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    <title>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS News</title>
    <description>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS News</description>
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      <title>Tears For Fears : Songs For A Nervous Planet, des chansons oubliées au premier album live</title>
      <description><![CDATA[Deux ans apr&egrave;s sa sortie, Songs For A Nervous Planet raconte une double histoire : celle du premier album live officiel de Tears For Fears et celle de quatre chansons studio sauv&eacute;es des marges de The Tipping Point. Au centre ...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:25:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Deux ans apr&egrave;s sa sortie, Songs For A Nervous Planet raconte une double histoire : celle du premier album live officiel de Tears For Fears et celle de quatre chansons studio sauv&eacute;es des marges de The Tipping Point. Au centre du projet, un concert capt&eacute; dans le Tennessee et un ancien ordinateur o&ugrave; Roland Orzabal a retrouv&eacute; les fondations d&rsquo;une chanson d&rsquo;amour.</strong></p>
<p></p>
<p>Apr&egrave;s plus de quatre d&eacute;cennies de carri&egrave;re, Tears For Fears aurait pu publier un album live construit uniquement comme le souvenir d&rsquo;une tourn&eacute;e. Le groupe a choisi une forme plus singuli&egrave;re. Songs For A Nervous Planet commence par quatre nouvelles chansons enregistr&eacute;es en studio, avant de basculer vers dix-huit performances capt&eacute;es sur sc&egrave;ne. Ce disque de 22 titres, qui f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses deux ans, relie ainsi deux moments : le travail engag&eacute; autour de The Tipping Point et le concert donn&eacute; le 11 juillet 2023 au FirstBank Amphitheater de Franklin, dans le Tennessee.</p>
<h2>Quatre chansons avant le concert</h2>
<p>La structure de Songs For A Nervous Planet constitue sa premi&egrave;re surprise. Les morceaux studio ne sont pas plac&eacute;s &agrave; la fin comme de simples bonus : ils ouvrent le disque et forment une porte d&rsquo;entr&eacute;e vers la captation live. Le projet devient donc &agrave; la fois la suite de The Tipping Point et le premier t&eacute;moignage officiel en concert de Tears For Fears.</p>
<p>Ces quatre titres ne sont pas apparus ind&eacute;pendamment du pr&eacute;c&eacute;dent album. Plusieurs provenaient d&rsquo;id&eacute;es anciennes ou de chansons qui n&rsquo;avaient finalement pas &eacute;t&eacute; retenues pour The Tipping Point. Songs For A Nervous Planet leur a offert un nouveau cadre, sans les isoler du parcours r&eacute;cent du groupe. Elles pr&eacute;c&egrave;dent les dix-huit enregistrements r&eacute;alis&eacute;s pendant la tourn&eacute;e consacr&eacute;e &agrave; cet album.</p>
<p>La production musicale r&eacute;unit Tears For Fears, Charlton Pettus et John Shanks. Pettus, collaborateur associ&eacute; &agrave; plusieurs aspects du projet, a &eacute;galement assur&eacute; l&rsquo;enregistrement et le mixage de diff&eacute;rents &eacute;l&eacute;ments. L&rsquo;organisation du disque traduit ainsi une continuit&eacute; entre les s&eacute;ances studio et la restitution du concert, plut&ocirc;t qu&rsquo;une simple juxtaposition de deux publications distinctes.</p>
<h2>Une chanson retrouv&eacute;e dans un ancien ordinateur</h2>
<p>The Girl That I Call Home offre l&rsquo;histoire la plus concr&egrave;te de cette r&eacute;surgence d&rsquo;id&eacute;es. Roland Orzabal a retrouv&eacute; sur un ancien ordinateur un couplet li&eacute; &agrave; une piste instrumentale remontant aux s&eacute;ances de The Tipping Point. Il r&eacute;sume cette red&eacute;couverte en &eacute;voquant &laquo; there was a backing track from the days of trying to write for The Tipping Point which had been completely forgotten &raquo; : une base musicale de cette p&eacute;riode avait &eacute;t&eacute; compl&egrave;tement oubli&eacute;e.</p>
<p>Ce fragment n&rsquo;est pas rest&eacute; une archive informatique. Il est devenu une chanson d&rsquo;amour d&eacute;di&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;pouse de Roland Orzabal. Le morceau donne ainsi une destination nouvelle &agrave; un mat&eacute;riau abandonn&eacute;, tout en illustrant pr&eacute;cis&eacute;ment la m&eacute;thode qui nourrit la partie studio de Songs For A Nervous Planet : revenir vers des pistes laiss&eacute;es de c&ocirc;t&eacute;, puis les conduire jusqu&rsquo;&agrave; une forme achev&eacute;e.</p>
<p>Astronaut suit une trajectoire plus longue encore. La chanson existait depuis pr&egrave;s de dix ans lorsqu&rsquo;elle a int&eacute;gr&eacute; l&rsquo;album. Elle avait notamment &eacute;t&eacute; envisag&eacute;e pendant la pr&eacute;paration de The Tipping Point, avant d&rsquo;en &ecirc;tre &eacute;cart&eacute;e. Sa pr&eacute;sence sur Songs For A Nervous Planet ne rel&egrave;ve donc pas d&rsquo;un simple retour sur des s&eacute;ances imm&eacute;diatement ant&eacute;rieures : elle montre que le groupe a aussi puis&eacute; dans un ensemble d&rsquo;id&eacute;es accumul&eacute;es sur plusieurs ann&eacute;es.</p>
<p>The Girl That I Call Home et l&rsquo;album figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Leur pr&eacute;sence sur le disque rappelle surtout que les in&eacute;dits ne servent pas seulement &agrave; introduire la captation : ils constituent un chapitre &agrave; part enti&egrave;re du projet et prolongent le travail entrepris autour de The Tipping Point.</p>
<h2>Un concert devenu album et film</h2>
<p>Une fois les quatre morceaux studio pass&eacute;s, Songs For A Nervous Planet restitue le spectacle de Franklin. Enregistr&eacute;es pendant la tourn&eacute;e The Tipping Point, les dix-huit performances forment le c&oelig;ur live de l&rsquo;ensemble. Cette captation a permis &agrave; Tears For Fears de franchir une &eacute;tape &eacute;tonnamment tardive dans sa discographie : publier son premier album live officiel apr&egrave;s plus de quarante ans de carri&egrave;re.</p>
<p>Le concert n&rsquo;a pas seulement fourni la mati&egrave;re sonore du disque. Le spectacle de Franklin a &eacute;galement &eacute;t&eacute; film&eacute;, transformant la m&ecirc;me soir&eacute;e en projet audiovisuel complet. Album et film-concert reposent ainsi sur un &eacute;v&eacute;nement unique, tandis que les chansons studio plac&eacute;es en ouverture &eacute;largissent le r&eacute;cit au-del&agrave; de la sc&egrave;ne.</p>
<p>Cette construction a aussi trouv&eacute; un public au Royaume-Uni, o&ugrave; Songs For A Nervous Planet a atteint la sixi&egrave;me place du classement officiel des albums. Le r&eacute;sultat accompagne un disque qui ne se contente ni de documenter une tourn&eacute;e ni de rassembler des chutes de studio. Son identit&eacute; vient pr&eacute;cis&eacute;ment de la rencontre entre ces deux mati&egrave;res : des chansons longtemps rest&eacute;es en attente et la trace d&rsquo;un concert transform&eacute; en premi&egrave;re discographique pour Tears For Fears.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.musicradar.com/artists/tears-for-fears-roland-orzabal-curt-smith-songs-for-an-anxious-planet">interview de Roland Orzabal et Curt Smith publi&eacute;e par MusicRadar</a> &eacute;claire le choix du format, la captation de Franklin et le r&ocirc;le de Charlton Pettus. L&rsquo;<a href="https://superdeluxeedition.com/interview/tears-for-fears-the-sde-interview/">entretien accord&eacute; par Tears For Fears &agrave; SuperDeluxeEdition</a> d&eacute;taille la red&eacute;couverte de The Girl That I Call Home et le long parcours d&rsquo;Astronaut.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Songs For A Nervous Planet</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Tears For Fears</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 2 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 25 octobre 2024</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Une chanson retrouv&eacute;e dans un ancien ordinateur</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Téléphone : Au cœur de la nuit, le choix de New York sous haute tension</title>
      <description><![CDATA[Il y a 46 ans, T&eacute;l&eacute;phone publiait Au c&oelig;ur de la nuit, son troisi&egrave;me album studio. Enregistr&eacute; entre Boulogne-Billancourt et New York, le disque na&icirc;t alors que le groupe est au sommet de sa po...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/telephone-au-coeur-de-la-nuit-le-choix-de-new-york-sous-haute-tension-744</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a 46 ans, T&eacute;l&eacute;phone publiait <em>Au c&oelig;ur de la nuit</em>, son troisi&egrave;me album studio. Enregistr&eacute; entre Boulogne-Billancourt et New York, le disque na&icirc;t alors que le groupe est au sommet de sa popularit&eacute;, mais vit en vase clos et traverse de fortes tensions.</strong></p>
<p></p>
<p>&Agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1980, T&eacute;l&eacute;phone avance au rythme des concerts et d&rsquo;une vie collective devenue particuli&egrave;rement intense. Corine Marienneau r&eacute;sumera plus tard cette p&eacute;riode par une formule sans d&eacute;tour : &laquo; Au moment de l&rsquo;enregistrement d&rsquo;<em>Au c&oelig;ur de la nuit</em>, nous &eacute;tions vraiment au top. &raquo; Ce sommet ne signifie pourtant pas l&rsquo;apaisement. La bassiste d&eacute;crit un groupe enferm&eacute; dans son propre univers, parcouru de tensions aussi bien positives que n&eacute;gatives. C&rsquo;est dans ce contexte que Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac, Richard Kolinka et Corine Marienneau entreprennent leur troisi&egrave;me album.</p>
<h2>Des Bahamas &eacute;cart&eacute;es au profit de New York</h2>
<p>Un autre d&eacute;cor avait d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; envisag&eacute; : les Compass Point Studios de Nassau, aux Bahamas. T&eacute;l&eacute;phone renonce finalement &agrave; cette option et choisit New York, afin de conserver une atmosph&egrave;re plus urbaine et souterraine. Cette d&eacute;cision donne &agrave; la fabrication du disque une trajectoire en deux temps. Les premi&egrave;res s&eacute;ances se d&eacute;roulent au studio Path&eacute;-Marconi de Boulogne-Billancourt, avant que le groupe ne rejoigne les studios Electric Lady.</p>
<p>Ce passage de la r&eacute;gion parisienne &agrave; New York maintient T&eacute;l&eacute;phone au contact d&rsquo;un environnement citadin plut&ocirc;t que de l&rsquo;installer dans un lieu de retrait. Le groupe retrouve &eacute;galement Martin Rushent, d&eacute;j&agrave; charg&eacute; de la production de <em>Crache ton venin</em>. Cette continuit&eacute; intervient au moment o&ugrave; T&eacute;l&eacute;phone doit donner une suite &agrave; ses deux premiers albums tout en composant avec la pression cr&eacute;&eacute;e par son ascension et l&rsquo;encha&icirc;nement des concerts.</p>
<p>Dans le souvenir de Corine Marienneau, ces s&eacute;ances occupent une place &agrave; part. Elle les consid&egrave;re comme les meilleures de l&rsquo;histoire de T&eacute;l&eacute;phone. Son jugement r&eacute;trospectif &eacute;claire le paradoxe de l&rsquo;album : une p&eacute;riode de grande r&eacute;ussite collective peut aussi &ecirc;tre travers&eacute;e par des rapports internes difficiles. Les tensions ne sont pas racont&eacute;es comme un simple accident p&eacute;riph&eacute;rique ; elles appartiennent au quotidien d&rsquo;un groupe qui travaille, voyage et joue presque constamment ensemble.</p>
<h2><em>Argent trop cher</em>, la r&eacute;ussite mise en accusation</h2>
<p>Au milieu de cette p&eacute;riode d&rsquo;ascension, T&eacute;l&eacute;phone choisit un morceau qui attaque pr&eacute;cis&eacute;ment les d&eacute;rives de la r&eacute;ussite. <em>Argent trop cher</em>, unique single extrait de l&rsquo;album, est associ&eacute; &agrave; une critique de l&rsquo;argent-roi et de la corruption qu&rsquo;il peut entra&icirc;ner. Son refrain repose sur une formule imm&eacute;diatement saisissable : l&rsquo;argent finit par co&ucirc;ter trop cher.</p>
