Heaven</em> figurait sur <em>Mr. Bad Guy</em>, l&rsquo;album solo de Freddie Mercury paru en avril 1985. Dix ans plus tard, Queen la retravaille pour son propre album. Le titre qui d&eacute;signe l&rsquo;ensemble du projet ne na&icirc;t donc pas de ces derni&egrave;res s&eacute;ances : il vient d&rsquo;un enregistrement ant&eacute;rieur, r&eacute;alis&eacute; dans un autre cadre.</p>
<p>Ce passage du r&eacute;pertoire solo &agrave; celui de Queen est l&rsquo;une des d&eacute;cisions centrales du disque. Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;achever des morceaux rest&eacute;s en attente, mais aussi de reprendre une chanson d&eacute;j&agrave; publi&eacute;e pour lui donner une nouvelle place. <em>Made in Heaven</em> devient &agrave; la fois une pi&egrave;ce retravaill&eacute;e par le groupe et le nom de son quinzi&egrave;me album studio.</p>
<p><em>Heaven for Everyone</em> suit un autre chemin. La chanson provient de The Cross, le projet parall&egrave;le de Roger Taylor, pour lequel Mercury avait enregistr&eacute; un chant invit&eacute;. Cette participation ext&eacute;rieure &agrave; Queen devient &agrave; son tour la mati&egrave;re d&rsquo;une version retravaill&eacute;e par le groupe. Deux parcours se rejoignent ainsi : celui d&rsquo;un morceau solo du chanteur et celui d&rsquo;une chanson issue du projet de son batteur.</p>
<p>La nouvelle version de <em>Heaven for Everyone</em> devient le premier single de <em>Made in Heaven</em>. Le choix place donc au premier plan une chanson dont la voix de Mercury avait initialement &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;e en invit&eacute;. Ces transformations racontent la singularit&eacute; de l&rsquo;album : Queen rassemble des contributions n&eacute;es dans des contextes diff&eacute;rents pour en faire un disque commun.</p>
<h2>Une guitare encore &agrave; &eacute;crire</h2>
<p>La s&eacute;ance de <em>You Don&rsquo;t Fool Me</em>, en septembre 1995, montre l&rsquo;autre versant de cette reconstruction. Il ne suffit pas de retrouver des bandes et de les transf&eacute;rer : Brian May ajoute encore sa guitare. Pour pr&eacute;parer son solo, il utilise cette carte de points trac&eacute;e sur un simple papier. Ash Alexander retient aussi qu&rsquo;il joue sans p&eacute;dales, d&eacute;tail pr&eacute;cis d&rsquo;un travail effectu&eacute; alors que la publication approche.</p>
<p>Sorti le 6 novembre 1995 au Royaume-Uni, <em>Made in Heaven</em> entre directement en t&ecirc;te du classement britannique des albums. Ce dernier album r&eacute;unissant les contributions de Freddie Mercury et de John Deacon figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Derri&egrave;re son r&eacute;sultat commercial, sa fabrication conserve cette dimension tr&egrave;s concr&egrave;te : des bandes que Taylor remet au travail, des chansons r&eacute;affect&eacute;es et, jusqu&rsquo;aux derni&egrave;res semaines, une partie de guitare pr&eacute;par&eacute;e sur un bout de papier.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le t&eacute;moignage d&rsquo;<a href="https://www.queenonline.com/features/when-i-met-queen-by-ash-alexander-part-2">Ash Alexander sur QueenOnline</a> raconte les s&eacute;ances d&rsquo;Abbey Road et le travail de Brian May sur <em>You Don&rsquo;t Fool Me</em>, avec les rep&egrave;res de son journal de studio.</p>
<p>Les <a href="https://www.hollywoodrecords.com/press/queen/">archives Queen de Hollywood Records</a> r&eacute;unissent les t&eacute;moignages sur le retour aux bandes de Freddie Mercury et &eacute;clairent les origines de <em>Made in Heaven</em> et de <em>Heaven for Everyone</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Made in Heaven</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Queen</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 31 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 6 novembre 1995</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Brian May pr&eacute;pare son solo avec des points sur papier.</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Shaka Ponk : Apelogies, un best of pour reprendre ses propres erreurs</title>
      <description><![CDATA[Apelogies de Shaka Ponk f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 6 ans. Derri&egrave;re cette anthologie con&ccedil;ue pour c&eacute;l&eacute;brer quinze ans de carri&egrave;re, le groupe s&rsquo;est offert une occasion tr&egrave;s concr&egrave;te...]]></description>
      <pubDate>Thu, 05 Nov 2026 23:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/shaka-ponk-apelogies-un-best-of-pour-reprendre-ses-propres-erreurs-823</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Apelogies de Shaka Ponk f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 6 ans. Derri&egrave;re cette anthologie con&ccedil;ue pour c&eacute;l&eacute;brer quinze ans de carri&egrave;re, le groupe s&rsquo;est offert une occasion tr&egrave;s concr&egrave;te : reprendre ses anciens morceaux et corriger les imperfections laiss&eacute;es au fil de ses productions maison.</strong></p>
<p></p>
<p>Une piste qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; lanc&eacute;e, une basse absente : lorsqu&rsquo;il revient sur les anciens enregistrements de Shaka Ponk, Frah ne cherche pas &agrave; tout embellir. Il y entend aussi des erreurs techniques. Pour un groupe qui fait lui-m&ecirc;me son enregistrement et son mastering, ces d&eacute;fauts appartiennent &agrave; sa propre histoire de fabrication. Avec <em>Apelogies</em>, paru le 6 novembre 2020, les retrouver devient une raison de remettre les morceaux sur le m&eacute;tier, plut&ocirc;t que de simplement les rassembler.</p>
<h2>Revenir au catalogue plut&ocirc;t que repartir de z&eacute;ro</h2>
<p>&Agrave; l&rsquo;origine, il y a une r&eacute;union que Frah situe environ deux ans avant son entretien de d&eacute;cembre 2020 avec Radio Metal. Le groupe r&eacute;fl&eacute;chit &agrave; la suite : un nouvel album, c&rsquo;est une ann&eacute;e de travail, avec une sc&eacute;nographie &agrave; imaginer. Une autre possibilit&eacute; se dessine alors : construire une r&eacute;trospective, puis repartir en tourn&eacute;e. Le projet na&icirc;t donc d&rsquo;un choix entre deux mani&egrave;res de relancer l&rsquo;activit&eacute; de Shaka Ponk, et non d&rsquo;une simple volont&eacute; de compiler ses titres les plus connus.</p>
<p>Mais revenir au catalogue ne signifie pas le laisser intact. Le groupe travaille avec ses propres logiciels, sans d&eacute;l&eacute;guer les &eacute;tapes de fabrication &eacute;voqu&eacute;es par Frah. Cette autonomie lui permet aussi de r&eacute;examiner ses d&eacute;cisions pass&eacute;es. Le chanteur r&eacute;sume ainsi la d&eacute;marche : &laquo; ce best of &eacute;tait pour nous l&rsquo;occasion de ressortir les anciens morceaux et de les peaufiner. &raquo; L&rsquo;anthologie devient un chantier de reprise, o&ugrave; les chansons d&eacute;j&agrave; publi&eacute;es peuvent encore &ecirc;tre am&eacute;lior&eacute;es.</p>
<p>Le travail de r&eacute;enregistrement des anciens titres s&rsquo;&eacute;tend de mai 2018 &agrave; f&eacute;vrier 2020. <em>Apelogies</em> n&rsquo;est donc pas une occupation improvis&eacute;e pendant le premier confinement fran&ccedil;ais : ses fondations sont d&eacute;j&agrave; pos&eacute;es avant l&rsquo;arr&ecirc;t des concerts. Cette dur&eacute;e donne aussi une autre dimension &agrave; l&rsquo;objet anniversaire. Derri&egrave;re la c&eacute;l&eacute;bration, il y a presque deux ann&eacute;es consacr&eacute;es &agrave; revisiter une partie du r&eacute;pertoire.</p>
<p>Les trois CD organisent ce retour sous des angles compl&eacute;mentaires : les succ&egrave;s retravaill&eacute;s, les in&eacute;dits et raret&eacute;s, puis le concert. Le nom lui-m&ecirc;me assemble &laquo; ape &raquo; et &laquo; apologies &raquo;, comme des excuses du singe. Une fa&ccedil;on de pr&eacute;senter cette r&eacute;trospective sans abandonner l&rsquo;imagerie du groupe, tout en lui donnant une forme qui d&eacute;passe le best of traditionnel.</p>
<h2>Un in&eacute;dit qui avait d&eacute;j&agrave; plus de quinze ans</h2>
<p>Le paradoxe prend un visage pr&eacute;cis avec <em>Funky Junky Monkey</em>. Pr&eacute;sent&eacute; comme un in&eacute;dit en juin 2020, le morceau avait pourtant &eacute;t&eacute; &eacute;crit plus de quinze ans auparavant, selon le communiqu&eacute; relay&eacute; par Purecharts. Sa nouveaut&eacute; tient donc &agrave; sa publication, pas &agrave; sa naissance. Au milieu d&rsquo;un projet tourn&eacute; vers le pass&eacute;, cette chanson permet de faire entendre autre chose que les titres d&eacute;j&agrave; connus : un morceau ancien qui rejoint enfin la r&eacute;trospective.</p>
<p>Son histoire met en sc&egrave;ne le retour d&rsquo;un singe exclu par les humains. Le clip prolonge cette id&eacute;e en infiltrant des visages c&eacute;l&egrave;bres et des univers de cin&eacute;ma, notamment <em>Matrix</em> et <em>Pulp Fiction</em>. Le personnage trouve ainsi une traduction visuelle concr&egrave;te : il entre dans des images famili&egrave;res, l&agrave; o&ugrave; l&rsquo;on ne l&rsquo;attend pas. L&rsquo;archive musicale devient aussi mati&egrave;re &agrave; un nouveau film.</p>
<p>Sur <em>Pure 90 (Rapping Queen)</em>, la collaboration avec Cypress Hill prend la forme pr&eacute;cise d&rsquo;une participation de Sen Dog. La vid&eacute;o m&ecirc;le images de concert, animation et stop motion, avec des caricatures de Jul, d&rsquo;Aya Nakamura et du conflit entre Booba et Kaaris. Ce montage fait cohabiter la prestation du groupe et des d&eacute;tournements visuels. Ailleurs dans le coffret, <em>Rocksta</em> r&eacute;unit Skin, De Staat et KillASon : la r&eacute;trospective conserve aussi une place pour les collaborations.</p>
<h2>Un concert conserv&eacute;, des dates annul&eacute;es</h2>
<p>Le troisi&egrave;me disque ram&egrave;ne Shaka Ponk sur sc&egrave;ne, avec un concert enregistr&eacute; en 2018 pour <em>Alcaline</em>, au Trianon &agrave; Paris. Il apporte un autre point de vue sur le r&eacute;pertoire : apr&egrave;s les morceaux retravaill&eacute;s et les raret&eacute;s, l&rsquo;anthologie restitue une performance. Ce disque de concert appartient pleinement &agrave; un projet dont l&rsquo;id&eacute;e initiale &eacute;tait justement de permettre au groupe de reprendre la route.</p>
<p>La sortie se d&eacute;roule pourtant pendant l&rsquo;arr&ecirc;t des concerts. En d&eacute;cembre 2020, Frah confirme que Shaka Ponk a d&ucirc; renoncer &agrave; ses dates de l&rsquo;&eacute;t&eacute; pr&eacute;c&eacute;dent. Le contraste est net entre le projet imagin&eacute; autour d&rsquo;un retour en tourn&eacute;e et les conditions dans lesquelles il arrive finalement au public. <em>Apelogies</em>, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, garde dans son troisi&egrave;me volet la trace d&rsquo;un rendez-vous bien r&eacute;el : celui enregistr&eacute; au Trianon deux ans auparavant.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Dans son <a href="https://www.radiometal.com/article/shaka-ponk-retour-de-convalescence,383346">entretien avec Amaury Blanc pour Radio Metal</a>, Frah raconte la d&eacute;cision de reprendre le catalogue, l&rsquo;autonomie technique du groupe et les imperfections qu&rsquo;il souhaitait corriger. <a href="https://www.chartsinfrance.net/Shaka-Ponk/news-114151.html">L&rsquo;article de Purecharts consacr&eacute; &agrave; Funky Junky Monkey</a> &eacute;claire l&rsquo;anciennet&eacute; de cette composition et le principe de son clip.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Apelogies</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Shaka Ponk</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 6 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 6 novembre 2020</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Funky Junky Monkey avait &eacute;t&eacute; &eacute;crit plus de quinze ans auparavant.</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Orchestral Manoeuvres in the Dark : Architecture &amp; Morality, l’électronique à la main</title>
      <description><![CDATA[Avec Architecture &amp; Morality, Orchestral Manoeuvres in the Dark cherche l&rsquo;&eacute;motion dans les ch&oelig;urs, les bandes et le Mellotron. Ce disque f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 45 ans : derri&egrave;re ses succ&egrave;s se ...]]></description>
      <pubDate>Thu, 05 Nov 2026 23:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/orchestral-manoeuvres-in-the-dark-architecture-morality-l-electronique-a-la-main-822</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec Architecture &amp; Morality, Orchestral Manoeuvres in the Dark cherche l&rsquo;&eacute;motion dans les ch&oelig;urs, les bandes et le Mellotron. Ce disque f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 45 ans : derri&egrave;re ses succ&egrave;s se cachent des manipulations tr&egrave;s concr&egrave;tes et quelques intuitions auxquelles le groupe lui-m&ecirc;me ne croyait pas toujours.</strong></p>
<p></p>
<p>Au studio Mayfair, trois ou quatre personnes actionnent les commandes de la console pour r&eacute;aliser le mixage. OMD utilise des instruments &eacute;lectroniques, mais refuse cette fois l&rsquo;automation informatique : les probl&egrave;mes rencontr&eacute;s sur l&rsquo;album pr&eacute;c&eacute;dent, <em>Organisation</em>, ont refroidi le groupe. Pour <em>Architecture &amp; Morality</em>, les mains reprennent donc le contr&ocirc;le. Ce choix r&eacute;sume bien la fabrication du disque : la technologie fournit la mati&egrave;re, les musiciens la fa&ccedil;onnent par leurs gestes et leurs d&eacute;cisions.</p>
