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    <title>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS News</title>
    <description>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS News</description>
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      <title>Drastic Fantastic en 2007 : le défi du deuxième album de KT Tunstall, 19 ans déjà</title>
      <description><![CDATA[Il y a 19 ans, KT Tunstall publiait Drastic Fantastic, le tr&egrave;s attendu successeur d&rsquo;Eye to the Telescope. Produit par Steve Osborne, ce deuxi&egrave;me album devait prolonger une ascension d&eacute;j&agrave; ...]]></description>
      <pubDate>Wed, 09 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a 19 ans, KT Tunstall publiait <em>Drastic Fantastic</em>, le tr&egrave;s attendu successeur d&rsquo;<em>Eye to the Telescope</em>. Produit par Steve Osborne, ce deuxi&egrave;me album devait prolonger une ascension d&eacute;j&agrave; spectaculaire sans r&eacute;duire la chanteuse britannique &agrave; la r&eacute;ussite de ses d&eacute;buts.</strong></p>
<p></p>
<p>Pour un artiste, le premier succ&egrave;s ouvre des portes. Le deuxi&egrave;me album r&eacute;v&egrave;le souvent &agrave; quel point elles peuvent &ecirc;tre lourdes. Lorsque <em>Drastic Fantastic</em> arrive en septembre 2007, KT Tunstall n&rsquo;est plus une nouvelle venue que le public d&eacute;couvre progressivement. Chanteuse, compositrice et multi-instrumentiste, elle est d&eacute;j&agrave; reconnue et r&eacute;compens&eacute;e gr&acirc;ce aux chansons d&rsquo;<em>Eye to the Telescope</em>. Son nouveau disque est donc pr&eacute;sent&eacute; d&rsquo;embl&eacute;e comme un rendez-vous tr&egrave;s attendu, le prolongement direct d&rsquo;un premier album qui l&rsquo;a install&eacute;e au Royaume-Uni au milieu des ann&eacute;es 2000.</p>
<p>Cette position change la nature du projet. <em>Drastic Fantastic</em> n&rsquo;a pas seulement &agrave; exister par lui-m&ecirc;me : il doit confirmer que cette perc&eacute;e peut devenir une trajectoire. Le disque para&icirc;t sous les couleurs de Relentless Records et Virgin, avec Steve Osborne &agrave; la production. KT Tunstall demeure la principale autrice-compositrice de l&rsquo;ensemble, conservant sa plume au centre d&rsquo;un projet d&eacute;sormais soutenu par un important dispositif de production, de distribution et de promotion.</p>
<h2>Un deuxi&egrave;me disque sous haute attente</h2>
<p>Plut&ocirc;t que de diluer cette &eacute;tape d&eacute;cisive dans un programme trop long, KT Tunstall et Steve Osborne livrent un album resserr&eacute; d&rsquo;environ 39 minutes. Ce format donne &agrave; <em>Drastic Fantastic</em> les dimensions d&rsquo;une r&eacute;ponse concise &agrave; l&rsquo;attente n&eacute;e du pr&eacute;c&eacute;dent disque. La chanteuse y poursuit une &eacute;criture situ&eacute;e entre pop rock, folk et tradition de l&rsquo;auteur-compositeur-interpr&egrave;te, avec une alternance entre morceaux directs et passages plus introspectifs.</p>
<p>La construction de l&rsquo;album place imm&eacute;diatement KT Tunstall au premier plan. &Eacute;crit par elle, <em>Little Favours</em> ouvre la liste des titres sur plusieurs &eacute;ditions. Ce choix en fait la premi&egrave;re porte d&rsquo;entr&eacute;e dans le disque et met en avant son versant &eacute;nergique. Plus loin, <em>Funnyman</em> occupe une place centrale et apporte une couleur plus m&eacute;lodique et int&eacute;rieure. <em>Saving My Face</em>, &eacute;galement mis en avant autour de la parution, porte quant &agrave; lui une dimension plus &eacute;motionnelle.</p>
<p>Ces trois chansons dessinent moins une rupture avec <em>Eye to the Telescope</em> qu&rsquo;une volont&eacute; de consolider l&rsquo;identit&eacute; de KT Tunstall. L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de faire oublier le premier album, mais de montrer que son &eacute;criture peut soutenir un deuxi&egrave;me ensemble complet. En restant la principale signataire des morceaux, elle &eacute;vite que ce disque de confirmation ne ressemble &agrave; une simple commande destin&eacute;e &agrave; reproduire une formule commerciale.</p>
<h2>Septembre 2007, un lancement en plusieurs temps</h2>
<p>La chronologie exacte de la sortie varie selon les territoires. Une premi&egrave;re mise en avant britannique et &eacute;cossaise est mentionn&eacute;e d&egrave;s le 3 septembre 2007, tandis que le 7 septembre est retenu dans une communication destin&eacute;e au march&eacute; germanophone. Le 10 septembre constitue la date de r&eacute;f&eacute;rence au Royaume-Uni, en France et dans plusieurs pays europ&eacute;ens. Les &Eacute;tats-Unis et le Canada accueillent ensuite l&rsquo;album le 18 septembre.</p>
<p>Ce d&eacute;ploiement s&rsquo;accompagne de plusieurs configurations : CD standard, version CD/DVD, vinyle et t&eacute;l&eacute;chargement num&eacute;rique. &Agrave; la fin des ann&eacute;es 2000, <em>Drastic Fantastic</em> est ainsi propos&eacute; &agrave; la fois comme album traditionnel, objet enrichi et publication d&eacute;mat&eacute;rialis&eacute;e. Son appartenance au catalogue Relentless/Virgin lui assure une pr&eacute;sence large, &agrave; la mesure des attentes entourant le retour de KT Tunstall.</p>
<p>L&rsquo;accueil critique se r&eacute;v&egrave;le partag&eacute;, oscillant globalement entre r&eacute;serves et avis positifs. Le public, lui, conduit le disque vers des positions &eacute;lev&eacute;es. <em>Drastic Fantastic</em> atteint la premi&egrave;re place du classement des albums en &Eacute;cosse et la troisi&egrave;me au Royaume-Uni. Il entre &eacute;galement dans le top 10 am&eacute;ricain, un r&eacute;sultat notable pour ce deuxi&egrave;me album publi&eacute; outre-Atlantique quelques jours apr&egrave;s son lancement europ&eacute;en.</p>
<h2>La confirmation passe par les classements</h2>
<p>Les certifications prolongent cette r&eacute;ussite : <em>Drastic Fantastic</em> obtient un disque d&rsquo;or au Royaume-Uni ainsi qu&rsquo;en Irlande. Sans reproduire exactement le ph&eacute;nom&egrave;ne de d&eacute;couverte associ&eacute; &agrave; <em>Eye to the Telescope</em>, il confirme que KT Tunstall peut transformer l&rsquo;attention port&eacute;e &agrave; ses d&eacute;buts en une nouvelle performance commerciale. Le redout&eacute; &laquo; deuxi&egrave;me album &raquo; devient donc une &eacute;tape de consolidation, soutenue par des ventes significatives au Royaume-Uni comme aux &Eacute;tats-Unis.</p>
<p>Cette r&eacute;ussite tient aussi &agrave; la lisibilit&eacute; du projet. Un peu moins de quarante minutes, une production confi&eacute;e &agrave; Steve Osborne et une &eacute;criture largement port&eacute;e par KT Tunstall : <em>Drastic Fantastic</em> pr&eacute;sente clairement celle qui dirige le disque. Son parcours dans les classements montre que le public de la chanteuse a suivi ce passage entre r&eacute;v&eacute;lation et confirmation, malgr&eacute; une r&eacute;ception critique qui n&rsquo;&eacute;tait pas uniform&eacute;ment enthousiaste.</p>
<h2>De 39 minutes &agrave; une &eacute;dition de 38 titres</h2>
<p>La trajectoire de l&rsquo;album ne s&rsquo;est pas arr&ecirc;t&eacute;e &agrave; son exploitation initiale. Une <em>Ultimate Edition</em> ult&eacute;rieure, &eacute;dit&eacute;e par Universal Music Operations Limited, a consid&eacute;rablement &eacute;largi le contenu original. L&agrave; o&ugrave; l&rsquo;album de 2007 tenait en environ 39 minutes, cette version de catalogue rassemble 38 titres pour une dur&eacute;e d&eacute;passant deux heures et vingt-six minutes.</p>
<p>Ce changement d&rsquo;&eacute;chelle donne une mesure concr&egrave;te de la place conserv&eacute;e par <em>Drastic Fantastic</em> dans la discographie de KT Tunstall. Dix-neuf ans apr&egrave;s sa sortie de r&eacute;f&eacute;rence, le disque demeure disponible sous cette forme augment&eacute;e. Le deuxi&egrave;me album autrefois charg&eacute; de confirmer <em>Eye to the Telescope</em> est ainsi devenu un vaste ensemble de catalogue : 38 plages pour prolonger les 39 minutes sur lesquelles, en septembre 2007, se jouait une &eacute;tape d&eacute;cisive de sa carri&egrave;re.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Joe Perry, 76 ans, et cette porte laissée ouverte pour Aerosmith</title>
      <description><![CDATA[Joe Perry f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 76 ans avec, derri&egrave;re lui, plus d&rsquo;un demi-si&egrave;cle pass&eacute; au c&oelig;ur d&rsquo;Aerosmith. Du garage band form&eacute; avec Steven Tyler &agrave; l&rsquo;hypoth&egrave;se e...]]></description>
      <pubDate>Wed, 09 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/joe-perry-76-ans-et-cette-porte-laissee-ouverte-pour-aerosmith-425</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Joe Perry f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 76 ans avec, derri&egrave;re lui, plus d&rsquo;un demi-si&egrave;cle pass&eacute; au c&oelig;ur d&rsquo;Aerosmith. Du garage band form&eacute; avec Steven Tyler &agrave; l&rsquo;hypoth&egrave;se encore incertaine d&rsquo;un ultime concert, le guitariste a toujours privil&eacute;gi&eacute; un rock brut, nourri de blues et d&rsquo;affinit&eacute;s musicales.</strong></p>
<p></p>
<p>La tourn&eacute;e est termin&eacute;e, mais Joe Perry refuse encore de refermer compl&egrave;tement l&rsquo;histoire. Apr&egrave;s l&rsquo;annonce, en 2024, de l&rsquo;arr&ecirc;t des tourn&eacute;es d&rsquo;Aerosmith en raison des probl&egrave;mes vocaux de Steven Tyler, le guitariste a &eacute;voqu&eacute; l&rsquo;ann&eacute;e suivante la possibilit&eacute; d&rsquo;une derni&egrave;re apparition du groupe. &laquo; We&rsquo;re talking about it. I know there&rsquo;s gotta be at least another Aerosmith gig &raquo;, d&eacute;clarait-il alors : &laquo; Nous en parlons. Je sais qu&rsquo;il doit bien y avoir au moins un autre concert d&rsquo;Aerosmith. &raquo; Aucun calendrier n&rsquo;a cependant &eacute;t&eacute; communiqu&eacute; et cette id&eacute;e demeure, &agrave; ce stade, une hypoth&egrave;se discut&eacute;e plut&ocirc;t qu&rsquo;un rendez-vous annonc&eacute;.</p>
<p>Cette prudente ouverture accompagne un anniversaire : n&eacute; le 10 septembre 1950 &agrave; Lawrence, dans le Massachusetts, Joe Perry a 76 ans aujourd&rsquo;hui. Celui qui s&rsquo;appelait &agrave; la naissance Joseph Anthony Pereira reste indissociable d&rsquo;Aerosmith, dont il est &agrave; la fois le cofondateur, le guitariste principal et l&rsquo;un des principaux co-compositeurs. Mais son parcours ne se r&eacute;sume pas &agrave; une place sur sc&egrave;ne aux c&ocirc;t&eacute;s de Steven Tyler. Perry a particip&eacute; &agrave; la construction des chansons, travers&eacute; une rupture avec le groupe et d&eacute;velopp&eacute; plusieurs projets parall&egrave;les sans abandonner son go&ucirc;t pour les formations collectives.</p>
<h2>Des Beatles au noyau du futur Aerosmith</h2>
<p>Avant le hard rock am&eacute;ricain, il y a d&rsquo;abord eu la d&eacute;couverte des Beatles. Adolescent, Joe Perry se passionne pour la guitare et le rock, puis joue dans plusieurs groupes locaux, parmi lesquels Flash, Just Us et Plastic Glass. Ces premi&egrave;res exp&eacute;riences le conduisent, au d&eacute;but des ann&eacute;es 1970, &agrave; former The Jam Band avec le bassiste Tom Hamilton. Le futur Aerosmith se dessine autour de ce premier noyau.</p>
<p>L&rsquo;association avec Steven Tyler, Brad Whitford, Tom Hamilton et Joey Kramer donne ensuite naissance &agrave; Aerosmith. Perry y occupe imm&eacute;diatement une fonction plus large que celle d&rsquo;un instrumentiste charg&eacute; des solos. Guitariste principal, choriste et parfois chanteur lead, il devient surtout, avec Tyler, l&rsquo;un des artisans d&rsquo;une grande partie du r&eacute;pertoire. Leur bin&ocirc;me constitue l&rsquo;axe d&rsquo;&eacute;criture du groupe, entre les id&eacute;es de guitare de Perry et le r&ocirc;le de chanteur et co-compositeur de Tyler.</p>
<p>Joe Perry a r&eacute;sum&eacute; Aerosmith par une formule qui ram&egrave;ne cette immense trajectoire &agrave; son impulsion premi&egrave;re : &laquo; We were the garage band that really made it big &ndash; the ultimate party band. &raquo; Autrement dit, le groupe de garage qui a r&eacute;ellement r&eacute;ussi, jusqu&rsquo;&agrave; devenir le groupe de f&ecirc;te par excellence. Cette d&eacute;finition insiste moins sur la sophistication que sur une &eacute;nergie directe. Elle correspond aussi &agrave; son jeu, fortement empreint de hard rock et de blues, qui structure le son d&rsquo;Aerosmith et se prolonge dans ses travaux en dehors du groupe.</p>
<h2>Une absence qui mesure sa place dans le groupe</h2>
<p>La relation entre Joe Perry et Aerosmith n&rsquo;a pourtant rien d&rsquo;une ligne continue. &Agrave; la fin des ann&eacute;es 1970, le guitariste quitte temporairement la formation. Cette s&eacute;paration produit un rep&egrave;re tr&egrave;s concret dans la discographie : Perry appara&icirc;t sur tous les albums studio d&rsquo;Aerosmith &agrave; l&rsquo;exception de <em>Rock in a Hard Place</em>, enregistr&eacute; pendant son absence. Il revient au d&eacute;but des ann&eacute;es 1980, retrouvant &agrave; la fois son poste de guitariste et son partenariat cr&eacute;atif avec Steven Tyler.</p>
<p>Ce d&eacute;part puis ce retour donnent la mesure de sa place. Le son d&rsquo;Aerosmith repose sur un groupe complet, mais Perry en est l&rsquo;un des principaux architectes. Ses parties de guitare relient l&rsquo;ancrage blues &agrave; la puissance hard rock, tandis que son travail de co-composition intervient sur une large part du catalogue, aussi bien pendant les ann&eacute;es 1970 que lors des p&eacute;riodes de regain commercial ult&eacute;rieures. Sa fonction d&eacute;passe ainsi l&rsquo;image famili&egrave;re du guitariste plac&eacute; &agrave; c&ocirc;t&eacute; du chanteur : il participe directement &agrave; la mati&egrave;re des morceaux.</p>
<p>Cette identit&eacute; n&rsquo;a pas emp&ecirc;ch&eacute; Perry de chercher d&rsquo;autres configurations. Son d&eacute;part d&rsquo;Aerosmith s&rsquo;accompagne du Joe Perry Project, aventure qui lui permet de poursuivre son travail sous une autre banni&egrave;re. Il publie &eacute;galement des albums sous son nom. Pour ces projets, il retrouve notamment le producteur Jack Douglas et fait appel &agrave; des amis musiciens, parmi lesquels les chanteurs David Johansen et Terry Reid. Le fonctionnement tient du collectif constitu&eacute; par affinit&eacute;s, avec une place centrale accord&eacute;e &agrave; la confiance entre participants.</p>
<h2>Plusieurs groupes, une m&ecirc;me fid&eacute;lit&eacute; au jeu collectif</h2>
<p>Plus tard, Joe Perry rejoint Hollywood Vampires, groupe men&eacute; notamment par Alice Cooper et Johnny Depp. Cette nouvelle formation &eacute;largit encore son activit&eacute; au-del&agrave; d&rsquo;Aerosmith et du Joe Perry Project. Elle confirme surtout une constante : m&ecirc;me lorsqu&rsquo;il travaille en solo, Perry s&rsquo;entoure. Son nom peut &ecirc;tre affich&eacute; en t&ecirc;te d&rsquo;un projet, mais sa m&eacute;thode demeure li&eacute;e aux &eacute;changes avec des producteurs, des chanteurs et d&rsquo;autres instrumentistes.</p>
<p>&Agrave; 76 ans, son parcours relie ainsi plusieurs &eacute;chelles du rock am&eacute;ricain : les groupes locaux de ses d&eacute;buts, le noyau form&eacute; avec Tom Hamilton, l&rsquo;ascension d&rsquo;Aerosmith, la parenth&egrave;se du Joe Perry Project et l&rsquo;exp&eacute;rience de Hollywood Vampires. Le fil conducteur reste la guitare, avec cette combinaison de hard rock et de blues qui lui a permis de conserver une identit&eacute; reconnaissable dans chacune de ces formations.</p>
<p>Reste la question d&rsquo;Aerosmith. L&rsquo;arr&ecirc;t des tourn&eacute;es annonc&eacute; en 2024 constitue une d&eacute;cision officielle ; l&rsquo;&eacute;ventualit&eacute; d&rsquo;un concert suppl&eacute;mentaire n&rsquo;en est pas une. Dans ses interventions de 2025, Joe Perry se disait n&eacute;anmoins dispos&eacute; &agrave; ne &laquo; jamais dire jamais &raquo; et persuad&eacute; qu&rsquo;au moins une derni&egrave;re date pouvait encore avoir lieu. En ce 10 septembre 2026, aucune annonce ferme ne transforme ces paroles en projet arr&ecirc;t&eacute;. La porte demeure simplement entrouverte, comme Perry l&rsquo;a lui-m&ecirc;me laiss&eacute;e.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Un single, des familiers de Roxy Music et quelques jours d’élan : ainsi Bryan Ferry bâtit Let’s Stick Together</title>
      <description><![CDATA[Sorti le 10 septembre 1976, Let&rsquo;s Stick Together c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 49 ans. Le troisi&egrave;me album solo studio de Bryan Ferry est n&eacute; dans le sillage imm&eacute;diat de sa chanson-titre, ava...]]></description>
      <pubDate>Wed, 09 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/un-single-des-familiers-de-roxy-music-et-quelques-jours-d-elan-ainsi-bryan-ferry-batit-let-s-stick-together-426</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sorti le 10 septembre 1976, <em>Let&rsquo;s Stick Together</em> c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 49 ans. Le troisi&egrave;me album solo studio de Bryan Ferry est n&eacute; dans le sillage imm&eacute;diat de sa chanson-titre, avant de r&eacute;unir reprises, mat&eacute;riel personnel et morceaux li&eacute;s &agrave; Roxy Music.</strong></p>
<p></p>