<p>Le titre devient le premier morceau de T&eacute;l&eacute;phone &agrave; entrer dans les classements, jusqu&rsquo;&agrave; la 16e place. Le r&eacute;sultat donne une r&eacute;sonance particuli&egrave;re &agrave; son propos : le groupe obtient son premier titre class&eacute; avec une chanson qui interroge justement la place de l&rsquo;argent et les compromissions li&eacute;es au succ&egrave;s. Sans transformer cette position en jugement artistique, elle constitue une &eacute;tape nette dans la trajectoire de T&eacute;l&eacute;phone.</p>
<p><em>Argent trop cher</em> ne r&eacute;sume pas &agrave; lui seul <em>Au c&oelig;ur de la nuit</em>, mais il en concentre une contradiction essentielle. T&eacute;l&eacute;phone conna&icirc;t une exposition croissante tout en portant un regard critique sur ce qui accompagne la r&eacute;ussite. Le morceau s&rsquo;inscrit ainsi dans l&rsquo;histoire d&rsquo;un album con&ccedil;u par quatre musiciens arriv&eacute;s &agrave; un point culminant de leur aventure commune, sans que ce sommet efface les tensions de leur vie en groupe.</p>
<h2>Des r&eacute;p&eacute;titions conserv&eacute;es pendant trente-cinq ans</h2>
<p>La m&eacute;moire de ces s&eacute;ances ne repose pas uniquement sur les t&eacute;moignages. Des r&eacute;p&eacute;titions enregistr&eacute;es en juillet 1980 ont &eacute;t&eacute; conserv&eacute;es par Corine Marienneau, puis r&eacute;utilis&eacute;es en 2015 parmi les bonus de l&rsquo;int&eacute;grale <em>Au c&oelig;ur de T&eacute;l&eacute;phone</em>. Trente-cinq ans apr&egrave;s l&rsquo;enregistrement, ces archives ont ainsi permis de revenir au travail pr&eacute;paratoire d&rsquo;une p&eacute;riode qu&rsquo;elle tient pour la meilleure du groupe en studio.</p>
<p>Ce geste donne une prolongation concr&egrave;te au souvenir d&rsquo;un T&eacute;l&eacute;phone &laquo; au top &raquo;. Il ne s&rsquo;agit plus seulement de raconter l&rsquo;intensit&eacute; de l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1980, mais d&rsquo;en faire r&eacute;appara&icirc;tre des fragments de travail. Entre les r&eacute;p&eacute;titions de juillet, les s&eacute;ances de Boulogne-Billancourt et le d&eacute;part pour Electric Lady, <em>Au c&oelig;ur de la nuit</em> garde la trace d&rsquo;un groupe lanc&eacute; &agrave; pleine vitesse, qui pr&eacute;f&egrave;re New York au retrait des Bahamas.</p>
<p>Quarante-six ans apr&egrave;s sa parution en octobre 1980, l&rsquo;album demeure li&eacute; &agrave; cette opposition entre accomplissement et tension. T&eacute;l&eacute;phone et <em>Au c&oelig;ur de la nuit</em> figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Le disque raconte surtout un moment tr&egrave;s pr&eacute;cis : quatre musiciens au sommet de leur parcours commun, r&eacute;unis une nouvelle fois avec Martin Rushent, choisissant de rester au contact de la ville pour enregistrer.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Au c&oelig;ur de la nuit</p>
<p><strong>Artiste :</strong> T&eacute;l&eacute;phone</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 46 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 25 octobre 1980</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> T&eacute;l&eacute;phone choisit New York plut&ocirc;t que les Bahamas</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Chad Smith, de l’autodidacte au moteur durable des Red Hot Chili Peppers</title>
      <description><![CDATA[Chad Smith f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 65 ans. Entr&eacute; chez les Red Hot Chili Peppers en 1988, le batteur autodidacte a construit son parcours autour du travail collectif, jusqu&rsquo;&agrave; devenir un coauteur recherch&eacute;...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/chad-smith-de-l-autodidacte-au-moteur-durable-des-red-hot-chili-peppers-738</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chad Smith f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 65 ans. Entr&eacute; chez les Red Hot Chili Peppers en 1988, le batteur autodidacte a construit son parcours autour du travail collectif, jusqu&rsquo;&agrave; devenir un coauteur recherch&eacute; par Ozzy Osbourne, Eddie Vedder et Iggy Pop.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant les grandes tourn&eacute;es et les albums internationaux, il y a un enfant qui d&eacute;couvre la batterie vers l&rsquo;&acirc;ge de sept ans. Chad Smith apprend principalement sans cours formels : il joue dans des groupes scolaires et &eacute;coute attentivement les batteurs qu&rsquo;il admire. John Bonham, Neil Peart, Keith Moon, Mitch Mitchell ou Charlie Watts comptent parmi ses r&eacute;f&eacute;rences. Son apprentissage passe donc moins par une m&eacute;thode acad&eacute;mique que par la pratique, l&rsquo;observation et la reproduction des gestes entendus sur les disques.</p>
<p>N&eacute; le 25 octobre 1961 &agrave; Saint Paul, dans le Minnesota, Smith fait ses premi&egrave;res armes dans plusieurs formations du Michigan, dont Toby Redd. La musique ne constitue pas encore son unique activit&eacute; : avant son d&eacute;part pour Los Angeles, il occupe aussi diff&eacute;rents emplois, notamment au Gap. Ce parcours sans raccourci &eacute;claire la suite de son histoire. Lorsqu&rsquo;une place se lib&egrave;re derri&egrave;re la batterie des Red Hot Chili Peppers, il a d&eacute;j&agrave; connu les groupes locaux, les r&eacute;p&eacute;titions et la n&eacute;cessit&eacute; de poursuivre sa route tout en gagnant sa vie.</p>
<h2>Une arriv&eacute;e d&eacute;cisive en 1988</h2>
<p>Le tournant se produit en 1988, apr&egrave;s le d&eacute;part de D.H. Peligro. Chad Smith rejoint alors les Red Hot Chili Peppers. Les d&eacute;tails pr&eacute;cis de son audition restent peu document&eacute;s, mais sa cons&eacute;quence est nette : cette arriv&eacute;e ouvre une collaboration qui se poursuit pendant pr&egrave;s de quatre d&eacute;cennies et fait de lui le batteur &agrave; la plus longue pr&eacute;sence dans l&rsquo;histoire du groupe.</p>
<p>Son premier album enregistr&eacute; avec les Red Hot Chili Peppers est <em>Mother's Milk</em>, paru en 1989. Le disque constitue davantage qu&rsquo;un premier cr&eacute;dit important : il installe une formation appel&eacute;e &agrave; approfondir sa mani&egrave;re d&rsquo;&eacute;crire en commun. Les tourn&eacute;es effectu&eacute;es autour de cet album permettent notamment &agrave; Smith et au guitariste John Frusciante de d&eacute;velopper une relation de travail qui jouera un r&ocirc;le essentiel dans l&rsquo;&eacute;tape suivante.</p>
<p>En revenant sur cette p&eacute;riode, Smith a expliqu&eacute; que lui-m&ecirc;me et Frusciante avaient &eacute;crit ensemble les chansons de <em>Blood Sugar Sex Magik</em>. Son t&eacute;moignage insiste sur la continuit&eacute; entre la sc&egrave;ne et le studio : apr&egrave;s avoir tourn&eacute; ensemble sur <em>Mother's Milk</em>, le batteur et le guitariste disposaient d&rsquo;une exp&eacute;rience commune sur laquelle construire. La batterie n&rsquo;appara&icirc;t plus seulement comme un soutien rythmique ajout&eacute; &agrave; des morceaux d&eacute;j&agrave; form&eacute;s, mais comme l&rsquo;un des points de d&eacute;part de leur &eacute;laboration.</p>
<h2>Apprendre &agrave; &eacute;crire en groupe</h2>
<p>Chad Smith d&eacute;crit l&rsquo;&eacute;volution des Red Hot Chili Peppers comme une maturation collective. Avec le temps, les quatre musiciens ont d&ucirc; devenir de meilleurs auteurs-compositeurs. Cette progression ne se r&eacute;sume pas &agrave; une succession de disques : elle repose sur une m&eacute;thode dans laquelle les id&eacute;es circulent, se confrontent et prennent forme lorsque le groupe se retrouve r&eacute;ellement dans la m&ecirc;me pi&egrave;ce.</p>
<p>Cette dimension collective permet de comprendre la long&eacute;vit&eacute; de Smith au sein de la formation. Il a jou&eacute; sur dix albums studio des Red Hot Chili Peppers, sans figer son r&ocirc;le dans celui d&rsquo;un simple ex&eacute;cutant. Son jeu accompagne les transformations de l&rsquo;&eacute;criture du groupe, tandis que son exp&eacute;rience des tourn&eacute;es nourrit directement le travail de composition. Les Red Hot Chili Peppers et leurs albums cit&eacute;s dans ce parcours figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Le batteur n&rsquo;a pourtant jamais limit&eacute; son activit&eacute; &agrave; son groupe principal. Il a jou&eacute; avec Chickenfoot et dirige &eacute;galement le projet instrumental Chad Smith's Bombastic Meatbats. Ces exp&eacute;riences parall&egrave;les prolongent une m&ecirc;me logique : se placer au c&oelig;ur d&rsquo;une formation, dialoguer avec d&rsquo;autres instrumentistes et contribuer &agrave; la construction des morceaux plut&ocirc;t que se contenter d&rsquo;intervenir &agrave; la fin du processus.</p>
<h2>De la batterie &agrave; la co&eacute;criture</h2>
<p>Ses collaborations montrent particuli&egrave;rement bien cette &eacute;volution. Chad Smith joue sur <em>Take What You Want</em> de Post Malone, aux c&ocirc;t&eacute;s d&rsquo;Ozzy Osbourne et Travis Scott. La rencontre r&eacute;unit des artistes venus d&rsquo;univers diff&eacute;rents, mais son travail avec Ozzy Osbourne va plus loin qu&rsquo;une participation ponctuelle : Smith co&eacute;crit plusieurs titres de l&rsquo;album <em>Ordinary Man</em> avec Duff McKagan et Andrew Watt.</p>
<p>Il occupe aussi une place substantielle sur <em>Earthling</em> d&rsquo;Eddie Vedder. Il y joue de la batterie sur neuf titres et participe &agrave; l&rsquo;&eacute;criture musicale de sept chansons. Ces chiffres donnent la mesure de son implication : Smith est sollicit&eacute; pour son jeu, mais &eacute;galement pour sa capacit&eacute; &agrave; construire une architecture musicale avec les autres membres d&rsquo;une &eacute;quipe.</p>
<p>La m&ecirc;me logique se retrouve sur <em>Every Loser</em> d&rsquo;Iggy Pop, paru en 2022. Le batteur appara&icirc;t sur sept titres et co&eacute;crit cinq chansons. L&agrave; encore, sa contribution d&eacute;passe la session d&rsquo;enregistrement. Apr&egrave;s des d&eacute;cennies pass&eacute;es dans un groupe fond&eacute; sur l&rsquo;interaction entre basse, guitare, batterie et chant, il met cette exp&eacute;rience au service d&rsquo;un autre artiste et participe directement &agrave; la mati&egrave;re du disque.</p>
<p>&Agrave; 65 ans, Chad Smith reste engag&eacute; dans ce travail collectif. En 2026, il a annonc&eacute; que les Red Hot Chili Peppers devaient consacrer six &agrave; huit mois &agrave; l&rsquo;&eacute;criture d&rsquo;un prochain album, &agrave; partir de septembre. Le projet n&rsquo;est pr&eacute;sent&eacute; ni comme achev&eacute; ni comme d&eacute;j&agrave; enregistr&eacute; : il s&rsquo;agit d&rsquo;une phase de cr&eacute;ation annonc&eacute;e, durant laquelle les id&eacute;es doivent &ecirc;tre d&eacute;velopp&eacute;es ensemble. Une m&eacute;thode fid&egrave;le &agrave; celle que Smith d&eacute;crit depuis <em>Mother's Milk</em> : jouer, &eacute;couter les autres, puis b&acirc;tir les morceaux dans la dur&eacute;e.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;interview publi&eacute;e par <a href="https://www.musicradar.com/news/drums/in-conversation-chad-smith-with-the-avett-brothers-579798">MusicRadar</a> apporte le t&eacute;moignage direct de Chad Smith sur la maturation de l&rsquo;&eacute;criture des Red Hot Chili Peppers et sa collaboration avec John Frusciante autour de <em>Blood Sugar Sex Magik</em>.</p>
<p><a href="https://faroutmagazine.co.uk/chad-smith-confirms-red-hot-chili-peppers-return-studio/">Far Out Magazine</a> rapporte ses d&eacute;clarations de 2026 sur la p&eacute;riode d&rsquo;&eacute;criture envisag&eacute;e pour le prochain album du groupe, encore au stade du travail pr&eacute;paratoire.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> Chad Smith</p>
<p><strong>Groupe :</strong> Red Hot Chili Peppers</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 65 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 25 octobre 1961</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Pixies : The Night the Zombies Came, trois semaines pour tout enregistrer</title>
      <description><![CDATA[The Night the Zombies Came f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses deux ans. Enregistr&eacute; &agrave; grande vitesse dans le Vermont, l&rsquo;album des Pixies est n&eacute; d&rsquo;une occasion inattendue, d&rsquo;associations de mots et d&rsqu...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/pixies-the-night-the-zombies-came-trois-semaines-pour-tout-enregistrer-743</link>