<p>Publi&eacute; au Royaume-Uni le 6 novembre 1981, ce troisi&egrave;me album studio est principalement produit par OMD et Richard Manwaring. Le groupe y poursuit une id&eacute;e pr&eacute;cise : retrouver la puissance &eacute;motionnelle des musiques religieuses sans en reprendre le contenu religieux. Les chants &eacute;chantillonn&eacute;s et le Mellotron lui offrent des moyens de travailler cette dimension, tout en conservant son langage &eacute;lectronique.</p>
<h2>Des ch&oelig;urs laiss&eacute;s en &eacute;change d&rsquo;un coup de main</h2>
<p>Une partie de cette mati&egrave;re sonore arrive par un &eacute;change tr&egrave;s pratique. Dave Hughes demande de l&rsquo;aide pour mettre en boucle des notes de ch&oelig;ur enregistr&eacute;es &agrave; Amazon Studios. Une fois le travail effectu&eacute;, il en laisse une copie. Ces bandes deviennent alors un mat&eacute;riau &agrave; part enti&egrave;re pour OMD, plut&ocirc;t qu&rsquo;un simple effet ajout&eacute; &agrave; un arrangement.</p>
<p>Au Gramophone Suite, Paul Humphreys construit des accords en manipulant les faders. Les voix enregistr&eacute;es sont ainsi recompos&eacute;es depuis la console : le geste du musicien organise les notes et fait &eacute;merger les harmonies. Entre ces boucles chorales et le Mellotron, l&rsquo;album se fabrique avec des sons que le groupe peut d&eacute;placer, combiner et transformer.</p>
<p>Son titre donne un cadre &agrave; cette recherche. Martha Ladly sugg&egrave;re <em>Architecture &amp; Morality</em>, &agrave; partir du livre <em>Morality and Architecture</em> de David Watkin. Andy McCluskey y reconna&icirc;t une m&eacute;taphore : d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, les structures technologiques ; de l&rsquo;autre, la dimension humaine et &eacute;motionnelle. Le morceau qui porte ce nom est assembl&eacute; au Manor en trois jours. Le titre rapproche ainsi les deux p&ocirc;les que le groupe travaille en studio, sans les opposer.</p>
<h2>Souvenir, la douceur qu&rsquo;il ne fallait pas corriger</h2>
<p>Cette recherche d&rsquo;&eacute;motion n&rsquo;emp&ecirc;che pas les h&eacute;sitations. <em>Souvenir</em>, &eacute;crit par Paul Humphreys et Martin Cooper, est chant&eacute; par Humphreys et produit par Mike Howlett. Mais McCluskey trouve d&rsquo;abord le morceau trop pastoral. Il tente de l&rsquo;emmener ailleurs avec un r&eacute;enregistrement plus dur, plus anguleux.</p>
<p>L&rsquo;essai ne convient pas. OMD revient finalement &agrave; la version de Howlett, et McCluskey reconna&icirc;tra que la douceur qui l&rsquo;inqui&eacute;tait constituait pr&eacute;cis&eacute;ment la force de la chanson. L&rsquo;histoire de <em>Souvenir</em> tient &agrave; ce retour en arri&egrave;re : une proposition que l&rsquo;on cherche &agrave; corriger, avant de comprendre ce qu&rsquo;elle avait de juste. Le titre atteint la troisi&egrave;me place du classement britannique.</p>
<h2>Maid of Orleans, une batterie r&eacute;elle et une fausse cornemuse</h2>
<p>Pour <em>Joan of Arc (Maid of Orleans)</em>, autre composition que <em>Joan of Arc</em>, un changement d&eacute;cisif intervient au Manor. Malcolm Holmes propose de remplacer la bo&icirc;te &agrave; rythmes par une v&eacute;ritable batterie militaire. L&rsquo;&eacute;lectronique ne dispara&icirc;t pas pour autant : le son &eacute;voquant une cornemuse provient en r&eacute;alit&eacute; d&rsquo;un son de violon trait&eacute; au Mellotron. Deux choix de fabrication se rencontrent donc dans le m&ecirc;me morceau, entre instrument r&eacute;el et timbre transform&eacute;.</p>
<p>McCluskey doute pourtant de son potentiel commercial. Carol Wilson propose d&rsquo;en faire un single, publi&eacute; sous le titre <em>Maid of Orleans (The Waltz Joan of Arc)</em>. Il reconna&icirc;tra ensuite le r&ocirc;le de cette d&eacute;cision dans les ventes europ&eacute;ennes de l&rsquo;album. Le morceau atteint la quatri&egrave;me place britannique, tandis que <em>Architecture &amp; Morality</em> monte jusqu&rsquo;&agrave; la troisi&egrave;me place du classement des albums.</p>
<p>Le disque figure aussi dans la programmation de RADIO COLLECTION. Ses succ&egrave;s racontent ici deux h&eacute;sitations diff&eacute;rentes : pour <em>Souvenir</em>, il a fallu renoncer &agrave; durcir une chanson ; pour <em>Maid of Orleans</em>, accepter qu&rsquo;un morceau auquel McCluskey ne pr&ecirc;tait gu&egrave;re de potentiel commercial devienne un single. Dans les deux cas, la d&eacute;cision finale n&rsquo;&eacute;tait pas celle qu&rsquo;il avait d&rsquo;abord envisag&eacute;e.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p><a href="https://www.omd-messages.co.uk/architecture-morality-interview-andy-mccluskey/">L&rsquo;entretien d&rsquo;Andy McCluskey avec Paul Browne pour Messages</a> raconte le mixage manuel, le r&eacute;enregistrement abandonn&eacute; de <em>Souvenir</em> et le choix de publier <em>Maid of Orleans</em> en single. <a href="https://www.udiscovermusic.com/stories/omd-architecture-and-morality-album/">Le r&eacute;cit de Tim Peacock pour uDiscover Music</a>, nourri des propos de Humphreys et McCluskey, &eacute;claire la fabrication des boucles chorales et les instruments employ&eacute;s au Manor.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Architecture &amp; Morality</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Orchestral Manoeuvres in the Dark</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 45 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 6 novembre 1981</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Un mixage manuel mobilisant trois ou quatre personnes.</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Stevie Wonder : Characters, de la seconde vie de Free au plaidoyer de son créateur</title>
      <description><![CDATA[Characters de Stevie Wonder f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 39 ans. Le disque r&eacute;unit notamment Michael Jackson et son h&ocirc;te sur Get It, mais son histoire fran&ccedil;aise passe aussi par Free, devenue une signature publicitair...]]></description>
      <pubDate>Thu, 05 Nov 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/stevie-wonder-characters-de-la-seconde-vie-de-free-au-plaidoyer-de-son-createur-821</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Characters de Stevie Wonder f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 39 ans. Le disque r&eacute;unit notamment Michael Jackson et son h&ocirc;te sur Get It, mais son histoire fran&ccedil;aise passe aussi par Free, devenue une signature publicitaire plusieurs ann&eacute;es apr&egrave;s sa sortie. Un parcours singulier pour un album que Wonder d&eacute;fendait encore en 1995.</strong></p>
<p></p>
<p>En 1995, lorsqu&rsquo;on demande &agrave; Stevie Wonder quels disques lui semblent avoir &eacute;t&eacute; insuffisamment reconnus, il cite d&rsquo;abord <em>Characters</em>. &laquo; That was a great [1987] album &raquo;, r&eacute;pond-il dans <em>Billboard</em> : c&rsquo;&eacute;tait un grand album. Le propos ne se transforme pas en r&egrave;glement de comptes. Le musicien pr&eacute;cise ensuite qu&rsquo;il estime, dans l&rsquo;ensemble, avoir &eacute;t&eacute; trait&eacute; &eacute;quitablement. Mais ce choix spontan&eacute; dit l&rsquo;attachement qu&rsquo;il conserve &agrave; ce disque paru le 6 novembre 1987 aux &Eacute;tats-Unis.</p>
<p>Entre sa publication et cet entretien, l&rsquo;une de ses chansons a pourtant trouv&eacute; un nouveau chemin vers le public fran&ccedil;ais. Il ne s&rsquo;agit pas du duo avec Michael Jackson, mais de <em>Free</em>, plac&eacute;e &agrave; la fin de la deuxi&egrave;me face du vinyle original. Une conclusion d&rsquo;album devenue, &agrave; partir de 1993, une musique associ&eacute;e &agrave; Banque Populaire.</p>
<h2>Free, une fin de disque devenue signature publicitaire</h2>
<p>Avant cette utilisation, <em>Free</em> poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; une fonction pr&eacute;cise dans le parcours de <em>Characters</em> : elle en referme le vinyle. Dans sa critique de novembre 1987, Carol van Keeken y entend une conclusion philosophique tourn&eacute;e vers la libert&eacute;, apr&egrave;s les difficult&eacute;s humaines &eacute;voqu&eacute;es au fil de l&rsquo;album. C&rsquo;est la lecture d&rsquo;une critique contemporaine, qui replace le morceau dans un ensemble plut&ocirc;t que de l&rsquo;isoler comme une chanson destin&eacute;e &agrave; un autre usage.</p>
<p>La publicit&eacute; lui donne ensuite un cadre bien diff&eacute;rent. Selon l&rsquo;enqu&ecirc;te publi&eacute;e par <em>Le T&eacute;l&eacute;gramme</em> en avril 2023, Banque Populaire adopte le morceau en 1993, et cette association perdure encore au moment de la publication. <em>Free</em> n&rsquo;a donc pas &eacute;t&eacute; compos&eacute;e pour la banque : elle existait depuis plusieurs ann&eacute;es lorsqu&rsquo;elle est devenue cette signature sonore.</p>
<p>Cette seconde vie d&eacute;passe l&rsquo;utilisation publicitaire elle-m&ecirc;me. Le titre ressort et reste cinq semaines au Top 50 fran&ccedil;ais. Voil&agrave; un r&eacute;sultat concret de ce changement de contexte : une chanson initialement plac&eacute;e au terme d&rsquo;un album revient dans le circuit des singles. Stevie Wonder et <em>Characters</em> figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Michael Jackson en invit&eacute;, Wonder aux commandes</h2>
<p>R&eacute;duire <em>Characters</em> au destin de <em>Free</em> laisserait toutefois de c&ocirc;t&eacute; l&rsquo;une de ses rencontres les plus visibles. Sur <em>Get It</em>, Stevie Wonder partage le chant avec Michael Jackson. La presse professionnelle souligne d&eacute;j&agrave; cette collaboration lors de la sortie du disque : le duo appartient bien &agrave; son histoire initiale, et non &agrave; une relecture tardive de l&rsquo;album.</p>
<p>La pr&eacute;sence de cet invit&eacute; ne change pas la direction du projet. Wonder assure lui-m&ecirc;me la production et les arrangements de <em>Characters</em>. Ces responsabilit&eacute;s permettent de situer la collaboration : Michael Jackson rejoint un album dont Stevie Wonder garde les commandes artistiques.</p>
<h2>Un propos politique, puis le regard de son auteur</h2>
<p>Le disque accueille aussi un volet explicitement politique avec <em>Dark &rsquo;n&rsquo; Lovely</em>. La chanson aborde l&rsquo;oppression raciale en Afrique du Sud, dimension relev&eacute;e par la critique d&egrave;s novembre 1987. &Agrave; c&ocirc;t&eacute; du duo de <em>Get It</em>, elle donne un autre point d&rsquo;entr&eacute;e dans l&rsquo;album : celui d&rsquo;un sujet historique pr&eacute;cis, avant la conclusion que Carol van Keeken entend dans <em>Free</em>.</p>
<p>Lorsque Wonder revient sur <em>Characters</em> en 1995, son jugement porte sur le disque entier. Son &eacute;loge ne prouve ni un &eacute;chec commercial ni une hostilit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale &agrave; son &eacute;gard ; il exprime le sentiment d&rsquo;un cr&eacute;ateur sur la reconnaissance de son travail. En France, une partie de la trajectoire de cet album se joue alors d&eacute;j&agrave; ailleurs : dans les publicit&eacute;s qui ont repris <em>Free</em> et dans les cinq semaines de sa ressortie au Top 50.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Characters</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Stevie Wonder</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 39 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 6 novembre 1987</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Free accompagne les publicit&eacute;s Banque Populaire d&egrave;s 1993.</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>The Stranglers : Aural Sculpture, des démos décevantes à l’oreille géante</title>
      <description><![CDATA[The Stranglers c&eacute;l&egrave;brent aujourd&rsquo;hui les 42 ans d&rsquo;Aural Sculpture, un album n&eacute; apr&egrave;s des premi&egrave;res d&eacute;mos qui n&rsquo;avaient pas convaincu leur maison de disques. L&rsquo;inter...]]></description>
      <pubDate>Wed, 04 Nov 2026 23:30:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/the-stranglers-aural-sculpture-des-demos-decevantes-a-l-oreille-geante-820</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>The Stranglers c&eacute;l&egrave;brent aujourd&rsquo;hui les 42 ans d&rsquo;<em>Aural Sculpture</em>, un album n&eacute; apr&egrave;s des premi&egrave;res d&eacute;mos qui n&rsquo;avaient pas convaincu leur maison de disques. L&rsquo;intervention du producteur Laurie Latham, l&rsquo;arriv&eacute;e des cuivres et une spectaculaire oreille en fibre de verre ont donn&eacute; au projet sa nouvelle direction.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant l&rsquo;oreille g&eacute;ante, les cuivres et le retour &agrave; <em>Top of the Pops</em>, il y eut une d&eacute;ception. Les premi&egrave;res d&eacute;mos pr&eacute;sent&eacute;es par The Stranglers &agrave; Epic ne produisirent pas l&rsquo;effet esp&eacute;r&eacute;. La maison de disques proposa alors au groupe de travailler avec Laurie Latham afin de d&eacute;velopper les morceaux. Cette intervention allait devenir bien plus qu&rsquo;un simple ajustement de production : elle modifia la construction du disque et contribua &agrave; donner une identit&eacute; pr&eacute;cise &agrave; <em>Aural Sculpture</em>.</p>