<p>Tout commence par un titre, avant m&ecirc;me qu&rsquo;un album ne prenne forme. En mai 1976, Bryan Ferry publie sa version de <em>Let&rsquo;s Stick Together</em>, une chanson de Wilbert Harrison. Le single trouve son public au Royaume-Uni, o&ugrave; il reste dix semaines dans les classements. Quelques mois plus tard, il donnera son nom et son impulsion &agrave; un disque con&ccedil;u rapidement, au moment o&ugrave; Roxy Music est en pause et o&ugrave; la carri&egrave;re individuelle de son chanteur gagne en visibilit&eacute;.</p>
<p>Ferry a lui-m&ecirc;me r&eacute;sum&eacute; cette gen&egrave;se sans la charger de l&eacute;gende : &laquo; We recorded the single, &ldquo;Let&rsquo;s Stick Together&rdquo;, first. &raquo; La priorit&eacute; &eacute;tait donc claire. La reprise a pr&eacute;c&eacute;d&eacute; le reste, puis sa bonne r&eacute;ception a accompagn&eacute; la constitution de l&rsquo;album. Plut&ocirc;t qu&rsquo;un projet pens&eacute; comme un bloc conceptuel, <em>Let&rsquo;s Stick Together</em> s&rsquo;est assembl&eacute; autour de plusieurs composantes : des reprises, des enregistrements solo et du mat&eacute;riau d&eacute;j&agrave; li&eacute; &agrave; Roxy Music.</p>
<h2>&Agrave; AIR Studios, une session men&eacute;e sans d&eacute;tour</h2>
<p>Le travail se d&eacute;roule &agrave; AIR Studios, &agrave; Londres, un lieu que Ferry d&eacute;crira comme un tr&egrave;s bon studio. Son souvenir insiste surtout sur la vitesse et l&rsquo;atmosph&egrave;re des s&eacute;ances : &laquo; It was all done very quickly, with a great spirit. &raquo; Cette formule &eacute;claire la nature du disque. Sa coh&eacute;rence ne vient pas d&rsquo;un long programme arr&ecirc;t&eacute; &agrave; l&rsquo;avance, mais d&rsquo;un mouvement collectif et d&rsquo;une m&eacute;thode suffisamment souple pour accueillir des musiciens venus d&rsquo;horizons proches.</p>
<p>La chanson-titre marque notamment la premi&egrave;re collaboration de Ferry avec le guitariste Chris Spedding. Le chanteur ne dissimule pas son admiration : &laquo; He was, and is, a really great guitar player. &raquo; Cette rencontre apporte une figure nouvelle au dispositif, sans rompre pour autant avec le cercle d&eacute;j&agrave; familier de Ferry. Autour d&rsquo;eux apparaissent Paul Thompson, John Wetton, Phil Manzanera, Eddie Jobson, Mel Collins, Chris Mercer et John Gustafson.</p>
<p>Cette distribution &eacute;tendue ne correspond pas &agrave; un groupe de studio fixe. Elle montre plut&ocirc;t Ferry puisant dans un r&eacute;seau de collaborateurs, certains directement associ&eacute;s &agrave; l&rsquo;univers de Roxy Music, en fonction des morceaux. Phil Manzanera et John Gustafson participent ainsi &agrave; certains titres, tandis que <em>Re-Make/Re-Model</em> r&eacute;introduit explicitement dans le projet solo un morceau li&eacute; au r&eacute;pertoire de Roxy Music.</p>
<p>La fabrication repose &eacute;galement sur une &eacute;quipe technique pr&eacute;cise. Bryan Ferry partage la production avec Chris Thomas, tandis que Steve Nye et John Punter assurent l&rsquo;ing&eacute;nierie. Sur <em>Shame, Shame, Shame</em>, l&rsquo;arrangement de cordes sign&eacute; Ann O&rsquo;Dell illustre une autre possibilit&eacute; offerte par cette formule ouverte : le disque peut changer de traitement d&rsquo;un titre &agrave; l&rsquo;autre sans se limiter &agrave; un seul noyau instrumental.</p>
<h2>Jerry Hall, un clip express et des cris en renfort</h2>
<p>La rapidit&eacute; ne concerne pas seulement les s&eacute;ances en studio. Jerry Hall intervient sur <em>Let&rsquo;s Stick Together</em> en ajoutant des cris de soutien, puis appara&icirc;t dans le clip de la chanson, lui aussi tourn&eacute; tr&egrave;s vite. Ce d&eacute;tail prolonge l&rsquo;&eacute;nergie pragmatique de l&rsquo;enregistrement : le morceau est r&eacute;alis&eacute;, mis en images et lanc&eacute; avant que l&rsquo;album n&rsquo;arrive dans les bacs.</p>
<p>Ferry conservera pourtant une pr&eacute;f&eacute;rence pour l&rsquo;enregistrement original de Wilbert Harrison plut&ocirc;t que pour sa propre reprise. L&rsquo;aveu donne au morceau un statut singulier. Il ne s&rsquo;agit pas, dans son esprit, de pr&eacute;tendre effacer le mod&egrave;le. Sa version devient n&eacute;anmoins la pi&egrave;ce autour de laquelle tout le projet s&rsquo;organise, jusqu&rsquo;&agrave; lui transmettre son titre.</p>
<p>Ce point de d&eacute;part explique aussi pourquoi <em>Let&rsquo;s Stick Together</em> r&eacute;siste &agrave; une d&eacute;finition trop simple. Ce n&rsquo;est pas une compilation pure, mais un album studio hybride. Ferry y rassemble des sources diff&eacute;rentes au lieu de dissimuler leurs origines : une reprise plac&eacute;e au premier plan, d&rsquo;autres chansons retravaill&eacute;es, du mat&eacute;riel solo et des &eacute;chos directs de Roxy Music. En pleine pause du groupe, le chanteur ne coupe donc pas les liens avec ses partenaires ni avec son r&eacute;pertoire ant&eacute;rieur. Il les redistribue sous son propre nom.</p>
<h2>Un disque-charni&egrave;re plut&ocirc;t qu&rsquo;une rupture</h2>
<p>Lorsqu&rsquo;il para&icirc;t le 10 septembre 1976, <em>Let&rsquo;s Stick Together</em> est le troisi&egrave;me album solo studio de Bryan Ferry. Island Records le publie au Royaume-Uni, tandis qu&rsquo;Atlantic Records prend en charge l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord. Des &eacute;ditions en vinyle et en cassette circulent &eacute;galement dans plusieurs territoires au cours du mois de septembre.</p>
<p>L&rsquo;album atteint la 19e place au Royaume-Uni. Aux &Eacute;tats-Unis, il se classe 160e : un r&eacute;sultat plus modeste, alors que sa pr&eacute;sence dans les classements de plusieurs pays confirme une circulation internationale. Cette trajectoire prolonge celle du single sans la reproduire exactement. La chanson-titre demeure le moteur le plus visible, mais le disque qui l&rsquo;entoure documente surtout un moment de bascule dans le parcours de Ferry.</p>
<p>Cette transition ne prend pas la forme d&rsquo;une d&eacute;claration de rupture avec Roxy Music. Elle se joue dans l&rsquo;organisation du travail : Ferry assume son troisi&egrave;me projet studio personnel, coproduit l&rsquo;ensemble, engage pour la premi&egrave;re fois Chris Spedding et continue parall&egrave;lement &agrave; travailler avec plusieurs musiciens de son entourage habituel. L&rsquo;identit&eacute; solo se pr&eacute;cise ainsi par assemblage, dans un album o&ugrave; la continuit&eacute; et le d&eacute;placement avancent ensemble.</p>
<p>En 2021, une &eacute;dition remasteris&eacute;e en vinyle a remis ce disque en circulation. Pr&eacute;sent&eacute;e comme issue des bandes originales, elle a &eacute;galement b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;une supervision de Bryan Ferry pour son traitement visuel. Quarante-neuf ans apr&egrave;s la sortie initiale, <em>Let&rsquo;s Stick Together</em> conserve ainsi la trace tr&egrave;s concr&egrave;te de son point de d&eacute;part : une reprise enregistr&eacute;e la premi&egrave;re, une nouvelle collaboration &agrave; la guitare et un album mont&eacute; rapidement dans l&rsquo;&eacute;lan du single.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>U2 : Songs of Innocence fête ses 12 ans, des souvenirs de Dublin offerts à 500 millions de comptes</title>
      <description><![CDATA[U2 c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 12 ans de Songs of Innocence, mis &agrave; disposition gratuitement sur iTunes le 9 septembre 2014. Derri&egrave;re cette diffusion num&eacute;rique mondiale &agrave; plus d&rsquo;un ...]]></description>
      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 22:40:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>U2 c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 12 ans de <em>Songs of Innocence</em>, mis &agrave; disposition gratuitement sur iTunes le 9 septembre 2014. Derri&egrave;re cette diffusion num&eacute;rique mondiale &agrave; plus d&rsquo;un demi-milliard de comptes se trouvait un album autobiographique longuement retravaill&eacute;, dans lequel le groupe remontait vers son adolescence &agrave; Dublin, ses premi&egrave;res rencontres musicales et plusieurs blessures familiales.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&Agrave; Cupertino, U2 attend la fin du keynote Apple pour entrer en sc&egrave;ne. Le groupe joue &laquo; The Miracle (of Joey Ramone) &raquo;, puis Tim Cook annonce que <em>Songs of Innocence</em> est disponible d&egrave;s cet instant dans les biblioth&egrave;ques iTunes du monde entier. Le treizi&egrave;me album studio de U2 appara&icirc;t ainsi sans campagne de sortie traditionnelle pr&eacute;alable, au terme d&rsquo;une pr&eacute;sentation technologique qui donne une audience imm&eacute;diate et massive &agrave; un disque tourn&eacute; vers des souvenirs beaucoup plus anciens.</p>
<h2>Cinq ann&eacute;es de sessions, d&rsquo;abandons et de r&eacute;&eacute;critures</h2>
<p>Le projet arrive cinq ans apr&egrave;s <em>No Line on the Horizon</em>, publi&eacute; en 2009. Entre les deux albums, U2 accumule les s&eacute;ances de travail, abandonne certaines pistes et r&eacute;oriente plusieurs fois son projet. Les chansons qui formeront finalement <em>Songs of Innocence</em> sont &eacute;crites et reprises sur plusieurs ann&eacute;es, loin du d&eacute;roulement lin&eacute;aire d&rsquo;un enregistrement r&eacute;alis&eacute; dans un seul studio.</p>
<p>Les sessions circulent notamment entre Dublin, Los Angeles, New York et Londres. Danger Mouse demeure le producteur principal, mais Ryan Tedder, Paul Epworth, Flood et Declan Gaffney participent &eacute;galement au disque. Cette organisation conduit le groupe &agrave; reprendre de nombreuses maquettes et &agrave; faire passer certains morceaux entre plusieurs collaborateurs avant d&rsquo;en arr&ecirc;ter les versions d&eacute;finitives.</p>
<p>Au fil de cette longue gestation, U2 trouve son fil conducteur dans son propre pass&eacute;. Le groupe d&eacute;cide de revenir sur sa jeunesse &agrave; Dublin, les premi&egrave;res amours, l&rsquo;influence des Ramones, les Troubles en Irlande du Nord et la disparition de proches. &laquo; Nous voulions &eacute;crire sur l&rsquo;endroit d&rsquo;o&ugrave; nous venons &raquo;, explique alors Bono.</p>
<h2>&laquo; The Miracle &raquo;, d&rsquo;un loop de batterie au souvenir des Ramones</h2>
<p>La transformation de &laquo; The Miracle (of Joey Ramone) &raquo; r&eacute;sume &agrave; elle seule la m&eacute;thode de fabrication de l&rsquo;album. Le morceau na&icirc;t en 2010 pendant une session avec Danger Mouse, &agrave; partir d&rsquo;un simple loop de batterie et d&rsquo;une guitare acoustique. Ryan Tedder et Paul Epworth contribuent ensuite &agrave; en faire une composition plus rock, provisoirement baptis&eacute;e &laquo; Siren &raquo;.</p>
<p>Ce titre de travail fait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; un vers comparant la musique des Ramones &agrave; un chant de sir&egrave;ne. Bono r&eacute;&eacute;crit finalement le texte pour rendre directement hommage &agrave; Joey Ramone et &agrave; un concert des Ramones vu &agrave; Dublin pendant son adolescence. Cette soir&eacute;e avait contribu&eacute; &agrave; lui donner confiance dans sa propre mani&egrave;re de chanter. Sa formule r&eacute;sume la port&eacute;e personnelle du souvenir : &laquo; Joey Ramone m&rsquo;a donn&eacute; la permission d&rsquo;&ecirc;tre moi-m&ecirc;me. &raquo;</p>
<p>Le 9 septembre 2014, cette chanson reliant les d&eacute;buts de U2 &agrave; ses influences adolescentes devient la vitrine du partenariat avec Apple. Quelques jours apr&egrave;s sa pr&eacute;sentation &agrave; Cupertino, elle est envoy&eacute;e aux radios am&eacute;ricaines comme premier single, d&rsquo;abord au format Triple A puis aupr&egrave;s des radios rock modernes. Une promotion radiophonique classique accompagne ainsi un album d&eacute;j&agrave; distribu&eacute; &agrave; une &eacute;chelle inhabituelle.</p>
<h2>Iris et Cedarwood Road replacent Dublin au centre du r&eacute;cit</h2>
<p>D&rsquo;autres chansons resserrent encore le propos autour de la jeunesse de Bono. Dans &laquo; Iris (Hold Me Close) &raquo;, le chanteur revient sur la mort de sa m&egrave;re, survenue alors qu&rsquo;il &eacute;tait adolescent. Le morceau &eacute;voque la persistance de cette pr&eacute;sence maternelle et la mani&egrave;re dont cette perte a fa&ccedil;onn&eacute; sa personnalit&eacute; ainsi que l&rsquo;histoire du groupe.</p>
<p>&laquo; Cedarwood Road &raquo; s&rsquo;ancre, elle, dans une adresse pr&eacute;cise : la rue de Dublin o&ugrave; Bono a grandi. Le texte fait remonter les tensions sociales et religieuses de son adolescence, mais aussi le souvenir d&rsquo;un ami d&rsquo;enfance qui lui apporta une forme de stabilit&eacute; durant cette p&eacute;riode. L&rsquo;autobiographie annonc&eacute;e par U2 ne repose donc pas seulement sur des &eacute;vocations g&eacute;n&eacute;rales : elle passe par des lieux, des personnes et des &eacute;v&eacute;nements identifiables.</p>
<p>Le groupe relie &eacute;galement ce retour &agrave; l&rsquo;adolescence aux premi&egrave;res amours et aux Troubles en Irlande du Nord. Les chansons deviennent les diff&eacute;rents points d&rsquo;entr&eacute;e d&rsquo;un m&ecirc;me projet : retrouver ce qui pr&eacute;c&eacute;dait U2, puis observer comment ces exp&eacute;riences ont particip&eacute; &agrave; sa formation.</p>
<h2>Le cadeau Apple se transforme en controverse</h2>
<p>La diffusion choisie pour <em>Songs of Innocence</em> cr&eacute;e pourtant un contraste imm&eacute;diat avec cette mati&egrave;re intime. Apple pr&eacute;sente l&rsquo;op&eacute;ration comme un cadeau universel et comme la plus vaste sortie d&rsquo;album jamais organis&eacute;e, avec plus d&rsquo;un demi-milliard de copies distribu&eacute;es. L&rsquo;album est propos&eacute; gratuitement et exclusivement sur iTunes, iTunes Radio et Beats Music pendant environ cinq semaines.</p>
<p>Mais le disque n&rsquo;est pas seulement rendu accessible : il appara&icirc;t automatiquement dans les biblioth&egrave;ques iTunes. Une partie des utilisateurs proteste contre l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;un album qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas demand&eacute;. Quelques jours plus tard, Apple met en ligne une page sp&eacute;cialement con&ccedil;ue pour permettre de retirer facilement <em>Songs of Innocence</em> des comptes concern&eacute;s.</p>
<p>La controverse prend alors une place importante dans le d&eacute;bat public, sans r&eacute;sumer l&rsquo;accueil r&eacute;serv&eacute; aux chansons. La r&eacute;ception critique est contrast&eacute;e mais majoritairement positive, plusieurs m&eacute;dias relevant notamment la dimension personnelle du projet. Le dispositif Apple et le contenu de l&rsquo;album suivent cependant deux trajectoires m&eacute;diatiques difficiles &agrave; s&eacute;parer.</p>
<h2>Une sortie physique un mois apr&egrave;s le lancement num&eacute;rique</h2>
<p>L&rsquo;anniversaire c&eacute;l&eacute;br&eacute; aujourd&rsquo;hui correspond pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; la diffusion num&eacute;rique mondiale du 9 septembre 2014. La commercialisation physique intervient plus tard : CD, &eacute;ditions deluxe et vinyles commencent &agrave; para&icirc;tre dans plusieurs territoires avant une sortie mondiale annonc&eacute;e le 13 octobre par Island Records. L&rsquo;Am&eacute;rique du Nord, le Mexique et le Japon connaissent encore des dates l&eacute;g&egrave;rement diff&eacute;rentes.</p>
<p>Cette seconde &eacute;tape apporte aussi une image au projet. La pochette physique montre Larry Mullen Jr. serrant son fils Elvis contre lui, le visage du batteur &eacute;tant partiellement dissimul&eacute; par celui de son enfant. La photographie est pens&eacute;e comme une m&eacute;taphore de la protection, de la transmission et du passage de l&rsquo;innocence, en &eacute;cho aux histoires familiales racont&eacute;es dans le disque.</p>
<h2>Un album intime pris dans une op&eacute;ration de masse</h2>
<p>Douze ans apr&egrave;s sa mise en ligne, <em>Songs of Innocence</em> reste associ&eacute; &agrave; deux r&eacute;cits simultan&eacute;s. Le premier est celui d&rsquo;un album pr&eacute;par&eacute; entre 2010 et 2014, d&eacute;plac&eacute; entre plusieurs villes et producteurs, puis recentr&eacute; sur Dublin, les Ramones, la famille et les pertes de l&rsquo;adolescence. Le second tient &agrave; une d&eacute;cision de publication qui l&rsquo;a plac&eacute; instantan&eacute;ment dans des centaines de millions de biblioth&egrave;ques num&eacute;riques.</p>
<p>Cette opposition &eacute;claire la singularit&eacute; de sa naissance : U2 a confi&eacute; ses souvenirs les plus personnels &agrave; l&rsquo;un des dispositifs de diffusion les plus massifs disponibles en 2014. La sc&egrave;ne de Cupertino en r&eacute;sume le paradoxe. Une chanson n&eacute;e d&rsquo;un souvenir adolescent et lentement transform&eacute;e en studio a pr&eacute;c&eacute;d&eacute; l&rsquo;apparition imm&eacute;diate de tout l&rsquo;album sur environ 500 millions de comptes.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Seal IV a 23 ans : l’album que Seal a reconstruit après avoir tout recommencé</title>
      <description><![CDATA[Le 9 septembre 2003, Seal publiait Seal IV. Vingt-trois ans plus tard, l&rsquo;album reste associ&eacute; &agrave; Love&rsquo;s Divine et &agrave; cette voix imm&eacute;diatement reconnaissable. Mais derri&egrave;re ce quatri&...]]></description>