      <guid>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/pixies-the-night-the-zombies-came-trois-semaines-pour-tout-enregistrer-743</guid>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>The Night the Zombies Came f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses deux ans. Enregistr&eacute; &agrave; grande vitesse dans le Vermont, l&rsquo;album des Pixies est n&eacute; d&rsquo;une occasion inattendue, d&rsquo;associations de mots et d&rsquo;exp&eacute;riences men&eacute;es presque dans l&rsquo;urgence.</strong></p>
<p></p>
<p>&Agrave; l&rsquo;automne 2023, les Pixies viennent d&rsquo;achever une tourn&eacute;e lorsqu&rsquo;une possibilit&eacute; se pr&eacute;sente : le studio Guilford Sound, dans le Vermont, est disponible. Le groupe saisit cette ouverture et s&rsquo;y installe pour trois semaines. Le calendrier impose une m&eacute;thode directe, avec des journ&eacute;es durant lesquelles jusqu&rsquo;&agrave; trois chansons sont r&eacute;p&eacute;t&eacute;es, apprises puis enregistr&eacute;es. Cette vitesse ne constitue pas seulement une contrainte de planning : elle devient le cadre de fabrication de <em>The Night the Zombies Came</em>.</p>
<h2>Trois chansons dans une m&ecirc;me journ&eacute;e</h2>
<p>Pour mener ces s&eacute;ances, les Pixies retrouvent Tom Dalgety. Le producteur avait d&eacute;j&agrave; travaill&eacute; avec eux sur <em>Head Carrier</em>, <em>Beneath the Eyrie</em> et <em>Doggerel</em>. Cette continuit&eacute; permet au groupe de se lancer rapidement dans les morceaux, sans longue phase d&rsquo;installation. Les chansons sont travaill&eacute;es dans un format resserr&eacute;, parfois presque imm&eacute;diatement apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; apprises.</p>
<p>Cette session acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e aboutit &agrave; treize titres. Elle correspond aussi &agrave; un changement important dans la formation : l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;Emma Richardson &agrave; la basse. Son recrutement commence par un appel inattendu de Tom Dalgety, alors qu&rsquo;elle se consacre principalement &agrave; la peinture. Elle rejoint ainsi un groupe qui s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; entrer en studio dans des d&eacute;lais particuli&egrave;rement courts.</p>
<p>Ce point de d&eacute;part donne &agrave; l&rsquo;album une histoire fond&eacute;e sur les circonstances et les d&eacute;cisions rapides : un studio soudainement libre, une nouvelle bassiste appel&eacute;e par le producteur et trois semaines pour transformer les morceaux en disque. Loin d&rsquo;un projet construit autour d&rsquo;un r&eacute;cit pr&eacute;m&eacute;dit&eacute;, <em>The Night the Zombies Came</em> prend forme par fragments successifs.</p>
<h2>Les zombies arrivent par association</h2>
<p>Le titre pourrait faire croire &agrave; un v&eacute;ritable album-concept. Black Francis a pourtant &eacute;cart&eacute; cette lecture. Le mot &laquo; zombie &raquo; revenait dans plusieurs textes par un jeu d&rsquo;associations, jusqu&rsquo;&agrave; s&rsquo;imposer comme le lien possible entre les chansons. &laquo; <em>Zombie is just an associative word</em> &raquo;, r&eacute;sume-t-il. L&rsquo;image n&rsquo;est donc pas le point de d&eacute;part d&rsquo;une intrigue continue, mais un motif r&eacute;current d&eacute;couvert &agrave; travers les paroles.</p>
<p>Cette construction rejoint la mani&egrave;re dont l&rsquo;Associated Press d&eacute;crit le disque : une succession de petites vignettes, dot&eacute;es d&rsquo;une dimension presque cin&eacute;matographique, plut&ocirc;t qu&rsquo;une histoire suivie. Les cr&eacute;atures et les images fantastiques servent ainsi de points de passage entre des sc&egrave;nes distinctes. Le titre rassemble cet ensemble sans lui imposer artificiellement un sc&eacute;nario unique.</p>
<p>Cette logique associative convient &agrave; un album dont la fabrication elle-m&ecirc;me repose sur l&rsquo;&eacute;lan. Le mot r&eacute;current devient un titre, tandis que des id&eacute;es con&ccedil;ues dans d&rsquo;autres contextes trouvent finalement leur place sur le disque. <em>The Night the Zombies Came</em>, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, conserve ainsi la trace de trouvailles apparues en cours de route.</p>
<h2>De Que Sera, Sera &agrave; The Vegas Suite</h2>
<p>La derni&egrave;re chanson de l&rsquo;album, <em>The Vegas Suite</em>, illustre particuli&egrave;rement ce cheminement. Son point de d&eacute;part se trouve dans <em>Que Sera, Sera</em>, standard des ann&eacute;es 1950. Les Pixies en avaient enregistr&eacute; une version pour un programme t&eacute;l&eacute;vis&eacute; consacr&eacute; &agrave; des cr&eacute;atures de science-fiction. Black Francis ne pensait pas, &agrave; l&rsquo;origine, l&rsquo;int&eacute;grer au nouvel album.</p>
<p>Le morceau finit pourtant par &ecirc;tre repris et transform&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; devenir <em>The Vegas Suite</em>. Une commande ext&eacute;rieure rejoint donc les treize chansons et prend place dans l&rsquo;univers fantastique du disque. Son origine fait &eacute;cho au motif des zombies : l&agrave; encore, une id&eacute;e qui n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; con&ccedil;ue comme la pi&egrave;ce d&rsquo;un grand r&eacute;cit trouve sa fonction dans l&rsquo;ensemble.</p>
<p><em>Chicken</em> proc&egrave;de d&rsquo;une autre exp&eacute;rimentation. Joey Santiago raconte que le groupe s&rsquo;est amus&eacute; &agrave; chercher une personnalit&eacute; sonore au &laquo; poulet &raquo; pr&eacute;sent dans la chanson. Le guitariste travaille ses interventions et ses solos avec une r&egrave;gle pr&eacute;cise : sugg&eacute;rer l&rsquo;animal sans tomber dans une imitation litt&eacute;rale de caqu&egrave;tement. L&rsquo;anecdote r&eacute;sume une part de la m&eacute;thode des Pixies sur cet album, o&ugrave; une image insolite peut devenir le point de d&eacute;part d&rsquo;une recherche instrumentale concr&egrave;te.</p>
<h2>Un disque fa&ccedil;onn&eacute; par les occasions</h2>
<p>Sorti le 25 octobre 2024, <em>The Night the Zombies Came</em> f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses deux ans. Son histoire tient moins &agrave; un plan &eacute;tabli longtemps &agrave; l&rsquo;avance qu&rsquo;&agrave; une s&eacute;rie d&rsquo;occasions saisies : la disponibilit&eacute; de Guilford Sound, l&rsquo;appel adress&eacute; &agrave; Emma Richardson, les s&eacute;ances men&eacute;es &agrave; vive allure, puis l&rsquo;int&eacute;gration d&rsquo;une chanson issue d&rsquo;un projet t&eacute;l&eacute;vis&eacute;.</p>
<p>Le r&eacute;sultat conserve ces diff&eacute;rents points de d&eacute;part sans les r&eacute;duire &agrave; un concept unique. Le mot &laquo; zombie &raquo; joue le r&ocirc;le de trait d&rsquo;union, tandis que <em>The Vegas Suite</em> et <em>Chicken</em> montrent comment le groupe transforme une r&eacute;f&eacute;rence ancienne ou une id&eacute;e volontairement &eacute;trange en mati&egrave;re de studio. Deux ans plus tard, l&rsquo;image la plus parlante reste celle des Pixies r&eacute;unis dans le Vermont, capables de mener jusqu&rsquo;&agrave; trois chansons en une seule journ&eacute;e.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien publi&eacute; par <a href="https://au.rollingstone.com/music/music-news/pixies-the-night-the-zombies-came-album-64732/">Rolling Stone Australia</a> apporte les r&eacute;cits directs de Black Francis, Joey Santiago et Emma Richardson sur le titre de l&rsquo;album, <em>Chicken</em> et l&rsquo;arriv&eacute;e de la bassiste. <a href="https://www.mojo4music.com/articles/new-music/pixies-new-album/">MOJO</a> d&eacute;taille pour sa part les trois semaines pass&eacute;es &agrave; Guilford Sound et le rythme particuli&egrave;rement rapide des s&eacute;ances.</p>
<p><a href="https://www.bmg.com/news/pixies-the-night-the-zombies-came">BMG</a> revient notamment sur la collaboration avec Tom Dalgety et sur l&rsquo;origine de <em>The Vegas Suite</em>, d&rsquo;abord li&eacute;e &agrave; une adaptation de <em>Que Sera, Sera</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> The Night the Zombies Came</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Pixies</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 2 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 25 octobre 2024</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> L&rsquo;album a &eacute;t&eacute; enregistr&eacute; en trois semaines</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>John Levén, la suggestion décisive derrière The Final Countdown</title>
      <description><![CDATA[John Lev&eacute;n f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 63 ans. Bassiste d&rsquo;Europe depuis 1981, le musicien su&eacute;dois a jou&eacute; un r&ocirc;le d&eacute;terminant dans la naissance de The Final Countdown, tout en d&eacute;v...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/john-leven-la-suggestion-decisive-derriere-the-final-countdown-739</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>John Lev&eacute;n f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 63 ans. Bassiste d&rsquo;Europe depuis 1981, le musicien su&eacute;dois a jou&eacute; un r&ocirc;le d&eacute;terminant dans la naissance de <em>The Final Countdown</em>, tout en d&eacute;veloppant au fil des ann&eacute;es une contribution moins visible &agrave; l&rsquo;&eacute;criture collective du groupe.</strong></p>
<p></p>
<p>L&rsquo;histoire tient &agrave; une suggestion. En 1985, Joey Tempest poss&egrave;de un ancien riff de clavier et une introduction initialement destin&eacute;e &agrave; l&rsquo;ouverture d&rsquo;une discoth&egrave;que de Stockholm. John Lev&eacute;n l&rsquo;encourage alors &agrave; ne pas en rester l&agrave; et &agrave; transformer cette mati&egrave;re en une chanson compl&egrave;te. Tempest d&eacute;veloppe l&rsquo;id&eacute;e : elle devient <em>The Final Countdown</em>.</p>
<p>Lev&eacute;n n&rsquo;a donc pas compos&eacute; le morceau, mais son intervention a contribu&eacute; &agrave; provoquer son passage d&rsquo;une introduction isol&eacute;e &agrave; une v&eacute;ritable chanson. Interrog&eacute; plus tard sur sa part de responsabilit&eacute; dans cette naissance, il r&eacute;pond avec humour : &laquo; On pourrait dire cela. &raquo; Une formule br&egrave;ve, &agrave; l&rsquo;image d&rsquo;un r&ocirc;le qui ne se r&eacute;sume pourtant pas &agrave; cette anecdote.</p>
<h2>De la guitare &agrave; la basse d&rsquo;Europe</h2>
<p>N&eacute; le 25 octobre 1963 &agrave; Stockholm, John Gunnar Lev&eacute;n rejoint Europe en 1981. Avant de devenir principalement bassiste, il joue de la guitare. C&rsquo;est Joey Tempest et John Norum qui lui proposent de prendre la basse, instrument avec lequel il s&rsquo;installe durablement dans la formation su&eacute;doise.</p>
<p>Ce changement d&rsquo;instrument ne l&rsquo;&eacute;loigne pas de la composition. Lorsqu&rsquo;il &eacute;crit chez lui, Lev&eacute;n conserve la guitare comme outil de travail. &laquo; J&rsquo;&eacute;cris avec une guitare &raquo;, explique-t-il simplement. Cette pratique &eacute;claire sa place dans Europe : celle d&rsquo;un bassiste capable de participer &agrave; la construction des chansons au-del&agrave; de leur seule assise rythmique.</p>
<p>Pr&eacute;sent depuis les premi&egrave;res ann&eacute;es du groupe, il traverse &eacute;galement sa seconde p&eacute;riode. Europe se reforme en 2003 avec Lev&eacute;n dans la formation r&eacute;unie, aux c&ocirc;t&eacute;s de Joey Tempest, John Norum, Mic Michaeli et Ian Haugland. Les titres du groupe figurent aussi dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Une &eacute;criture devenue plus collective</h2>
<p>La contribution de Lev&eacute;n appara&icirc;t plus nettement &agrave; mesure que le travail d&rsquo;Europe s&rsquo;ouvre &agrave; l&rsquo;&eacute;criture commune. Dans une interview de 1990, il d&eacute;crit un groupe entrant en studio ou en r&eacute;p&eacute;tition pour jouer ensemble et faire &eacute;merger les morceaux. Il est alors cr&eacute;dit&eacute; comme coauteur de <em>Wild Child</em> et de <em>Yesterday&rsquo;s News</em>.</p>