<h2>Laurie Latham fait entrer les cuivres</h2>
<p>The Stranglers retrouv&egrave;rent l&rsquo;ICP Studios de Bruxelles, o&ugrave; le groupe avait d&eacute;j&agrave; travaill&eacute; pour <em>Feline</em>. Avec Laurie Latham, les musiciens reprirent les titres existants tout en &eacute;crivant de nouveaux morceaux. Le producteur ne se contenta donc pas d&rsquo;encadrer l&rsquo;enregistrement de chansons d&eacute;j&agrave; achev&eacute;es : il participa &agrave; une phase de transformation du projet.</p>
<p>La d&eacute;cision la plus visible fut l&rsquo;ajout d&rsquo;une section de cuivres. Hugh Cornwell a pr&eacute;sent&eacute; ce choix comme une suggestion de Latham. Quelques ann&eacute;es plus tard, le <em>Los Angeles Times</em> d&eacute;crira cette &eacute;volution en opposant les cuivres superpos&eacute;s d&rsquo;<em>Aural Sculpture</em> aux atmosph&egrave;res de synth&eacute;tiseurs associ&eacute;es &agrave; <em>The Meninblack</em>. Le changement ne relevait pas seulement de l&rsquo;habillage : il signalait une nouvelle &eacute;tape dans la mani&egrave;re dont The Stranglers construisaient leur son en studio.</p>
<p>L&rsquo;album porte aussi fortement la marque de Cornwell dans sa r&eacute;partition des compositions. Jean-Jacques Burnel le r&eacute;sumera sans d&eacute;tour : &laquo; Aural Sculpture was dominated by Hugh. &raquo; Cette domination per&ccedil;ue par le bassiste &eacute;claire notamment le destin de <em>The Beast</em>, une de ses d&eacute;mos qui ne fut pas retenue pour le disque.</p>
<h2><em>The Beast</em>, la chanson &eacute;cart&eacute;e qui survivra au disque</h2>
<p>La mise &agrave; l&rsquo;&eacute;cart de <em>The Beast</em> ne mit pas fin &agrave; son histoire. Burnel r&eacute;cup&eacute;ra sa composition et la transforma pour <em>Un Jour Parfait</em>, son album solo publi&eacute; cinq ans plus tard. Le morceau constitue ainsi l&rsquo;une des traces les plus concr&egrave;tes des choix op&eacute;r&eacute;s pendant la pr&eacute;paration d&rsquo;<em>Aural Sculpture</em> : tout le mat&eacute;riel &eacute;labor&eacute; autour du projet n&rsquo;entra pas sur l&rsquo;album, mais certaines id&eacute;es trouv&egrave;rent une autre destination.</p>
<p>Cette seconde vie donne aussi du relief &agrave; la remarque de Burnel sur la place de Hugh Cornwell. Elle montre ce que peut produire une s&eacute;lection de chansons &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle d&rsquo;un groupe : un titre &eacute;cart&eacute; peut quitter le cadre collectif, &ecirc;tre retravaill&eacute; puis r&eacute;appara&icirc;tre plusieurs ann&eacute;es apr&egrave;s sous le nom de son auteur.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;inverse, <em>Skin Deep</em> fut plac&eacute; au premier plan. Choisi pour ouvrir la campagne de l&rsquo;album, le morceau atteignit le Top 20 britannique et permit &agrave; The Stranglers de revenir dans le studio de <em>Top of the Pops</em>. Son clip prolongea directement le concept visuel du disque : les membres du groupe y arrachaient une peau en latex de leur visage, autour du motif de l&rsquo;oreille g&eacute;ante.</p>
<h2>Une oreille g&eacute;ante lanc&eacute;e dans Londres</h2>
<p>Pour donner une forme au titre <em>Aural Sculpture</em>, le sculpteur John King fabriqua une immense oreille en fibre de verre. L&rsquo;objet ne fut pas cantonn&eacute; &agrave; la pochette : il devint le centre d&rsquo;un v&eacute;ritable dispositif promotionnel. Install&eacute;e sur un camion d&eacute;mesur&eacute;, l&rsquo;oreille fut transport&eacute;e dans le centre de Londres afin de rendre la sortie impossible &agrave; ignorer.</p>
<p>La campagne poussa la provocation jusqu&rsquo;&agrave; envisager une panne organis&eacute;e du camion. L&rsquo;id&eacute;e &eacute;tait de provoquer un embouteillage et, avec lui, une agitation m&eacute;diatique autour de cette sculpture mobile. Qu&rsquo;elle soit regard&eacute;e comme une &oelig;uvre, un accessoire de pochette ou un outil publicitaire, l&rsquo;oreille donnait une r&eacute;alit&eacute; physique au nom de l&rsquo;album. Elle reliait ainsi la musique, l&rsquo;image et la promotion dans un m&ecirc;me geste.</p>
<p><em>Skin Deep</em> assurait la continuit&eacute; entre ces diff&eacute;rents &eacute;l&eacute;ments. Le morceau lan&ccedil;ait la campagne, son clip r&eacute;utilisait le principe de transformation visuelle et l&rsquo;oreille devenait l&rsquo;embl&egrave;me imm&eacute;diatement reconnaissable du projet. Ce r&eacute;cit coh&eacute;rent autour du disque accompagna un r&eacute;sultat notable : <em>Aural Sculpture</em> atteignit la 14e place du classement britannique et y resta dix semaines.</p>
<h2>Un virage devenu une image</h2>
<p>Le point de d&eacute;part d&rsquo;<em>Aural Sculpture</em> aurait pu rester celui de d&eacute;mos &agrave; reprendre. The Stranglers et Laurie Latham en firent un projet dot&eacute; d&rsquo;une d&eacute;cision sonore forte, d&rsquo;une s&eacute;lection de chansons aux cons&eacute;quences durables et d&rsquo;un concept visuel spectaculaire. L&rsquo;album, comme le groupe, figure aujourd&rsquo;hui dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Quarante-deux ans apr&egrave;s sa sortie, son histoire tient dans l&rsquo;encha&icirc;nement de d&eacute;cisions tr&egrave;s concr&egrave;tes : accepter un regard ext&eacute;rieur, retravailler les morceaux &agrave; Bruxelles, introduire les cuivres, laisser <em>The Beast</em> suivre une autre route et confier &agrave; John King la fabrication d&rsquo;une sculpture assez grande pour traverser Londres sur un camion. L&rsquo;oreille g&eacute;ante demeure l&rsquo;image la plus imm&eacute;diate de cette transformation.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le r&eacute;cit officiel <a href="https://thestranglers.co.uk/behold-aural-sculpture/">The Stranglers &mdash; Behold Aural Sculpture!</a> rassemble les t&eacute;moignages consacr&eacute;s aux d&eacute;mos, &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e de Laurie Latham, au sort de <em>The Beast</em> et &agrave; la cr&eacute;ation de l&rsquo;oreille g&eacute;ante. L&rsquo;article du <a href="https://www.latimes.com/archives/la-xpm-1987-05-02-ca-3066-story.html">Los Angeles Times</a> apporte le t&eacute;moignage de Hugh Cornwell sur l&rsquo;ajout des cuivres et replace cette d&eacute;cision dans l&rsquo;&eacute;volution sonore du groupe.</p>
<p>Les r&eacute;sultats britanniques de l&rsquo;album sont d&eacute;taill&eacute;s par <a href="https://www.officialcharts.com/albums/stranglers-aural-sculpture/">Official Charts</a>, qui recense sa meilleure position et ses dix semaines de pr&eacute;sence au classement.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Aural Sculpture</p>
<p><strong>Artiste :</strong> The Stranglers</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 42 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 5 novembre 1984</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Une oreille g&eacute;ante traversa le centre de Londres</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Bryan Adams : Reckless, de Run To You refusé au numéro 1 Heaven</title>
      <description><![CDATA[Bryan Adams c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 42 ans de Reckless, l&rsquo;album qui l&rsquo;a fait passer du Top 20 au statut de t&ecirc;te d&rsquo;affiche internationale. Derri&egrave;re ses six singles &agrave; succ&egrave;s se...]]></description>
      <pubDate>Wed, 04 Nov 2026 23:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/bryan-adams-reckless-de-run-to-you-refuse-au-numero-1-heaven-818</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Bryan Adams c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 42 ans de Reckless, l&rsquo;album qui l&rsquo;a fait passer du Top 20 au statut de t&ecirc;te d&rsquo;affiche internationale. Derri&egrave;re ses six singles &agrave; succ&egrave;s se cache une succession de d&eacute;cisions rapides, de chansons d&rsquo;abord destin&eacute;es &agrave; d&rsquo;autres et de paris maintenus contre les avis du moment.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant de devenir la pi&egrave;ce ma&icirc;tresse de Reckless, Run To You avait &eacute;t&eacute; refus&eacute;. Bryan Adams et Jim Vallance avaient &eacute;crit la chanson pour Blue &Ouml;yster Cult, &agrave; la demande du producteur Bruce Fairbairn. Le groupe n&rsquo;en a pas voulu. Adams, lui, n&rsquo;a pas abandonn&eacute; le morceau : il l&rsquo;a repris pour son quatri&egrave;me album studio et en a fait le titre charg&eacute; d&rsquo;ouvrir la campagne des singles.</p>
<p>Ce choix n&rsquo;allait pourtant pas de soi. Autour de lui, la pression favorisait Heaven. Adams a tenu sa position : &laquo; I was determined Run To You would come out first. &raquo; Cette d&eacute;cision r&eacute;sume une grande partie de l&rsquo;histoire de Reckless : des chansons con&ccedil;ues sans plan d&rsquo;ensemble rigide, puis d&eacute;fendues avec une id&eacute;e tr&egrave;s nette de leur efficacit&eacute; et de leur place.</p>
<h2>Une semaine d&rsquo;&eacute;criture devenue vertigineuse</h2>
<p>Les s&eacute;ances de Reckless commencent en mars 1984 et se poursuivent jusqu&rsquo;en septembre. Adams travaille avec Bob Clearmountain, qui partage la production avec lui tout en assurant l&rsquo;ing&eacute;nierie et le mixage. Jim Vallance, son partenaire d&rsquo;&eacute;criture, intervient &eacute;galement comme producteur associ&eacute;. Pendant ces mois intensifs, les chansons se succ&egrave;dent &agrave; un rythme que le chanteur r&eacute;sumera plus tard en quelques jours : &laquo; Monday was Heaven, Tuesday was Run To You, Wednesday was Somebody and Saturday was Summer Of &rsquo;69. &raquo;</p>
<p>Cette concentration ne r&eacute;pond pas &agrave; un concept d&rsquo;album &eacute;labor&eacute; &agrave; l&rsquo;avance. Adams explique qu&rsquo;il cherche alors &agrave; compl&eacute;ter son r&eacute;pertoire sc&eacute;nique. Son objectif est concret : disposer de morceaux capables de fonctionner en concert. Reckless se construit ainsi &agrave; partir de chansons &eacute;crites presque au jour le jour, avant que leur r&eacute;union ne donne au projet sa port&eacute;e d&eacute;finitive.</p>
<p>Run To You porte aussi la trace de cette imm&eacute;diatet&eacute; en studio. Selon Adams, la prise de base conserv&eacute;e sur l&rsquo;album est la toute premi&egrave;re, sans montage. Le morceau refus&eacute; par son premier destinataire devient donc non seulement le single qu&rsquo;il impose en ouverture, mais aussi l&rsquo;un des exemples les plus directs de la m&eacute;thode adopt&eacute;e pendant les s&eacute;ances.</p>
<h2>Heaven, la chanson ajout&eacute;e au dernier moment</h2>
<p>Heaven suit une trajectoire presque inverse. La chanson na&icirc;t d&rsquo;une commande d&rsquo;A&amp;M pour le film A Night in Heaven, qu&rsquo;Adams jugera tr&egrave;s mauvais. Une fois ce cadre initial d&eacute;pass&eacute;, son avenir sur Reckless reste incertain. Jim Vallance raconte que le chanteur h&eacute;site &agrave; l&rsquo;int&eacute;grer &agrave; l&rsquo;album, avant de l&rsquo;ajouter au dernier moment.</p>
<p>Le morceau que Run To You avait devanc&eacute; dans la strat&eacute;gie de lancement devient finalement le premier num&eacute;ro 1 am&eacute;ricain de Bryan Adams. L&rsquo;&eacute;pisode montre combien le destin du disque s&rsquo;est jou&eacute; dans des arbitrages serr&eacute;s : une chanson refus&eacute;e ailleurs est choisie comme premier signal de l&rsquo;album, tandis qu&rsquo;une autre, &eacute;crite pour un film et presque &eacute;cart&eacute;e, atteint la premi&egrave;re place aux &Eacute;tats-Unis.</p>
<p>Cette dynamique traverse aussi It&rsquo;s Only Love. Bryan Adams rencontre Tina Turner dans les coulisses d&rsquo;un concert &agrave; Vancouver. D&egrave;s le lendemain, elle enregistre sa partie du duo. La collaboration rejoint un album qui compte &eacute;galement Somebody et Summer of &rsquo;69 parmi ses six singles &agrave; succ&egrave;s. Plut&ocirc;t qu&rsquo;un encha&icirc;nement programm&eacute; de longue date, Reckless appara&icirc;t comme le r&eacute;sultat de rencontres, de r&eacute;cup&eacute;rations et de d&eacute;cisions prises au plus pr&egrave;s des chansons.</p>
<h2>Le disque qui change l&rsquo;&eacute;chelle de sa carri&egrave;re</h2>
<p>Reckless para&icirc;t le 5 novembre 1984, le jour des 25 ans de Bryan Adams. L&rsquo;album lui permet de franchir une &eacute;tape majeure : il passe d&rsquo;une pr&eacute;sence dans le Top 20 &agrave; une stature de t&ecirc;te d&rsquo;affiche internationale. Ce r&eacute;sultat donne une autre dimension aux paris qui ont accompagn&eacute; sa fabrication, notamment le maintien de Run To You et l&rsquo;int&eacute;gration tardive de Heaven.</p>
<p>Le disque et Bryan Adams figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Quatre d&eacute;cennies plus tard, son histoire reste attach&eacute;e &agrave; cette p&eacute;riode de productivit&eacute; exceptionnelle avec Jim Vallance et au travail men&eacute; avec Bob Clearmountain entre mars et septembre 1984.</p>