      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 22:35:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/seal-iv-a-23-ans-l-album-que-seal-a-reconstruit-apres-avoir-tout-recommence-424</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Le 9 septembre 2003, Seal publiait <em>Seal IV</em>. Vingt-trois ans plus tard, l&rsquo;album reste associ&eacute; &agrave; <em>Love&rsquo;s Divine</em> et &agrave; cette voix imm&eacute;diatement reconnaissable. Mais derri&egrave;re ce quatri&egrave;me disque studio se cache surtout une histoire beaucoup moins tranquille : avant de l&rsquo;enregistrer, Seal avait pratiquement termin&eacute; un autre album&hellip; avant de d&eacute;cider de tout abandonner et de repartir de z&eacute;ro.</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cinq ann&eacute;es s&rsquo;&eacute;taient &eacute;coul&eacute;es depuis <em>Human Being</em>, sorti en 1998. Une attente inhabituellement longue, m&ecirc;me pour un artiste qui n&rsquo;a jamais sembl&eacute; vouloir suivre le rythme impos&eacute; par l&rsquo;industrie musicale. En r&eacute;alit&eacute;, Seal n&rsquo;&eacute;tait pas rest&eacute; inactif : il avait travaill&eacute; sur un projet qui devait succ&eacute;der &agrave; <em>Human Being</em>, avant de prendre une d&eacute;cision radicale.</p>
<h2>Un album termin&eacute;&hellip; puis abandonn&eacute;</h2>
<p>En 2003, Seal expliquait avoir enregistr&eacute; quasiment tout un album avant de r&eacute;aliser qu&rsquo;il ne correspondait pas au niveau qu&rsquo;il exigeait de lui-m&ecirc;me. Le projet, connu sous le nom de <em>Togetherland</em>, ne sortira finalement jamais sous cette forme.</p>
<p>Plut&ocirc;t que de publier un disque auquel il ne croyait plus totalement, Seal pr&eacute;f&egrave;re recommencer. Une d&eacute;cision particuli&egrave;rement lourde apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es de travail. Il confiera alors que le plus difficile n&rsquo;avait pas seulement &eacute;t&eacute; d&rsquo;abandonner ces chansons, mais de retrouver suffisamment de concentration et d&rsquo;envie pour repartir de z&eacute;ro.</p>
<p>Le pr&eacute;c&eacute;dent album, <em>Human Being</em>, avait par ailleurs connu des r&eacute;sultats commerciaux nettement inf&eacute;rieurs &agrave; ceux de son immense succ&egrave;s de 1994. Seal lui-m&ecirc;me le d&eacute;crira sans d&eacute;tour comme un &eacute;chec commercial. Le prochain disque devait donc &ecirc;tre davantage qu&rsquo;un simple retour.</p>
<h2>Quitter Los Angeles pour retrouver Londres</h2>
<p>Apr&egrave;s avoir v&eacute;cu pendant une douzaine d&rsquo;ann&eacute;es &agrave; Los Angeles, Seal d&eacute;cide de revenir dans sa ville natale. Londres devient une partie essentielle du processus de cr&eacute;ation de <em>Seal IV</em>.</p>
<p>Il retourne notamment dans les quartiers de Paddington et Kilburn, marche dans les rues de son enfance et cherche &agrave; retrouver des sensations tr&egrave;s pr&eacute;cises : les voix, les odeurs, les commerces, mais aussi le souvenir des trajets en bus qu&rsquo;il effectuait adolescent avec son casque sur les oreilles.</p>
<p>Seal expliquera que ce retour aux sources a raviv&eacute; quelque chose qu&rsquo;il avait perdu. Ce n&rsquo;&eacute;tait donc pas seulement un changement de studio ou de d&eacute;cor : il cherchait &agrave; retrouver la mani&egrave;re dont il ressentait la musique avant que sa carri&egrave;re ne devienne internationale.</p>
<h2><em>Love&rsquo;s Divine</em>, le signe que l&rsquo;inspiration &eacute;tait revenue</h2>
<p>La m&eacute;thode finit par fonctionner. Parmi les chansons qui &eacute;mergent de cette nouvelle p&eacute;riode figure <em>Love&rsquo;s Divine</em>, &eacute;crite par Seal avec Mark Batson.</p>
<p>Seal racontera que la naissance du morceau avait provoqu&eacute; chez lui une r&eacute;action imm&eacute;diate et tr&egrave;s &eacute;motionnelle. La chanson, construite autour de la perte de rep&egrave;res, du besoin d&rsquo;amour et de r&eacute;demption, devient naturellement l&rsquo;un des points centraux de l&rsquo;album.</p>
<p>Dans une interview donn&eacute;e au moment de la sortie du disque, Seal opposait d&rsquo;ailleurs volontiers deux morceaux : <em>Get It Together</em>, pens&eacute; autour d&rsquo;une id&eacute;e d&rsquo;unit&eacute; et de rapprochement, et <em>Love&rsquo;s Divine</em>, qu&rsquo;il consid&eacute;rait davantage comme une forme de catharsis permettant de traverser les p&eacute;riodes difficiles.</p>
<h2>Trevor Horn retrouve Seal</h2>
<p>Pour donner forme &agrave; ce nouveau d&eacute;part, Seal retrouve surtout Trevor Horn, producteur essentiel de son parcours depuis ses d&eacute;buts. L&rsquo;homme derri&egrave;re une partie du son de <em>Crazy</em> ou <em>Kiss from a Rose</em> reprend donc sa place aux commandes, aux c&ocirc;t&eacute;s notamment de Mark Batson.</p>
<p>Seal ne cachait pas son admiration pour Horn, qu&rsquo;il d&eacute;crivait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque comme un producteur capable aussi bien de comprendre la th&eacute;orie musicale que de jouer de plusieurs instruments et, surtout, de pousser les musiciens au-del&agrave; de ce qu&rsquo;ils pensaient pouvoir r&eacute;aliser.</p>
<p>Le r&eacute;sultat est un disque extr&ecirc;mement travaill&eacute;, m&ecirc;lant soul, pop, orchestrations, &eacute;lectronique et quelques touches plus rythmiques. Outre <em>Love&rsquo;s Divine</em>, l&rsquo;album contient notamment <em>Get It Together</em>, <em>Waiting for You</em>, <em>My Vision</em>, <em>Where There&rsquo;s Gold</em> et <em>Heavenly&hellip; (Good Feeling)</em>.</p>
<h2>Un retour commercial r&eacute;ussi, malgr&eacute; une critique partag&eacute;e</h2>
<p>&Agrave; sa sortie, <em>Seal IV</em> obtient des r&eacute;sultats nettement sup&eacute;rieurs &agrave; ceux de <em>Human Being</em>. L&rsquo;album atteint la troisi&egrave;me place du Billboard 200 aux &Eacute;tats-Unis, alors le meilleur classement am&eacute;ricain de la carri&egrave;re de Seal, et la quatri&egrave;me place au Royaume-Uni. Il se classe &eacute;galement parmi les meilleures ventes dans plusieurs pays europ&eacute;ens.</p>
<p>La presse, elle, se montre plus divis&eacute;e. Certains critiques saluent &agrave; nouveau la qualit&eacute; exceptionnelle de la voix de Seal et le soin apport&eacute; &agrave; la production, tandis que d&rsquo;autres reprochent au disque un son trop confortable ou trop proche de celui de ses albums pr&eacute;c&eacute;dents. Sur Metacritic, l&rsquo;ensemble des critiques r&eacute;unies aboutit &agrave; une r&eacute;ception qualifi&eacute;e de mitig&eacute;e.</p>
<p>Avec le recul, cette prudence critique raconte pourtant assez mal l&rsquo;histoire de <em>Seal IV</em>. L&rsquo;album marque surtout le moment o&ugrave; Seal, apr&egrave;s avoir dout&eacute; suffisamment de son travail pour jeter plusieurs ann&eacute;es de musique, parvient &agrave; retrouver son identit&eacute; en revenant litt&eacute;ralement l&agrave; o&ugrave; tout avait commenc&eacute;.</p>
<h2>23 ans plus tard</h2>
<p>Le 9 septembre 2026, <em>Seal IV</em> f&ecirc;te donc ses 23 ans. Et derri&egrave;re la sophistication de <em>Love&rsquo;s Divine</em> ou la production millim&eacute;tr&eacute;e de Trevor Horn se cache finalement une id&eacute;e assez simple : parfois, le meilleur moyen de retrouver sa musique consiste &agrave; accepter de jeter ce que l&rsquo;on vient de faire.</p>
<p>Pour Seal, cela aura n&eacute;cessit&eacute; cinq ann&eacute;es, un album abandonn&eacute; et un retour dans les rues de Londres. Le r&eacute;sultat est devenu l&rsquo;un de ses plus importants succ&egrave;s des ann&eacute;es 2000.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Ray Wilson : Genesis vs Stiltskin fête ses 15 ans, trois heures pour réunir ses répertoires</title>
      <description><![CDATA[Ray Wilson publiait Genesis vs Stiltskin le 9 septembre 2011 : l&rsquo;album live f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 15 ans. Avec Stiltskin et le Berlin Symphony Ensemble, le chanteur r&eacute;unissait alors ses chansons solo, son r...]]></description>
      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 22:30:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/ray-wilson-genesis-vs-stiltskin-fete-ses-15-ans-trois-heures-pour-reunir-ses-repertoires-422</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ray Wilson publiait <em>Genesis vs Stiltskin</em> le 9 septembre 2011 : l&rsquo;album live f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 15 ans. Avec Stiltskin et le Berlin Symphony Ensemble, le chanteur r&eacute;unissait alors ses chansons solo, son r&eacute;pertoire avec Genesis et celui de Stiltskin dans un concert de pr&egrave;s de trois heures. Un projet r&eacute;trospectif dont l&rsquo;intitul&eacute; sera repris quelques ann&eacute;es plus tard.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au tournant des ann&eacute;es 2010, Ray Wilson choisit la sc&egrave;ne pour mettre en regard les diff&eacute;rentes p&eacute;riodes de son parcours. Le programme qui donnera naissance &agrave; <em>Genesis vs Stiltskin</em> ne se limite ni &agrave; son passage chez Genesis dans les ann&eacute;es 1990, ni au retour de Stiltskin amorc&eacute; au milieu des ann&eacute;es 2000 avec <em>She</em>. Il les rassemble, tout en r&eacute;servant une place aux chansons publi&eacute;es sous son propre nom.</p>
<h2>Un programme b&acirc;ti comme un panorama</h2>
<p>Le titre <em>Genesis vs Stiltskin</em> annonce une confrontation, mais le programme repose surtout sur un rapprochement. Ray Wilson y reprend des chansons associ&eacute;es &agrave; Genesis, notamment au r&eacute;pertoire de <em>Calling All Stations</em>, les fait cohabiter avec les titres de Stiltskin et compl&egrave;te cet ensemble par son travail solo. Le concert devient ainsi une r&eacute;trospective organis&eacute;e autour d&rsquo;un m&ecirc;me interpr&egrave;te.</p>
<p>Cette construction correspond &agrave; la trajectoire de Wilson &agrave; cette p&eacute;riode. Son travail avec Genesis appartient aux ann&eacute;es 1990, tandis que Stiltskin a repris son activit&eacute; au milieu de la d&eacute;cennie suivante. En r&eacute;unissant ces r&eacute;pertoires dans une m&ecirc;me repr&eacute;sentation, <em>Genesis vs Stiltskin</em> donne une forme sc&eacute;nique &agrave; une carri&egrave;re jusque-l&agrave; r&eacute;partie entre plusieurs noms et plusieurs catalogues.</p>
<p>La partie solo emp&ecirc;che &eacute;galement le projet de se r&eacute;duire &agrave; un face-&agrave;-face entre deux groupes. &laquo; Ought to be Resting &raquo;, pr&eacute;sente dans le r&eacute;pertoire live de Ray Wilson au tournant des ann&eacute;es 2010, participe &agrave; ce troisi&egrave;me volet. Les sources disponibles ne livrent pas de r&eacute;cit particulier sur son &eacute;criture ou son enregistrement, mais sa pr&eacute;sence dans ces concerts pr&eacute;cise la logique du programme : relier plut&ocirc;t que s&eacute;parer.</p>
<h2>Le Berlin Symphony Ensemble &eacute;largit le dispositif</h2>
<p>Pour porter ce panorama sur sc&egrave;ne, Ray Wilson ne s&rsquo;entoure pas seulement de Stiltskin. Le Berlin Symphony Ensemble participe &eacute;galement &agrave; l&rsquo;enregistrement, ajoutant des arrangements symphoniques au dispositif du groupe rock. Cette collaboration donne au concert sa particularit&eacute; de production la mieux document&eacute;e : les chansons issues de p&eacute;riodes diff&eacute;rentes sont reprises dans un cadre orchestral commun.</p>
<p>Le projet prend alors des proportions inhabituelles pour un album live. Sa version physique se d&eacute;ploie sur trois CD accompagn&eacute;s d&rsquo;un DVD. Plus de trente titres composent l&rsquo;ensemble, pour une dur&eacute;e totale proche de trois heures. Le coffret cherche moins &agrave; isoler quelques moments du concert qu&rsquo;&agrave; conserver un vaste &eacute;tat des lieux des prestations de Ray Wilson &agrave; cette &eacute;poque.</p>
<p>Les sources disponibles ne d&eacute;taillent ni le studio, ni les prises, ni d&rsquo;&eacute;ventuels d&eacute;saccords de production. L&rsquo;histoire de la fabrication se lit donc principalement dans ce choix de format et dans la r&eacute;union des participants : Stiltskin d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, un ensemble symphonique berlinois de l&rsquo;autre, et Ray Wilson au centre d&rsquo;un programme couvrant plusieurs chapitres de sa carri&egrave;re.</p>
<h2>&laquo; Inside &raquo; face aux chansons de Calling All Stations</h2>
<p>Deux p&ocirc;les donnent sa lisibilit&eacute; au concert. &laquo; Inside &raquo; repr&eacute;sente le versant Stiltskin du parcours de Ray Wilson et son r&eacute;pertoire post-grunge des ann&eacute;es 1990. Dans <em>Genesis vs Stiltskin</em>, la chanson se retrouve au sein d&rsquo;un set qui accueille &eacute;galement des morceaux associ&eacute;s &agrave; Genesis, cr&eacute;ant le contraste annonc&eacute; par le titre de l&rsquo;album.</p>
<p>Les chansons de <em>Calling All Stations</em>, album enregistr&eacute; par Wilson avec Genesis en 1997, remplissent une autre fonction. Leur reprise permet de rappeler cette p&eacute;riode et d&rsquo;en proposer des versions live post&eacute;rieures &agrave; la tourn&eacute;e du groupe. Le concert ne traite donc pas ce passage comme une simple mention biographique : il le replace concr&egrave;tement dans le r&eacute;pertoire que Wilson continue d&rsquo;interpr&eacute;ter.</p>
<p>Ce voisinage entre &laquo; Inside &raquo;, les chansons de <em>Calling All Stations</em> et les titres solo r&eacute;sume le principe du disque. Chaque morceau renvoie &agrave; une formation ou &agrave; une &eacute;tape distincte, mais l&rsquo;encha&icirc;nement les inscrit dans une seule repr&eacute;sentation. L&rsquo;apport du Berlin Symphony Ensemble fournit &agrave; cette s&eacute;lection disparate un cadre orchestral partag&eacute;.</p>
<h2>Trois CD et un DVD publi&eacute;s sous le nom de Ray Wilson</h2>
<p><em>Genesis vs Stiltskin</em> para&icirc;t sous le nom de Ray Wilson et non sous celui de l&rsquo;un des deux groupes mentionn&eacute;s dans son titre. La sortie internationale est document&eacute;e au 9 septembre 2011, en num&eacute;rique et en CD, sous le label Jaggy D UG. Certains documents polonais retiennent toutefois le 12 septembre comme date locale ; l&rsquo;anniversaire c&eacute;l&eacute;br&eacute; aujourd&rsquo;hui correspond &agrave; la date internationale indiqu&eacute;e par les plateformes et les bases discographiques.</p>
<p>Le disque trouve notamment un public en Allemagne. Il atteint la 21e place du classement national et y demeure pr&eacute;sent pendant plusieurs semaines &agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e 2011. Ce r&eacute;sultat offre un rep&egrave;re concret pour mesurer la r&eacute;ception d&rsquo;un coffret dont le format &mdash; trois disques et un DVD &mdash; demandait un engagement bien diff&eacute;rent de celui d&rsquo;un simple album de concert.</p>
<h2>Un intitul&eacute; repris pour un nouveau concert-synth&egrave;se</h2>
<p>Le principe ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas au coffret de 2011. En 2014 para&icirc;t <em>Genesis vs Stiltskin: 20 Years and More</em>, un autre projet live, &eacute;dit&eacute; notamment par Polskie Radio. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une r&eacute;&eacute;dition de l&rsquo;album c&eacute;l&eacute;br&eacute; aujourd&rsquo;hui, mais d&rsquo;un nouveau document sur DVD et CD reprenant son id&eacute;e de concert r&eacute;trospectif.</p>
<p>Cette fois, le programme &eacute;largit encore la perspective, de Guaranteed Pure &agrave; Genesis, en passant par Stiltskin et les &oelig;uvres alors plus r&eacute;centes de Ray Wilson. &laquo; The Airport Song &raquo;, &laquo; Inside &raquo; et &laquo; Calling All Stations &raquo; figurent parmi les rep&egrave;res de ce parcours. Le retour de l&rsquo;expression <em>Genesis vs Stiltskin</em> confirme que la formule trouv&eacute;e en 2011 pouvait servir de cadre durable pour raconter la carri&egrave;re du chanteur sur sc&egrave;ne.</p>
<h2>Une r&eacute;trospective devenue un rep&egrave;re de sa carri&egrave;re solo</h2>
<p>Dans les discographies et les biographies consacr&eacute;es &agrave; Ray Wilson, <em>Genesis vs Stiltskin</em> est r&eacute;guli&egrave;rement plac&eacute; aux c&ocirc;t&eacute;s de <em>Chasing Rainbows</em>, paru en 2013, et de <em>Makes Me Think of Home</em>, sorti en 2016. Sa particularit&eacute; reste toutefois celle d&rsquo;une r&eacute;trospective live : au lieu de refermer une p&eacute;riode, le coffret organise la coexistence de plusieurs r&eacute;pertoires.</p>
<p>Quinze ans apr&egrave;s sa sortie, l&rsquo;album documente ainsi une d&eacute;cision pr&eacute;cise dans le parcours de Wilson : faire tenir pr&egrave;s de trois heures de carri&egrave;re dans un m&ecirc;me programme, avec Stiltskin et le Berlin Symphony Ensemble. La reprise du concept en 2014 montre que cette r&eacute;union ne constituait pas seulement le titre d&rsquo;un disque, mais une mani&egrave;re r&eacute;utilisable de pr&eacute;senter sur sc&egrave;ne ses ann&eacute;es Genesis, Stiltskin et solo.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>KT Tunstall : Nut fête ses 4 ans, l’album qui referme sa trilogie âme-corps-esprit</title>
      <description><![CDATA[KT Tunstall c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 4 ans de Nut, publi&eacute; le 9 septembre 2022. Son septi&egrave;me album studio n&rsquo;est pas con&ccedil;u comme un projet isol&eacute; : il ach&egrave;ve une trilogie co...]]></description>