<p><em>Wild Child</em> repr&eacute;sente pour lui un v&eacute;ritable d&eacute;but d&rsquo;&eacute;criture avec le guitariste Kee Marcello et Joey Tempest. Le morceau montre que les id&eacute;es ne suivent pas n&eacute;cessairement un partage rigide entre chanteur, guitariste et section rythmique. Elles peuvent na&icirc;tre d&rsquo;une s&eacute;ance collective, puis se pr&eacute;ciser au contact des autres musiciens.</p>
<p>Apr&egrave;s la reformation, Lev&eacute;n poursuit cette activit&eacute; d&rsquo;auteur occasionnel. Il cosigne avec Joey Tempest <em>Always the Pretenders</em>, publi&eacute; sur l&rsquo;album <em>Secret Society</em> en 2006. Il participe &eacute;galement &agrave; l&rsquo;&eacute;criture de <em>The Beast</em>, pr&eacute;sent sur <em>Last Look at Eden</em> en 2009. Ces cr&eacute;dits dessinent un parcours parall&egrave;le &agrave; son travail de bassiste : moins imm&eacute;diatement identifiable, mais r&eacute;guli&egrave;rement inscrit dans les disques d&rsquo;Europe.</p>
<h2>&Agrave; Abbey Road, des chansons achev&eacute;es en jouant</h2>
<p>Les sessions de <em>Walk the Earth</em> offrent une image concr&egrave;te de cette m&eacute;thode collective. Europe arrive aux studios Abbey Road avec environ dix ou onze id&eacute;es. Plusieurs morceaux ne sont pas encore totalement achev&eacute;s lorsque le groupe commence &agrave; enregistrer.</p>
<p>Plut&ocirc;t que de figer chaque arrangement avant l&rsquo;entr&eacute;e en studio, les cinq musiciens continuent &agrave; &eacute;crire en jouant. Lev&eacute;n raconte que les chansons ont &eacute;t&eacute; finalis&eacute;es sur place, au fil de prises enregistr&eacute;es en direct. Le studio n&rsquo;est donc pas seulement utilis&eacute; pour reproduire des compositions d&eacute;j&agrave; termin&eacute;es : il devient l&rsquo;endroit o&ugrave; celles-ci trouvent leur forme d&eacute;finitive.</p>
<p>Cette fa&ccedil;on de travailler prolonge le fonctionnement d&eacute;crit par Lev&eacute;n d&egrave;s 1990. Les morceaux avancent par l&rsquo;&eacute;change, les r&eacute;p&eacute;titions et les improvisations collectives. Pour un musicien qui &eacute;crit toujours &agrave; la guitare tout en tenant la basse, cette organisation permet de passer naturellement d&rsquo;une id&eacute;e personnelle au jeu du groupe.</p>
<h2>Une continuit&eacute; au c&oelig;ur du groupe</h2>
<p>La trajectoire de John Lev&eacute;n dans Europe peut ainsi se lire &agrave; travers quelques gestes pr&eacute;cis : accepter de passer de la guitare &agrave; la basse, pousser Joey Tempest &agrave; d&eacute;velopper une introduction de clavier, participer &agrave; des s&eacute;ances de composition communes, puis achever des morceaux directement en studio avec les autres membres du groupe.</p>
<p>&Agrave; 63 ans, il demeure associ&eacute; &agrave; la formation qu&rsquo;il a rejointe en 1981. Et lorsqu&rsquo;il faut r&eacute;sumer son apport, la gen&egrave;se de <em>The Final Countdown</em> conserve toute sa force : une simple suggestion faite au bon moment a suffi pour que Joey Tempest reprenne son riff et en fasse une chanson compl&egrave;te.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.wikimetal.com.br/en/interview-with-john-leven-europe/">interview de John Lev&eacute;n publi&eacute;e par WikiMetal</a> permet au bassiste de raconter lui-m&ecirc;me son intervention dans la naissance de <em>The Final Countdown</em>. Son <a href="https://www.antiheromagazine.com/interview-john-leven-of-europe/">entretien avec AntiHero Magazine</a> apporte des d&eacute;tails compl&eacute;mentaires sur son passage de la guitare &agrave; la basse, sa mani&egrave;re d&rsquo;&eacute;crire et les sessions de <em>Walk the Earth</em> &agrave; Abbey Road.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> John Lev&eacute;n</p>
<p><strong>Groupe :</strong> Europe</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 63 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 25 octobre 1963</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Bryan Ferry : Olympia, le retour de Roxy Music devenu album solo</title>
      <description><![CDATA[Olympia de Bryan Ferry f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 16 ans. D&rsquo;abord envisag&eacute; comme un nouvel album de Roxy Music, le disque est devenu un projet solo o&ugrave; se croisent anciens partenaires, invit&eacute;s prestigieux et...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/bryan-ferry-olympia-le-retour-de-roxy-music-devenu-album-solo-742</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Olympia de Bryan Ferry f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 16 ans. D&rsquo;abord envisag&eacute; comme un nouvel album de Roxy Music, le disque est devenu un projet solo o&ugrave; se croisent anciens partenaires, invit&eacute;s prestigieux et r&eacute;f&eacute;rences artistiques.</strong></p>
<p></p>
<p>Le retour de Roxy Music semblait prendre forme : Bryan Ferry travaillait avec Brian Eno, Phil Manzanera et Andy Mackay, trois anciens membres du groupe. Pourtant, le projet change de direction en cours de route. Au lieu de para&icirc;tre sous le nom de Roxy Music, il devient Olympia, le treizi&egrave;me album studio solo de Ferry et son premier disque compos&eacute; majoritairement de titres originaux depuis Frantic, paru en 2002.</p>
<h2>Un Roxy Music qui ne dit pas son nom</h2>
<p>Cette origine donne &agrave; Olympia sa configuration particuli&egrave;re. Ferry reste seul en t&ecirc;te d&rsquo;affiche, mais il retrouve autour de lui plusieurs figures essentielles de Roxy Music. Eno, Manzanera et Mackay participent au disque sans pour autant reconstituer officiellement le groupe. Le projet initial survit donc sous une autre forme, au milieu d&rsquo;une distribution beaucoup plus large.</p>
<p>La liste des invit&eacute;s r&eacute;unit en effet David Gilmour, Nile Rodgers, Jonny Greenwood, Flea, Scissor Sisters et Groove Armada. L&rsquo;album fonctionne ainsi comme un carrefour entre les retrouvailles de Ferry avec ses anciens partenaires et l&rsquo;arriv&eacute;e de musiciens issus d&rsquo;univers diff&eacute;rents. La production est assur&eacute;e par Bryan Ferry et Rhett Davies, tandis que Bob Clearmountain prend en charge le mixage au studio Sofa Sound.</p>
<p>Cette abondance de collaborateurs ne transforme cependant pas Olympia en album collectif au sens officiel. Le choix du nom de Bryan Ferry acte clairement la mutation du projet : ce qui aurait pu constituer un nouvel &eacute;pisode de Roxy Music rejoint finalement sa discographie personnelle. Olympia figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Song to the Siren r&eacute;unit les quatre anciens partenaires</h2>
<p>Une chanson concentre &agrave; elle seule l&rsquo;histoire contrari&eacute;e du projet. Sur Song to the Siren, reprise du titre de Tim Buckley, Bryan Ferry est accompagn&eacute; par Brian Eno, Phil Manzanera et Andy Mackay. C&rsquo;est le seul morceau d&rsquo;Olympia sur lequel les quatre anciens partenaires de Roxy Music se retrouvent ensemble.</p>
<p>Ferry ne se contente pas de reprendre la composition de Buckley &agrave; l&rsquo;identique. La chanson est fortement reconfigur&eacute;e pour devenir une ballade pop ample et synth&eacute;tique. Cette transformation en fait davantage qu&rsquo;un simple ajout au r&eacute;pertoire : Song to the Siren porte la trace la plus compl&egrave;te de l&rsquo;album de Roxy Music un temps envisag&eacute;, tout en trouvant sa place dans un disque finalement sign&eacute; par Ferry seul.</p>
<p>Un autre morceau r&eacute;v&egrave;le une r&eacute;f&eacute;rence plus cin&eacute;matographique. Alphaville renvoie au film de Jean-Luc Godard. Bryan Ferry pr&eacute;sente cette &oelig;uvre de la Nouvelle Vague, d&eacute;couverte pendant ses ann&eacute;es d&rsquo;&eacute;tudes, comme un film qui l&rsquo;a marqu&eacute;. Le titre inscrit ainsi dans Olympia une influence pr&eacute;cise, li&eacute;e &agrave; sa formation et &agrave; son int&eacute;r&ecirc;t ancien pour les arts visuels.</p>
<h2>D&rsquo;une enseigne quotidienne au tableau de Manet</h2>
<p>Le nom Olympia na&icirc;t d&rsquo;abord d&rsquo;une image famili&egrave;re. Ferry explique qu&rsquo;il voyait chaque jour une grande enseigne &laquo; Olympia &raquo; en se rendant au travail : &laquo; The album&rsquo;s called Olympia because every day I see the big Olympia sign when I drive into work. &raquo; Ce d&eacute;tail du quotidien fournit le titre, mais celui-ci ouvre aussit&ocirc;t une autre piste.</p>
<p>Olympia renvoie &eacute;galement au c&eacute;l&egrave;bre tableau d&rsquo;&Eacute;douard Manet, retenu comme r&eacute;f&eacute;rence artistique pour la pochette. Le choix relie donc une vision r&eacute;p&eacute;t&eacute;e sur le trajet de Ferry &agrave; une &oelig;uvre majeure de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art. Il prolonge, par l&rsquo;image, les r&eacute;f&eacute;rences culturelles d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sentes dans Alphaville.</p>
<p>&Agrave; sa sortie, Olympia atteint la 19e place du classement britannique des albums et reste trois semaines dans le Top 100. Ce r&eacute;sultat accompagne un disque dont la singularit&eacute; tient surtout &agrave; sa trajectoire : commenc&eacute; dans la perspective d&rsquo;un retour de Roxy Music, il devient un album solo sans effacer les retrouvailles qui l&rsquo;ont nourri. Song to the Siren en demeure le t&eacute;moignage le plus concret, avec Ferry, Eno, Manzanera et Mackay r&eacute;unis une derni&egrave;re fois au sein du m&ecirc;me morceau.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;interview de <a href="https://www.theartnewspaper.com/2010/10/01/interview-with-bryan-ferry-i-cant-imagine-life-without-art-around-me">Bryan Ferry publi&eacute;e par The Art Newspaper</a> &eacute;claire directement l&rsquo;origine du titre Olympia et la place de la r&eacute;f&eacute;rence &agrave; Manet. <a href="https://pitchfork.com/news/40345-bryan-ferry-talks-new-solo-album-roxy-music/">L&rsquo;entretien consacr&eacute; au disque par Pitchfork</a> revient sur son passage d&rsquo;un projet Roxy Music &agrave; un album solo, ainsi que sur la transformation de Song to the Siren.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Olympia</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Bryan Ferry</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 16 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 25 octobre 2010</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Le projet devait initialement devenir un album de Roxy Music</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Jon Anderson, la voix de Yes qui voulait toujours construire davantage</title>
      <description><![CDATA[Jon Anderson f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 82 ans. Cofondateur de Yes, le chanteur britannique s&rsquo;est surtout affirm&eacute; comme un b&acirc;tisseur de morceaux, capable de transformer une simple id&eacute;e en longue architecture...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/jon-anderson-la-voix-de-yes-qui-voulait-toujours-construire-davantage-740</link>
      <guid>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/jon-anderson-la-voix-de-yes-qui-voulait-toujours-construire-davantage-740</guid>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jon Anderson f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 82 ans. Cofondateur de Yes, le chanteur britannique s&rsquo;est surtout affirm&eacute; comme un b&acirc;tisseur de morceaux, capable de transformer une simple id&eacute;e en longue architecture collective, puis de r&eacute;inventer cette m&eacute;thode aupr&egrave;s de partenaires aussi diff&eacute;rents que Vangelis, Jean-Luc Ponty ou Roine Stolt.</strong></p>
<p></p>
<p>En pleine r&eacute;p&eacute;tition de <em>Yours Is No Disgrace</em>, un d&eacute;tail arr&ecirc;te Jon Anderson. Le morceau destin&eacute; &agrave; <em>The Yes Album</em> existe d&eacute;j&agrave;, mais il lui manque quelque chose d&rsquo;essentiel. &laquo; Il nous faut un d&eacute;but &raquo;, lance-t-il en substance avant de proposer la construction d&rsquo;une ouverture. L&rsquo;anecdote r&eacute;sume bien son r&ocirc;le au sein de Yes : une voix imm&eacute;diatement identifiable, certes, mais aussi un musicien attentif &agrave; la forme g&eacute;n&eacute;rale, aux transitions et aux espaces qui restent &agrave; remplir.</p>