<p>Lorsque vient le temps de pr&eacute;parer une &eacute;dition anniversaire, Adams d&eacute;couvre que les bandes originales, les n&eacute;gatifs et une partie des archives de 1984 ont disparu. Il retrouve finalement une copie des masters de mixage. L&rsquo;anecdote referme le parcours de Reckless sur une derni&egrave;re r&eacute;cup&eacute;ration d&eacute;cisive : apr&egrave;s une chanson sauv&eacute;e d&rsquo;un refus et une autre ajout&eacute;e au dernier moment, l&rsquo;album lui-m&ecirc;me a d&ucirc; &ecirc;tre retrouv&eacute; dans les archives.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.loudersound.com/features/bryan-adams-reckless-interview">entretien de Bryan Adams consacr&eacute; &agrave; la cr&eacute;ation de Reckless</a> rassemble ses souvenirs sur l&rsquo;&eacute;criture, la premi&egrave;re prise de Run To You, la rencontre avec Tina Turner et la disparition des archives originales. Le r&eacute;cit de <a href="https://jimvallance.com/01-music-folder/interviews/05-BRYAN-WEB-2003-12.html">Jim Vallance</a> compl&egrave;te cette histoire en revenant sur la commande de Heaven et sur son ajout tardif &agrave; l&rsquo;album.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Reckless</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Bryan Adams</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 42 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 5 novembre 1984</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Run To You avait &eacute;t&eacute; refus&eacute; par Blue &Ouml;yster Cult</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Pink Floyd : comment les fragments de « Nothing » sont devenus Echoes sur Meddle</title>
      <description><![CDATA[&Agrave; l&rsquo;occasion de ses 54 ans, Meddle rappelle comment Pink Floyd a retrouv&eacute; une m&eacute;thode de travail collective. Au c&oelig;ur de ce sixi&egrave;me album studio, 36 fragments isol&eacute;s ont progressivemen...]]></description>
      <pubDate>Wed, 04 Nov 2026 23:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/pink-floyd-comment-les-fragments-de-nothing-sont-devenus-echoes-sur-meddle-779</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>&Agrave; l&rsquo;occasion de ses 54 ans, <em>Meddle</em> rappelle comment Pink Floyd a retrouv&eacute; une m&eacute;thode de travail collective. Au c&oelig;ur de ce sixi&egrave;me album studio, 36 fragments isol&eacute;s ont progressivement donn&eacute; naissance &agrave; <em>Echoes</em>, une composition occupant toute une face du disque.</strong></p>
<p></p>
<p>Au commencement, il n&rsquo;y a pas encore de chanson, mais une exp&eacute;rience men&eacute;e &agrave; quatre. Pendant les s&eacute;ances de <em>Meddle</em>, David Gilmour, Roger Waters, Richard Wright et Nick Mason enregistrent s&eacute;par&eacute;ment de nombreux fragments, sans conna&icirc;tre le travail r&eacute;alis&eacute; par les autres membres du groupe. Ces &eacute;l&eacute;ments sont rassembl&eacute;s sous un nom volontairement neutre : <em>Nothing</em>.</p>
<p>Cette m&eacute;thode produit une mati&egrave;re consid&eacute;rable. Nick Mason la r&eacute;sumera ainsi : &laquo; <em>Echoes</em> was a series of unconnected parts, each of which was labeled, from &ldquo;Nothing Part One&rdquo; to &ldquo;Nothing Part 36.&rdquo; &raquo; Trente-six parties sans lien initial constituent donc le chantier dont sortira le morceau central de <em>Meddle</em>. L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas seulement de les juxtaposer, mais de leur donner une structure commune.</p>
<h2>De Nothing &agrave; Echoes, un morceau en transformation</h2>
<p>Le projet change plusieurs fois d&rsquo;identit&eacute; &agrave; mesure qu&rsquo;il prend forme. <em>Nothing</em> devient d&rsquo;abord <em>Son of Nothing</em>, puis <em>Return of the Son of Nothing</em>. Sous ce dernier titre de travail, Pink Floyd joue d&eacute;j&agrave; la composition en public &agrave; Norwich en avril 1971. Le morceau continue pourtant d&rsquo;&eacute;voluer avant de recevoir son nom d&eacute;finitif : <em>Echoes</em>.</p>
<p>La succession de ces titres raconte le caract&egrave;re progressif de sa construction. Ce qui &eacute;tait parti d&rsquo;enregistrements s&eacute;par&eacute;s devient une composition organis&eacute;e, faite de plusieurs passages reli&eacute;s entre eux plut&ocirc;t qu&rsquo;une longue improvisation. Sur le vinyle, Pink Floyd lui r&eacute;serve finalement toute la seconde face, donnant &agrave; ce travail collectif une place centrale dans l&rsquo;architecture de l&rsquo;album.</p>
<p><em>Echoes</em> devient ensuite une pi&egrave;ce importante du r&eacute;pertoire sc&eacute;nique du groupe. Son histoire reste indissociable de la m&eacute;thode qui l&rsquo;a fait na&icirc;tre : isoler les musiciens dans un premier temps, accumuler les id&eacute;es, puis transformer ce mat&eacute;riau fragmentaire en une &oelig;uvre commune.</p>
<h2>Le retour &agrave; une construction collective</h2>
<p><em>Meddle</em> intervient apr&egrave;s <em>Ummagumma</em> et <em>Atom Heart Mother</em>, deux albums dont les m&eacute;thodes de fabrication avaient &eacute;t&eacute; plus disjointes. Pour ce nouveau projet, Pink Floyd revient &agrave; un travail collectif en studio. Ce changement constitue l&rsquo;un des fils directeurs du disque : les quatre musiciens ne se limitent plus &agrave; r&eacute;unir des contributions autonomes, mais participent &agrave; la construction d&rsquo;un m&ecirc;me ensemble.</p>
<p>Les s&eacute;ances commencent en janvier 1971, apr&egrave;s le retour du groupe d&rsquo;une tourn&eacute;e am&eacute;ricaine. Elles se d&eacute;roulent en plusieurs &eacute;tapes, notamment &agrave; Abbey Road, dans les studios AIR et chez Morgan. Pink Floyd assure lui-m&ecirc;me la production, tandis que Peter Bown et John Leckie participent &agrave; l&rsquo;enregistrement et &agrave; l&rsquo;ing&eacute;nierie des s&eacute;ances men&eacute;es &agrave; Abbey Road et AIR. Rob Black et Roger Quested interviennent ensuite chez Morgan.</p>
<p>Dans ce dispositif, John Leckie est aux premi&egrave;res loges pour observer la mani&egrave;re dont le groupe cherche, assemble et r&eacute;organise ses id&eacute;es. La fabrication de <em>Meddle</em> ne repose donc pas sur un plan arr&ecirc;t&eacute; d&egrave;s le d&eacute;part : elle avance par exp&eacute;rimentations successives, dont la gen&egrave;se de <em>Echoes</em> fournit l&rsquo;exemple le plus pr&eacute;cis.</p>
<h2>Le 16-pistes &eacute;largit le terrain de jeu</h2>
<p>Un choix de studio influence directement cette construction. Abbey Road venait d&rsquo;investir dans un &eacute;quipement 8-pistes, mais Pink Floyd d&eacute;cide &eacute;galement de travailler aux studios AIR, o&ugrave; un magn&eacute;tophone 16-pistes est disponible. Le groupe b&eacute;n&eacute;ficie ainsi de possibilit&eacute;s d&rsquo;enregistrement plus &eacute;tendues pour d&eacute;velopper et combiner les diff&eacute;rentes parties.</p>
<p>Cette libert&eacute; technique a sa contrepartie : elle ralentit le mixage. Plus les options se multiplient, plus l&rsquo;assemblage exige du temps. Pour <em>Echoes</em>, le passage par AIR joue un r&ocirc;le concret dans la mise en forme des fragments. La technologie ne remplace pas le travail collectif ; elle permet au groupe de prolonger ses exp&eacute;riences et de conserver davantage d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments avant d&rsquo;effectuer ses choix.</p>
<p>Publi&eacute; en novembre 1971, <em>Meddle</em> atteint la troisi&egrave;me place du classement britannique des albums. Ce r&eacute;sultat accompagne une &eacute;tape importante dans la trajectoire de Pink Floyd : avec <em>Echoes</em>, le groupe parvient &agrave; organiser plusieurs s&eacute;quences et climats au sein d&rsquo;une composition structur&eacute;e. L&rsquo;album et Pink Floyd figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>La r&eacute;ussite la plus tangible de <em>Meddle</em> tient finalement &agrave; cette transformation. Les 36 sections num&eacute;rot&eacute;es de <em>Nothing</em>, enregistr&eacute;es comme autant d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments ind&eacute;pendants, aboutissent &agrave; un morceau assez d&eacute;velopp&eacute; pour occuper seul la moiti&eacute; du vinyle et devenir une pi&egrave;ce durable du r&eacute;pertoire de Pink Floyd.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>La <a href="https://www.pinkfloyd.com/albums/meddle/">page officielle de <em>Meddle</em></a> retrace la gen&egrave;se de <em>Echoes</em> et le retour du groupe &agrave; une construction collective. L&rsquo;<a href="https://www.guitarworld.com/gw-archive/interview-pink-floyd-nick-mason-engineer-john-leckie-discuss-making-meddle">entretien de Nick Mason et John Leckie publi&eacute; par Guitar World</a> apporte les principaux d&eacute;tails sur les fragments de <em>Nothing</em>, les s&eacute;ances et l&rsquo;utilisation du 16-pistes.</p>
<p>La <a href="https://archive.pinkfloyd.com/history/timeline_1971">chronologie officielle de Pink Floyd pour 1971</a> compl&egrave;te ce r&eacute;cit avec les diff&eacute;rentes &eacute;tapes de l&rsquo;enregistrement et les premi&egrave;res interpr&eacute;tations publiques de la composition.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Meddle</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Pink Floyd</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 54 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 5 novembre 1971</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Echoes est n&eacute; de 36 fragments initialement s&eacute;par&eacute;s</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Selah Sue : Rarities, la réédition marquée par une chanson écrite en une heure</title>
      <description><![CDATA[&Agrave; 13 ans, Rarities reste un projet &agrave; part dans la discographie de Selah Sue : ni v&eacute;ritable deuxi&egrave;me album ni simple r&eacute;&eacute;dition de son premier disque. Cette collection de titres nouveaux ou ...]]></description>
      <pubDate>Wed, 04 Nov 2026 23:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/selah-sue-rarities-la-reedition-marquee-par-une-chanson-ecrite-en-une-heure-797</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>&Agrave; 13 ans, <em>Rarities</em> reste un projet &agrave; part dans la discographie de Selah Sue : ni v&eacute;ritable deuxi&egrave;me album ni simple r&eacute;&eacute;dition de son premier disque. Cette collection de titres nouveaux ou rares, de collaborations et de remixes conserve surtout la trace d&rsquo;une s&eacute;ance d&eacute;cisive avec Jerry &laquo; Wonda &raquo; Duplessis.</strong></p>
<p></p>
<p>Selah Sue commence par dire non. Lors d&rsquo;une session aux &Eacute;tats-Unis avec Jerry &laquo; Wonda &raquo; Duplessis, une chanson d&eacute;j&agrave; &eacute;crite lui est propos&eacute;e, mais l&rsquo;artiste belge ne la retient pas. La rencontre aurait pu s&rsquo;arr&ecirc;ter sur ce refus. Le musicien et producteur lui pr&eacute;sente alors un autre instrumental. Cette fois, la r&eacute;action est imm&eacute;diate : une m&eacute;lodie et un texte prennent forme, puis le morceau est enregistr&eacute;. Selon Selah Sue, <em>Fade Away</em> est enti&egrave;rement termin&eacute; en une heure.</p>
<p>Cette cr&eacute;ation rapide fournit &agrave; <em>Rarities</em> son histoire de studio la plus pr&eacute;cise. Publi&eacute; en France le 5 novembre 2012, le disque ne cherche pas &agrave; faire passer ces onze titres pour un nouvel album con&ccedil;u d&rsquo;un seul tenant. Il prolonge le premier album de Selah Sue en r&eacute;unissant nouveaut&eacute;s, versions alternatives, collaborations et remixes. Sa coh&eacute;rence vient moins d&rsquo;une s&eacute;ance unique que de sa fonction : montrer ce qui s&rsquo;est d&eacute;velopp&eacute; autour d&rsquo;un disque d&eacute;j&agrave; lanc&eacute; dans plusieurs directions.</p>
<h2>Un refus, puis le d&eacute;clic de <em>Fade Away</em></h2>
<p>La rencontre avec Jerry Wonda trouve son point de d&eacute;part dans <em>Raggamuffin</em>. Apr&egrave;s avoir entendu le titre, il prend contact avec l&rsquo;&eacute;quipe de Selah Sue. La s&eacute;ance qui suit ne se d&eacute;roule pourtant pas comme une simple commande accept&eacute;e par l&rsquo;artiste. En &eacute;cartant la premi&egrave;re chanson pr&eacute;par&eacute;e pour elle, Selah Sue conserve la ma&icirc;trise de son &eacute;criture avant de saisir l&rsquo;instrumental qui deviendra <em>Fade Away</em>.</p>
<p>Son r&eacute;cit r&eacute;sume la vitesse du processus par une formule nette : &laquo; within one hour was totally finished &raquo;. Le morceau na&icirc;t ainsi d&rsquo;un changement de direction en studio plut&ocirc;t que d&rsquo;un plan arr&ecirc;t&eacute; &agrave; l&rsquo;avance. Le refus initial n&rsquo;est pas un incident p&eacute;riph&eacute;rique : il conduit directement &agrave; la pi&egrave;ce nouvelle la mieux document&eacute;e de la compilation.</p>
<p>Cette mani&egrave;re de travailler rejoint les diff&eacute;rentes m&eacute;thodes que Selah Sue disait avoir employ&eacute;es pour son premier album, enregistr&eacute; en Allemagne. Certaines chansons &eacute;taient parties d&rsquo;un format guitare-voix, d&rsquo;autres de jams avec des musiciens, tandis que plusieurs avaient &eacute;t&eacute; &eacute;crites &agrave; partir de beats, notamment ceux de Farhot. Avec <em>Fade Away</em>, un instrumental ext&eacute;rieur sert une nouvelle fois de d&eacute;clencheur, mais la chanson se construit cette fois dans le temps tr&egrave;s resserr&eacute; d&rsquo;une seule session.</p>