      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 22:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/kt-tunstall-nut-fete-ses-4-ans-l-album-qui-referme-sa-trilogie-ame-corps-esprit-421</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>KT Tunstall c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 4 ans de <em>Nut</em>, publi&eacute; le 9 septembre 2022. Son septi&egrave;me album studio n&rsquo;est pas con&ccedil;u comme un projet isol&eacute; : il ach&egrave;ve une trilogie commenc&eacute;e avec <em>Kin</em> en 2016, poursuivie par <em>Wax</em> en 2018 et organis&eacute;e autour de l&rsquo;&acirc;me, du corps et de l&rsquo;esprit. Ce dernier chapitre place la dimension mentale au centre du r&eacute;cit.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En 2016, <em>Kin</em> ouvre un cycle qui ne trouvera son terme que six ans plus tard. Lorsque <em>Wax</em> para&icirc;t en 2018, le projet s&rsquo;inscrit d&eacute;j&agrave; dans une construction plus large. Avec <em>Nut</em>, KT Tunstall apporte finalement la troisi&egrave;me pi&egrave;ce de cet ensemble et donne &agrave; trois albums successifs une logique commune.</p>
<h2>Trois albums pour relier l&rsquo;&acirc;me, le corps et l&rsquo;esprit</h2>
<p>Cette architecture constitue la v&eacute;ritable porte d&rsquo;entr&eacute;e de <em>Nut</em>. KT Tunstall pr&eacute;sente elle-m&ecirc;me la trilogie comme une exploration de l&rsquo;&acirc;me, du corps et de l&rsquo;esprit. Le disque de 2022 prend en charge ce troisi&egrave;me th&egrave;me : la pens&eacute;e, les perceptions int&eacute;rieures et les m&eacute;canismes par lesquels une personne se reconstruit.</p>
<p>Le choix du titre prend ainsi place dans un projet pens&eacute; sur plusieurs ann&eacute;es. <em>Nut</em> n&rsquo;arrive pas seulement apr&egrave;s deux autres albums dans une discographie : il doit refermer un cycle ouvert avec <em>Kin</em>. Son statut de septi&egrave;me album studio s&rsquo;efface presque derri&egrave;re cette fonction narrative, largement mise en avant au moment de sa publication.</p>
<h2>Avec Nut, la neuroplasticit&eacute; devient un fil conducteur</h2>
<p>Pour relier les chansons, KT Tunstall ne revendique pas d&rsquo;abord une unit&eacute; de style. La pr&eacute;sentation du disque insiste plut&ocirc;t sur la neuroplasticit&eacute;, c&rsquo;est-&agrave;-dire sur la capacit&eacute; de l&rsquo;esprit &agrave; se r&eacute;organiser apr&egrave;s des exp&eacute;riences fortes. Cette r&eacute;flexion fournit &agrave; <em>Nut</em> sa coh&eacute;rence et pr&eacute;cise ce que repr&eacute;sente ici le volet consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;esprit.</p>
<p>L&rsquo;album peut donc se lire comme l&rsquo;aboutissement conceptuel d&rsquo;une progression commenc&eacute;e en 2016. Apr&egrave;s avoir pos&eacute; le cadre de l&rsquo;&acirc;me, du corps et de l&rsquo;esprit, KT Tunstall r&eacute;serve au dernier &eacute;pisode les questions de reconstruction mentale. Cette d&eacute;cision permet &eacute;galement de rassembler les morceaux autour d&rsquo;un sujet commun sans les r&eacute;duire &agrave; une simple description musicale.</p>
<h2>&laquo; Private Eyes &raquo;, une porte ouverte sur les perceptions int&eacute;rieures</h2>
<p>Parmi les chansons mises en avant dans les pr&eacute;sentations &eacute;ditoriales et sur les plateformes de streaming, &laquo; Private Eyes &raquo; occupe une place particuli&egrave;re. Le morceau s&rsquo;inscrit dans le th&egrave;me g&eacute;n&eacute;ral des perceptions int&eacute;rieures qui traverse <em>Nut</em>. Il constitue ainsi l&rsquo;un des acc&egrave;s les plus directs au principe mental choisi pour conclure la trilogie.</p>
<p>Les circonstances pr&eacute;cises de son &eacute;criture et de son enregistrement n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; d&eacute;taill&eacute;es dans les pr&eacute;sentations disponibles. Son r&ocirc;le au sein du disque est n&eacute;anmoins identifiable : &laquo; Private Eyes &raquo; fait partie des titres retenus pour mettre en &eacute;vidence la r&eacute;flexion de KT Tunstall sur ce qui se joue &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de l&rsquo;esprit.</p>
<h2>&laquo; Dear Shadow &raquo; et les parties cach&eacute;es de soi</h2>
<p>&laquo; Dear Shadow &raquo; prolonge cette orientation sous un autre angle. Pr&eacute;sente dans le programme de <em>Nut</em> et elle aussi mise en avant sur les plateformes, la chanson contribue &agrave; la r&eacute;flexion sur les aspects plus sombres ou dissimul&eacute;s de soi. Son titre entre ainsi en r&eacute;sonance avec le principe d&rsquo;un album tourn&eacute; vers les mouvements int&eacute;rieurs.</p>
<p>&Agrave; elles deux, &laquo; Private Eyes &raquo; et &laquo; Dear Shadow &raquo; illustrent la mani&egrave;re dont le projet est pr&eacute;sent&eacute; au public : non comme une collection d&rsquo;histoires ind&eacute;pendantes, mais comme un ensemble de chansons reli&eacute;es par des pr&eacute;occupations mentales et &eacute;motionnelles. Leur pr&eacute;sence r&eacute;guli&egrave;re sur RADIO COLLECTION en fait &eacute;galement deux points de rep&egrave;re familiers dans ce dernier volet.</p>
<h2>Une sortie pr&eacute;par&eacute;e autour de la fin du cycle</h2>
<p><em>Nut</em> est officiellement annonc&eacute; en juin 2022. Un premier single, diffus&eacute; avant l&rsquo;album, est charg&eacute; d&rsquo;en introduire l&rsquo;univers, tandis que la communication insiste sur deux &eacute;l&eacute;ments : il s&rsquo;agit du septi&egrave;me album studio de KT Tunstall et du dernier &eacute;pisode de sa trilogie. Le disque para&icirc;t ensuite le 9 septembre, dans le cadre d&rsquo;un partenariat entre EMI et Blue &Eacute;lan Records pour sa diffusion internationale, num&eacute;rique et physique.</p>
<p>Dans les semaines suivant sa sortie, plusieurs titres de la presse musicale sp&eacute;cialis&eacute;e replacent l&rsquo;album dans la continuit&eacute; du cycle commenc&eacute; avec <em>Kin</em>. L&rsquo;attention ne se concentre donc pas exclusivement sur un single : la construction en trois parties et la coh&eacute;rence du projet deviennent elles-m&ecirc;mes des sujets de r&eacute;ception.</p>
<h2>Quatre ans apr&egrave;s, un album indissociable de sa trilogie</h2>
<p>La place de <em>Nut</em> se comprend ainsi &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de six ann&eacute;es et de trois disques. Sa naissance &eacute;ditoriale, sa pr&eacute;sentation et les morceaux mis en avant convergent vers la m&ecirc;me fonction : achever la s&eacute;quence consacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;&acirc;me, au corps et &agrave; l&rsquo;esprit.</p>
<p>Quatre ans apr&egrave;s sa sortie, cet anniversaire ram&egrave;ne donc moins &agrave; une date isol&eacute;e qu&rsquo;&agrave; la fin d&rsquo;un parcours commenc&eacute; en 2016. Avec <em>Nut</em>, KT Tunstall ne publiait pas seulement un nouvel album : elle donnait son dernier chapitre &agrave; une construction poursuivie depuis <em>Kin</em>, en r&eacute;servant &agrave; l&rsquo;esprit le mot de la fin.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>KT Tunstall : Kin fête ses 10 ans, le disque qui ouvre une trilogie après le burnout</title>
      <description><![CDATA[KT Tunstall c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 10 ans de Kin, son cinqui&egrave;me album studio, sorti le 9 septembre 2016. Apr&egrave;s une p&eacute;riode de burnout cr&eacute;atif durant laquelle elle s&rsquo;&eacute;ta...]]></description>
      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/kt-tunstall-kin-fete-ses-10-ans-le-disque-qui-ouvre-une-trilogie-apres-le-burnout-420</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>KT Tunstall c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 10 ans de <em>Kin</em>, son cinqui&egrave;me album studio, sorti le 9 septembre 2016. Apr&egrave;s une p&eacute;riode de burnout cr&eacute;atif durant laquelle elle s&rsquo;&eacute;tait tourn&eacute;e vers l&rsquo;&eacute;criture pour le cin&eacute;ma, l&rsquo;artiste retrouve avec ce disque le plaisir de composer des chansons pop pour elle-m&ecirc;me. Enregistr&eacute; &agrave; Los Angeles, <em>Kin</em> devient aussi le premier volet d&rsquo;une trilogie consacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;&acirc;me, au corps et &agrave; l&rsquo;esprit.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le 11 janvier 2016, la premi&egrave;re journ&eacute;e consacr&eacute;e &agrave; <em>Kin</em> commence par un silence. &Agrave; Motherboard Studios, dans l&rsquo;est de Los Angeles, KT Tunstall et son &eacute;quipe viennent d&rsquo;apprendre la mort de David Bowie. Avant de travailler sur leurs propres chansons, ils &eacute;coutent &laquo; Life on Mars? &raquo; sans parler, puis se promettent collectivement d&rsquo;&ecirc;tre meilleurs dans leur travail. Le nouvel album d&eacute;bute ainsi par un moment de recueillement devenu, pour ses participants, une exigence cr&eacute;ative.</p>
<h2>Des studios r&eacute;serv&eacute;s pour forcer le retour des chansons</h2>
<p>Cette premi&egrave;re session n&rsquo;est pas arriv&eacute;e au hasard dans l&rsquo;agenda. KT Tunstall a r&eacute;serv&eacute; les dates d&rsquo;enregistrement &agrave; l&rsquo;avance afin de se placer elle-m&ecirc;me devant une &eacute;ch&eacute;ance. Ce calendrier doit la contraindre &agrave; terminer l&rsquo;&eacute;criture et les arrangements avant l&rsquo;entr&eacute;e en studio. &laquo; Je travaille bien sous pression, alors j&rsquo;ai mis cette pression sur moi-m&ecirc;me &raquo;, expliquera-t-elle.</p>
<p>La m&eacute;thode r&eacute;pond &agrave; une situation plus profonde. Avant <em>Kin</em>, la musicienne traverse une p&eacute;riode de fatigue artistique et privil&eacute;gie l&rsquo;&eacute;criture pour le cin&eacute;ma. Son pr&eacute;c&eacute;dent album, <em>Invisible Empire // Crescent Moon</em>, paru en 2013, relevait d&rsquo;un folk introspectif et refermait une phase plus sombre de sa carri&egrave;re. Trois ans plus tard, il ne s&rsquo;agit donc pas seulement de pr&eacute;parer un nouveau disque, mais de retrouver la joie d&rsquo;&eacute;crire des chansons pop pour elle-m&ecirc;me.</p>
<p>KT Tunstall r&eacute;sumera l&rsquo;effet de cette p&eacute;riode en parlant d&rsquo;&laquo; un renouvellement total de mon mojo &raquo;. La formule &eacute;claire la place particuli&egrave;re de <em>Kin</em> dans son parcours : l&rsquo;album est con&ccedil;u comme le d&eacute;but d&rsquo;une nouvelle phase, avec un ton plus lumineux et une volont&eacute; d&rsquo;&eacute;largir de nouveau le cadre de ses chansons.</p>
<h2>Tony Hoffer pour d&eacute;placer Kin vers une pop plus exp&eacute;rimentale</h2>
<p>Le travail commence &agrave; Motherboard Studios avec Brian Bender, avant de se poursuivre aupr&egrave;s de Tony Hoffer. La rencontre avec le producteur passe par Jeff Castelaz, manager de KT Tunstall, qui g&egrave;re &eacute;galement Hoffer. Celui-ci est alors notamment connu pour ses collaborations avec Beck et Fitz and the Tantrums.</p>
<p>Son arriv&eacute;e r&eacute;pond &agrave; une d&eacute;cision pr&eacute;cise : KT Tunstall veut pousser <em>Kin</em> vers une pop plus exp&eacute;rimentale. Le choix du producteur accompagne donc le mouvement d&eacute;j&agrave; engag&eacute; par l&rsquo;&eacute;criture, loin du registre introspectif du disque pr&eacute;c&eacute;dent. Los Angeles n&rsquo;est pas seulement le d&eacute;cor des sessions ; la ville devient aussi le point de convergence entre le studio, le producteur et plusieurs collaborations.</p>
<p>La contrainte que l&rsquo;artiste s&rsquo;est impos&eacute;e en bloquant les s&eacute;ances en amont donne au projet une direction nette. L&rsquo;&eacute;criture doit &ecirc;tre pr&ecirc;te, les arrangements suffisamment avanc&eacute;s et les d&eacute;cisions assum&eacute;es lorsque commencent les enregistrements. Dans ce cadre, le retour &agrave; la pop ne repose pas sur une id&eacute;e abstraite de renouveau : il passe par un calendrier serr&eacute;, un lieu choisi et un producteur charg&eacute; d&rsquo;en d&eacute;placer les contours.</p>
<h2>&laquo; Two Way &raquo;, un duo &eacute;crit depuis des chambres d&rsquo;h&ocirc;tel</h2>
<p>L&rsquo;une des histoires les plus concr&egrave;tes de l&rsquo;album commence sur le plateau de l&rsquo;&eacute;mission <em>Jools&rsquo; Annual Hootenanny</em>. KT Tunstall y rencontre James Bay alors qu&rsquo;elle poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; un couplet et un refrain de &laquo; Two Way &raquo;. D&egrave;s le d&eacute;part, elle imagine que la chanson doit &ecirc;tre partag&eacute;e avec une autre voix : &laquo; Je voulais vraiment que ce soit un duo. &raquo;</p>
<p>Elle contacte alors James Bay par message et lui propose de participer au titre destin&eacute; &agrave; son prochain album. Leur collaboration se construit &agrave; distance, par e-mails et &eacute;changes d&rsquo;id&eacute;es envoy&eacute;s depuis diff&eacute;rentes chambres d&rsquo;h&ocirc;tel. La chanson progresse ainsi malgr&eacute; leurs d&eacute;placements respectifs, avant que leurs emplois du temps ne se rejoignent finalement en Californie.</p>
<p>James Bay enregistre sa partie lorsqu&rsquo;il passe par Los Angeles pendant les sessions de <em>Kin</em>. &laquo; Two Way &raquo; conserve ainsi les traces de plusieurs &eacute;tapes du projet : une premi&egrave;re &eacute;bauche solitaire, une rencontre t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e, une co&eacute;criture &agrave; distance, puis un enregistrement commun dans la ville o&ugrave; l&rsquo;album prend forme. Au moment de la sortie, cette collaboration fera partie des &eacute;l&eacute;ments particuli&egrave;rement mis en avant dans les entretiens consacr&eacute;s au disque.</p>
<h2>&laquo; Maybe It&rsquo;s a Good Thing &raquo; met le changement en images</h2>
<p>Pour pr&eacute;senter <em>Kin</em>, KT Tunstall choisit &laquo; Maybe It&rsquo;s a Good Thing &raquo; comme premier single. Le morceau doit donner imm&eacute;diatement acc&egrave;s &agrave; la nouvelle orientation du projet. Son clip est pens&eacute; autour de la couleur, de la performance et de l&rsquo;&eacute;nergie, avec une mise en images volontairement simple mais stimulante, destin&eacute;e &agrave; accompagner l&rsquo;attention port&eacute;e aux paroles.</p>
<p>Cette pr&eacute;sentation visuelle traduit le contraste recherch&eacute; avec la p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dente. Apr&egrave;s la fatigue cr&eacute;ative et le caract&egrave;re introspectif d&rsquo;<em>Invisible Empire // Crescent Moon</em>, &laquo; Maybe It&rsquo;s a Good Thing &raquo; expose publiquement la volont&eacute; de renouer avec une pop plus vive. Le single ne sert donc pas uniquement &agrave; annoncer la sortie : il condense le r&eacute;cit que KT Tunstall associe alors &agrave; l&rsquo;ensemble de l&rsquo;album, celui d&rsquo;une joie d&rsquo;&eacute;crire retrouv&eacute;e.</p>
<h2>Kin, premier volet d&rsquo;un cycle consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;&acirc;me</h2>
<p>Le projet d&eacute;passe finalement le cadre d&rsquo;un album isol&eacute;. &Agrave; partir de 2016, KT Tunstall inscrit <em>Kin</em> dans une trilogie th&eacute;matique compos&eacute;e de <em>Kin</em>, <em>Wax</em> et <em>Nut</em>. Chacun de ces titres correspond &agrave; une dimension diff&eacute;rente : l&rsquo;&acirc;me pour <em>Kin</em>, le corps pour <em>Wax</em> et l&rsquo;esprit pour <em>Nut</em>. Le disque paru le 9 septembre 2016 devient ainsi la porte d&rsquo;entr&eacute;e d&rsquo;un cycle structur&eacute;.</p>
<p>Lors de sa publication, les entretiens accord&eacute;s notamment au <em>Washington Blade</em>, au <em>Harvard Crimson</em> et &agrave; <em>Twin Cities Arts Reader</em> insistent sur deux fils conducteurs : le retour &agrave; une pop plus joyeuse et le duo enregistr&eacute; avec James Bay. Faute de chiffres v&eacute;rifi&eacute;s dans le dossier sur ses ventes ou ses classements, c&rsquo;est surtout cette pr&eacute;sentation artistique qui permet de mesurer la mani&egrave;re dont <em>Kin</em> est alors racont&eacute; au public.</p>
<p>Dix ans apr&egrave;s sa sortie, les circonstances de sa fabrication rendent son r&ocirc;le particuli&egrave;rement lisible. Une &eacute;ch&eacute;ance volontairement impos&eacute;e remet l&rsquo;&eacute;criture en mouvement, Tony Hoffer accompagne le changement de direction et Los Angeles accueille aussi bien le silence inaugural autour de &laquo; Life on Mars? &raquo; que l&rsquo;aboutissement de &laquo; Two Way &raquo;. Pens&eacute; comme le volet de l&rsquo;&acirc;me, <em>Kin</em> raconte d&rsquo;abord une reprise de contact tr&egrave;s concr&egrave;te avec le m&eacute;tier de faire des chansons.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>John Lennon enregistre l’essentiel d’Imagine chez lui : l’album fête ses 55 ans</title>
      <description><![CDATA[John Lennon c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 55 ans d&rsquo;Imagine, sorti aux &Eacute;tats-Unis le 9 septembre 1971 sur Apple Records. Pour son deuxi&egrave;me album solo, il installe l&rsquo;essentiel du travail &agra...]]></description>