<p>N&eacute; John Roy Anderson le 25 octobre 1944 &agrave; Accrington, dans le Lancashire, il rejoint The Warriors en 1966. Deux ans plus tard, sa rencontre et son travail avec le bassiste Chris Squire conduisent &agrave; la formation de Yes. Bill Bruford et Tony Kaye comptent notamment parmi les musiciens qui compl&egrave;tent alors le groupe. Les premiers r&eacute;pertoires comprennent encore des reprises des Beatles, dont <em>I&rsquo;m Down</em> et <em>Every Little Thing</em>, avant que Yes ne d&eacute;veloppe une &eacute;criture plus personnelle.</p>
<h2>Avec Steve Howe, des chansons qui changent d&rsquo;&eacute;chelle</h2>
<p>L&rsquo;arriv&eacute;e de Steve Howe marque un tournant dans cette construction. Anderson a racont&eacute; qu&rsquo;ils &eacute;taient devenus &laquo; ins&eacute;parables &raquo; lorsque le guitariste avait rejoint le groupe. Leur relation de travail repose sur un d&eacute;veloppement commun des m&eacute;lodies et des paroles, particuli&egrave;rement f&eacute;cond lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de donner vie &agrave; des morceaux longs comme <em>And You and I</em> et <em>Close to the Edge</em>.</p>
<p>Anderson ne d&eacute;crit pas son r&ocirc;le comme celui d&rsquo;un auteur isol&eacute; apportant des chansons achev&eacute;es. Il propose des id&eacute;es, les d&eacute;veloppe avec les autres musiciens et intervient sur les parties manquantes. Cette circulation entre impulsion individuelle et &eacute;laboration collective aide &agrave; comprendre la densit&eacute; des &oelig;uvres enregistr&eacute;es pendant la premi&egrave;re p&eacute;riode de Yes.</p>
<p><em>Fragile</em> en fournit une illustration particuli&egrave;rement forte. Anderson &eacute;crit ou co&eacute;crit plusieurs de ses titres majeurs, parmi lesquels <em>Roundabout</em>, <em>South Side of the Sky</em>, <em>Long Distance Runaround</em> et <em>Heart of the Sunrise</em>. Sa contribution ne se limite donc ni aux paroles ni &agrave; l&rsquo;interpr&eacute;tation : elle s&rsquo;inscrit dans la conception m&ecirc;me du r&eacute;pertoire. Ces chansons, comme l&rsquo;album, figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Cette premi&egrave;re &eacute;poque du groupe se prolonge jusqu&rsquo;&agrave; son d&eacute;part, &agrave; la fin des ann&eacute;es 1970, dans un contexte de fatigue et de divergences cr&eacute;atives. Anderson publie ensuite <em>Song of Seven</em> en 1980. Cette s&eacute;paration ne ferme pourtant pas son champ de travail : elle lui permet au contraire d&rsquo;appliquer ailleurs une m&eacute;thode fond&eacute;e sur l&rsquo;&eacute;change et la transformation des id&eacute;es.</p>
<h2>Vangelis, Jean-Luc Ponty et l&rsquo;art de repartir autrement</h2>
<p>Avec Vangelis, l&rsquo;&eacute;criture semble prendre une forme particuli&egrave;rement fluide. Anderson raconte que chaque rencontre leur permettait g&eacute;n&eacute;ralement de composer trois ou quatre chansons. Cette rapidit&eacute; nourrit aussi leur amiti&eacute;. Elle r&eacute;v&egrave;le surtout sa capacit&eacute; &agrave; entrer dans l&rsquo;univers d&rsquo;un autre musicien sans reproduire m&eacute;caniquement le fonctionnement de Yes.</p>
<p>La collaboration avec Jean-Luc Ponty commence selon un processus diff&eacute;rent. Anderson pose d&rsquo;abord sa voix sur des instrumentaux du violoniste, puis ce premier essai se transforme en v&eacute;ritable travail commun de composition. M&ecirc;me lorsque certains titres associ&eacute;s &agrave; Yes sont repris sur sc&egrave;ne, le chanteur refuse de r&eacute;duire le projet &agrave; un hommage. Il ne veut ni former un simple groupe de reprises ni faire semblant de recr&eacute;er Yes.</p>
<p>Cette volont&eacute; de trouver une m&eacute;thode adapt&eacute;e &agrave; chaque partenaire appara&icirc;t &eacute;galement avec Roine Stolt pour <em>Invention of Knowledge</em>. Anderson lui envoie des chansons d&eacute;j&agrave; esquiss&eacute;es et lui demande de b&acirc;tir la musique qu&rsquo;il imagine autour d&rsquo;elles. Les &eacute;l&eacute;ments sont ensuite travaill&eacute;s jusqu&rsquo;&agrave; s&rsquo;entrelacer. La distance ne supprime donc pas le dialogue : elle d&eacute;place le moment o&ugrave; chacun intervient dans la construction.</p>
<p>Son travail avec Kitaro suit encore un autre chemin. Pour <em>Hold On To Love</em>, Anderson re&ccedil;oit des pi&egrave;ces musicales qu&rsquo;ils d&eacute;veloppent ensuite ensemble. Qu&rsquo;il parte d&rsquo;une ouverture &agrave; inventer, d&rsquo;un instrumental existant ou d&rsquo;une chanson encore incompl&egrave;te, il conserve le m&ecirc;me r&eacute;flexe : chercher ce que la mati&egrave;re initiale peut devenir au contact d&rsquo;un autre cr&eacute;ateur.</p>
<h2>Avec The Band Geeks, le r&eacute;cit reste en mouvement</h2>
<p>Cette mani&egrave;re de travailler traverse aussi <em>True</em>, album r&eacute;alis&eacute; avec The Band Geeks. La formation r&eacute;unit notamment Richie Castellano, Andy Graziano, Christopher Clark, Andy Ascolese et Robert Kipp. Anderson a &eacute;galement interpr&eacute;t&eacute; r&eacute;cemment avec eux des classiques de Yes, sans que ce retour au r&eacute;pertoire ancien l&rsquo;enferme dans la seule reconstitution du pass&eacute;.</p>
<p>&Agrave; 82 ans, son parcours se lit ainsi moins comme une succession de formations que comme une s&eacute;rie de dialogues. Chris Squire a rendu possible la naissance de Yes ; Steve Howe a accompagn&eacute; l&rsquo;expansion de morceaux aux formes longues ; Vangelis, Jean-Luc Ponty, Roine Stolt et The Band Geeks ont offert d&rsquo;autres cadres &agrave; son &eacute;criture. La petite phrase prononc&eacute;e pendant la r&eacute;p&eacute;tition de <em>Yours Is No Disgrace</em> reste alors un fil conducteur tr&egrave;s concret : lorsqu&rsquo;une chanson semble presque termin&eacute;e, Jon Anderson &eacute;coute encore ce qui lui manque.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le <a href="https://www.jonanderson.com/about.html">site officiel de Jon Anderson</a> &eacute;tablit le cadre biographique, de sa naissance &agrave; Accrington &agrave; la formation de Yes avec Chris Squire. L&rsquo;entretien publi&eacute; par <a href="https://bestclassicbands.com/jon-anderson-woodstock-interview-7-27-199/">Best Classic Bands</a> apporte notamment le souvenir de la cr&eacute;ation de l&rsquo;ouverture de <em>Yours Is No Disgrace</em>, tandis que la conversation propos&eacute;e par <a href="https://musictap.com/2013/04/15/interview-a-short-conversation-with-jon-anderson/">Music Tap</a> &eacute;claire son travail d&rsquo;&eacute;criture avec Steve Howe.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> Jon Anderson</p>
<p><strong>Groupe :</strong> Yes</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 82 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 25 octobre 1944</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Madonna : Bedtime Stories, le virage romantique écrit avec Björk</title>
      <description><![CDATA[Bedtime Stories f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 32 ans. Apr&egrave;s la p&eacute;riode tr&egrave;s expos&eacute;e d&rsquo;Erotica et du livre Sex, Madonna d&eacute;place son centre de gravit&eacute; vers un R&amp;B plus ...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/madonna-bedtime-stories-le-virage-romantique-ecrit-avec-bjoerk-741</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Bedtime Stories f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 32 ans. Apr&egrave;s la p&eacute;riode tr&egrave;s expos&eacute;e d&rsquo;<em>Erotica</em> et du livre <em>Sex</em>, Madonna d&eacute;place son centre de gravit&eacute; vers un R&amp;B plus romantique et r&eacute;flexif, tout en r&eacute;servant une place singuli&egrave;re &agrave; Bj&ouml;rk.</strong></p>
<p></p>
<p>En 1994, Madonna sort d&rsquo;une s&eacute;quence domin&eacute;e par la controverse. Avec <em>Bedtime Stories</em>, la chanteuse ne pr&eacute;sente pourtant ni des excuses ni un reniement : elle change d&rsquo;approche. La provocation frontale laisse davantage de place au romantisme, au d&eacute;sir et &agrave; la r&eacute;flexion. Elle r&eacute;sume elle-m&ecirc;me cette orientation en d&eacute;crivant la majorit&eacute; des chansons comme &laquo; romantic and very reflective &raquo;.</p>
<p>Ce d&eacute;placement repose sur une &eacute;quipe de producteurs particuli&egrave;rement vari&eacute;e. Madonna travaille avec Babyface, Dallas Austin, Dave Hall et Nellee Hooper, quatre collaborateurs associ&eacute;s au R&amp;B et &agrave; la pop contemporaine de l&rsquo;&eacute;poque. Leur pr&eacute;sence donne au sixi&egrave;me album studio de la chanteuse une identit&eacute; situ&eacute;e entre R&amp;B, soul et pop, avec des touches plus atmosph&eacute;riques et exp&eacute;rimentales dans les morceaux li&eacute;s &agrave; Hooper.</p>
<h2>Quatre producteurs pour d&eacute;placer le centre de gravit&eacute;</h2>
<p><em>Bedtime Stories</em> ne d&eacute;pend pas d&rsquo;un unique tandem de studio. Les collaborations successives permettent &agrave; Madonna d&rsquo;explorer plusieurs directions &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur d&rsquo;un m&ecirc;me disque. Dallas Austin intervient notamment sur <em>Secret</em>, tandis que Babyface participe &agrave; la cr&eacute;ation de <em>Take a Bow</em>. Nellee Hooper apporte pour sa part une ouverture vers un registre plus exp&eacute;rimental, particuli&egrave;rement visible dans la chanson qui donnera finalement son nom &agrave; l&rsquo;album.</p>
<p>Cette pluralit&eacute; accompagne le changement de ton. Apr&egrave;s l&rsquo;exposition consid&eacute;rable d&rsquo;<em>Erotica</em>, Madonna recentre son &eacute;criture sur des chansons qu&rsquo;elle pr&eacute;sente comme romantiques et r&eacute;flexives. Le contraste avec la p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dente est net, mais il ne transforme pas <em>Bedtime Stories</em> en simple op&eacute;ration de retrait : le disque associe une forme plus retenue &agrave; de nouvelles rencontres artistiques.</p>
<p>Cette r&eacute;orientation produit aussi des r&eacute;sultats tr&egrave;s concrets. <em>Bedtime Stories</em> atteint la troisi&egrave;me place aux &Eacute;tats-Unis, obtient une double certification platine am&eacute;ricaine et re&ccedil;oit une nomination aux Grammy Awards dans la cat&eacute;gorie Best Pop Album. Le disque, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, trouve surtout deux relais majeurs avec <em>Secret</em> et <em>Take a Bow</em>.</p>
<h2>Secret ouvre la voie avec Dallas Austin</h2>
<p>Co&eacute;crit et coproduit par Madonna et Dallas Austin, <em>Secret</em> sert de point d&rsquo;entr&eacute;e radiophonique &agrave; l&rsquo;album. La collaboration ne se limite donc pas &agrave; un habillage sonore confi&eacute; &agrave; un producteur ext&eacute;rieur : Austin partage directement avec Madonna l&rsquo;&eacute;criture et la production du morceau.</p>
<p>Le choix porte ses fruits dans les classements am&eacute;ricains, o&ugrave; <em>Secret</em> atteint la troisi&egrave;me place. Le titre installe ainsi la nouvelle orientation de Madonna avant la publication de l&rsquo;album, sans reproduire la provocation qui avait domin&eacute; la p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dente. Il place au premier plan le versant R&amp;B de <em>Bedtime Stories</em> et donne une premi&egrave;re mesure publique du changement engag&eacute;.</p>
<p>Un autre morceau va prolonger cette trajectoire avec encore davantage d&rsquo;ampleur. <em>Take a Bow</em> devient le plus grand succ&egrave;s am&eacute;ricain de l&rsquo;album et reste sept semaines en t&ecirc;te du Billboard Hot 100. Ce r&eacute;sultat donne au disque un second parcours fort, au-del&agrave; de l&rsquo;accueil r&eacute;serv&eacute; &agrave; <em>Secret</em>.</p>
<h2>Bj&ouml;rk &eacute;crit la chanson qui baptise l&rsquo;album</h2>
<p>La rencontre la plus inattendue de <em>Bedtime Stories</em> se joue autour de Nellee Hooper. Madonna souhaitait particuli&egrave;rement travailler avec le producteur, qui facilite la collaboration avec Bj&ouml;rk. La musicienne islandaise &eacute;crit <em>Bedtime Story</em> avec Hooper et Marius de Vries, avant que Madonna ne l&rsquo;enregistre.</p>