<h2>Onze titres pour &eacute;largir le premier album</h2>
<p><em>Rarities</em> rassemble onze morceaux et assume son caract&egrave;re composite. Une version de <em>Raggamuffin</em> associe Selah Sue &agrave; J. Cole. <em>Zanna (Music for Life)</em> r&eacute;unit de son c&ocirc;t&eacute; la chanteuse, Tom Barman et The Subs. Trois remixes compl&egrave;tent cet ensemble : <em>Crazy Vibes</em>, <em>Raggamuffin</em> et <em>Crazy Sufferin Style</em> y sont repris sous une autre forme.</p>
<p>Ces pr&eacute;sences donnent au projet une port&eacute;e diff&eacute;rente de celle d&rsquo;une r&eacute;&eacute;dition limit&eacute;e &agrave; quelques bonus. La compilation rassemble plusieurs prolongements du premier album : une cr&eacute;ation issue de la rencontre avec Jerry Wonda, une collaboration avec J. Cole, un titre partag&eacute; avec Tom Barman et The Subs, puis des relectures de morceaux d&eacute;j&agrave; associ&eacute;s &agrave; Selah Sue. <em>Rarities</em> fonctionne donc comme une extension du disque initial, sans pr&eacute;tendre constituer un nouvel album studio homog&egrave;ne.</p>
<p>Ce statut particulier &eacute;vite aussi de r&eacute;duire l&rsquo;ensemble &agrave; un simple inventaire de chutes ou d&rsquo;in&eacute;dits. La s&eacute;lection fait cohabiter plusieurs fa&ccedil;ons de reprendre un r&eacute;pertoire : inviter un autre artiste, conserver une chanson n&eacute;e en marge des premi&egrave;res s&eacute;ances ou confier un titre &agrave; un remix. Le disque figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Un disque plac&eacute; entre deux &eacute;tapes</h2>
<p>La parution de <em>Rarities</em> intervient &agrave; un moment de transition pour Selah Sue. Son premier album est alors lanc&eacute; sur le march&eacute; am&eacute;ricain, tandis qu&rsquo;elle pr&eacute;pare d&eacute;j&agrave; son deuxi&egrave;me album. La compilation accompagne ainsi la circulation internationale du premier disque tout en s&eacute;parant celui-ci de la prochaine &eacute;tape de sa carri&egrave;re.</p>
<p>Cette position explique l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t particulier de <em>Rarities</em> dans son parcours. Il ne remplace pas le premier album et ne d&eacute;voile pas encore son successeur. Il rassemble plut&ocirc;t les ramifications apparues autour du projet : rencontres, invit&eacute;s et transformations de chansons existantes. La diversit&eacute; de ses onze pistes devient la photographie d&rsquo;une p&eacute;riode o&ugrave; le m&ecirc;me r&eacute;pertoire continue de s&rsquo;&eacute;tendre alors qu&rsquo;un autre album est d&eacute;j&agrave; en pr&eacute;paration.</p>
<p>Treize ans plus tard, la sc&egrave;ne avec Jerry Wonda demeure le point d&rsquo;ancrage le plus concret de cette collection. Une chanson pr&eacute;par&eacute;e est refus&eacute;e, un autre instrumental est lanc&eacute; et <em>Fade Away</em> est achev&eacute; en une heure : trois &eacute;tapes qui r&eacute;sument la part de d&eacute;cision et d&rsquo;imm&eacute;diatet&eacute; conserv&eacute;e par <em>Rarities</em>.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://glidemagazine.com/22139/selah-sue-2/">interview de Selah Sue publi&eacute;e par Glide Magazine</a> apporte le r&eacute;cit direct de la s&eacute;ance avec Jerry &laquo; Wonda &raquo; Duplessis, du refus de la premi&egrave;re chanson et de la cr&eacute;ation tr&egrave;s rapide de <em>Fade Away</em>. L&rsquo;artiste y d&eacute;taille &eacute;galement les diff&eacute;rentes m&eacute;thodes d&rsquo;&eacute;criture employ&eacute;es autour de son premier album.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Rarities</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Selah Sue</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 13 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 5 novembre 2012</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Fade Away a &eacute;t&eacute; termin&eacute; en une heure</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Alison Moyet : Alf, le succès fulgurant qui a figé son image</title>
      <description><![CDATA[Alison Moyet c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 42 ans d&rsquo;Alf, son premier album solo apr&egrave;s la fin de Yazoo. Con&ccedil;u en quelques mois avec Steve Jolley et Tony Swain, ce disque devenu num&eacute;ro un au ...]]></description>
      <pubDate>Wed, 04 Nov 2026 23:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/alison-moyet-alf-le-succes-fulgurant-qui-a-fige-son-image-817</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alison Moyet c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 42 ans d&rsquo;<em>Alf</em>, son premier album solo apr&egrave;s la fin de Yazoo. Con&ccedil;u en quelques mois avec Steve Jolley et Tony Swain, ce disque devenu num&eacute;ro un au Royaume-Uni lui apporte une c&eacute;l&eacute;brit&eacute; aussi spectaculaire que difficile &agrave; assumer.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant de devenir un triomphe, <em>Alf</em> na&icirc;t dans une p&eacute;riode de rupture. La fin de Yazoo laisse Alison Moyet aux prises avec un conflit juridique et un profond sentiment d&rsquo;isolement. Pour lancer sa carri&egrave;re solo, elle signe avec des producteurs choisis dans une logique de direction artistique : Steve Jolley et Tony Swain. Cette association d&eacute;cid&eacute;e dans un cadre professionnel va pourtant d&eacute;boucher sur une relation de travail que la chanteuse d&eacute;crira comme simple et fluide.</p>
<h2>Un piano &agrave; la maison pour repartir apr&egrave;s Yazoo</h2>
<p>La m&eacute;thode tranche avec celle que Moyet avait connue aupr&egrave;s de Vince Clarke. Jolley et Swain viennent travailler chez elle et les chansons prennent forme autour d&rsquo;un piano. L&rsquo;essentiel du projet est &eacute;labor&eacute; en trois mois avant le passage en studio. Ce dispositif domestique offre &agrave; la chanteuse un nouveau cadre au moment o&ugrave; elle doit red&eacute;finir sa place apr&egrave;s l&rsquo;exp&eacute;rience Yazoo.</p>
<p>Moyet reconna&icirc;tra surtout aux deux producteurs une qualit&eacute; d&eacute;terminante : ils s&rsquo;int&eacute;ressent r&eacute;ellement &agrave; sa personnalit&eacute; artistique. Cette attention rend la pr&eacute;paration d&rsquo;<em>Alf</em> relativement ais&eacute;e malgr&eacute; les circonstances qui entourent sa naissance. Jolley et Swain ne sont donc pas seulement les techniciens charg&eacute;s de conduire un premier album solo ; ils deviennent les partenaires d&rsquo;une transition d&eacute;cisive.</p>
<p>Le titre du disque reprend le surnom d&rsquo;Alison Moyet. Ce choix place imm&eacute;diatement l&rsquo;artiste au centre du projet, alors m&ecirc;me que la suite montrera combien l&rsquo;image publique associ&eacute;e &agrave; cet album finira par lui &eacute;chapper. <em>Alf</em> est &agrave; la fois un recommencement personnel et le point de d&eacute;part d&rsquo;une exposition beaucoup plus forte que celle qu&rsquo;elle avait connue jusque-l&agrave;.</p>
<h2><em>All Cried Out</em>, une heure dans une cuisine de Basildon</h2>
<p>Parmi les chansons du disque, <em>All Cried Out</em> poss&egrave;de une histoire d&rsquo;&eacute;criture particuli&egrave;rement directe. Alison Moyet raconte l&rsquo;avoir compos&eacute;e en une heure environ, dans sa cuisine de Basildon. Cette naissance rapide concentre &agrave; elle seule la dynamique de l&rsquo;album : un travail resserr&eacute;, men&eacute; sans longue gestation, mais capable de produire l&rsquo;un des titres les plus importants de cette p&eacute;riode.</p>
<p>Avec le recul, Moyet consid&egrave;re sa voix sur <em>All Cried Out</em> comme l&rsquo;une de ses meilleures performances de l&rsquo;album. Son rapport &agrave; la chanson s&rsquo;est n&eacute;anmoins transform&eacute; au fil des concerts. Apr&egrave;s l&rsquo;avoir interpr&eacute;t&eacute;e pendant des ann&eacute;es, elle dit avoir perdu le plaisir de la chanter. Le morceau reste ainsi li&eacute; &agrave; une r&eacute;ussite vocale qu&rsquo;elle reconna&icirc;t, tout en portant le poids de sa r&eacute;p&eacute;tition sur sc&egrave;ne.</p>
<p><em>Invisible</em> raconte une autre forme de d&eacute;calage. La chanson est &eacute;crite pour Moyet par Lamont Dozier, figure de la Motown et membre du trio Holland-Dozier-Holland. Une telle collaboration pourrait appara&icirc;tre comme un cadeau id&eacute;al pour une jeune carri&egrave;re solo, mais la chanteuse ne s&rsquo;y reconna&icirc;t pas compl&egrave;tement. Elle se dit g&ecirc;n&eacute;e par un langage tr&egrave;s am&eacute;ricanis&eacute; et par le personnage du texte, qui r&eacute;clame d&rsquo;&ecirc;tre constamment rassur&eacute; par une autre personne.</p>
<p>Cette r&eacute;serve r&eacute;v&egrave;le l&rsquo;un des enjeux d&rsquo;<em>Alf</em> : le disque met Alison Moyet au premier plan, sans que chaque facette de cette nouvelle identit&eacute; publique corresponde exactement &agrave; ce qu&rsquo;elle souhaite incarner. Entre une chanson &eacute;crite spontan&eacute;ment chez elle et une composition prestigieuse venue de Lamont Dozier, l&rsquo;album rassemble d&eacute;j&agrave; les tensions qui accompagneront son succ&egrave;s.</p>
<h2>Num&eacute;ro un, puis prisonni&egrave;re d&rsquo;une image</h2>
<p><em>Alf</em> atteint la premi&egrave;re place du classement britannique et reste 84 semaines dans le Top 100. Le site officiel de l&rsquo;artiste mentionne &eacute;galement une certification quadruple platine au Royaume-Uni. Cette r&eacute;ussite contribue au Brit Award re&ccedil;u par Moyet en 1985 dans la cat&eacute;gorie Best British Female Solo Artist. Le disque installe donc imm&eacute;diatement sa carri&egrave;re solo &agrave; un niveau consid&eacute;rable.</p>
<p>Mais ce changement d&rsquo;&eacute;chelle n&rsquo;est pas v&eacute;cu comme une victoire sans r&eacute;serve. Alison Moyet expliquera avoir longtemps reproch&eacute; &agrave; <em>Alf</em> d&rsquo;avoir fait d&rsquo;elle une vedette et d&rsquo;avoir fix&eacute; trop t&ocirc;t son image. L&rsquo;album qui lui donne une autonomie apr&egrave;s Yazoo devient aussi celui qui d&eacute;finit, aux yeux du public, une personnalit&eacute; dans laquelle elle ne se reconna&icirc;t pas toujours. Son malaise ne vise pas seulement les chansons : il concerne surtout les effets d&rsquo;une c&eacute;l&eacute;brit&eacute; soudaine.</p>
<p>Avec le temps, elle parvient &agrave; distinguer le disque du traumatisme associ&eacute; &agrave; cette exposition. Sa formule r&eacute;trospective est concise : &laquo; <em>Alf has been a good friend to me</em> &raquo;. Elle r&eacute;habilite ainsi l&rsquo;album sans effacer les difficult&eacute;s provoqu&eacute;es par son succ&egrave;s. Quarante-deux ans apr&egrave;s sa sortie, <em>Alf</em> reste &eacute;galement pr&eacute;sent dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce premier album solo tient finalement dans ce paradoxe : un projet construit rapidement apr&egrave;s une s&eacute;paration difficile offre &agrave; Alison Moyet une r&eacute;ussite majeure, mais r&eacute;duit aussit&ocirc;t la libert&eacute; avec laquelle elle voudrait &ecirc;tre per&ccedil;ue. De la cuisine de Basildon &agrave; la premi&egrave;re place britannique, la trajectoire est fulgurante. La r&eacute;conciliation avec <em>Alf</em>, elle, demandera davantage de temps.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien accord&eacute; &agrave; <a href="https://www.classicpopmag.com/features/alison-moyet-key-interview/">Classic Pop</a> &eacute;claire le travail avec Jolley et Swain, l&rsquo;&eacute;criture de <em>All Cried Out</em>, le malaise suscit&eacute; par <em>Invisible</em> et le regard r&eacute;trospectif de Moyet sur l&rsquo;album. La <a href="https://www.alisonmoyetmusic.com/alf/">pr&eacute;sentation officielle d&rsquo;<em>Alf</em></a> rassemble ses souvenirs du disque et les principaux r&eacute;sultats de cette p&eacute;riode.</p>
<p>L&rsquo;entretien publi&eacute; par <a href="https://thequietus.com/interviews/alison-moyet-interview-yazoo/">The Quietus</a> revient plus pr&eacute;cis&eacute;ment sur la fin de Yazoo, le conflit juridique, la rencontre professionnelle avec les producteurs et les cons&eacute;quences de la c&eacute;l&eacute;brit&eacute; sur l&rsquo;image de la chanteuse.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Alf</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Alison Moyet</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 42 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 5 novembre 1984</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> All Cried Out fut &eacute;crit en une heure</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Elton John : Madman Across The Water, un album arraché à la pression</title>
      <description><![CDATA[Elton John c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 55 ans de Madman Across The Water, un disque con&ccedil;u entre des tourn&eacute;es incessantes et des sessions londoniennes sous tension. Nourri par les voyages am&eacute;ric...]]></description>