      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/john-lennon-enregistre-l-essentiel-d-imagine-chez-lui-l-album-fete-ses-55-ans-419</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>John Lennon c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 55 ans d&rsquo;<em>Imagine</em>, sorti aux &Eacute;tats-Unis le 9 septembre 1971 sur Apple Records. Pour son deuxi&egrave;me album solo, il installe l&rsquo;essentiel du travail &agrave; Ascot Sound Studios, dans son domaine de Tittenhurst Park, avant de compl&eacute;ter et mixer le disque &agrave; New York. Ce trajet entre studio domestique et Record Plant accompagne une production plus &eacute;toff&eacute;e, men&eacute;e avec Yoko Ono et Phil Spector.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le 24 mai 1971, &agrave; Ascot Sound Studios, John Lennon reprend une m&eacute;lodie qui l&rsquo;accompagne depuis trois ans. Elle s&rsquo;appelait autrefois &laquo; Child of Nature &raquo;. Apr&egrave;s 29 prises, le dernier essai est conserv&eacute; comme master d&rsquo;une chanson d&eacute;sormais intitul&eacute;e &laquo; Jealous Guy &raquo;. Cette longue s&eacute;ance r&eacute;sume une part de la fabrication d&rsquo;<em>Imagine</em> : des id&eacute;es anciennes sont retravaill&eacute;es dans l&rsquo;intimit&eacute; du domaine de Lennon, puis enrichies &agrave; New York.</p>
<h2><em>Imagine</em> prend forme &agrave; Tittenhurst Park</h2>
<p>L&rsquo;album succ&egrave;de &agrave; <em>John Lennon/Plastic Ono Band</em>, premier disque solo de Lennon aux arrangements d&eacute;pouill&eacute;s et bruts. Pour <em>Imagine</em>, le cadre &eacute;volue : la production devient plus &eacute;toff&eacute;e et les chansons souvent plus douces et accessibles, sans faire dispara&icirc;tre le ton confessionnel de leur auteur.</p>
<p>Le changement passe d&rsquo;abord par un lieu. Lennon a install&eacute; Ascot Sound Studios dans son domaine de Tittenhurst Park, o&ugrave; se d&eacute;roule l&rsquo;essentiel des s&eacute;ances de mai 1971. Une grande partie des morceaux y est enregistr&eacute;e, parfois au fil de prises nombreuses, tandis que les overdubs vocaux sont &eacute;galement r&eacute;alis&eacute;s sur place.</p>
<p>Le disque n&rsquo;est pourtant pas un projet enti&egrave;rement domestique. Une fois les bases anglaises &eacute;tablies, le travail se poursuit au Record Plant East de New York. Les overdubs compl&eacute;mentaires, les cordes et le mixage final font ainsi voyager les enregistrements d&rsquo;un studio priv&eacute; d&rsquo;Ascot vers une importante structure new-yorkaise.</p>
<h2>Une production partag&eacute;e avec Yoko Ono et Phil Spector</h2>
<p>Ce passage d&rsquo;un lieu &agrave; l&rsquo;autre correspond &agrave; l&rsquo;organisation m&ecirc;me du projet. <em>Imagine</em> est officiellement produit par John Lennon, Yoko Ono et Phil Spector. &Agrave; New York, les ing&eacute;nieurs Roy Cicala, Shelly Yakus et Jack Douglas participent aux overdubs et au mixage final.</p>
<p>La pr&eacute;sence de Spector accompagne le choix d&rsquo;un son plus ample que celui du pr&eacute;c&eacute;dent album solo. Mais la production d&rsquo;<em>Imagine</em> ne se r&eacute;sume pas &agrave; son intervention : le cr&eacute;dit commun place Lennon et Ono au centre des d&eacute;cisions, depuis les s&eacute;ances d&rsquo;Ascot jusqu&rsquo;aux finitions am&eacute;ricaines.</p>
<p>Cette construction permet au disque de r&eacute;unir deux directions qui auraient pu rester s&eacute;par&eacute;es. Lennon conserve une &eacute;criture personnelle, particuli&egrave;rement visible dans &laquo; Jealous Guy &raquo;, tout en donnant &agrave; la chanson-titre un message utopique et une pr&eacute;sentation plus accessible. Le fil conducteur ne repose donc pas seulement sur une sonorit&eacute; plus produite, mais sur la mani&egrave;re dont l&rsquo;intime et le collectif cohabitent dans le m&ecirc;me projet.</p>
<h2>&laquo; Imagine &raquo;, du piano d&rsquo;Ascot aux cordes de New York</h2>
<p>La chanson &laquo; Imagine &raquo; devient la pi&egrave;ce centrale du disque auquel elle donne son nom. Cr&eacute;dit&eacute;e &agrave; John Lennon et Yoko Ono, elle invite &agrave; concevoir un monde sans fronti&egrave;res ni possessions. Son &eacute;criture associe ce texte utopique &agrave; une m&eacute;lodie simple, port&eacute;e par le piano et un accompagnement orchestral.</p>
<p>Sa fabrication suit le parcours g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;album. La chanson na&icirc;t dans le cadre des s&eacute;ances de 1971, puis son arrangement de cordes est r&eacute;alis&eacute; au Record Plant &agrave; New York. La contribution de Yoko Ono se retrouve ainsi &agrave; la fois dans le cr&eacute;dit d&rsquo;&eacute;criture et dans la coproduction du disque.</p>
<p>Lors de la publication am&eacute;ricaine de l&rsquo;album, le 9 septembre 1971, &laquo; Imagine &raquo; n&rsquo;est pas encore le single charg&eacute; de prolonger sa visibilit&eacute;. Celui-ci para&icirc;t en octobre, avec &laquo; It&rsquo;s So Hard &raquo; en face B, apr&egrave;s l&rsquo;arriv&eacute;e du disque dans les magasins. Sa diffusion contribue ensuite &agrave; installer la chanson-titre dans les classements internationaux.</p>
<h2>&laquo; Jealous Guy &raquo;, une m&eacute;lodie rapport&eacute;e de 1968</h2>
<p>L&rsquo;histoire de &laquo; Jealous Guy &raquo; commence bien avant les s&eacute;ances de Tittenhurst Park. Lors du voyage des Beatles en Inde en 1968, Lennon &eacute;crit &laquo; Child of Nature &raquo;, inspir&eacute;e par un enseignement du Maharishi Mahesh Yogi. La m&eacute;lodie demeure, mais les paroles sont ensuite remplac&eacute;es par un texte consacr&eacute; &agrave; la jalousie, &agrave; l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; et &agrave; la vuln&eacute;rabilit&eacute;.</p>
<p>Lennon r&eacute;sumera lui-m&ecirc;me cette transformation : &laquo; Je ne suis qu&rsquo;un Child of Nature, qui est devenu Jealous Guy des ann&eacute;es plus tard. &raquo; Le changement de titre ne constitue donc pas un simple ajustement. Une chanson n&eacute;e d&rsquo;une exp&eacute;rience en Inde devient, pour <em>Imagine</em>, une confession personnelle.</p>
<p>Son enregistrement permet de suivre pr&eacute;cis&eacute;ment la m&eacute;thode employ&eacute;e pour l&rsquo;album. La prise de base est r&eacute;alis&eacute;e le 24 mai 1971 &agrave; Ascot. Cinq jours plus tard, Lennon y ajoute des overdubs vocaux. Le 4 juillet, les cordes sont enregistr&eacute;es au Record Plant &agrave; New York, lors d&rsquo;un travail faisant notamment intervenir Mike Pinder, Joey Molland et Tom Evans, musiciens associ&eacute;s au Moody Blues et &agrave; Badfinger.</p>
<p>&laquo; Jealous Guy &raquo; ne para&icirc;t pas en single du vivant de Lennon. La chanson conna&icirc;t n&eacute;anmoins un succ&egrave;s international en 1981 gr&acirc;ce &agrave; la reprise de Roxy Music, publi&eacute;e apr&egrave;s l&rsquo;assassinat de son auteur. Cette destin&eacute;e ult&eacute;rieure prolonge l&rsquo;histoire d&rsquo;un morceau rest&eacute; plusieurs ann&eacute;es &agrave; l&rsquo;&eacute;tat de mat&eacute;riau r&eacute;utilisable avant de trouver sa place sur <em>Imagine</em>.</p>
<h2>Une sortie am&eacute;ricaine avant le Royaume-Uni</h2>
<p>Apple Records publie <em>Imagine</em> aux &Eacute;tats-Unis le 9 septembre 1971, date dont le 55e anniversaire est c&eacute;l&eacute;br&eacute; aujourd&rsquo;hui. Le Royaume-Uni doit attendre le 8 octobre. Cette sortie en deux temps pr&eacute;c&egrave;de de quelques jours, sur le march&eacute; britannique, la publication du single &laquo; Imagine &raquo;.</p>
<p>L&rsquo;accueil critique est favorable et l&rsquo;album atteint rapidement la premi&egrave;re place des classements dans plusieurs pays. Il devient &eacute;galement l&rsquo;album solo le plus vendu de John Lennon. Ces r&eacute;sultats donnent une port&eacute;e commerciale au choix d&rsquo;une production plus &eacute;toff&eacute;e, sans effacer les sujets personnels qui traversent le disque.</p>
<p>Cinquante-cinq ans apr&egrave;s sa sortie am&eacute;ricaine, la naissance d&rsquo;<em>Imagine</em> se lit ainsi comme un mouvement entre plusieurs espaces : le domaine de Lennon &agrave; Ascot, o&ugrave; l&rsquo;essentiel est enregistr&eacute;, et le Record Plant new-yorkais, o&ugrave; les morceaux sont compl&eacute;t&eacute;s et mix&eacute;s. La coproduction avec Yoko Ono et Phil Spector relie ces deux &eacute;tapes.</p>
<p>Le m&ecirc;me mouvement appara&icirc;t dans les chansons retenues. &laquo; Imagine &raquo; associe une proposition utopique &agrave; un arrangement construit entre piano et orchestre ; &laquo; Jealous Guy &raquo; transforme une m&eacute;lodie de 1968 en aveu de vuln&eacute;rabilit&eacute;. L&rsquo;histoire de l&rsquo;album tient dans cette circulation entre id&eacute;es anciennes, &eacute;criture personnelle et travail collectif men&eacute; de l&rsquo;Angleterre &agrave; New York.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Éric Serra a 67 ans aujourd’hui : l’improvisation qui convainquit Luc Besson qu’il était compositeur</title>
      <description><![CDATA[N&eacute; le 9 septembre 1959 &agrave; Saint-Mand&eacute;, &Eacute;ric Serra f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 67 ans. Bien avant de devenir le compositeur attitr&eacute; de Luc Besson, le bassiste et musicien de studio improvisait sur sc&e...]]></description>
      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/eric-serra-a-67-ans-aujourd-hui-l-improvisation-qui-convainquit-luc-besson-qu-il-etait-compositeur-416</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>N&eacute; le 9 septembre 1959 &agrave; Saint-Mand&eacute;, &Eacute;ric Serra f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 67 ans. Bien avant de devenir le compositeur attitr&eacute; de Luc Besson, le bassiste et musicien de studio improvisait sur sc&egrave;ne, nourri de rock et de jazz fusion. Il a suffi que le futur r&eacute;alisateur assiste &agrave; l&rsquo;un de ses concerts et interpr&egrave;te cette libert&eacute; instrumentale comme un talent de compositeur pour ouvrir une collaboration longue de plus de quarante ans.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&Eacute;ric Serra joue alors de la guitare sur un album du chanteur Pierre Jolivet. Lors d&rsquo;un concert, Luc Besson le regarde improviser. Il n&rsquo;est pas musicien et fait un raccourci qui va peser lourd : puisque Serra sait inventer ainsi devant un public, il doit savoir composer. &laquo; Il &eacute;tait persuad&eacute; que j&rsquo;&eacute;tais compositeur &raquo;, racontera plus tard le principal int&eacute;ress&eacute;.</p>
<h2>Une erreur d&rsquo;interpr&eacute;tation ouvre la porte du cin&eacute;ma</h2>
<p>Au tournant des ann&eacute;es 1980, Serra poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; l&rsquo;exp&eacute;rience de la sc&egrave;ne et des studios, notamment comme bassiste, mais il n&rsquo;est pas encore identifi&eacute; comme compositeur de films. Ses go&ucirc;ts se situent du c&ocirc;t&eacute; de Led Zeppelin, Deep Purple et du jazz fusion de Jaco Pastorius, John McLaughlin ou Stanley Clarke. La musique de cin&eacute;ma ne constitue pas son objectif initial.</p>
<p>La conviction de Besson se transforme pourtant en proposition concr&egrave;te. Il demande &agrave; Serra d&rsquo;&eacute;crire la musique de son court m&eacute;trage <em>L&rsquo;Avant-dernier</em>. Le projet devient &agrave; la fois le premier film de Besson et la premi&egrave;re bande originale du musicien. Serra compose ensuite pour <em>Le Dernier combat</em>, premier long m&eacute;trage du r&eacute;alisateur.</p>
<p>L&rsquo;&eacute;pisode est moins celui d&rsquo;une vocation tardivement r&eacute;v&eacute;l&eacute;e que d&rsquo;un savoir-faire d&eacute;plac&eacute; vers un nouveau terrain. L&rsquo;improvisation, les rythmiques et les harmonies d&eacute;velopp&eacute;es sur sc&egrave;ne deviennent les outils d&rsquo;une &eacute;criture destin&eacute;e &agrave; l&rsquo;image. Cette origine permet aussi de comprendre pourquoi Serra affirme ne jamais avoir &eacute;prouv&eacute; de passion particuli&egrave;re pour la musique de film en tant que genre.</p>
<h2>&Eacute;ric Serra et Luc Besson installent une m&eacute;thode &agrave; deux</h2>
<p>Apr&egrave;s ces premiers essais, la relation ne reste pas confin&eacute;e aux courts m&eacute;trages et aux d&eacute;buts confidentiels. &Eacute;ric Serra compose pour <em>Subway</em>, puis accompagne Luc Besson dans des univers aussi diff&eacute;rents que <em>Le Grand Bleu</em>, <em>Nikita</em>, <em>Atlantis</em>, <em>L&eacute;on</em> ou <em>Le Cinqui&egrave;me &eacute;l&eacute;ment</em>. Quelques films du r&eacute;alisateur seront confi&eacute;s &agrave; d&rsquo;autres compositeurs, mais Serra devient son partenaire musical le plus r&eacute;gulier.</p>
<p>La continuit&eacute; n&rsquo;emp&ecirc;che pas les transformations. Le compositeur adapte ses textures et ses formats &agrave; chaque projet, tout en conservant une approche issue de sa pratique de musicien. &laquo; Mes rythmiques et mes harmonies se construisent instinctivement &raquo;, explique-t-il en 2024. Plut&ocirc;t que de partir d&rsquo;un ensemble de r&egrave;gles propres au cin&eacute;ma, il travaille depuis ses influences rock et fusion et cherche &agrave; servir l&rsquo;&eacute;motion des images.</p>
<p>Cette libert&eacute; initiale finit par devenir une m&eacute;thode. Le malentendu du premier concert n&rsquo;avait pas d&eacute;tect&eacute; un compositeur de cin&eacute;ma d&eacute;j&agrave; form&eacute; : il avait plac&eacute; un improvisateur dans une situation o&ugrave; celui-ci allait inventer sa mani&egrave;re de l&rsquo;&ecirc;tre.</p>
<h2><em>Le Grand Bleu</em> fait sortir la bande originale des salles obscures</h2>
<p>En 1988, <em>Le Grand Bleu</em> donne &agrave; cette collaboration une nouvelle dimension. La bande originale se vend &agrave; environ trois millions d&rsquo;exemplaires dans le monde, dont pr&egrave;s de deux millions en France. Elle rapporte &agrave; Serra un C&eacute;sar de la meilleure musique de film, un Grand Prix de la SACEM et une Victoire de la musique.</p>
<p>L&rsquo;album ne se limite pas &agrave; des pi&egrave;ces instrumentales associ&eacute;es aux images. Sur &laquo; My Lady Blue &raquo;, co&eacute;crite avec Besson, &Eacute;ric Serra livre sa premi&egrave;re prestation vocale notable. Le compositeur, jusque-l&agrave; install&eacute; derri&egrave;re les s&eacute;quences du film, inscrit ainsi sa propre voix dans l&rsquo;univers qu&rsquo;il contribue &agrave; construire.</p>
<p>Le succ&egrave;s discographique de la bande originale modifie aussi la place de cette musique : elle peut &ecirc;tre &eacute;cout&eacute;e ind&eacute;pendamment du film. Des ann&eacute;es plus tard, Serra prolongera ce mouvement en rejouant <em>Le Grand Bleu</em> en concert &agrave; travers la France, avec des th&egrave;mes r&eacute;arrang&eacute;s pour la sc&egrave;ne. Le musicien de groupe r&eacute;appara&icirc;t alors derri&egrave;re le compositeur.</p>
<h2>Des chansons pour prolonger les films</h2>
<p>La p&eacute;riode suivante confirme que Serra ne consid&egrave;re pas la chanson comme un &eacute;l&eacute;ment ext&eacute;rieur &agrave; son travail pour l&rsquo;&eacute;cran. Pour <em>Nikita</em>, il signe &laquo; The Dark Side of Time &raquo;, dont les paroles sont co&eacute;crites par Luc Besson. Son esth&eacute;tique pop synth&eacute;tique prolonge l&rsquo;atmosph&egrave;re du film au-del&agrave; de sa narration.</p>
<p>Avec <em>Atlantis</em>, documentaire &agrave; dominante visuelle, le compositeur int&egrave;gre deux chansons interpr&eacute;t&eacute;es avec Vanessa Paradis. Parmi elles, &laquo; Time to Get Lovin&rsquo; &raquo; prend la forme d&rsquo;un duo. Ce choix montre comment la voix peut rejoindre des textures con&ccedil;ues pour les images, y compris dans un film qui ne repose pas sur un r&eacute;cit traditionnel.</p>
<p>Les bandes originales de <em>Nikita</em>, <em>Atlantis</em> et <em>L&eacute;on</em> apportent chacune une Victoire de la musique &agrave; Serra. Leur encha&icirc;nement ne dessine pourtant pas une formule r&eacute;p&eacute;t&eacute;e : chansons, th&egrave;mes instrumentaux et exp&eacute;rimentations sonores y changent de fonction selon le projet.</p>
<h2><em>Le Cinqui&egrave;me &eacute;l&eacute;ment</em> pousse l&rsquo;hybridation plus loin</h2>
<p>En 1997, la musique du <em>Cinqui&egrave;me &eacute;l&eacute;ment</em> associe &eacute;lectronique, voix lyrique et rythmiques tr&egrave;s marqu&eacute;es. Serra y traite notamment les voix comme des instruments et participe directement &agrave; la construction de l&rsquo;univers de science-fiction du film. La partition ne se contente donc pas d&rsquo;accompagner les images : ses textures contribuent &agrave; leur identit&eacute;.</p>
<p>Deux ans auparavant, le compositeur avait d&eacute;j&agrave; test&eacute; son approche dans un cadre particuli&egrave;rement codifi&eacute; avec <em>GoldenEye</em>. Huiti&egrave;me compositeur de la saga James Bond et deuxi&egrave;me Fran&ccedil;ais &agrave; y contribuer apr&egrave;s Michel Legrand, il avait privil&eacute;gi&eacute; pour le th&egrave;me principal une orientation &eacute;lectronique et rythmique, en rupture avec la tradition orchestrale des pr&eacute;c&eacute;dents &eacute;pisodes. Le choix fut discut&eacute; parmi les amateurs de la s&eacute;rie, mais il r&eacute;v&eacute;lait son refus de simplement reproduire un mod&egrave;le existant.</p>
<h2>Un sous-sol parisien comme laboratoire sonore</h2>
<p>Cette recherche se poursuit dans le studio personnel qu&rsquo;&Eacute;ric Serra a am&eacute;nag&eacute; au sous-sol de son domicile parisien. Il y conserve ses instruments et ses disques, dans un espace pens&eacute; pour l&rsquo;isolement et l&rsquo;exp&eacute;rimentation. &Agrave; l&rsquo;&eacute;cart d&rsquo;un studio traditionnel soumis &agrave; des contraintes de dur&eacute;e et de budget, il peut y essayer librement sons, textures et rythmiques.</p>