<p>La chanson occupe une place d&eacute;cisive jusque dans l&rsquo;identit&eacute; du projet : Madonna retient son titre pour baptiser l&rsquo;album entier. Ce choix met en avant le morceau le plus atypique du disque et souligne la coexistence de deux mouvements. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, des chansons capables de s&rsquo;imposer largement &agrave; la radio et dans les classements ; de l&rsquo;autre, une collaboration avec Bj&ouml;rk qui ouvre l&rsquo;album &agrave; une &eacute;criture et &agrave; une production plus exp&eacute;rimentales.</p>
<p>Trente-deux ans apr&egrave;s sa sortie, <em>Bedtime Stories</em> raconte ainsi moins un effacement qu&rsquo;un r&eacute;&eacute;quilibrage. Madonna y modifie son ton, multiplie les producteurs et obtient deux succ&egrave;s am&eacute;ricains majeurs. Mais le d&eacute;tail qui r&eacute;sume le mieux cette &eacute;tape reste peut-&ecirc;tre le nom plac&eacute; sur les cr&eacute;dits du morceau-titre : celui de Bj&ouml;rk, invit&eacute;e indirectement au c&oelig;ur d&rsquo;un album de Madonna.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le dossier contemporain de <a href="https://www.worldradiohistory.com/UK/Music-and-Media/90s/1994/MM-1994-11-05.pdf"><em>Music &amp; Media</em></a> apporte la d&eacute;claration de Madonna sur l&rsquo;orientation romantique et r&eacute;flexive du disque, ainsi que le r&eacute;cit de la collaboration avec Bj&ouml;rk et de l&rsquo;origine du titre. La critique publi&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;poque par <a href="https://www.washingtonpost.com/archive/lifestyle/1994/10/26/recordings/52c75e25-619d-45f4-9fca-a00dbc95ae7b/"><em>The Washington Post</em></a> &eacute;claire le changement de ton apr&egrave;s <em>Erotica</em> et le r&ocirc;le des nouveaux collaborateurs.</p>
<p>La <a href="https://www.madonna.com/products/bedtime-stories">pr&eacute;sentation officielle de <em>Bedtime Stories</em></a> rassemble les principaux r&eacute;sultats de l&rsquo;album et de ses singles, ainsi que ses cr&eacute;dits de production.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Bedtime Stories</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Madonna</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 32 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 25 octobre 1994</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Bj&ouml;rk a co&eacute;crit le morceau-titre de l&rsquo;album</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Mylo Xyloto | Coldplay | 15 ans | 24 octobre 2011 | Paradise, bloqué au classement avant de devenir numéro un</title>
      <description><![CDATA[Coldplay c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 15 ans de Mylo Xyloto, un disque con&ccedil;u comme un univers coh&eacute;rent &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; le t&eacute;l&eacute;chargement encourageait l&rsquo;&eacute;cout...]]></description>
      <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 22:40:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/mylo-xyloto-coldplay-15-ans-24-octobre-2011-paradise-bloque-au-classement-avant-de-devenir-numero-un-736</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Coldplay c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 15 ans de <em>Mylo Xyloto</em>, un disque con&ccedil;u comme un univers coh&eacute;rent &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; le t&eacute;l&eacute;chargement encourageait l&rsquo;&eacute;coute titre par titre. Entre fiction dystopique, graffiti, travail collectif en studio et duo avec Rihanna, le groupe cherchait &agrave; d&eacute;passer la simple succession de chansons.</strong></p>
<p></p>
<p>Le parcours de <em>Paradise</em> r&eacute;sume &agrave; lui seul l&rsquo;&eacute;trange trajectoire de l&rsquo;album. Propos&eacute; d&egrave;s septembre 2011 comme t&eacute;l&eacute;chargement imm&eacute;diat aux personnes ayant pr&eacute;command&eacute; <em>Mylo Xyloto</em>, le morceau ne pouvait alors pas entrer directement dans le classement britannique. Cette contrainte ne l&rsquo;emp&ecirc;chera pas de conna&icirc;tre un retournement spectaculaire : apr&egrave;s la parution de l&rsquo;album, il rejoint finalement le classement, progresse pendant plusieurs semaines et atteint la premi&egrave;re place au bout de dix semaines.</p>
<p>Cette progression tardive accompagne un disque pens&eacute; &agrave; rebours d&rsquo;une consommation fragment&eacute;e. Pour son cinqui&egrave;me album studio, Coldplay veut construire un ensemble qui ne soit pas seulement une collection de titres autonomes. Le choix est significatif en 2011, alors que le t&eacute;l&eacute;chargement favorise pr&eacute;cis&eacute;ment la s&eacute;lection de quelques chansons au d&eacute;triment de l&rsquo;&eacute;coute d&rsquo;un album complet.</p>
<h2>Une histoire d&rsquo;amour dans un monde dystopique</h2>
<p>Pour donner une unit&eacute; au projet, Coldplay imagine <em>Mylo Xyloto</em> comme un disque-concept articul&eacute; autour d&rsquo;une histoire d&rsquo;amour dystopique. Cette trame fournit un cadre commun aux chansons et prolonge l&rsquo;album au-del&agrave; de sa seule dimension discographique. Le groupe ne pr&eacute;sente donc pas simplement une nouvelle s&eacute;rie de morceaux : il construit un monde dot&eacute; de son propre langage visuel.</p>
<p>Le graffiti et le street art occupent une place centrale dans cet univers. Leur pr&eacute;sence n&rsquo;est pas limit&eacute;e &agrave; un d&eacute;tail de pochette : cette esth&eacute;tique accompagne l&rsquo;identit&eacute; graphique du projet et participe &agrave; la coh&eacute;rence recherch&eacute;e par le groupe. Le titre m&ecirc;me de l&rsquo;album, <em>Mylo Xyloto</em>, s&rsquo;inscrit dans cette volont&eacute; de cr&eacute;er un objet imm&eacute;diatement identifiable, rattach&eacute; &agrave; une fiction plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; une expression descriptive ordinaire.</p>
<p>Cette d&eacute;marche permet &agrave; Coldplay de relier deux ambitions : conserver la force individuelle de chansons susceptibles d&rsquo;exister seules, tout en leur donnant une fonction dans un ensemble plus vaste. <em>Paradise</em> peut ainsi suivre son propre parcours dans les classements sans cesser d&rsquo;appartenir &agrave; l&rsquo;histoire g&eacute;n&eacute;rale du disque. Quinze ans plus tard, l&rsquo;album et le groupe figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Brian Eno au c&oelig;ur d&rsquo;une fabrication collective</h2>
<p>La production de <em>Mylo Xyloto</em> repose sur Markus Dravs, Daniel Green et Rik Simpson. Brian Eno intervient de son c&ocirc;t&eacute; pour ce que les cr&eacute;dits d&eacute;signent comme l&rsquo;&laquo; enoxification &raquo;, ainsi que pour de la composition additionnelle. Cette formule inhabituelle souligne la nature particuli&egrave;re de sa participation : il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;ajouter un nom prestigieux &agrave; la fiche technique, mais de contribuer &agrave; la conception du projet et &agrave; sa coh&eacute;rence.</p>
<p>Cette organisation collective r&eacute;pond &agrave; l&rsquo;ambition d&rsquo;un album con&ccedil;u comme un tout. Les producteurs accompagnent un projet dans lequel les chansons, le r&eacute;cit dystopique et l&rsquo;esth&eacute;tique graffiti doivent appartenir au m&ecirc;me univers. La fabrication ne se r&eacute;duit donc pas &agrave; assembler des titres destin&eacute;s &agrave; fonctionner ind&eacute;pendamment les uns des autres. Elle consiste aussi &agrave; maintenir un fil commun dans un contexte o&ugrave; chaque morceau peut &ecirc;tre extrait, t&eacute;l&eacute;charg&eacute; et entendu s&eacute;par&eacute;ment.</p>
<p>Le r&ocirc;le de Brian Eno prend tout son sens dans cette recherche. Son intervention en mati&egrave;re de composition additionnelle compl&egrave;te le travail men&eacute; par Dravs, Green et Simpson, tandis que la notion d&rsquo;&laquo; enoxification &raquo; traduit la place singuli&egrave;re qui lui est attribu&eacute;e dans les cr&eacute;dits officiels. <em>Mylo Xyloto</em> appara&icirc;t ainsi comme le produit d&rsquo;une &eacute;quipe &eacute;largie autour des quatre membres de Coldplay, mobilis&eacute;e pour donner une forme commune &agrave; la musique et au concept.</p>
<h2>Rihanna ouvre une nouvelle porte pop</h2>
<p>Au milieu de cette construction, <em>Princess of China</em> introduit une collaboration importante avec Rihanna. Sa pr&eacute;sence constitue une inflexion pop notable dans le parcours du groupe et donne &agrave; l&rsquo;album l&rsquo;un de ses rapprochements les plus visibles avec une autre figure majeure de la musique populaire. Le duo ne reste pas une curiosit&eacute; cach&eacute;e dans la liste des titres : il devient l&rsquo;un des singles de <em>Mylo Xyloto</em> class&eacute;s dans le Top 10 britannique.</p>
<p>Cette rencontre s&rsquo;int&egrave;gre au mouvement g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;album. Coldplay maintient le principe d&rsquo;un disque-concept tout en laissant certaines chansons mener une existence autonome. <em>Princess of China</em> b&eacute;n&eacute;ficie de la pr&eacute;sence de Rihanna ; <em>Paradise</em>, de son c&ocirc;t&eacute;, conna&icirc;t une ascension retard&eacute;e par les r&egrave;gles d&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute; du classement avant d&rsquo;atteindre le sommet. Deux parcours diff&eacute;rents, mais qui montrent comment le groupe associe la coh&eacute;rence d&rsquo;un album &agrave; la puissance de titres capables de circuler seuls.</p>
<p>Le r&eacute;sultat commercial valide rapidement cette strat&eacute;gie. <em>Mylo Xyloto</em> entre directement &agrave; la premi&egrave;re place au Royaume-Uni avec plus de 208 000 ventes durant sa premi&egrave;re semaine. Il devient ainsi le cinqui&egrave;me album studio cons&eacute;cutif de Coldplay &agrave; atteindre le sommet du classement britannique. Le disque-concept consacr&eacute; &agrave; une histoire d&rsquo;amour dystopique d&eacute;bouche donc sur une performance tr&egrave;s concr&egrave;te : un nouveau num&eacute;ro un pour le groupe, bient&ocirc;t rejoint au sommet par <em>Paradise</em>.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le dossier de fabrication publi&eacute; par <a href="https://www.worldradiohistory.com/Archive-All-Music/Billboard/00s/2011/BB-2011-08-20.pdf">Billboard, disponible dans les archives de World Radio History</a>, &eacute;claire la volont&eacute; de Coldplay de r&eacute;aliser un album coh&eacute;rent, ainsi que la place du graffiti et de Brian Eno dans sa conception.</p>
<p><a href="https://www.officialcharts.com/albums/coldplay-mylo-xyloto/">Official Charts</a> retrace les r&eacute;sultats britanniques de l&rsquo;album et le parcours particulier de <em>Paradise</em>, d&rsquo;abord emp&ecirc;ch&eacute; d&rsquo;int&eacute;grer directement le classement avant de devenir num&eacute;ro un dix semaines plus tard.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Siren | Roxy Music | 51 ans | 24 octobre 1975 | Jerry Hall devient la sirène de la pochette</title>
      <description><![CDATA[Roxy Music c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 51 ans de Siren, l&rsquo;album sur lequel son art-rock sophistiqu&eacute; se rapproche franchement de la piste de danse. Port&eacute; par Love Is the Drug et incarn&e...]]></description>
      <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 22:35:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/siren-roxy-music-51-ans-24-octobre-1975-jerry-hall-devient-la-sirene-de-la-pochette-735</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Roxy Music c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 51 ans de <em>Siren</em>, l&rsquo;album sur lequel son art-rock sophistiqu&eacute; se rapproche franchement de la piste de danse. Port&eacute; par <em>Love Is the Drug</em> et incarn&eacute; en couverture par Jerry Hall, le disque referme aussi une premi&egrave;re phase de l&rsquo;histoire du groupe.</strong></p>
<p></p>
<p>Sur la pochette de <em>Siren</em>, Jerry Hall prend les traits de la cr&eacute;ature mythologique annonc&eacute;e par le titre. Cette relecture visuelle de la sir&egrave;ne, con&ccedil;ue avec Antony Price, prolonge l&rsquo;attention que Roxy Music porte &agrave; son image tout en donnant au cinqui&egrave;me album studio du groupe une figure imm&eacute;diatement identifiable. Mais la v&eacute;ritable transformation se joue &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du disque : les arrangements restent sophistiqu&eacute;s, tandis que le rythme prend une place plus directe et plus dansante.</p>