      <pubDate>Wed, 04 Nov 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/elton-john-madman-across-the-water-un-album-arrache-a-la-pression-816</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Elton John c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 55 ans de <em>Madman Across The Water</em>, un disque con&ccedil;u entre des tourn&eacute;es incessantes et des sessions londoniennes sous tension. Nourri par les voyages am&eacute;ricains du chanteur et de Bernie Taupin, l&rsquo;album contient notamment deux chansons aux histoires singuli&egrave;res : <em>Tiny Dancer</em> et <em>Levon</em>.</strong></p>
<p></p>
<p>Au moment de pr&eacute;parer <em>Madman Across The Water</em>, Elton John et Bernie Taupin se trouvent pris dans un rythme qui laisse peu de place &agrave; l&rsquo;&eacute;criture. Les s&eacute;ances sont organis&eacute;es aux studios Trident de Londres, en f&eacute;vrier puis en ao&ucirc;t 1971, tandis que le chanteur encha&icirc;ne 61 concerts aux &Eacute;tats-Unis, au Japon, en Australie et au Royaume-Uni. Cette activit&eacute; transforme la fabrication du quatri&egrave;me album studio d&rsquo;Elton John en v&eacute;ritable course contre la montre.</p>
<p>La pression est d&rsquo;autant plus forte que le tandem cr&eacute;atif traverse une p&eacute;riode moins prolifique qu&rsquo;&agrave; son habitude. Elton John expliquera que Taupin et lui n&rsquo;ont &eacute;crit qu&rsquo;environ huit chansons cette ann&eacute;e-l&agrave;, contre une moyenne habituelle proche de vingt-cinq. Quelques mois apr&egrave;s la sortie, il r&eacute;sumera durement l&rsquo;exp&eacute;rience dans le magazine <em>Sounds</em> : &laquo; It was done under pressure and really tortured out of us. &raquo; Autrement dit, le disque a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute; sous pression, presque arrach&eacute; &agrave; ses auteurs.</p>
<h2>Les &Eacute;tats-Unis s&rsquo;invitent dans l&rsquo;&eacute;criture</h2>
<p>Ce calendrier &eacute;puisant fournit pourtant une partie de la mati&egrave;re du disque. Les voyages d&rsquo;Elton John et de Bernie Taupin aux &Eacute;tats-Unis ne constituent pas seulement une contrainte logistique : la Californie entre directement dans leur imaginaire. L&rsquo;exemple le plus net est <em>Tiny Dancer</em>, que Taupin a pr&eacute;sent&eacute;e comme une lettre d&rsquo;amour &agrave; Los Angeles et aux femmes rencontr&eacute;es pendant son premier s&eacute;jour californien.</p>
<p>La chanson a souvent &eacute;t&eacute; associ&eacute;e &agrave; Maxine Feibelman, premi&egrave;re &eacute;pouse de Taupin et l&rsquo;une de ses sources d&rsquo;inspiration. Le parolier a cependant pr&eacute;cis&eacute; qu&rsquo;il ne s&rsquo;agissait pas du portrait d&rsquo;une seule personne. <em>Tiny Dancer</em> rassemble plusieurs figures f&eacute;minines crois&eacute;es &agrave; Los Angeles. Cette origine composite donne &agrave; la chanson une port&eacute;e plus large qu&rsquo;une simple d&eacute;dicace individuelle.</p>
<p>Son parcours d&eacute;passera largement celui de l&rsquo;album. En 2000, son utilisation dans <em>Almost Famous</em>, le film de Cameron Crowe, lui offre une nouvelle exposition et contribue &agrave; en faire l&rsquo;un des titres les plus aim&eacute;s du r&eacute;pertoire d&rsquo;Elton John. Plus de trois d&eacute;cennies s&eacute;parent ainsi sa naissance sous pression de cette r&eacute;apparition marquante au cin&eacute;ma.</p>
<h2><em>Levon</em>, un pr&eacute;nom sans hommage cach&eacute;</h2>
<p>Une autre chanson a suscit&eacute; une interpr&eacute;tation que Bernie Taupin a lui-m&ecirc;me &eacute;cart&eacute;e. Malgr&eacute; la proximit&eacute; du pr&eacute;nom avec celui de Levon Helm, membre de The Band, <em>Levon</em> n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; baptis&eacute;e en hommage au musicien. Taupin a expliqu&eacute; qu&rsquo;il aimait simplement ce pr&eacute;nom et que les paroles proc&eacute;daient d&rsquo;une &eacute;criture libre.</p>
<p>Un &eacute;l&eacute;ment du texte poss&egrave;de n&eacute;anmoins un ancrage pr&eacute;cis. La r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la naissance d&rsquo;Alvin Tostig est li&eacute;e &agrave; des manchettes et &agrave; des d&eacute;bats religieux publi&eacute;s dans le <em>New York Times</em>. Comme pour <em>Tiny Dancer</em>, l&rsquo;Am&eacute;rique ne demeure donc pas &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur des s&eacute;ances londoniennes : elle p&eacute;n&egrave;tre l&rsquo;&eacute;criture par des rencontres, des paysages humains et des lectures glan&eacute;es pendant les d&eacute;placements.</p>
<p>Autour d&rsquo;Elton John et de Bernie Taupin, l&rsquo;&eacute;quipe donne sa coh&eacute;rence au projet malgr&eacute; les conditions difficiles. Gus Dudgeon assure la production, tandis que Paul Buckmaster signe les arrangements orchestraux. Rick Wakeman intervient au Hammond sur trois morceaux. Le disque r&eacute;unit aussi, pour la premi&egrave;re fois sur un album, les cinq musiciens associ&eacute;s &agrave; la future formation classique d&rsquo;Elton John, m&ecirc;me si Dee Murray et Nigel Olsson n&rsquo;y tiennent pas la section rythmique sur les morceaux.</p>
<h2>Un accueil bien diff&eacute;rent des deux c&ocirc;t&eacute;s de l&rsquo;Atlantique</h2>
<p>Publi&eacute; au Royaume-Uni le 5 novembre 1971, <em>Madman Across The Water</em> conna&icirc;t une trajectoire commerciale contrast&eacute;e. Aux &Eacute;tats-Unis, il atteint la huiti&egrave;me place du Billboard 200 et reste class&eacute; pendant 51 semaines. Au Royaume-Uni, il ne monte qu&rsquo;&agrave; la 41e place et ne passe que deux semaines dans le classement officiel.</p>
<p>Ce d&eacute;calage donne un relief particulier &agrave; un album si profond&eacute;ment travers&eacute; par l&rsquo;exp&eacute;rience am&eacute;ricaine de ses auteurs. Con&ccedil;u &agrave; Londres, mais nourri par leurs d&eacute;placements outre-Atlantique, il rencontre pr&eacute;cis&eacute;ment son accueil le plus durable aux &Eacute;tats-Unis. Cinquante-cinq ans apr&egrave;s sa parution, <em>Madman Across The Water</em> et Elton John figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>L&rsquo;histoire du disque reste ainsi attach&eacute;e &agrave; une tension f&eacute;conde : celle d&rsquo;un tandem qui &eacute;crit beaucoup moins qu&rsquo;&agrave; son habitude, travaille entre deux s&eacute;ries de concerts et transforme n&eacute;anmoins ses voyages en chansons. De cette p&eacute;riode &eacute;prouvante naissent notamment une d&eacute;claration composite &agrave; Los Angeles et un personnage dont le pr&eacute;nom, contrairement &agrave; une id&eacute;e r&eacute;pandue, ne doit rien &agrave; Levon Helm.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le dossier officiel <a href="https://www.eltonjohn.com/stories/madman-across-the-water:-in-the-studio">Madman Across The Water: In the Studio</a> restitue le rythme des tourn&eacute;es, la pression subie pendant les s&eacute;ances et les propos d&rsquo;Elton John sur la fabrication du disque. L&rsquo;article de <a href="https://www.udiscovermusic.com/stories/elton-john-madman-across-the-water-album/">uDiscover Music consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;album</a> apporte notamment les &eacute;clairages de Bernie Taupin sur <em>Tiny Dancer</em> et <em>Levon</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Madman Across The Water</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Elton John</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 55 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 5 novembre 1971</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Tiny Dancer rassemble plusieurs figures f&eacute;minines de Los Angeles</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Elton John : Ice On Fire, les retrouvailles avec Gus Dudgeon derrière Nikita</title>
      <description><![CDATA[Ice On Fire f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 41 ans. Pour cet album, Elton John retrouve le producteur Gus Dudgeon, renouvelle ses &eacute;quipes de studio et transforme un amour impossible au temps de la guerre froide en succ&egrave;s int...]]></description>
      <pubDate>Tue, 03 Nov 2026 23:30:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/elton-john-ice-on-fire-les-retrouvailles-avec-gus-dudgeon-derriere-nikita-811</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ice On Fire f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 41 ans. Pour cet album, Elton John retrouve le producteur Gus Dudgeon, renouvelle ses &eacute;quipes de studio et transforme un amour impossible au temps de la guerre froide en succ&egrave;s international avec Nikita.</strong></p>
<p></p>
<p>Un visiteur venu de l&rsquo;Ouest s&rsquo;&eacute;prend d&rsquo;un garde post&eacute; de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;une fronti&egrave;re qu&rsquo;il ne peut franchir. Avec cette histoire situ&eacute;e dans le contexte du mur de Berlin et de la guerre froide, Bernie Taupin donne &agrave; Elton John le r&eacute;cit central d&rsquo;Ice On Fire. Nikita devient le grand succ&egrave;s de l&rsquo;album, mais sa naissance s&rsquo;inscrit dans une p&eacute;riode de changement : pour ce disque, le chanteur retrouve une figure importante de son pass&eacute; tout en modifiant profond&eacute;ment sa mani&egrave;re de travailler en studio.</p>
<h2>Les retrouvailles avec Gus Dudgeon</h2>
<p>Ice On Fire marque le retour de Gus Dudgeon &agrave; la production d&rsquo;un album d&rsquo;Elton John. Leur histoire commune remonte &agrave; de nombreux disques et singles majeurs des ann&eacute;es 1970. Ces retrouvailles ne signifient pourtant pas une simple reconstitution des anciennes s&eacute;ances. Elton John vient de se s&eacute;parer du bassiste Dee Murray et du batteur Nigel Olsson, deux partenaires familiers, et choisit cette fois de s&rsquo;appuyer sur plusieurs combinaisons de musiciens de studio.</p>
<p>Le travail se d&eacute;roule aux studios Sol de Cookham et CTS de Wembley. Autour d&rsquo;Elton John et de Gus Dudgeon, les s&eacute;ances font intervenir des invit&eacute;s venus d&rsquo;univers diff&eacute;rents. George Michael participe &agrave; Nikita et &agrave; Wrap Her Up. Sister Sledge est &eacute;galement associ&eacute; aux s&eacute;ances, tout comme John Deacon et Roger Taylor de Queen. Plut&ocirc;t qu&rsquo;un groupe stable r&eacute;uni autour du piano, Ice On Fire repose ainsi sur une succession de rencontres et de formations adapt&eacute;es aux morceaux.</p>
<p>La pr&eacute;sence de George Michael constitue l&rsquo;une des collaborations les plus identifiables du disque. Il appara&icirc;t sur les deux titres qui donnent &agrave; cette association une place visible dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;album : Nikita, appel&eacute; &agrave; en devenir le principal succ&egrave;s, et Wrap Her Up. Quarante et un ans apr&egrave;s sa sortie, Ice On Fire et Elton John figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Nikita, un amour arr&ecirc;t&eacute; par le mur</h2>
<p>Le point de d&eacute;part de Nikita est moins une description g&eacute;opolitique qu&rsquo;une s&eacute;paration rendue irr&eacute;vocable par la fronti&egrave;re. Bernie Taupin imagine un visiteur occidental amoureux d&rsquo;un garde appartenant au monde sovi&eacute;tique. L&rsquo;obstacle n&rsquo;est donc pas une dispute entre deux personnages, mais le mur de Berlin lui-m&ecirc;me et, &agrave; travers lui, la division impos&eacute;e par la guerre froide.</p>
<p>Le clip r&eacute;alis&eacute; par Ken Russell ajoute une ambigu&iuml;t&eacute; devenue indissociable de la chanson. &Agrave; l&rsquo;&eacute;cran, Nikita est une femme, alors que ce pr&eacute;nom est g&eacute;n&eacute;ralement masculin en Europe de l&rsquo;Est. Ce d&eacute;calage entre le contexte du texte, le pr&eacute;nom choisi et sa repr&eacute;sentation visuelle devient l&rsquo;un des d&eacute;tails les plus comment&eacute;s du titre. La chanson associe ainsi une situation politique imm&eacute;diatement reconnaissable &agrave; une histoire sentimentale simple : deux personnes se voient, mais la fronti&egrave;re emp&ecirc;che leur relation d&rsquo;exister.</p>
<p>Nikita d&eacute;passe largement le cadre de l&rsquo;album. Le titre atteint la troisi&egrave;me place des classements au Royaume-Uni et en Australie, puis la septi&egrave;me place du Billboard Hot 100 aux &Eacute;tats-Unis. Il se classe &eacute;galement troisi&egrave;me du palmar&egrave;s Adult Contemporary am&eacute;ricain. En novembre 1985, la presse professionnelle britannique le pr&eacute;sente d&eacute;j&agrave; comme l&rsquo;un des plus importants succ&egrave;s d&rsquo;Elton John au Royaume-Uni depuis le d&eacute;but des ann&eacute;es 1970.</p>
<h2>Act of War, le single qui change de trajectoire</h2>
<p>Toutes les collaborations de cette p&eacute;riode ne connaissent pas le m&ecirc;me destin. Act of War, enregistr&eacute; avec Millie Jackson, devait occuper une place importante parmi les singles associ&eacute;s &agrave; Ice On Fire. Ses r&eacute;sultats restent toutefois limit&eacute;s au Royaume-Uni et le titre ne se classe pas aux &Eacute;tats-Unis. Sa trajectoire promotionnelle s&rsquo;interrompt alors que Nikita s&rsquo;impose comme le morceau moteur du projet.</p>