<p>La collaboration avec Besson demeure l&rsquo;un de ses principaux terrains de cr&eacute;ation. <em>Dogman</em>, dont Serra a compos&eacute; la musique, en constitue la r&eacute;alisation commune la plus r&eacute;cente connue &agrave; la date de cet anniversaire. Mais le musicien travaille &eacute;galement hors de ce cadre : en 2024, il a sign&eacute; la bande originale du remake du <em>Salaire de la peur</em> r&eacute;alis&eacute; par Julien Leclercq.</p>
<h2>&Agrave; 67 ans, le compositeur revient vers la sc&egrave;ne</h2>
<p>En 2026, &Eacute;ric Serra accompagne la sortie de son projet personnel <em>Space Projekt U.M.O.</em>. Une tourn&eacute;e &Eacute;ric Serra Live est &eacute;galement annonc&eacute;e en France, avec des versions r&eacute;arrang&eacute;es de ses musiques de films et des compositions con&ccedil;ues hors du cin&eacute;ma. Il ne s&rsquo;agit donc pas seulement de rejouer un catalogue, mais de rapprocher les deux p&ocirc;les de son activit&eacute; : les bandes originales et la pratique directe de la sc&egrave;ne.</p>
<p>Quarante ans apr&egrave;s <em>L&rsquo;Avant-dernier</em>, l&rsquo;&eacute;pisode du concert de Pierre Jolivet conserve ainsi toute sa port&eacute;e. Luc Besson avait pris l&rsquo;improvisation pour une preuve de m&eacute;tier. &Eacute;ric Serra a transform&eacute; cette m&eacute;prise en m&eacute;thode de travail, puis en une relation artistique capable de passer du court m&eacute;trage aux grandes productions, de la chanson &agrave; l&rsquo;&eacute;lectronique et de l&rsquo;&eacute;cran au concert.</p>
<p>Son histoire de compositeur commence moins par l&rsquo;apprentissage des codes du cin&eacute;ma que par leur contournement. &Agrave; 67 ans, ses nouveaux projets prolongent pr&eacute;cis&eacute;ment ce geste fondateur : partir de l&rsquo;instinct du musicien, puis chercher le format dans lequel il pourra prendre forme.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Dire Straits : On Every Street fête ses 35 ans, le long chantier du dernier album studio</title>
      <description><![CDATA[Dire Straits c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 35 ans d&rsquo;On Every Street, publi&eacute; le 9 septembre 1991. Apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es de pause dans le sillage du succ&egrave;s de Brothers in Arms...]]></description>
      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/dire-straits-on-every-street-fete-ses-35-ans-le-long-chantier-du-dernier-album-studio-418</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dire Straits c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 35 ans d&rsquo;<em>On Every Street</em>, publi&eacute; le 9 septembre 1991. Apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es de pause dans le sillage du succ&egrave;s de <em>Brothers in Arms</em>, le groupe s&rsquo;&eacute;tait reform&eacute; autour d&rsquo;un noyau resserr&eacute; pour de longues sessions londoniennes. Une phrase familiale devenue &laquo; Calling Elvis &raquo;, un titre difficile &agrave; &eacute;crire et une vaste tourn&eacute;e allaient accompagner ce qui resterait son dernier album studio.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lorsque Dire Straits se remet au travail en 1990, six ann&eacute;es se sont &eacute;coul&eacute;es depuis <em>Brothers in Arms</em>. La pause qui a suivi cet album laisse place &agrave; une nouvelle configuration : Mark Knopfler, John Illsley, Alan Clark et Guy Fletcher constituent le noyau du groupe, toujours accompagn&eacute; par son manager Ed Bicknell. C&rsquo;est dans ce cadre que commence la pr&eacute;paration d&rsquo;<em>On Every Street</em>, sixi&egrave;me album studio de Dire Straits et, r&eacute;trospectivement, dernier recueil d&rsquo;in&eacute;dits de sa discographie.</p>
<h2>De novembre &agrave; mai aux AIR Studios de Londres</h2>
<p>Les sessions commencent officiellement le 1er novembre 1990 aux AIR Studios de Londres. Elles se prolongent jusqu&rsquo;en mai 1991, soit un travail r&eacute;parti sur plusieurs mois plut&ocirc;t qu&rsquo;un passage rapide en studio. Mark Knopfler, Alan Clark et Guy Fletcher prennent eux-m&ecirc;mes en charge la coproduction du disque.</p>
<p>Autour des quatre membres r&eacute;unis, l&rsquo;&eacute;quipe s&rsquo;&eacute;largit consid&eacute;rablement. Le saxophoniste Chris White, le steel-guitariste Paul Franklin, le percussionniste Danny Cummings et le guitariste Phil Palmer participent notamment &agrave; l&rsquo;enregistrement. La fabrication d&rsquo;<em>On Every Street</em> repose ainsi sur un groupe resserr&eacute;, compl&eacute;t&eacute; selon les besoins par de nombreux musiciens de session.</p>
<p>Un changement concerne particuli&egrave;rement la batterie. Terry Williams, batteur historique de Dire Straits, ne participe pas &agrave; l&rsquo;album. Jeff Porcaro, membre de Toto, et Manu Katch&eacute; interviennent &agrave; sa place pendant les sessions, donnant &agrave; cette partie de l&rsquo;enregistrement une configuration diff&eacute;rente de celle des pr&eacute;c&eacute;dents disques du groupe.</p>
<h2>&laquo; Calling Elvis &raquo;, une chanson n&eacute;e au t&eacute;l&eacute;phone</h2>
<p>Parmi les morceaux pr&eacute;par&eacute;s pour l&rsquo;album, &laquo; Calling Elvis &raquo; trouve son point de d&eacute;part loin des longues journ&eacute;es de studio. Mark Knopfler raconte qu&rsquo;un membre de sa famille tentait difficilement de joindre sa s&oelig;ur. Son beau-fr&egrave;re lui r&eacute;sume alors la situation par une formule appel&eacute;e &agrave; devenir un titre : &laquo; Essayer d&rsquo;appeler ta s&oelig;ur, c&rsquo;&eacute;tait comme essayer d&rsquo;appeler Elvis. &raquo;</p>
<p>Knopfler retient cette comparaison et construit une chanson autour de l&rsquo;image d&rsquo;un admirateur obs&eacute;d&eacute; cherchant &agrave; atteindre une figure inaccessible. L&rsquo;anecdote familiale devient aussi le premier signal public du retour de Dire Straits : &laquo; Calling Elvis &raquo; para&icirc;t en single en ao&ucirc;t 1991, quelques semaines avant l&rsquo;album. Une remarque lanc&eacute;e au cours d&rsquo;une conversation t&eacute;l&eacute;phonique ouvre ainsi la campagne de publication d&rsquo;un disque pr&eacute;par&eacute; pendant plusieurs mois.</p>
<h2>Le morceau-titre que Knopfler a mis du temps &agrave; apprivoiser</h2>
<p>L&rsquo;&eacute;criture de &laquo; On Every Street &raquo; suit un chemin moins imm&eacute;diat. Dans une interview radiophonique r&eacute;alis&eacute;e avant la sortie de l&rsquo;album, Mark Knopfler explique avoir mis longtemps &agrave; entrer dans les paroles. &laquo; C&rsquo;est une chanson tr&egrave;s complexe &raquo;, dit-il alors pour d&eacute;crire un texte qui lui a demand&eacute; un travail prolong&eacute;.</p>
<p>Le morceau aborde, selon ses propres explications, le fait de devenir adulte tout en conservant humour et r&ecirc;ves. Ce th&egrave;me lui donne une place centrale dans le projet, au point de fournir son titre &agrave; l&rsquo;ensemble du disque. L&agrave; o&ugrave; &laquo; Calling Elvis &raquo; na&icirc;t d&rsquo;une formule saisie dans la vie familiale, &laquo; On Every Street &raquo; appara&icirc;t donc comme une &eacute;criture plus lente, que son auteur doit progressivement trouver et pr&eacute;ciser.</p>
<h2>&laquo; Heavy Fuel &raquo;, les exc&egrave;s transform&eacute;s en portrait satirique</h2>
<p>Une troisi&egrave;me chanson met en &eacute;vidence une autre m&eacute;thode de Knopfler : le portrait ironique. &laquo; Heavy Fuel &raquo; s&rsquo;int&eacute;resse &agrave; un homme que l&rsquo;auteur pr&eacute;sente comme un type &laquo; charmant &raquo;, mais nourri &agrave; l&rsquo;alcool, au tabac, &agrave; la malbouffe et &agrave; diff&eacute;rents exc&egrave;s. Le &laquo; carburant lourd &raquo; du titre devient la mati&egrave;re quotidienne de ce personnage masculin.</p>
<p>Knopfler rattache cette chanson &agrave; la veine satirique d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sente dans &laquo; Money for Nothing &raquo;, tout en d&eacute;pla&ccedil;ant cette fois son observation vers les habitudes autodestructrices d&rsquo;un individu. Apr&egrave;s &laquo; Calling Elvis &raquo;, choisi pour pr&eacute;c&eacute;der l&rsquo;album, &laquo; Heavy Fuel &raquo; devient le deuxi&egrave;me single en octobre 1991. Les deux morceaux encadrent ainsi la publication du disque avec deux histoires fond&eacute;es sur l&rsquo;ironie, mais issues de situations tr&egrave;s diff&eacute;rentes.</p>
<h2>Une premi&egrave;re place britannique, mais un accueil plus partag&eacute;</h2>
<p><em>On Every Street</em> para&icirc;t le 9 septembre 1991, sous le label Vertigo &agrave; l&rsquo;international et Warner Bros. Records aux &Eacute;tats-Unis. L&rsquo;attente commerciale se traduit imm&eacute;diatement dans les classements : l&rsquo;album entre directement &agrave; la premi&egrave;re place au Royaume-Uni et atteint &eacute;galement la t&ecirc;te de plusieurs classements europ&eacute;ens. Ses ventes mondiales sont estim&eacute;es &agrave; plusieurs millions d&rsquo;exemplaires.</p>
<p>La comparaison avec <em>Brothers in Arms</em> demeure n&eacute;anmoins in&eacute;vitable. Les ventes d&rsquo;<em>On Every Street</em> restent inf&eacute;rieures au ph&eacute;nom&egrave;ne repr&eacute;sent&eacute; par son pr&eacute;d&eacute;cesseur, tandis que la r&eacute;ception critique se montre plus mitig&eacute;e. Plusieurs articles de l&rsquo;&eacute;poque jugent le disque in&eacute;gal ou moins imm&eacute;diatement marquant, tout en relevant l&rsquo;&eacute;criture de Knopfler et le soin de la production.</p>
<p>Ce contraste accompagne durablement l&rsquo;album : un num&eacute;ro un britannique et europ&eacute;en, port&eacute; par un groupe revenant apr&egrave;s une longue absence discographique, mais accueilli avec davantage de r&eacute;serves que le disque pr&eacute;c&eacute;dent. Le r&eacute;sultat commercial reste cons&eacute;quent sans reproduire l&rsquo;ampleur atteinte six ans plus t&ocirc;t.</p>
<h2>Des r&eacute;p&eacute;titions de Bray Studios &agrave; la fin de Dire Straits</h2>
<p>Avant m&ecirc;me la sortie, Dire Straits pr&eacute;pare d&eacute;j&agrave; le passage sur sc&egrave;ne. Apr&egrave;s la fin de l&rsquo;enregistrement, de longues r&eacute;p&eacute;titions sont organis&eacute;es &agrave; Bray Studios entre juin et ao&ucirc;t 1991. Ce travail annonce le dispositif d&eacute;ploy&eacute; pour la tourn&eacute;e mondiale de 1991-1992, avec de nombreux concerts dans de grandes salles.</p>
<p>Cette tourn&eacute;e prolonge l&rsquo;existence d&rsquo;<em>On Every Street</em>, mais elle contribue &eacute;galement &agrave; &eacute;puiser Mark Knopfler. Le musicien se d&eacute;tourne progressivement du fonctionnement collectif, tandis que Dire Straits cesse ses activit&eacute;s au milieu des ann&eacute;es 1990. L&rsquo;album devient alors, sans avoir &eacute;t&eacute; publi&eacute; comme un adieu officiel, le dernier chapitre studio du groupe.</p>
<p>Le catalogue de Dire Straits, dont <em>On Every Street</em>, sera ensuite remasteris&eacute; et r&eacute;&eacute;dit&eacute; en CD en 1996 dans la plupart des territoires, puis en 2000 aux &Eacute;tats-Unis. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une r&eacute;&eacute;dition g&eacute;n&eacute;rale du catalogue, et non d&rsquo;une &eacute;dition con&ccedil;ue pour ce 35e anniversaire.</p>
<p>Trente-cinq ans apr&egrave;s sa sortie, le disque conserve ainsi la trace d&rsquo;une p&eacute;riode tr&egrave;s pr&eacute;cise : celle d&rsquo;un groupe reconstitu&eacute; autour de quatre membres, entour&eacute; de musiciens de session et engag&eacute; dans plusieurs mois de studio avant une tourn&eacute;e &eacute;prouvante. D&rsquo;une phrase entendue au t&eacute;l&eacute;phone aux longues r&eacute;p&eacute;titions de Bray Studios, <em>On Every Street</em> raconte surtout le dernier grand cycle de travail de Dire Straits avant sa dissolution.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Dave Stewart, 74 ans aujourd’hui : le hasard d’une boîte à rythmes derrière « Sweet Dreams »</title>
      <description><![CDATA[N&eacute; le 9 septembre 1952 &agrave; Sunderland, Dave Stewart f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 74 ans. Guitariste, clavi&eacute;riste, auteur-compositeur et producteur d&rsquo;Eurythmics, il a construit avec Annie Lennox une m&eacute;tho...]]></description>
      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/dave-stewart-74-ans-aujourd-hui-le-hasard-d-une-boite-a-rythmes-derriere-sweet-dreams-415</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>N&eacute; le 9 septembre 1952 &agrave; Sunderland, Dave Stewart f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 74 ans. Guitariste, clavi&eacute;riste, auteur-compositeur et producteur d&rsquo;Eurythmics, il a construit avec Annie Lennox une m&eacute;thode fond&eacute;e sur l&rsquo;exp&eacute;rimentation et l&rsquo;autonomie. La naissance de &laquo; Sweet Dreams (Are Made of This) &raquo;, entre une rupture en Australie, un studio bricol&eacute; et un vestiaire d&rsquo;&eacute;glise, en offre le r&eacute;cit le plus saisissant.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&Agrave; la fin de 1980, Dave Stewart et Annie Lennox se retrouvent seuls dans une chambre d&rsquo;h&ocirc;tel &agrave; Wagga Wagga, en Australie. The Tourists, le groupe au sein duquel leur partenariat musical s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;velopp&eacute;, vient de se s&eacute;parer brusquement pendant une tourn&eacute;e. L&rsquo;&eacute;pisode aurait pu mettre un terme &agrave; leur collaboration. Il va au contraire les conduire &agrave; revoir enti&egrave;rement leur mani&egrave;re de cr&eacute;er.</p>
<h2>&Agrave; Wagga Wagga, la fin d&rsquo;un groupe ouvre une autre voie</h2>
<p>Stewart et Lennox &eacute;voluaient jusqu&rsquo;alors dans le cadre collectif de The Tourists, rejoint apr&egrave;s leur installation &agrave; Londres dans les ann&eacute;es 1970. &Agrave; Wagga Wagga, la disparition du groupe les laisse face &agrave; une question imm&eacute;diate : que faire d&eacute;sormais &agrave; deux ? La r&eacute;ponse prend progressivement la forme d&rsquo;Eurythmics.</p>
<p>Le nouveau projet ne consiste pas simplement &agrave; poursuivre avec moins de musiciens. Le duo d&eacute;cide de se consacrer &agrave; une musique &eacute;lectronique qu&rsquo;il veut &eacute;trange et exp&eacute;rimentale. Ce choix impose une autre organisation : Stewart et Lennox ne veulent plus d&eacute;pendre uniquement du fonctionnement traditionnel d&rsquo;un groupe ou des conditions offertes par un grand studio.</p>
<p>Cette volont&eacute; de chercher ses propres solutions n&rsquo;est pas totalement &eacute;trang&egrave;re au jeune musicien qu&rsquo;avait &eacute;t&eacute; Dave Stewart. Adolescent dans le nord de l&rsquo;Angleterre, passionn&eacute; de folk britannique et de blues am&eacute;ricain, il &eacute;tait all&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; se cacher dans le camion du groupe de folk progressif Amazing Blondel afin de les suivre. Bien avant les synth&eacute;tiseurs d&rsquo;Eurythmics, la musique &eacute;tait d&eacute;j&agrave; pour lui une pratique &agrave; rejoindre concr&egrave;tement, quitte &agrave; emprunter des chemins peu conventionnels.</p>
<h2>Un studio install&eacute; au-dessus d&rsquo;un encadreur</h2>
<p>De retour en Angleterre, Stewart et Lennox construisent leur propre espace de travail au-dessus d&rsquo;un magasin d&rsquo;encadreur. Ce studio bricol&eacute; leur donne l&rsquo;autonomie n&eacute;cessaire pour essayer des machines, recommencer et enregistrer sans placer chaque exp&eacute;rimentation sous la contrainte d&rsquo;une s&eacute;ance co&ucirc;teuse.</p>
<p>Le lieu devient l&rsquo;atelier d&rsquo;un duo dont les r&ocirc;les sont &eacute;troitement li&eacute;s. Annie Lennox apporte sa voix, ses textes et ses parties instrumentales ; Dave Stewart participe &agrave; l&rsquo;&eacute;criture tout en prenant en charge la production. Il r&eacute;sumera plus tard cette r&eacute;partition en une phrase : &laquo; En plus de co&eacute;crire chaque chanson avec Annie, je les produisais. &raquo;</p>
<p>Ce double r&ocirc;le est essentiel pour comprendre Eurythmics. Stewart n&rsquo;intervient pas apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;criture pour simplement mettre les morceaux en forme. La composition, le choix des sons et la production avancent ensemble. Le studio ne sert donc pas seulement &agrave; fixer une chanson d&eacute;j&agrave; achev&eacute;e : il devient l&rsquo;endroit o&ugrave; celle-ci peut appara&icirc;tre.</p>
<h2>La bo&icirc;te &agrave; rythmes qui d&eacute;clenche &laquo; Sweet Dreams &raquo;</h2>
<p>La sc&egrave;ne d&eacute;cisive se d&eacute;roule dans leur studio de Camden, en 1982 ou 1983. Dave Stewart exp&eacute;rimente une nouvelle bo&icirc;te &agrave; rythmes et cherche encore comment la faire fonctionner. En manipulant la machine, il tombe par hasard sur un motif de batterie et de basse qui retient imm&eacute;diatement son attention.</p>
<p>Le son r&eacute;veille Annie Lennox. Selon le souvenir de Stewart, &laquo; Annie a litt&eacute;ralement bondi du sol en disant : &ldquo;C&rsquo;est quoi, &ccedil;a ?&rdquo; &raquo; Elle se place alors devant un autre synth&eacute;tiseur et ajoute un riff de cordes. Les deux parties se synchronisent presque accidentellement et fournissent l&rsquo;ossature de &laquo; Sweet Dreams (Are Made of This) &raquo;.</p>