<h2>Aux AIR Studios, le rythme passe au premier plan</h2>
<p>Roxy Music enregistre <em>Siren</em> aux AIR Studios avec Chris Thomas &agrave; la production et Steve Nye &agrave; l&rsquo;ing&eacute;nierie. Le groupe ne renonce pas &agrave; la construction &eacute;labor&eacute;e qui caract&eacute;rise son travail : il la resserre autour d&rsquo;une impulsion pop plus &eacute;vidente. Cette &eacute;volution donne au disque sa tension particuli&egrave;re, entre recherche formelle et efficacit&eacute; imm&eacute;diate.</p>
<p>Le choix est perceptible d&egrave;s l&rsquo;ouverture. Plut&ocirc;t que de r&eacute;server son morceau le plus accessible au milieu du programme, Roxy Music place <em>Love Is the Drug</em> en premi&egrave;re position. Le titre devient ainsi la porte d&rsquo;entr&eacute;e de l&rsquo;album et expose d&rsquo;embl&eacute;e son orientation rythmique. Sur les neuf chansons de <em>Siren</em>, c&rsquo;est celle qui r&eacute;sume le plus clairement le d&eacute;placement op&eacute;r&eacute; par le groupe.</p>
<p>Cette nouvelle importance accord&eacute;e au mouvement ne gomme pas l&rsquo;identit&eacute; de Roxy Music. Elle lui offre une autre forme, capable de relier son go&ucirc;t pour les arrangements travaill&eacute;s &agrave; une &eacute;criture plus directement pop. <em>Siren</em>, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, tient pr&eacute;cis&eacute;ment dans cet &eacute;quilibre : rendre la musique plus imm&eacute;diate sans la simplifier jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;anonymat.</p>
<h2><em>Love Is the Drug</em>, le morceau qui change l&rsquo;&eacute;chelle</h2>
<p>Co&eacute;crite par Bryan Ferry et Andy Mackay, <em>Love Is the Drug</em> est choisie comme premier single. Son groove dansant en fait le manifeste le plus net du nouvel &eacute;lan de Roxy Music. Le morceau atteint la deuxi&egrave;me place du classement britannique des singles et s&rsquo;impose comme l&rsquo;un des plus grands succ&egrave;s du groupe.</p>
<p>Ce r&eacute;sultat ne constitue pas seulement une performance isol&eacute;e. Il donne &agrave; l&rsquo;orientation rythmique de <em>Siren</em> une port&eacute;e commerciale que les chiffres de l&rsquo;album confirment : le disque se hisse &agrave; la quatri&egrave;me place du classement britannique. Roxy Music parvient ainsi &agrave; &eacute;largir son audience avec une chanson qui reste pleinement int&eacute;gr&eacute;e &agrave; la construction de l&rsquo;album, plut&ocirc;t qu&rsquo;avec un titre d&eacute;tach&eacute; de son esth&eacute;tique.</p>
<p><em>Both Ends Burning</em>, l&rsquo;autre single extrait du disque, accompagne cette trajectoire. Sans reproduire m&eacute;caniquement le r&ocirc;le de <em>Love Is the Drug</em>, il participe &agrave; la mise en avant de cette facette plus rythmique de Roxy Music. Les deux morceaux encadrent la perception publique d&rsquo;un album qui transforme une &eacute;volution artistique en succ&egrave;s tangible.</p>
<h2>Une sir&egrave;ne pour refermer un chapitre</h2>
<p>Le titre <em>Siren</em> trouve son incarnation la plus explicite dans la photographie de Jerry Hall. La pochette ne se contente pas d&rsquo;ajouter un visage c&eacute;l&egrave;bre au disque : elle traduit visuellement la figure annonc&eacute;e par l&rsquo;album. Avec Antony Price, Roxy Music construit une correspondance entre le nom, le personnage et l&rsquo;esth&eacute;tique du groupe.</p>
<p>Cette coh&eacute;rence entre image, rythme et &eacute;criture accompagne un moment de transition. Dans son texte consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;album, Michael Bracewell pr&eacute;sente <em>Siren</em> comme la fin d&rsquo;une phase artistique et le point de d&eacute;part de nouvelles recherches entre art pop et Pop art. Le disque peut ainsi &ecirc;tre entendu comme un aboutissement autant que comme un passage : il rassemble les ambitions formelles de Roxy Music tout en les orientant vers une expression plus imm&eacute;diatement pop.</p>
<p>La r&eacute;ception critique contribue &agrave; fixer cette place particuli&egrave;re. Greil Marcus a d&eacute;crit <em>Siren</em> comme &laquo; perhaps the most perfectly crafted album of the decade &raquo;. Sans transformer cette formule en verdict d&eacute;finitif, elle souligne ce qui frappe dans le projet : une recherche de pr&eacute;cision o&ugrave; l&rsquo;efficacit&eacute; de <em>Love Is the Drug</em>, la production de Chris Thomas et l&rsquo;image de Jerry Hall appartiennent au m&ecirc;me ensemble.</p>
<p>Cinquante et un ans apr&egrave;s sa parution, le disque conserve donc un point d&rsquo;ancrage tr&egrave;s concret : une chanson plac&eacute;e en ouverture, devenue num&eacute;ro deux au Royaume-Uni, et une pochette qui donne un visage &agrave; son titre. Avec <em>Siren</em>, Roxy Music ne choisit pas entre sophistication et mouvement ; le groupe les fait avancer ensemble.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>La <a href="https://www.roxymusic.co.uk/collections/siren">page officielle de <em>Siren</em> publi&eacute;e par Roxy Music</a> pr&eacute;sente les cr&eacute;dits de l&rsquo;album, ses chansons et l&rsquo;appr&eacute;ciation de Greil Marcus. La <a href="https://dev.bryanferry.com/siren/">page consacr&eacute;e au disque sur le site de Bryan Ferry</a> d&eacute;veloppe notamment l&rsquo;histoire de la pochette avec Jerry Hall et la lecture artistique propos&eacute;e par Michael Bracewell.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Intensive Care | Robbie Williams | 21 ans | 24 octobre 2005 | Deux ans à Los Angeles avec Stephen Duffy</title>
      <description><![CDATA[Robbie Williams c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 21 ans d&rsquo;Intensive Care, un album n&eacute; d&rsquo;un changement d&eacute;cisif dans sa mani&egrave;re de travailler. Apr&egrave;s sa longue collaboration avec Guy...]]></description>
      <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 22:30:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/intensive-care-robbie-williams-21-ans-24-octobre-2005-deux-ans-a-los-angeles-avec-stephen-duffy-734</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Robbie Williams c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 21 ans d&rsquo;<em>Intensive Care</em>, un album n&eacute; d&rsquo;un changement d&eacute;cisif dans sa mani&egrave;re de travailler. Apr&egrave;s sa longue collaboration avec Guy Chambers, le chanteur choisit Stephen Duffy comme nouveau partenaire cr&eacute;atif et passe deux ann&eacute;es &agrave; &eacute;crire et enregistrer &agrave; Los Angeles.</strong></p>
<p></p>
<p>Le v&eacute;ritable point de d&eacute;part d&rsquo;<em>Intensive Care</em> tient dans une admiration revendiqu&eacute;e. Robbie Williams est un fervent amateur de The Lilac Time, le groupe de Stephen Duffy : &laquo; I'm a huge fan of 'The Lilac Time' &raquo;, explique-t-il alors. Cette passion conduit &agrave; une association qui red&eacute;finit le centre de gravit&eacute; de son sixi&egrave;me album solo. Duffy ne se contente pas d&rsquo;intervenir ponctuellement : il devient son principal coauteur et le partenaire autour duquel le projet se construit.</p>
<h2>Un nouveau bin&ocirc;me apr&egrave;s Guy Chambers</h2>
<p>Ce choix prend une importance particuli&egrave;re dans le parcours de Williams. Durant sa longue collaboration avec Guy Chambers, le chanteur avait install&eacute; une m&eacute;thode d&rsquo;&eacute;criture &agrave; deux devenue &eacute;troitement associ&eacute;e &agrave; ses disques. Pour <em>Intensive Care</em>, il ne cherche pas &agrave; reconduire simplement cette formule avec un autre nom : l&rsquo;album ouvre une nouvelle p&eacute;riode de travail, concentr&eacute;e autour de Duffy et men&eacute;e exclusivement &agrave; Los Angeles.</p>
<p>Le temps consacr&eacute; au projet distingue &eacute;galement ce disque d&rsquo;un album assembl&eacute; dans l&rsquo;urgence. Williams et Duffy passent environ deux ann&eacute;es entre l&rsquo;&eacute;criture et le studio. Cette continuit&eacute; permet au nouveau tandem d&rsquo;occuper pleinement l&rsquo;espace cr&eacute;atif du disque. &Agrave; leurs c&ocirc;t&eacute;s, Bob Clearmountain intervient dans la finition de la production et le mixage, avec une ampleur pens&eacute;e pour les stades. L&rsquo;album repose ainsi sur un &eacute;quilibre pr&eacute;cis : Duffy accompagne la composition, tandis que Clearmountain contribue &agrave; donner aux morceaux leur dimension finale.</p>
<p>Ce changement de collaborateur n&rsquo;&eacute;loigne pas Williams du public qui l&rsquo;a suivi jusque-l&agrave;. Il lui permet plut&ocirc;t d&rsquo;aborder autrement les th&egrave;mes de la c&eacute;l&eacute;brit&eacute;, de la disparition et de la m&eacute;moire. <em>Intensive Care</em>, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, trouve son fil le plus personnel dans la mani&egrave;re dont ces sujets passent de la figure publique &agrave; l&rsquo;histoire intime.</p>
<h2><em>Tripping</em>, au-del&agrave; de l&rsquo;&eacute;tiquette reggae</h2>
<p>Choisi pour ouvrir la campagne de l&rsquo;album, <em>Tripping</em> est rapidement pr&eacute;sent&eacute; comme un morceau reggae. Cette description ne r&eacute;sume pourtant pas la r&eacute;f&eacute;rence mise en avant autour de sa conception : sa rythmique est plut&ocirc;t rapproch&eacute;e du Clash des d&eacute;buts. Ce d&eacute;calage entre l&rsquo;&eacute;tiquette imm&eacute;diatement accol&eacute;e au titre et le mod&egrave;le revendiqu&eacute; illustre l&rsquo;une des particularit&eacute;s du disque, construit avec un partenaire dont l&rsquo;univers n&rsquo;&eacute;tait pas celui du pr&eacute;c&eacute;dent cycle de Williams.</p>
<p>Le morceau para&icirc;t quelques semaines avant l&rsquo;album et sert de premi&egrave;re exposition au travail r&eacute;alis&eacute; avec Duffy. Son r&ocirc;le ne se limite donc pas &agrave; celui d&rsquo;un single plac&eacute; en t&ecirc;te de campagne : <em>Tripping</em> pr&eacute;sente au public le r&eacute;sultat de ce nouveau bin&ocirc;me, apr&egrave;s deux ann&eacute;es pass&eacute;es &agrave; fa&ccedil;onner le disque loin de la pr&eacute;c&eacute;dente &eacute;quipe d&rsquo;&eacute;criture.</p>
<h2>Elvis, la c&eacute;l&eacute;brit&eacute; et la disparition</h2>
<p>Avec <em>Advertising Space</em>, Williams d&eacute;place la question de la c&eacute;l&eacute;brit&eacute; vers Elvis Presley. La chanson est con&ccedil;ue comme un hommage, mais son sujet d&eacute;passe la simple admiration. Elle observe ce qui arrive lorsqu&rsquo;une personne r&eacute;elle devient, apr&egrave;s sa mort, une image commerciale, un produit ou un objet de m&eacute;moire populaire. Williams s&rsquo;int&eacute;resse ainsi au passage de l&rsquo;homme &agrave; l&rsquo;ic&ocirc;ne, puis de l&rsquo;ic&ocirc;ne &agrave; la marchandise.</p>
<p>Cette r&eacute;flexion donne &agrave; <em>Advertising Space</em> une place centrale dans le r&eacute;cit d&rsquo;<em>Intensive Care</em>. La c&eacute;l&eacute;brit&eacute; y appara&icirc;t &agrave; travers la d&eacute;ch&eacute;ance et la post&eacute;rit&eacute;, avec Elvis comme figure embl&eacute;matique de cette transformation. Pour Williams, lui-m&ecirc;me install&eacute; au c&oelig;ur d&rsquo;une notori&eacute;t&eacute; massive, la chanson permet d&rsquo;examiner la m&eacute;canique qui finit par d&eacute;tacher une personnalit&eacute; de sa propre histoire.</p>
<p><em>Please Don&rsquo;t Die</em> ram&egrave;ne cette interrogation sur la mort dans un cadre beaucoup plus proche. Le morceau est li&eacute; au d&eacute;c&egrave;s d&rsquo;un membre de la famille de Williams, emport&eacute; par un cancer l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dant la sortie de l&rsquo;album. L&agrave; o&ugrave; <em>Advertising Space</em> observe la transformation publique d&rsquo;une ic&ocirc;ne disparue, <em>Please Don&rsquo;t Die</em> part d&rsquo;un deuil familial. Les deux chansons abordent ainsi la perte depuis des perspectives tr&egrave;s diff&eacute;rentes, l&rsquo;une expos&eacute;e aux regards du monde, l&rsquo;autre directement rattach&eacute;e &agrave; la vie du chanteur.</p>