<p>Act of War sera ensuite pr&eacute;sent&eacute; comme titre bonus sur une r&eacute;&eacute;dition CD d&rsquo;Ice On Fire. Ce d&eacute;placement r&eacute;sume le contraste entre deux paris de la m&ecirc;me p&eacute;riode : d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, un duo envisag&eacute; comme un rendez-vous majeur mais rapidement rel&eacute;gu&eacute; &agrave; la p&eacute;riph&eacute;rie de l&rsquo;album ; de l&rsquo;autre, Nikita, dont le r&eacute;cit li&eacute; au mur de Berlin porte le disque bien au-del&agrave; de sa sortie britannique.</p>
<h2>Un album port&eacute; par son principal succ&egrave;s</h2>
<p>Ice On Fire atteint la troisi&egrave;me place au Royaume-Uni. Il obtient une certification platine de la BPI et une certification or de la RIAA aux &Eacute;tats-Unis. Ces r&eacute;sultats accompagnent un disque construit &agrave; la jonction de deux mouvements : le retour de Gus Dudgeon, partenaire historique d&rsquo;Elton John, et l&rsquo;abandon d&rsquo;une section rythmique famili&egrave;re au profit de plusieurs &eacute;quipes de musiciens.</p>
<p>Le succ&egrave;s de Nikita donne finalement &agrave; cette p&eacute;riode son image la plus durable : celle d&rsquo;Elton John au piano, face &agrave; une fronti&egrave;re ferm&eacute;e, dans un clip o&ugrave; Ken Russell transforme le r&eacute;cit &eacute;crit par Bernie Taupin en rencontre impossible. Derri&egrave;re cette chanson se trouve pourtant tout un album de recomposition, fait de retrouvailles avec un producteur des ann&eacute;es 1970, de nouveaux assemblages en studio et de collaborations avec George Michael, Millie Jackson ou des membres de Queen.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>La <a href="https://www.eltonjohn.com/discography/ice-on-fire">page officielle d&rsquo;Ice On Fire</a> r&eacute;unit les principaux &eacute;l&eacute;ments sur la production, les studios, les invit&eacute;s et les r&eacute;sultats de l&rsquo;album. L&rsquo;article d&rsquo;<a href="https://americansongwriter.com/the-lyric-bernie-taupin-wrote-for-an-elton-john-song-about-romance-at-the-berlin-wall/">American Songwriter consacr&eacute; &agrave; Nikita</a> revient sur le r&eacute;cit imagin&eacute; par Bernie Taupin, son contexte au mur de Berlin et l&rsquo;ambigu&iuml;t&eacute; du pr&eacute;nom. <a href="https://ultimateclassicrock.com/elton-john-ice-on-fire/">Ultimate Classic Rock</a> retrace pour sa part le renouvellement des musiciens et la trajectoire particuli&egrave;re d&rsquo;Act of War.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Ice On Fire</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Elton John</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 41 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 4 novembre 1985</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Elton John retrouve le producteur Gus Dudgeon</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Shania Twain : Come On Over, d’une mélodie en cuisine au succès mondial</title>
      <description><![CDATA[Come On Over f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 29 ans. Avec cet album, Shania Twain et son partenaire cr&eacute;atif Robert John &laquo; Mutt &raquo; Lange ont transform&eacute; une histoire de couple contest&eacute;e en une chanson adopt&e...]]></description>
      <pubDate>Tue, 03 Nov 2026 23:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/shania-twain-come-on-over-d-une-melodie-en-cuisine-au-succes-mondial-810</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Come On Over f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 29 ans. Avec cet album, Shania Twain et son partenaire cr&eacute;atif Robert John &laquo; Mutt &raquo; Lange ont transform&eacute; une histoire de couple contest&eacute;e en une chanson adopt&eacute;e par le public, puis adapt&eacute; leur travail pour lui ouvrir les march&eacute;s internationaux.</strong></p>
<p></p>
<p>La chanson centrale de cette histoire commence dans une cuisine. Shania Twain y fredonne la m&eacute;lodie de &laquo; You&rsquo;re Still the One &raquo;, une r&eacute;ponse &agrave; ceux qui doutent alors de la solidit&eacute; de son mariage avec Robert John &laquo; Mutt &raquo; Lange. Leur diff&eacute;rence d&rsquo;&acirc;ge, leurs parcours et leur relation professionnelle alimentent le scepticisme. Twain trouve rapidement le refrain &agrave; la guitare ; Lange lui apporte ensuite une contre-m&eacute;lodie qui contribue &agrave; construire l&rsquo;accroche du morceau.</p>
<p>Cette naissance tr&egrave;s personnelle intervient au c&oelig;ur d&rsquo;un chantier beaucoup plus vaste. Sorti le 4 novembre 1997, Come On Over est le troisi&egrave;me album studio de Shania Twain. Son &eacute;laboration s&rsquo;&eacute;tend sur environ deux ans, mais l&rsquo;&eacute;criture a commenc&eacute; d&egrave;s l&rsquo;enregistrement du disque pr&eacute;c&eacute;dent. La chanteuse et son producteur ne s&eacute;parent pas nettement les diff&eacute;rentes &eacute;tapes : les id&eacute;es s&rsquo;accumulent pendant qu&rsquo;ils &eacute;crivent et enregistrent ensemble.</p>
<h2>Seize chansons plut&ocirc;t qu&rsquo;un choix raisonnable</h2>
<p>La difficult&eacute; majeure n&rsquo;est pas de trouver suffisamment de mati&egrave;re, mais de l&rsquo;&eacute;carter. Au moment de fixer la s&eacute;lection d&eacute;finitive, Twain et Lange conservent seize chansons, un nombre &eacute;lev&eacute; qui traduit l&rsquo;ampleur prise par le projet. La d&eacute;cision sur la liste finale devient ainsi l&rsquo;un des choix les plus difficiles de toute la pr&eacute;paration de l&rsquo;album.</p>
<p>Leur m&eacute;thode repose sur une r&eacute;partition pr&eacute;cise des r&ocirc;les. Twain travaille principalement les concepts et les paroles. Lange envisage davantage les arrangements et le r&eacute;sultat sonore. Cette compl&eacute;mentarit&eacute; ne signifie pas qu&rsquo;ils avancent toujours sans d&eacute;saccord. Sur &laquo; You&rsquo;re Still the One &raquo;, Twain juge notamment l&rsquo;introduction parl&eacute;e trop convenue, tandis que Lange d&eacute;fend cet &eacute;l&eacute;ment appel&eacute; &agrave; devenir imm&eacute;diatement identifiable.</p>
<p>Le morceau fait l&rsquo;objet d&rsquo;un choix d&rsquo;enregistrement particulier. Le duo d&eacute;cide de travailler &agrave; Nashville afin de pr&eacute;server sa dimension country. Le batteur Paul Leim joue aux balais, tandis que Bruce Bouton apporte les accents de steel guitar. Ces d&eacute;cisions concr&egrave;tes montrent comment Twain et Lange construisent la chanson : une exp&eacute;rience intime fournit le point de d&eacute;part, puis l&rsquo;arrangement est pens&eacute; jusque dans le jeu des musiciens.</p>
<h2>&laquo; You&rsquo;re Still the One &raquo; &eacute;chappe &agrave; son histoire d&rsquo;origine</h2>
<p>La trajectoire du titre d&eacute;passe rapidement le r&eacute;cit auquel il r&eacute;pondait. &laquo; You&rsquo;re Still the One &raquo; atteint la deuxi&egrave;me place du Billboard Hot 100 et la premi&egrave;re du classement country am&eacute;ricain. Il devient ainsi le meilleur classement de Shania Twain dans le Hot 100, tout en restant li&eacute; au registre country que le duo avait voulu conserver pendant l&rsquo;enregistrement.</p>
<p>Les ann&eacute;es donnent pourtant un autre sens &agrave; la chanson. Apr&egrave;s son divorce d&rsquo;avec Lange, Twain &eacute;prouve des difficult&eacute;s &agrave; continuer de l&rsquo;interpr&eacute;ter. Le texte avait &eacute;t&eacute; &eacute;crit pour d&eacute;fendre leur couple face aux sceptiques ; il lui faut donc accepter qu&rsquo;il survive &agrave; la relation qui l&rsquo;avait inspir&eacute;.</p>
<p>Le public lui fournit une issue. Des auditeurs ont fait de &laquo; You&rsquo;re Still the One &raquo; leur chanson de mariage ou d&rsquo;anniversaire, d&eacute;tachant progressivement le morceau de la seule biographie de son autrice. Twain r&eacute;sume cette transformation en une phrase : <em>&laquo; This song has way surpassed why I wrote it. It&rsquo;s so much more than that. &raquo;</em> La chanson a d&eacute;pass&eacute; la raison pour laquelle elle l&rsquo;avait &eacute;crite : elle appartient d&eacute;sormais aussi &agrave; ceux qui l&rsquo;ont associ&eacute;e &agrave; leur propre histoire.</p>
<h2>Un album retravaill&eacute; pour franchir les fronti&egrave;res</h2>
<p>La port&eacute;e internationale de Come On Over ne repose pas sur une &eacute;dition unique diffus&eacute;e partout de fa&ccedil;on identique. Pour les versions europ&eacute;ennes, plusieurs titres sont remani&eacute;s et remix&eacute;s dans une direction davantage tourn&eacute;e vers les march&eacute;s pop et le Top 40. Une nouvelle version internationale r&eacute;vis&eacute;e suit ensuite avec d&rsquo;autres remixes. Cette adaptation accompagne le passage d&rsquo;un album ancr&eacute; dans le march&eacute; country am&eacute;ricain &agrave; un projet destin&eacute; &agrave; toucher des publics &eacute;trangers.</p>
<p>L&rsquo;ampleur du r&eacute;sultat se lit notamment dans sa certification diamant aux &Eacute;tats-Unis. Come On Over participe aussi &agrave; un accomplissement plus large : Shania Twain devient la premi&egrave;re artiste f&eacute;minine &agrave; compter trois albums certifi&eacute;s diamant dans l&rsquo;histoire du programme am&eacute;ricain. Le disque et l&rsquo;artiste figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Vingt-neuf ans apr&egrave;s sa parution, l&rsquo;histoire de Come On Over reste ainsi concentr&eacute;e dans le parcours de &laquo; You&rsquo;re Still the One &raquo;. Une m&eacute;lodie fredonn&eacute;e dans une cuisine devient une r&eacute;ponse aux d&eacute;tracteurs d&rsquo;un couple, puis un enregistrement minutieusement arrang&eacute; &agrave; Nashville, un grand succ&egrave;s dans les classements et, enfin, une chanson que son autrice accepte de partager avec les auditeurs qui lui ont donn&eacute; leur propre signification.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le transcript de <a href="https://songexploder.net/wp-content/uploads/2024/04/Song-Exploder-Shania-Twain-Transcript.pdf">Song Exploder consacr&eacute; &agrave; &laquo; You&rsquo;re Still the One &raquo;</a> restitue le r&eacute;cit d&eacute;taill&eacute; de Shania Twain sur la naissance du morceau, son arrangement et la mani&egrave;re dont son sens a &eacute;volu&eacute; apr&egrave;s son divorce. L&rsquo;<a href="https://www.worldradiohistory.com/Archive-All-Music/Billboard/90s/1997/Billboard-1997-10-18-B.pdf">entretien publi&eacute; par Billboard en octobre 1997</a> &eacute;claire pour sa part les deux ann&eacute;es de travail, la s&eacute;lection des seize titres et la compl&eacute;mentarit&eacute; cr&eacute;ative entre Twain et Lange.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Come On Over</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Shania Twain</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 29 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 4 novembre 1997</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> &laquo; You&rsquo;re Still the One &raquo; est n&eacute;e dans une cuisine</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Roxette : The Ballad Hits, deux inédits autour d’un classique transformé par le cinéma</title>
      <description><![CDATA[Roxette c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 24 ans de The Ballad Hits, une compilation consacr&eacute;e aux ballades du duo su&eacute;dois. L&rsquo;album ne se contente pas de r&eacute;unir ses succ&egrave;s : deux chanson...]]></description>
      <pubDate>Tue, 03 Nov 2026 23:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/roxette-the-ballad-hits-deux-inedits-autour-d-un-classique-transforme-par-le-cinema-809</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Roxette c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 24 ans de <em>The Ballad Hits</em>, une compilation consacr&eacute;e aux ballades du duo su&eacute;dois. L&rsquo;album ne se contente pas de r&eacute;unir ses succ&egrave;s : deux chansons in&eacute;dites encadrent un parcours o&ugrave; figure notamment l&rsquo;&eacute;tonnante m&eacute;tamorphose d&rsquo;<em>It Must Have Been Love</em>.</strong></p>
<p></p>
<p>En 2002, Roxette choisit de ne pas pr&eacute;senter une nouvelle r&eacute;trospective g&eacute;n&eacute;rale de sa carri&egrave;re. <em>The Ballad Hits</em>, deuxi&egrave;me grande compilation du duo, repose sur un principe plus pr&eacute;cis : rassembler le versant ballade de son catalogue. Cette s&eacute;lection est surtout construite de mani&egrave;re &agrave; faire dialoguer les chansons d&eacute;j&agrave; connues avec deux nouveaux enregistrements, plac&eacute;s aux deux extr&eacute;mit&eacute;s du disque.</p>
<p>La premi&egrave;re chanson entendue est ainsi <em>A Thing About You</em>, compos&eacute;e et enregistr&eacute;e pour le projet. La derni&egrave;re est <em>Breathe</em>, elle aussi in&eacute;dite. Ce choix donne &agrave; l&rsquo;ensemble une v&eacute;ritable ouverture et une v&eacute;ritable cl&ocirc;ture, plut&ocirc;t que de r&eacute;duire l&rsquo;album &agrave; un simple assemblage de titres ant&eacute;rieurs. Vingt-quatre ans apr&egrave;s sa sortie europ&eacute;enne du 4 novembre 2002, cette architecture reste l&rsquo;une des particularit&eacute;s les plus nettes de la compilation.</p>