<p>Cette naissance dit beaucoup de la m&eacute;thode du duo. Le morceau ne part pas d&rsquo;une structure &eacute;crite &agrave; l&rsquo;avance, ensuite habill&eacute;e par des instruments &eacute;lectroniques. Il se d&eacute;veloppe &agrave; partir d&rsquo;une manipulation technique, d&rsquo;un motif d&eacute;couvert en essayant une machine et de la r&eacute;ponse imm&eacute;diate de Lennox. L&rsquo;accident de studio devient une proposition musicale commune.</p>
<h2>Dave Stewart ajoute une &eacute;claircie au texte d&rsquo;Annie Lennox</h2>
<p>Annie Lennox &eacute;crit rapidement des paroles consacr&eacute;es &agrave; la nature ambivalente des relations humaines. Stewart les trouve cependant trop pessimistes. Son intervention ne porte alors ni sur un r&eacute;glage ni sur un arrangement : il d&eacute;cide d&rsquo;ajouter une section plus lumineuse construite autour de la ligne &laquo; Keep your head up &raquo;.</p>
<p>Ce passage &eacute;quilibre le texte sans effacer sa tonalit&eacute; sombre. Il montre aussi que la contribution de Dave Stewart &agrave; &laquo; Sweet Dreams &raquo; d&eacute;passe largement la d&eacute;couverte du motif rythmique. Producteur et coauteur, il agit aussi bien sur la machine qui met le morceau en mouvement que sur la direction prise par les paroles.</p>
<p>Les conditions mat&eacute;rielles restent pourtant pr&eacute;caires. Une grande partie de la chanson est r&eacute;alis&eacute;e dans le studio autonome du duo, mais Stewart et Lennox doivent finalement d&eacute;placer leur &eacute;quipement dans le vestiaire d&rsquo;une &eacute;glise pour terminer l&rsquo;enregistrement. Le titre qui installe ensuite Eurythmics au sommet des classements n&rsquo;est donc pas issu d&rsquo;un dispositif imposant : il passe par plusieurs espaces improvis&eacute;s, adapt&eacute;s aux besoins du moment.</p>
<h2>Avec Eurythmics, le studio devient un instrument</h2>
<p>La m&eacute;thode ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas &agrave; &laquo; Sweet Dreams &raquo;. Pour &laquo; Here Comes the Rain Again &raquo;, Stewart prolonge l&rsquo;atmosph&egrave;re m&eacute;lancolique du morceau pr&eacute;c&eacute;dent en travaillant les cordes et les synth&eacute;tiseurs autour de la voix de Lennox. Le studio lui permet de construire un climat sonore pr&eacute;cis plut&ocirc;t que de s&rsquo;en tenir &agrave; une simple structure pop.</p>
<p>&laquo; Missionary Man &raquo; r&eacute;v&egrave;le une autre possibilit&eacute; du m&ecirc;me partenariat. Stewart y met davantage en avant les guitares et des arrangements plus &acirc;pres. Entre l&rsquo;&eacute;lectronique de &laquo; Sweet Dreams &raquo;, les cordes de &laquo; Here Comes the Rain Again &raquo; et l&rsquo;orientation plus rock de &laquo; Missionary Man &raquo;, la continuit&eacute; ne repose pas sur une formule sonore unique, mais sur une fa&ccedil;on commune d&rsquo;&eacute;crire et de produire.</p>
<p>Stewart assure ainsi la production de chaque album d&rsquo;Eurythmics tout en co&eacute;crivant les chansons avec Lennox. Cette place, moins visible que celle de la chanteuse au premier plan, permet de comprendre comment le duo a pu modifier ses outils et ses arrangements sans abandonner son fonctionnement &agrave; deux.</p>
<h2>Une m&eacute;thode prolong&eacute;e au-del&agrave; de &laquo; Sweet Dreams &raquo;</h2>
<p>Apr&egrave;s le succ&egrave;s d&rsquo;Eurythmics, Dave Stewart d&eacute;veloppe ce r&ocirc;le de producteur et de collaborateur aupr&egrave;s d&rsquo;artistes comme Bob Dylan, Tom Petty ou Aretha Franklin. Son travail ne se r&eacute;duit plus au duo, mais conserve cette position d&rsquo;interm&eacute;diaire entre &eacute;criture, accompagnement des artistes et exp&eacute;rimentation en studio.</p>
<p>En 2022, Stewart et Lennox sont intronis&eacute;s au Rock and Roll Hall of Fame en tant que membres d&rsquo;Eurythmics, apr&egrave;s leur entr&eacute;e au Songwriters Hall of Fame. Cette reconnaissance met pr&eacute;cis&eacute;ment en avant les deux dimensions de leur association : les interpr&egrave;tes visibles sur sc&egrave;ne et les auteurs qui ont construit ensemble leur r&eacute;pertoire.</p>
<p>Dave Stewart continue aujourd&rsquo;hui de pr&eacute;senter ce catalogue avec le projet sc&eacute;nique &laquo; Eurythmics Songbook &raquo;, port&eacute; par un groupe enti&egrave;rement f&eacute;minin. Il poursuit &eacute;galement son activit&eacute; d&rsquo;enregistrement de nouveaux artistes et d&eacute;veloppe son label Bay Street Records, prolongeant ainsi son r&ocirc;le de producteur.</p>
<p>&Agrave; 74 ans, l&rsquo;&eacute;pisode de &laquo; Sweet Dreams &raquo; reste particuli&egrave;rement r&eacute;v&eacute;lateur de son travail : une rupture oblige &agrave; repenser le projet, un espace improvis&eacute; remplace le grand studio et une machine encore nouvelle fournit, presque par accident, le point de d&eacute;part d&rsquo;une chanson. Stewart ne s&rsquo;est pas content&eacute; d&rsquo;accompagner Eurythmics &agrave; la guitare ou aux claviers. Il a contribu&eacute; &agrave; faire du duo un atelier o&ugrave; l&rsquo;&eacute;criture pouvait na&icirc;tre directement du son.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Arctic Monkeys : AM a 13 ans, certaines chansons ont connu jusqu’à cinq versions</title>
      <description><![CDATA[Arctic Monkeys c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 13 ans de AM, sorti le 9 septembre 2013 au Royaume-Uni, en France et dans plusieurs pays europ&eacute;ens. N&eacute; dans une petite salle de r&eacute;p&eacute;tition de L...]]></description>
      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/arctic-monkeys-am-a-13-ans-certaines-chansons-ont-connu-jusqu-a-cinq-versions-417</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Arctic Monkeys c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 13 ans de <em>AM</em>, sorti le 9 septembre 2013 au Royaume-Uni, en France et dans plusieurs pays europ&eacute;ens. N&eacute; dans une petite salle de r&eacute;p&eacute;tition de Los Angeles, le cinqui&egrave;me album du groupe s&rsquo;est &eacute;labor&eacute; au fil d&rsquo;essais prolong&eacute;s, de d&eacute;mos partiellement conserv&eacute;es et de chansons plusieurs fois remani&eacute;es. Une m&eacute;thode patiente qu&rsquo;une blessure et l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;un batteur invit&eacute; sont m&ecirc;me venues bousculer.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans le local de r&eacute;p&eacute;tition d&rsquo;Arctic Monkeys &agrave; Los Angeles, le travail commence sans dispositif spectaculaire. Le groupe installe un groove, tandis qu&rsquo;Alex Turner, casque sur les oreilles, cherche m&eacute;lodies et paroles avec un enregistreur cassette quatre pistes. C&rsquo;est dans cet espace r&eacute;duit, utilis&eacute; comme laboratoire, que prennent forme les premi&egrave;res id&eacute;es de <em>AM</em>.</p>
<h2>Un local de r&eacute;p&eacute;tition transform&eacute; en base de travail</h2>
<p>Le choix du lieu ne convainc pas imm&eacute;diatement James Ford. Le producteur juge d&rsquo;abord mauvaise l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;enregistrer dans la propre salle de r&eacute;p&eacute;tition du groupe, avant de changer d&rsquo;avis en d&eacute;couvrant son acoustique. Cette pi&egrave;ce devient ainsi davantage qu&rsquo;un endroit o&ugrave; pr&eacute;parer les morceaux : elle participe directement &agrave; leur fabrication.</p>
<p>Les s&eacute;ances suivent un rythme r&eacute;gulier, souvent de 11 heures &agrave; 20 heures selon Ford, avant des sorties le soir. Le producteur d&eacute;crit une atmosph&egrave;re calme et un travail &eacute;tal&eacute; dans le temps. Les sessions principales conduisent &eacute;galement Arctic Monkeys &agrave; Sage &amp; Sound Recording, &agrave; Los Angeles, puis &agrave; Rancho De La Luna, &agrave; Joshua Tree. James Ford assure la production, avec Ross Orton &agrave; la coproduction.</p>
<p>Apr&egrave;s <em>Suck It and See</em>, paru en 2011, le groupe ne cherche donc pas &agrave; boucler rapidement son cinqui&egrave;me album. Le fonctionnement adopt&eacute; laisse au contraire les chansons &eacute;voluer, parfois longtemps, jusqu&rsquo;&agrave; ce que leur place et leur forme deviennent plus nettes.</p>
<h2>Des id&eacute;es d&eacute;plac&eacute;es d&rsquo;une chanson &agrave; l&rsquo;autre</h2>
<p>Alex Turner expliquera que plusieurs titres sont arriv&eacute;s &agrave; leur &laquo; quatri&egrave;me ou cinqui&egrave;me incarnation &raquo;. Certaines id&eacute;es migrent d&rsquo;un morceau &agrave; l&rsquo;autre au gr&eacute; des r&eacute;&eacute;critures et des nouveaux arrangements. <em>AM</em> ne r&eacute;sulte pas pour autant d&rsquo;un effacement complet des premiers essais : une partie des d&eacute;mos brutes est conserv&eacute;e dans les versions d&eacute;finitives.</p>
<p>Cette coexistence entre fragments initiaux et transformations successives r&eacute;sume la m&eacute;thode du disque. Le groupe ne choisit pas syst&eacute;matiquement entre la spontan&eacute;it&eacute; d&rsquo;une d&eacute;mo et la pr&eacute;cision d&rsquo;une version retravaill&eacute;e. Il peut pr&eacute;server un &eacute;l&eacute;ment ancien tout en reconstruisant le morceau qui l&rsquo;entoure.</p>
<p>La pr&eacute;paration de l&rsquo;album avait d&rsquo;ailleurs commenc&eacute; &agrave; se manifester bien avant sa publication. &laquo; R U Mine? &raquo; para&icirc;t d&egrave;s 2012, puis rejoint l&rsquo;architecture de <em>AM</em>. Le titre sert ainsi de passerelle entre les premi&egrave;res &eacute;tapes du projet et la campagne qui accompagnera finalement l&rsquo;album en 2013.</p>
<h2>&laquo; Do I Wanna Know? &raquo; donne un cap au disque</h2>
<p>Au milieu de ces essais, une s&eacute;ance fournit au groupe un rep&egrave;re pr&eacute;cis. Pour James Ford, l&rsquo;enregistrement de &laquo; Do I Wanna Know? &raquo; correspond au moment o&ugrave; Arctic Monkeys atteint ce qu&rsquo;il recherche pour l&rsquo;album. Le producteur r&eacute;sume alors cette impression : &laquo; C&rsquo;est exactement le son et le style que nous cherchions. &raquo;</p>
<p>Le morceau devient ensuite l&rsquo;un des principaux points d&rsquo;appui de la publication. Il sort le 19 juin 2013 comme deuxi&egrave;me single de <em>AM</em>, apr&egrave;s &laquo; R U Mine? &raquo;. Le 11 ao&ucirc;t, &laquo; Why&rsquo;d You Only Call Me When You&rsquo;re High? &raquo; lui succ&egrave;de au Royaume-Uni, prolongeant la pr&eacute;sentation progressive du disque avant son arriv&eacute;e dans les bacs.</p>
<p>Cette chronologie &eacute;claire la construction du projet : un titre existe depuis 2012, un autre permet de fixer le cap en studio, puis plusieurs singles pr&eacute;parent la sortie. L&rsquo;album se dessine par &eacute;tapes, &agrave; l&rsquo;image de chansons dont les diff&eacute;rentes versions ont parfois circul&eacute; longtemps avant d&rsquo;&ecirc;tre arr&ecirc;t&eacute;es.</p>
<h2>Une blessure relance &laquo; Snap Out of It &raquo;</h2>
<p>Le parcours de &laquo; Snap Out of It &raquo; montre &agrave; quel point un &eacute;v&eacute;nement ext&eacute;rieur peut modifier une chanson. Alex Turner consid&egrave;re d&rsquo;abord le morceau comme &eacute;tant au point mort. La blessure &agrave; la main de Matt Helders oblige toutefois le groupe &agrave; poursuivre le travail avec Pete Thomas, batteur d&rsquo;Elvis Costello.</p>
<p>L&rsquo;enthousiasme de ce musicien invit&eacute; change la situation. Arctic Monkeys reprend le titre, le retravaille et le conduit jusqu&rsquo;&agrave; sa forme d&eacute;finitive. La chanson devient la sixi&egrave;me piste de <em>AM</em>, avant d&rsquo;&ecirc;tre publi&eacute;e en single en 2014. Elle n&rsquo;a donc pas lanc&eacute; la campagne de l&rsquo;album, mais sa fabrication offre l&rsquo;un des &eacute;pisodes les plus r&eacute;v&eacute;lateurs des sessions : une &eacute;bauche abandonn&eacute;e retrouve une direction &agrave; la faveur d&rsquo;un remplacement impos&eacute; par les circonstances.</p>
<h2>La place incertaine de &laquo; No. 1 Party Anthem &raquo;</h2>
<p>Toutes les h&eacute;sitations ne concernent pas l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;avancement des morceaux. Pour &laquo; No. 1 Party Anthem &raquo;, Alex Turner s&rsquo;interroge plut&ocirc;t sur la coh&eacute;rence de sa pr&eacute;sence dans <em>AM</em>. Il craint que cette ballade ne d&eacute;tonne au milieu d&rsquo;un album qu&rsquo;il d&eacute;crit comme plus nerveux.</p>
<p>Le chanteur finit n&eacute;anmoins par consid&eacute;rer que le sujet et la m&eacute;lodie rattachent suffisamment le morceau au reste du disque. Cette d&eacute;cision compl&egrave;te le tableau d&rsquo;un album construit moins selon un plan fig&eacute; que par une succession d&rsquo;arbitrages : conserver une mati&egrave;re issue des d&eacute;mos, d&eacute;placer une id&eacute;e, reprendre un titre au point mort ou maintenir une chanson dont la place semblait incertaine.</p>
<h2>Une sortie &eacute;chelonn&eacute;e entre trois continents</h2>
<p>La publication de <em>AM</em> s&rsquo;effectue elle aussi en plusieurs temps. L&rsquo;album para&icirc;t d&rsquo;abord en Australie le 6 septembre 2013. Il sort le 9 septembre au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et dans plusieurs territoires europ&eacute;ens, date dont le treizi&egrave;me anniversaire est c&eacute;l&eacute;br&eacute; aujourd&rsquo;hui. Les &Eacute;tats-Unis suivent le 10 septembre. Domino Recording Company publie le disque.</p>
<p>Avant cette mise en vente, son identit&eacute; visuelle avait &eacute;t&eacute; d&eacute;voil&eacute;e le 15 juillet. La pochette repose sur un motif d&rsquo;onde ou d&rsquo;amplitude, avec le sigle AM plac&eacute; au centre. Sa conception est cr&eacute;dit&eacute;e &agrave; Alex Turner et Matthew Cooper, donnant au titre tr&egrave;s court de l&rsquo;album une traduction graphique imm&eacute;diatement lisible.</p>
<p>Dans les classements, <em>AM</em> atteint la premi&egrave;re place en Irlande, en Australie et en Nouvelle-Z&eacute;lande. Les certifications recens&eacute;es indiquent &eacute;galement sept disques de platine au Royaume-Uni. Aux &Eacute;tats-Unis, la RIAA lui attribue une certification quatre fois platine en juin 2024, derni&egrave;re certification am&eacute;ricaine mentionn&eacute;e dans les sources consult&eacute;es.</p>
<h2>Une m&eacute;thode prolong&eacute;e au-del&agrave; de l&rsquo;album</h2>
<p>Avec le recul, James Ford d&eacute;crit sa relation avec Arctic Monkeys comme un partenariat cr&eacute;atif consolid&eacute; album apr&egrave;s album. Cette continuit&eacute; donne une cons&eacute;quence durable aux longues s&eacute;ances de 2013 : au-del&agrave; des studios et des morceaux concern&eacute;s, une mani&egrave;re de travailler ensemble s&rsquo;est install&eacute;e dans le temps.</p>
<p>Treize ans apr&egrave;s sa sortie europ&eacute;enne, l&rsquo;histoire de <em>AM</em> reste ainsi celle d&rsquo;un disque construit par reprises successives. Du quatre-pistes utilis&eacute; au casque dans un local de Los Angeles &agrave; l&rsquo;intervention d&eacute;cisive de Pete Thomas sur &laquo; Snap Out of It &raquo;, les &eacute;pisodes de sa fabrication montrent un groupe pr&ecirc;t &agrave; laisser ses chansons changer plusieurs fois avant de les consid&eacute;rer achev&eacute;es.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Broken Machine de Nothing But Thieves : entre la nervosité d’Amsterdam et la vulnérabilité de Sorry</title>
      <description><![CDATA[Nothing But Thieves c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 9 ans de Broken Machine, sorti le 8 septembre 2017. Pour son deuxi&egrave;me album, le groupe britannique prolonge l&rsquo;&eacute;lan de ses tourn&eacute;es tout en ...]]></description>
      <pubDate>Mon, 07 Sep 2026 22:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/broken-machine-de-nothing-but-thieves-entre-la-nervosite-d-amsterdam-et-la-vulnerabilite-de-sorry-414</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nothing But Thieves c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 9 ans de <em>Broken Machine</em>, sorti le 8 septembre 2017. Pour son deuxi&egrave;me album, le groupe britannique prolonge l&rsquo;&eacute;lan de ses tourn&eacute;es tout en &eacute;largissant sa m&eacute;thode de travail avec le producteur Mike Crossey. Le contraste entre &laquo; Amsterdam &raquo;, premier signal direct pens&eacute; pour la sc&egrave;ne, et &laquo; Sorry &raquo;, plus introspectif, raconte un disque con&ccedil;u pour montrer plusieurs visages.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Entre 2015 et 2017, Nothing But Thieves passe rapidement du premier album &agrave; la n&eacute;cessit&eacute; de lui donner une suite. La formation de Southend-on-Sea gagne en notori&eacute;t&eacute; et multiplie les concerts dans les clubs britanniques comme en Europe. C&rsquo;est dans ce mouvement, sans v&eacute;ritable rupture avec la sc&egrave;ne, que prennent forme les chansons de <em>Broken Machine</em>.</p>
<h2>Un deuxi&egrave;me album nourri par les concerts</h2>
<p>Le groupe arrive &agrave; ce nouveau projet avec l&rsquo;exp&eacute;rience accumul&eacute;e sur la route. Au printemps 2017, une courte tourn&eacute;e accompagne notamment &laquo; Amsterdam &raquo;, quelques mois avant la publication de l&rsquo;album. Ces concerts alimentent l&rsquo;envie d&rsquo;&eacute;crire des morceaux plus directs, capables de produire un effet imm&eacute;diat devant un public.</p>
<p>Cette orientation ne r&eacute;sume pourtant pas <em>Broken Machine</em>. L&agrave; o&ugrave; &laquo; Amsterdam &raquo; doit frapper rapidement, le disque m&eacute;nage aussi des passages plus m&eacute;lodiques et introspectifs. La construction de l&rsquo;album repose pr&eacute;cis&eacute;ment sur cette coexistence : conserver l&rsquo;&eacute;nergie d&eacute;velopp&eacute;e en concert sans enfermer Nothing But Thieves dans une seule mani&egrave;re d&rsquo;&eacute;crire.</p>
<p>Le travail reste organis&eacute; autour du noyau cr&eacute;atif form&eacute; par Conor Mason, Joe Langridge-Brown et Dominic Craik. Tous trois cosignent la plupart des chansons &agrave; partir de maquettes associant riffs de guitare, motifs &eacute;lectroniques et lignes vocales. Cette m&eacute;thode collective fournit la mati&egrave;re que la production va ensuite densifier.</p>
<h2>Mike Crossey &eacute;largit le cadre de <em>Broken Machine</em></h2>
<p>Pour produire ce deuxi&egrave;me album, Nothing But Thieves choisit Mike Crossey, notamment connu pour son travail avec Arctic Monkeys. Son intervention permet au groupe d&rsquo;aller plus loin que sur son premier disque dans l&rsquo;accumulation des couches de guitares, les traitements appliqu&eacute;s &agrave; la voix et l&rsquo;int&eacute;gration d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments &eacute;lectroniques.</p>
<p>Les sources disponibles ne permettent pas de reconstituer pr&eacute;cis&eacute;ment le d&eacute;roulement des s&eacute;ances de 2016 et 2017. Elles montrent toutefois le r&eacute;sultat de cette collaboration : des arrangements plus fournis, un usage renforc&eacute; des dynamiques et des structures que la presse sp&eacute;cialis&eacute;e d&eacute;crira, &agrave; la sortie, comme plus ambitieuses que celles du premier album.</p>
<p>Le r&ocirc;le de Crossey s&rsquo;inscrit ainsi dans une &eacute;volution mesurable plut&ocirc;t que dans une rupture totale. Les maquettes conservent les composantes centrales de l&rsquo;&eacute;criture du groupe, tandis que la production multiplie les textures disponibles. <em>Broken Machine</em> devient le lieu o&ugrave; Nothing But Thieves met &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve cette palette &eacute;largie.</p>
<h2>&laquo; Amsterdam &raquo;, premier signal envoy&eacute; depuis la sc&egrave;ne</h2>
<p>Le 2 mai 2017, &laquo; Amsterdam &raquo; ouvre la campagne des singles. Co&eacute;crite par Conor Mason, Joe Langridge-Brown et Dominic Craik, la chanson est pr&eacute;sent&eacute;e comme un titre plus direct et abrasif, con&ccedil;u pour attirer imm&eacute;diatement l&rsquo;attention en concert. Son choix installe d&rsquo;abord le versant le plus nerveux du futur album.</p>
<p>La proximit&eacute; entre sa publication et les dates donn&eacute;es au printemps lui conf&egrave;re une fonction particuli&egrave;re. Avant m&ecirc;me que <em>Broken Machine</em> ne soit disponible, &laquo; Amsterdam &raquo; sert de carte de visite sc&eacute;nique au projet. Le morceau annonce un groupe attentif &agrave; la fa&ccedil;on dont ses nouvelles compositions peuvent fonctionner dans les clubs, puis sur des sc&egrave;nes plus vastes.</p>
<p>Ce premier aper&ccedil;u aurait pourtant donn&eacute; une image incompl&egrave;te du disque. Nothing But Thieves organise donc la suite de sa pr&eacute;sentation autour de chansons qui d&eacute;placent progressivement le regard.</p>
<h2>&laquo; Sorry &raquo; r&eacute;v&egrave;le l&rsquo;autre versant du disque</h2>
<p>Le 14 ao&ucirc;t 2017, quelques semaines avant la sortie, &laquo; Sorry &raquo; introduit un contrepoint plus m&eacute;lodique et introspectif. La chanson place davantage en avant la vuln&eacute;rabilit&eacute; port&eacute;e par la voix de Conor Mason. Apr&egrave;s l&rsquo;impact imm&eacute;diat recherch&eacute; avec &laquo; Amsterdam &raquo;, ce deuxi&egrave;me single indique que l&rsquo;album ne suivra pas une ligne uniforme.</p>
<p>Le morceau-titre &laquo; Broken Machine &raquo; para&icirc;t &agrave; son tour le 21 ao&ucirc;t. Il rassemble riffs de guitare et textures &eacute;lectroniques, tout en ouvrant les paroles &agrave; des sujets plus larges que les r&eacute;cits relationnels associ&eacute;s au premier disque. Sans expliquer l&rsquo;origine du titre de l&rsquo;album, qui n&rsquo;est pas document&eacute;e, la chanson donne une illustration concr&egrave;te du nouveau champ d&rsquo;&eacute;criture explor&eacute; par le groupe.</p>
<p>Le 26 ao&ucirc;t, &laquo; I&rsquo;m Not Made by Design &raquo; compl&egrave;te cette r&eacute;v&eacute;lation progressive. Apr&egrave;s la sortie de l&rsquo;album, &laquo; Particles &raquo; prolongera encore le cycle des singles en janvier 2018. La campagne ne repose donc pas sur une seule chanson locomotive : elle expose successivement plusieurs registres de <em>Broken Machine</em>.</p>
<h2>Une sortie internationale pens&eacute;e dans plusieurs formats</h2>
<p>Le 8 septembre 2017, Sony Music UK et RCA Records publient l&rsquo;album simultan&eacute;ment sur plusieurs territoires. Des &eacute;ditions europ&eacute;ennes, britanniques, am&eacute;ricaines et japonaises sont propos&eacute;es, avec des r&eacute;f&eacute;rences propres. En Europe, <em>Broken Machine</em> para&icirc;t notamment en vinyle, cassette et CD, tandis que le Royaume-Uni b&eacute;n&eacute;ficie &eacute;galement de versions limit&eacute;es et sign&eacute;es.</p>
<p>L&rsquo;&eacute;dition standard compte onze morceaux, mais le projet existe d&egrave;s son lancement sous des formes deluxe enrichies de titres suppl&eacute;mentaires. Ces bonus prolongent les th&egrave;mes et les exp&eacute;rimentations sonores du disque. Pour une partie du public, ces versions &eacute;tendues finissent m&ecirc;me par constituer la forme de r&eacute;f&eacute;rence de l&rsquo;album.</p>
<p>Cette diversit&eacute; d&rsquo;&eacute;ditions accompagne une publication pr&eacute;par&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle internationale. Elle correspond aussi &agrave; la position occup&eacute;e par Nothing But Thieves en 2017 : celle d&rsquo;un groupe britannique dont le deuxi&egrave;me album doit &ecirc;tre disponible au m&ecirc;me moment sur plusieurs march&eacute;s, apr&egrave;s deux ann&eacute;es de progression et de concerts.</p>
<h2>De la deuxi&egrave;me place britannique aux tourn&eacute;es &eacute;largies</h2>
<p>&Agrave; sa sortie, <em>Broken Machine</em> atteint la deuxi&egrave;me place du UK Albums Chart. L&rsquo;album obtient ensuite une certification or au Royaume-Uni aupr&egrave;s de la BPI, ainsi qu&rsquo;une certification or aux Pays-Bas. Ces r&eacute;sultats donnent une traduction commerciale pr&eacute;cise &agrave; l&rsquo;&eacute;largissement international engag&eacute; autour du disque.</p>
<p>Le cycle de l&rsquo;album conduit &eacute;galement Nothing But Thieves vers des tourn&eacute;es plus importantes, avec des concerts en t&ecirc;te d&rsquo;affiche et des passages en festivals. &laquo; Amsterdam &raquo; et &laquo; Sorry &raquo;, pourtant plac&eacute;es aux deux extr&eacute;mit&eacute;s du spectre pr&eacute;sent&eacute; avant la sortie, deviennent rapidement des moments forts des setlists. Le contraste qui structurait la campagne du disque se prolonge ainsi sur sc&egrave;ne.</p>
<p>Neuf ans apr&egrave;s sa sortie, <em>Broken Machine</em> raconte donc moins une transformation brutale qu&rsquo;un agrandissement m&eacute;thodique. Les tourn&eacute;es fournissent l&rsquo;&eacute;lan, le trio Mason-Langridge-Brown-Craik organise l&rsquo;&eacute;criture, puis Mike Crossey enrichit les arrangements et les traitements sonores. La succession des singles se charge enfin de rendre cette &eacute;volution lisible avant m&ecirc;me la parution.</p>
<p>Entre l&rsquo;efficacit&eacute; recherch&eacute;e pour &laquo; Amsterdam &raquo; et l&rsquo;exposition plus vuln&eacute;rable de &laquo; Sorry &raquo;, Nothing But Thieves a construit un deuxi&egrave;me album capable d&rsquo;accompagner son passage vers des sc&egrave;nes et des march&eacute;s plus larges. Son neuvi&egrave;me anniversaire rappelle aujourd&rsquo;hui comment ce changement d&rsquo;&eacute;chelle s&rsquo;est jou&eacute; : non autour d&rsquo;un morceau unique, mais dans la r&eacute;union de plusieurs directions au sein d&rsquo;un m&ecirc;me disque.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>The Human League : 40 bougies pour Crash, achevé par Jam &amp; Lewis après une dispute</title>
      <description><![CDATA[The Human League c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 40 ans de Crash, sorti le 8 septembre 1986. Pour relancer le groupe apr&egrave;s Hysteria, Virgin Records l&rsquo;avait envoy&eacute; &agrave; Minneapolis trava...]]></description>
      <pubDate>Mon, 07 Sep 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/the-human-league-40-bougies-pour-crash-acheve-par-jam-lewis-apres-une-dispute-413</link>
      <guid>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/the-human-league-40-bougies-pour-crash-acheve-par-jam-lewis-apres-une-dispute-413</guid>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>The Human League c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 40 ans de <em>Crash</em>, sorti le 8 septembre 1986. Pour relancer le groupe apr&egrave;s <em>Hysteria</em>, Virgin Records l&rsquo;avait envoy&eacute; &agrave; Minneapolis travailler avec Jimmy Jam et Terry Lewis. Quatre mois de s&eacute;ances, une nouvelle m&eacute;thode de production et une dispute sur le contr&ocirc;le du studio ont conduit Philip Oakey et ses partenaires &agrave; rentrer en Angleterre avant la fin du projet.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&Agrave; la fin de 1985, The Human League se trouve face &agrave; une &eacute;quation d&eacute;licate. Le groupe reste associ&eacute; au succ&egrave;s massif de <em>Dare</em>, paru en 1981, tandis que <em>Hysteria</em>, sorti trois ans plus tard, n&rsquo;a pas obtenu les m&ecirc;mes r&eacute;sultats. Virgin Records cherche alors une nouvelle impulsion et organise une rencontre qui va d&eacute;placer le centre de gravit&eacute; du cinqui&egrave;me album du groupe bien au-del&agrave; de l&rsquo;Angleterre.</p>
<h2>Virgin Records choisit la piste de Minneapolis</h2>
<p>Le label met The Human League en relation avec Jimmy Jam et Terry Lewis. Bas&eacute;s &agrave; Minneapolis, les deux producteurs viennent de signer un succ&egrave;s majeur avec <em>Control</em> de Janet Jackson. Leur arriv&eacute;e ne repr&eacute;sente donc pas un simple changement derri&egrave;re la console : elle installe le groupe britannique dans un environnement de travail li&eacute; au R&amp;B am&eacute;ricain contemporain.</p>
<p>&Agrave; partir de f&eacute;vrier 1986, Philip Oakey, Joanne Catherall, Susan Ann Sulley et leurs partenaires passent environ quatre mois aux Flyte Time Studios de Minneapolis. L&rsquo;&eacute;loignement est autant g&eacute;ographique que cr&eacute;atif. Jam et Lewis apportent une part significative du mat&eacute;riel destin&eacute; &agrave; <em>Crash</em> et impriment aux s&eacute;ances leur palette sonore, notamment construite autour du synth&eacute;tiseur Yamaha DX7.</p>
<p>Cette association donne ainsi au disque une configuration particuli&egrave;re. The Human League ne se contente pas de faire produire ses propres chansons par un duo ext&eacute;rieur : Jam et Lewis interviennent dans l&rsquo;&eacute;criture, la production et la d&eacute;finition m&ecirc;me du projet. Ce partage des r&ocirc;les va fournir &agrave; l&rsquo;album son principal single, mais aussi faire appara&icirc;tre une question sensible : qui dirige r&eacute;ellement les s&eacute;ances ?</p>
<h2>&laquo; Human &raquo;, une chanson pens&eacute;e pour les &Eacute;tats-Unis</h2>
<p>La r&eacute;ponse commerciale prend d&rsquo;abord la forme de &laquo; Human &raquo;. &Eacute;crite et produite par Jimmy Jam et Terry Lewis, cette ballade est enregistr&eacute;e &agrave; Flyte Time Studios en f&eacute;vrier 1986. Elle est con&ccedil;ue comme le premier single destin&eacute; au march&eacute; am&eacute;ricain et para&icirc;t quelques semaines avant l&rsquo;album.</p>
<p>Sa fabrication r&eacute;v&egrave;le d&eacute;j&agrave; la mani&egrave;re dont les producteurs conduisent le projet. Habitu&eacute;s &agrave; travailler avec des chanteuses de R&amp;B, Jam et Lewis font appel &agrave; Lisa Keith pour les ch&oelig;urs. Ce choix suscite la frustration de Susan Ann Sulley et Joanne Catherall, les deux choristes de The Human League. Terry Lewis cherche alors &agrave; les int&eacute;grer davantage : il &eacute;crit une partie parl&eacute;e, finalement r&eacute;cit&eacute;e par Catherall dans la version publi&eacute;e.</p>
<p>&laquo; Human &raquo; devient le second num&eacute;ro un de The Human League au Billboard Hot 100 et atteint &eacute;galement le top 10 britannique. Le morceau installe donc <em>Crash</em> sur le march&eacute; am&eacute;ricain avant m&ecirc;me sa sortie. Il montre surtout jusqu&rsquo;o&ugrave; peut aller l&rsquo;influence de Jam et Lewis : le titre phare du disque porte leur signature d&rsquo;auteurs autant que leur travail de producteurs.</p>
<h2>Le contr&ocirc;le du studio provoque la rupture</h2>
<p>Cette pr&eacute;pond&eacute;rance finit toutefois par provoquer des tensions. Dans une interview r&eacute;trospective, Philip Oakey a r&eacute;sum&eacute; le d&eacute;saccord en termes directs : &laquo; On aime garder le contr&ocirc;le en studio. On n&rsquo;aime pas le c&eacute;der &agrave; un producteur. &raquo; Selon son r&eacute;cit, la collaboration s&rsquo;ach&egrave;ve sur une importante dispute autour de la direction des s&eacute;ances.</p>
<p>Le groupe d&eacute;cide alors de quitter Minneapolis et de rentrer en Angleterre. Jimmy Jam et Terry Lewis restent charg&eacute;s d&rsquo;achever le travail, notamment le mixage de <em>Crash</em>. L&rsquo;&eacute;pisode ne permet pas de reconstituer chaque &eacute;tape du conflit, mais il &eacute;claire la situation inhabituelle dans laquelle l&rsquo;album est termin&eacute; : ses producteurs disposent des commandes finales apr&egrave;s le d&eacute;part de ses interpr&egrave;tes.</p>
<p>Ce d&eacute;nouement prolonge la logique install&eacute;e depuis le d&eacute;but des s&eacute;ances. Virgin avait choisi Jam et Lewis pour apporter une nouvelle impulsion ; &agrave; Minneapolis, ceux-ci avaient largement pris en main l&rsquo;&eacute;criture et la production. Le d&eacute;part du groupe rend simplement cette redistribution du contr&ocirc;le impossible &agrave; ignorer.</p>
<h2>&laquo; I Need Your Loving &raquo;, un deuxi&egrave;me single d&eacute;cid&eacute; sans le groupe</h2>
<p>La publication de &laquo; I Need Your Loving &raquo; confirme que les choix entourant <em>Crash</em> ne sont plus tous arr&ecirc;t&eacute;s avec la participation active de The Human League. Co&eacute;crite par Jam, Lewis et plusieurs collaborateurs de la sc&egrave;ne de Minneapolis, la chanson est enregistr&eacute;e pendant les m&ecirc;mes s&eacute;ances &agrave; Flyte Time. Sa production s&rsquo;inscrit nettement dans l&rsquo;esth&eacute;tique R&amp;B alors associ&eacute;e au duo.</p>
<p>Le morceau est retenu comme deuxi&egrave;me single afin de renforcer la perc&eacute;e am&eacute;ricaine, mais cette d&eacute;cision est prise sans l&rsquo;accord du groupe. Le r&eacute;sultat contraste avec celui de &laquo; Human &raquo;. &laquo; I Need Your Loving &raquo; n&rsquo;obtient pas les performances esp&eacute;r&eacute;es et ne monte qu&rsquo;&agrave; la 72e place du classement britannique en novembre 1986.</p>
<p>Les deux singles racontent ainsi les deux faces d&rsquo;une m&ecirc;me strat&eacute;gie. Avec &laquo; Human &raquo;, l&rsquo;&eacute;criture et la m&eacute;thode de Jam et Lewis offrent &agrave; The Human League un deuxi&egrave;me num&eacute;ro un am&eacute;ricain. Avec &laquo; I Need Your Loving &raquo;, l&rsquo;orientation vers les &Eacute;tats-Unis et la mise &agrave; l&rsquo;&eacute;cart du groupe dans le choix du titre ne produisent pas le m&ecirc;me r&eacute;sultat.</p>
<h2>Un top 10 britannique port&eacute; par un num&eacute;ro un am&eacute;ricain</h2>
<p><em>Crash</em> para&icirc;t le 8 septembre 1986 chez Virgin Records, avec une &eacute;dition A&amp;M en Am&eacute;rique du Nord. L&rsquo;album entre dans le top 10 au Royaume-Uni, une position que The Human League n&rsquo;avait plus atteinte avec un album depuis <em>Dare</em>. Il re&ccedil;oit &eacute;galement une certification or sur le march&eacute; britannique.</p>
<p>Ces r&eacute;sultats invitent &agrave; distinguer le parcours du disque de celui de son principal extrait. Aux &Eacute;tats-Unis, la visibilit&eacute; de <em>Crash</em> repose surtout sur &laquo; Human &raquo;. L&rsquo;album demeure par ailleurs moins populaire que les pr&eacute;c&eacute;dents disques phares du groupe, malgr&eacute; son classement britannique et sa certification.</p>
<p>Quarante ans apr&egrave;s sa sortie, <em>Crash</em> appara&icirc;t donc comme le produit d&rsquo;une collaboration dont les r&eacute;sultats et les tensions sont &eacute;troitement li&eacute;s. La rencontre organis&eacute;e par Virgin a donn&eacute; au groupe l&rsquo;un de ses plus grands classements am&eacute;ricains, tout en l&rsquo;obligeant &agrave; travailler selon une r&eacute;partition du pouvoir qu&rsquo;il acceptait difficilement.</p>
<p>Le d&eacute;part de Minneapolis r&eacute;sume cette histoire : The Human League rentre en Angleterre, tandis que Jimmy Jam et Terry Lewis terminent l&rsquo;album qui devait lui apporter une nouvelle impulsion. De cette s&eacute;paration en cours de fabrication sort un disque partag&eacute; entre l&rsquo;identit&eacute; du groupe, les m&eacute;thodes de Flyte Time et le poids d&eacute;cisif de &laquo; Human &raquo;.</p>]]></content:encoded>
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