<h2>Deux chansons nouvelles pour encadrer le r&eacute;pertoire</h2>
<p><em>A Thing About You</em> re&ccedil;oit le r&ocirc;le le plus expos&eacute;. Plac&eacute;e en t&ecirc;te de l&rsquo;album, la chanson est &eacute;galement choisie pour accompagner le lancement du projet quelques semaines avant la publication de la compilation. Elle atteint la 14e place du classement des singles en Su&egrave;de. Roxette ouvre donc ce regard r&eacute;trospectif par un morceau nouveau, avant de revenir aux chansons qui ont install&eacute; le duo dans les classements internationaux.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;autre bout du disque, <em>Breathe</em> remplit une fonction compl&eacute;mentaire. Sa position finale permet &agrave; <em>The Ballad Hits</em> de se refermer, comme il avait commenc&eacute;, sur un enregistrement r&eacute;alis&eacute; pour cette compilation. Les deux in&eacute;dits ne sont donc pas regroup&eacute;s comme de simples ajouts : ils forment le cadre du projet.</p>
<p>Cette construction distingue <em>The Ballad Hits</em> d&rsquo;un bilan de carri&egrave;re organis&eacute; uniquement selon les succ&egrave;s ou leur chronologie. Elle associe le r&eacute;pertoire d&eacute;j&agrave; &eacute;tabli de Roxette &agrave; son activit&eacute; de 2002. Le travail de production repose principalement sur Clarence &Ouml;fwerman, collaborateur central du projet, tandis que Michael Ilbert est associ&eacute; &agrave; plusieurs titres plus r&eacute;cents ou remani&eacute;s.</p>
<h2>Quand une chanson de No&euml;l rencontre Pretty Woman</h2>
<p>Parmi les chansons r&eacute;unies sur la compilation, <em>It Must Have Been Love</em> porte une histoire qui d&eacute;passe largement le cadre d&rsquo;un best-of. Le morceau trouve son origine dans un titre de No&euml;l publi&eacute; en 1987. Lorsqu&rsquo;il est repris pour la bande originale du film <em>Pretty Woman</em>, il ne s&rsquo;agit pas seulement de le replacer tel quel dans un nouveau contexte.</p>
<p>La chanson est transform&eacute;e : la r&eacute;f&eacute;rence explicite &agrave; No&euml;l c&egrave;de la place &agrave; une formulation hivernale et la production est remodel&eacute;e. Ce passage d&rsquo;un morceau saisonnier &agrave; une chanson destin&eacute;e au cin&eacute;ma lui ouvre une nouvelle trajectoire. Cette version devient l&rsquo;un des plus grands succ&egrave;s internationaux de Roxette.</p>
<p>Sa pr&eacute;sence dans <em>The Ballad Hits</em> rappelle ainsi qu&rsquo;un catalogue n&rsquo;est pas toujours constitu&eacute; de chansons fig&eacute;es d&egrave;s leur premi&egrave;re publication. Dans le cas d&rsquo;<em>It Must Have Been Love</em>, une r&eacute;&eacute;criture cibl&eacute;e et une nouvelle production ont permis &agrave; une composition d&eacute;j&agrave; existante de prendre une dimension internationale. Au sein de la compilation, elle constitue donc davantage qu&rsquo;un succ&egrave;s attendu : elle t&eacute;moigne d&rsquo;une transformation d&eacute;cisive dans l&rsquo;histoire d&rsquo;une chanson.</p>
<h2>Une compilation solidement accueillie en Europe</h2>
<p>Le parti pris de <em>The Ballad Hits</em> rencontre un public europ&eacute;en important. L&rsquo;album atteint la 5e place en Su&egrave;de, la 3e au Danemark et la 4e aux Pays-Bas. Au Royaume-Uni, il se classe 11e. Quelques chiffres suffisent &agrave; montrer que cette s&eacute;lection th&eacute;matique a trouv&eacute; sa place au-del&agrave; du pays d&rsquo;origine du duo.</p>
<p>Roxette et <em>The Ballad Hits</em> figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. La compilation permet de retrouver les chansons d&eacute;j&agrave; install&eacute;es dans l&rsquo;histoire du groupe, mais son int&eacute;r&ecirc;t tient surtout &agrave; la fa&ccedil;on dont elle les pr&eacute;sente : un in&eacute;dit &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e, un autre &agrave; la sortie et, au centre du parcours, des titres dont certains ont connu plusieurs vies.</p>
<p>Pour ses 24 ans, <em>The Ballad Hits</em> conserve ainsi un fil directeur tr&egrave;s concret. Roxette y organise son propre r&eacute;pertoire autour des ballades sans renoncer &agrave; proposer du nouveau. Entre <em>A Thing About You</em>, charg&eacute; d&rsquo;ouvrir le disque, <em>Breathe</em>, plac&eacute; en conclusion, et la transformation d&rsquo;<em>It Must Have Been Love</em> pour <em>Pretty Woman</em>, cette compilation raconte aussi trois mani&egrave;res diff&eacute;rentes de faire vivre une chanson.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p><a href="https://www.allmusic.com/album/release/the-ballad-hits-mr0000810960">AllMusic</a> pr&eacute;sente la structure de <em>The Ballad Hits</em> et identifie <em>A Thing About You</em> et <em>Breathe</em> comme les deux nouveaux titres du projet. Les archives de l&rsquo;<a href="https://www.officialcharts.com/albums/roxette-the-ballad-hits/">Official Charts</a> documentent pour leur part le parcours britannique de la compilation.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> The Ballad Hits</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Roxette</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 24 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 4 novembre 2002</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Deux in&eacute;dits ouvrent et referment la compilation</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Robert Palmer, Riptide, Addicted to Love, Bernard Edwards, Tony Thompson, Andy Taylor, Chaka Khan</title>
      <description><![CDATA[Sorti il y a 21 ans aujourd&rsquo;hui, Analogue voit a-ha reprendre sa trajectoire apr&egrave;s trois ans et demi de pause. Plut&ocirc;t que de reproduire son identit&eacute; des ann&eacute;es 1980, le trio norv&eacute;gien choisi...]]></description>
      <pubDate>Tue, 03 Nov 2026 23:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/robert-palmer-riptide-addicted-to-love-bernard-edwards-tony-thompson-andy-taylor-chaka-khan-808</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sorti il y a 21 ans aujourd&rsquo;hui, <em>Analogue</em> voit a-ha reprendre sa trajectoire apr&egrave;s trois ans et demi de pause. Plut&ocirc;t que de reproduire son identit&eacute; des ann&eacute;es 1980, le trio norv&eacute;gien choisit d&rsquo;explorer un nouveau terrain, avec Martin Terefe &agrave; la production et des pr&eacute;occupations propres &agrave; chacun de ses membres.</strong></p>
<p></p>
<p>Pour a-ha, le retour ne consiste pas &agrave; regarder dans le r&eacute;troviseur. Lorsque para&icirc;t <em>Analogue</em>, le groupe poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; une histoire internationale longue de deux d&eacute;cennies, mais pr&eacute;sente ce huiti&egrave;me album studio comme une tentative de renouvellement. La d&eacute;marche ne repose pas sur un th&egrave;me impos&eacute; ni sur une narration commune : elle fait cohabiter les directions suivies par Morten Harket, Magne Furuholmen et Paul Waaktaar-Savoy.</p>
<p>Cette pluralit&eacute; devient le principe m&ecirc;me du disque. Interrog&eacute; en 2005 sur sa coh&eacute;rence, Magne Furuholmen r&eacute;pond clairement : &laquo; Je ne pense pas qu&rsquo;il y ait un th&egrave;me principal sur cet album. &raquo; Il d&eacute;crit plut&ocirc;t trois trajectoires personnelles r&eacute;unies sous un m&ecirc;me titre. Une mani&egrave;re, pour a-ha, de reprendre le travail collectif sans effacer les pr&eacute;occupations individuelles d&eacute;velopp&eacute;es par ses membres.</p>
<h2>Trois trajectoires r&eacute;unies dans un m&ecirc;me album</h2>
<p>Apr&egrave;s trois ans et demi sans nouvel album studio, a-ha confie la production principale &agrave; Martin Terefe. Kjetil Bjerkestrand, Michael Ilbert et Max Martin interviennent &eacute;galement dans la production ou la coproduction, tandis que Flood assure le mixage. Cette organisation multiplie les interlocuteurs autour du trio, en accord avec un album pens&eacute; comme un espace de renouvellement plut&ocirc;t que comme la r&eacute;p&eacute;tition d&rsquo;une formule pass&eacute;e.</p>
<p>Le groupe met alors en avant plusieurs chansons pour repr&eacute;senter ce nouveau chapitre, parmi lesquelles <em>Celice</em>, <em>Analogue</em>, <em>Halfway Through The Tour</em>, <em>Keeper Of The Flame</em> et <em>Cosy Prisons</em>. Ces titres ne sont pourtant pas pr&eacute;sent&eacute;s comme les &eacute;tapes d&rsquo;un r&eacute;cit unique. Furuholmen rapproche seulement <em>Celice</em> et <em>Cosy Prisons</em> autour d&rsquo;une m&ecirc;me pr&eacute;occupation : la n&eacute;cessit&eacute; de ne pas se d&eacute;rober face &agrave; la r&eacute;alit&eacute;.</p>
<p>Ce rapprochement apporte une ligne de force sans transformer le disque en album &agrave; concept. Il &eacute;claire surtout la m&eacute;thode du trio : conserver les diff&eacute;rences entre ses trois auteurs et interpr&egrave;tes, puis trouver un cadre commun capable de les accueillir. <em>Analogue</em> tire ainsi son unit&eacute; de cette coexistence, davantage que d&rsquo;un message g&eacute;n&eacute;ral revendiqu&eacute;.</p>
<h2><em>Celice</em>, du roman &agrave; l&rsquo;adaptation annonc&eacute;e</h2>
<p>L&rsquo;histoire de <em>Celice</em> fournit l&rsquo;un des liens les plus inattendus de l&rsquo;album avec la culture populaire du milieu des ann&eacute;es 2000. Son titre reprend le nom d&rsquo;un dispositif mentionn&eacute; dans le roman <em>Da Vinci Code</em>. Les documents promotionnels de l&rsquo;&eacute;poque annon&ccedil;aient &eacute;galement que la chanson devait &ecirc;tre utilis&eacute;e dans l&rsquo;adaptation cin&eacute;matographique alors &agrave; venir.</p>
<p>Ce projet pla&ccedil;ait potentiellement le morceau au croisement de deux &eacute;v&eacute;nements : le retour discographique d&rsquo;a-ha et la pr&eacute;paration d&rsquo;un film adapt&eacute; d&rsquo;un roman &agrave; tr&egrave;s large audience. Il reste surtout un t&eacute;moignage pr&eacute;cis du contexte dans lequel <em>Celice</em> a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; au public, bien au-del&agrave; de son r&ocirc;le dans la promotion de l&rsquo;album.</p>
<p>Une autre rencontre se joue directement sur le disque. Graham Nash participe vocalement &agrave; <em>Over The Treetops</em> et <em>Cosy Prisons</em>. Sa pr&eacute;sence sur deux morceaux, plut&ocirc;t que sur une intervention isol&eacute;e, constitue l&rsquo;une des collaborations notables de ces s&eacute;ances. Elle ajoute une voix ext&eacute;rieure au dialogue d&eacute;j&agrave; engag&eacute; entre les trois membres d&rsquo;a-ha et les diff&eacute;rents producteurs r&eacute;unis autour du projet.</p>
<h2>Un retour imm&eacute;diatement visible au Royaume-Uni</h2>
<p>La relance trouve rapidement une traduction dans les classements britanniques. <em>Analogue</em> entre directement &agrave; la sixi&egrave;me place du classement des albums au Royaume-Uni lors de la semaine du 13 novembre 2005. Ce r&eacute;sultat donne une port&eacute;e concr&egrave;te au retour du groupe apr&egrave;s sa pause : le disque ne se contente pas d&rsquo;ouvrir une nouvelle phase de travail, il replace imm&eacute;diatement a-ha parmi les meilleures ventes du pays.</p>
<p>La chanson <em>Analogue (All I Want)</em> prolonge cette pr&eacute;sence en atteignant la dixi&egrave;me place du classement officiel britannique en 2006. Le titre, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, ram&egrave;ne ainsi a-ha dans le Top 10 britannique des singles. L&rsquo;album est parall&egrave;lement accompagn&eacute; d&rsquo;une tourn&eacute;e europ&eacute;enne portant le m&ecirc;me nom, inscrivant cette reprise dans la dur&eacute;e au-del&agrave; de sa publication.</p>
<p>Vingt et un ans plus tard, <em>Analogue</em> demeure associ&eacute; &agrave; une d&eacute;cision pr&eacute;cise : revenir sans chercher &agrave; figer a-ha dans l&rsquo;image de ses d&eacute;buts. La production organis&eacute;e autour de Martin Terefe, les trois trajectoires &eacute;voqu&eacute;es par Furuholmen, la participation de Graham Nash et le parcours britannique du titre principal donnent &agrave; ce renouvellement des visages tr&egrave;s concrets. Le r&eacute;sultat le plus parlant reste ce double passage dans le Top 10 britannique, d&rsquo;abord avec l&rsquo;album, puis avec <em>Analogue (All I Want)</em>.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>La <a href="https://www.staging.a-ha.com/de/music/analogue">page officielle d&rsquo;<em>Analogue</em> publi&eacute;e par a-ha</a> retrace le retour du groupe apr&egrave;s trois ans et demi de pause, sa volont&eacute; d&rsquo;aborder un nouveau terrain et les principales collaborations de production. L&rsquo;<a href="https://www.officialcharts.com/artist/26315/a-ha/">historique d&rsquo;a-ha &eacute;tabli par Official Charts</a> permet de retrouver le parcours britannique d&rsquo;<em>Analogue (All I Want)</em>, class&eacute; dixi&egrave;me en 2006.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Analogue</p>
<p><strong>Artiste :</strong> a-ha</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 21 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 4 novembre 2005</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Graham Nash chante sur deux morceaux</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
  </channel>
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