<h2>Un changement cr&eacute;atif valid&eacute; par le public</h2>
<p>La nouvelle association avec Stephen Duffy ne freine pas la trajectoire commerciale de Robbie Williams. Au Royaume-Uni, <em>Intensive Care</em> s&rsquo;&eacute;coule &agrave; 373 832 exemplaires pendant sa premi&egrave;re semaine. Il s&rsquo;agit alors du meilleur d&eacute;marrage hebdomadaire obtenu par l&rsquo;un de ses albums.</p>
<p>Ce r&eacute;sultat donne une cons&eacute;quence imm&eacute;diate aux deux ann&eacute;es de travail men&eacute;es &agrave; Los Angeles. Williams a chang&eacute; de partenaire principal, confi&eacute; la finition du disque &agrave; Bob Clearmountain et plac&eacute; au centre de plusieurs chansons des sujets aussi personnels que la disparition d&rsquo;un proche ou le destin posthume d&rsquo;Elvis Presley. Vingt et un ans plus tard, <em>Intensive Care</em> reste ainsi le t&eacute;moignage concret d&rsquo;une transition cr&eacute;ative qui n&rsquo;a pas rompu le lien entre le chanteur et son public.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le reportage du <a href="https://www.theguardian.com/music/2005/oct/16/popandrock2">Guardian consacr&eacute; &agrave; Robbie Williams</a> restitue le contexte de sa collaboration avec Stephen Duffy et le r&ocirc;le de Bob Clearmountain dans la finition du disque. Le <a href="https://www.t-press.cz/en/tiskove-zpravy/-/releases/t-mobile-exclusively-brings-new-robbie-williams-single/7393002?_cz_tmobile_liferay7_press_releases_ReleasesPortlet_year=2005">communiqu&eacute; contemporain de lancement de l&rsquo;album</a> apporte notamment la citation de Williams sur The Lilac Time et retrace les deux ann&eacute;es de travail &agrave; Los Angeles.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Shaved Fish | John Lennon | 51 ans | 24 octobre 1975 | La compilation conçue pour sauver des bandes menacées</title>
      <description><![CDATA[John Lennon ne con&ccedil;oit pas seulement Shaved Fish comme une collection de succ&egrave;s : il veut pr&eacute;server des singles dont il craint la disparition. Cinquante et un ans apr&egrave;s sa sortie, cette compilation raco...]]></description>
      <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 22:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/shaved-fish-john-lennon-51-ans-24-octobre-1975-la-compilation-concue-pour-sauver-des-bandes-menacees-733</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>John Lennon ne con&ccedil;oit pas seulement <em>Shaved Fish</em> comme une collection de succ&egrave;s : il veut pr&eacute;server des singles dont il craint la disparition. Cinquante et un ans apr&egrave;s sa sortie, cette compilation raconte ainsi cinq ann&eacute;es de carri&egrave;re solo, de l&rsquo;urgence spectaculaire d&rsquo;<em>Instant Karma!</em> aux controverses rencontr&eacute;es par certains titres.</strong></p>
<p></p>
<p>En 1975, John Lennon envisage d&rsquo;abord un nouvel album de compositions in&eacute;dites. La grossesse de Yoko Ono r&eacute;oriente cependant son activit&eacute; vers ses enregistrements pr&eacute;c&eacute;dents. Cette d&eacute;cision donne naissance &agrave; <em>Shaved Fish</em>, r&eacute;union de onze singles r&eacute;alis&eacute;s entre 1969 et 1974 au Royaume-Uni, aux &Eacute;tats-Unis et au Canada. Plut&ocirc;t qu&rsquo;un album n&eacute; d&rsquo;une m&ecirc;me s&eacute;rie de s&eacute;ances, le disque assemble plusieurs moments de sa trajectoire apr&egrave;s les Beatles.</p>
<p>Pour Lennon, l&rsquo;enjeu d&eacute;passe la simple r&eacute;trospective. Il redoute que les bandes de singles jug&eacute;s insuffisamment rentables finissent par &ecirc;tre n&eacute;glig&eacute;es ou perdues. <em>Cold Turkey</em> et <em>Give Peace a Chance</em> figurent parmi les &oelig;uvres qui alimentent cette inqui&eacute;tude. Il r&eacute;sumera plus tard son intention en une phrase directe : &laquo; Si je ne rassemble pas <em>Shaved Fish</em>, une partie de ces &oelig;uvres risque de dispara&icirc;tre pour toujours. &raquo;</p>
<h2>Une compilation pens&eacute;e comme une op&eacute;ration de sauvegarde</h2>
<p><em>Shaved Fish</em> occupe une place singuli&egrave;re dans la discographie de Lennon : c&rsquo;est la seule compilation de ses chansons solo publi&eacute;e de son vivant. Sa fonction premi&egrave;re est donc aussi documentaire. Elle remet en circulation des enregistrements dispers&eacute;s sur plusieurs singles et les rassemble dans un m&ecirc;me ensemble, alors que Lennon craint de voir certains masters dispara&icirc;tre dans les archives des maisons de disques.</p>
<p>Cette origine explique la nature profond&eacute;ment h&eacute;t&eacute;rog&egrave;ne du disque. Les chansons ne viennent ni du m&ecirc;me studio ni de la m&ecirc;me &eacute;quipe de production. John Lennon et Yoko Ono en produisent certaines ensemble ; Phil Spector intervient notamment sur <em>Instant Karma!</em>, <em>Power to the People</em>, <em>Mother</em> et <em>Imagine</em>, tandis que Lennon assure seul la production de <em>Mind Games</em> et <em>#9 Dream</em>. L&rsquo;unit&eacute; de <em>Shaved Fish</em> ne repose donc pas sur une m&eacute;thode d&rsquo;enregistrement commune, mais sur le parcours qu&rsquo;il reconstitue.</p>
<p>Cette succession de collaborations et de choix de studio transforme la compilation en condens&eacute; de cinq ann&eacute;es de travail. Elle permet de suivre Lennon &agrave; travers diff&eacute;rentes configurations, parfois entour&eacute; de musiciens familiers, parfois associ&eacute; &agrave; Spector, parfois seul aux commandes. L&rsquo;album, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, conserve ainsi les contrastes de cette p&eacute;riode au lieu de les masquer.</p>
<h2><em>Instant Karma!</em>, de l&rsquo;id&eacute;e du matin au studio le soir</h2>
<p>L&rsquo;histoire d&rsquo;<em>Instant Karma! (We All Shine On)</em> r&eacute;sume mieux que toute autre l&rsquo;urgence avec laquelle Lennon pouvait travailler. Le 27 janvier 1970, il &eacute;crit la chanson au piano dans la matin&eacute;e, r&eacute;serve Abbey Road au cours de la journ&eacute;e et veut l&rsquo;enregistrer imm&eacute;diatement. La session r&eacute;unit George Harrison, Klaus Voormann, Billy Preston, Alan White, Yoko Ono et Phil Spector.</p>
<p>Dix prises multipistes sont r&eacute;alis&eacute;es. Spector ne se contente pas de fixer une interpr&eacute;tation de groupe : il construit progressivement le morceau par empilement. Les pianos sont doubl&eacute;s, les percussions multipli&eacute;es et des effets de bande ajout&eacute;s. Une chorale improvis&eacute;e, recrut&eacute;e dans des clubs londoniens, vient encore &eacute;largir l&rsquo;enregistrement. Entre l&rsquo;&eacute;criture matinale et ce travail de superposition, la chanson passe en quelques heures de l&rsquo;id&eacute;e jou&eacute;e au piano &agrave; une production collective particuli&egrave;rement &eacute;labor&eacute;e.</p>
<p>Ce morceau apporte &agrave; <em>Shaved Fish</em> une sc&egrave;ne de fabrication tr&egrave;s diff&eacute;rente de la logique r&eacute;trospective de l&rsquo;album. La compilation regarde vers les ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes, mais <em>Instant Karma!</em> conserve la trace d&rsquo;une journ&eacute;e men&eacute;e sans d&eacute;lai, depuis la composition jusqu&rsquo;au studio. La pr&eacute;sence de Harrison, Voormann, Preston et White rappelle aussi combien les singles r&eacute;unis ici reposent sur des rencontres et des &eacute;quipes distinctes.</p>
<h2>Des chansons qu&rsquo;il fallait aussi d&eacute;fendre</h2>
<p>La volont&eacute; de conservation prend une dimension suppl&eacute;mentaire avec <em>Woman Is the Nigger of the World</em>. Le titre provoque une controverse et se heurte &agrave; des refus de diffusion. Lennon racontera que, lors de son passage dans l&rsquo;&eacute;mission t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e de Dick Cavett, il lui est interdit de prononcer le mot controvers&eacute; contenu dans le titre. Plusieurs stations refusent &eacute;galement de programmer la chanson.</p>
<p>En l&rsquo;int&eacute;grant &agrave; <em>Shaved Fish</em>, Lennon replace ce morceau dans le parcours qu&rsquo;il entend pr&eacute;server, aux c&ocirc;t&eacute;s de singles plus largement diffus&eacute;s. Le disque ne gomme donc pas les obstacles rencontr&eacute;s pendant ces ann&eacute;es : il conserve aussi la trace d&rsquo;une chanson dont le titre m&ecirc;me avait limit&eacute; l&rsquo;exposition radiophonique et t&eacute;l&eacute;visuelle.</p>
<p>&Agrave; sa parution britannique, <em>Shaved Fish</em> atteint la huiti&egrave;me place du classement des albums. Il y reste pr&eacute;sent pendant dix-sept semaines lors de son premier parcours, entre 1975 et 1976. Ce r&eacute;sultat accompagne une compilation n&eacute;e d&rsquo;une pr&eacute;occupation tr&egrave;s concr&egrave;te : emp&ecirc;cher que des enregistrements dispers&eacute;s ne s&rsquo;effacent avec leurs bandes.</p>
<p>Cinquante et un ans plus tard, le geste reste lisible dans la construction m&ecirc;me du disque. <em>Shaved Fish</em> ne cherche pas &agrave; faire croire que ces onze singles ont &eacute;t&eacute; con&ccedil;us ensemble. Il les r&eacute;unit pr&eacute;cis&eacute;ment parce que chacun appartient &agrave; un moment, une &eacute;quipe et une m&eacute;thode de travail diff&eacute;rents. La sauvegarde voulue par Lennon devient ainsi le fil conducteur d&rsquo;un album compos&eacute; de fragments.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>La <a href="https://www.johnlennon.com/music/albums/shaved-fish/">page officielle consacr&eacute;e &agrave; <em>Shaved Fish</em></a> rassemble les propos de John Lennon sur la conservation des bandes, les lieux d&rsquo;enregistrement et les cr&eacute;dits de production. Le <a href="https://www.johnlennon.com/news/instant-karma-we-all-shine-on/">dossier officiel sur <em>Instant Karma!</em></a> d&eacute;taille la session d&rsquo;Abbey Road, les musiciens pr&eacute;sents et la m&eacute;thode d&rsquo;empilement employ&eacute;e par Phil Spector.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Organisation | Orchestral Manoeuvres in the Dark | 46 ans | 24 octobre 1980 | Le single qui faillit faire démissionner leur manager</title>
      <description><![CDATA[Orchestral Manoeuvres in the Dark c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 46 ans d&rsquo;Organisation, un deuxi&egrave;me album &eacute;labor&eacute; dans l&rsquo;urgence mais avec des ambitions nouvelles. Au centre du disque,...]]></description>
      <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/organisation-orchestral-manoeuvres-in-the-dark-46-ans-24-octobre-1980-le-single-qui-faillit-faire-demissionner-leur-manager-732</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Orchestral Manoeuvres in the Dark c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 46 ans d&rsquo;<em>Organisation</em>, un deuxi&egrave;me album &eacute;labor&eacute; dans l&rsquo;urgence mais avec des ambitions nouvelles. Au centre du disque, <em>Enola Gay</em> transforme un sujet nucl&eacute;aire controvers&eacute; en chanson pop, malgr&eacute; les s&eacute;rieuses r&eacute;serves exprim&eacute;es dans l&rsquo;entourage du groupe.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant m&ecirc;me de devenir la chanson la plus imm&eacute;diatement pop d&rsquo;un album sombre et m&eacute;lancolique, <em>Enola Gay</em> avait provoqu&eacute; une crise en coulisses. Andy McCluskey se souvient que le manager d&rsquo;Orchestral Manoeuvres in the Dark s&rsquo;opposait &agrave; sa publication en single au point de menacer de partir. &laquo; Our manager even threatened to resign if we released it as a single &raquo;, racontera-t-il. Cette r&eacute;sistance donne la mesure du pari : placer au premier plan une chanson consacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;avion qui largua la bombe atomique sur Hiroshima.</p>
<h2>Un sujet nucl&eacute;aire au c&oelig;ur d&rsquo;une chanson pop</h2>
<p>Andy McCluskey n&rsquo;aborde pas ce sujet par une &eacute;vocation improvis&eacute;e. Il effectue des recherches en biblioth&egrave;que sur Hiroshima avant d&rsquo;&eacute;crire la chanson. Son texte adopte une forme m&eacute;taphorique et s&rsquo;attarde notamment sur le nom de l&rsquo;appareil : Enola Gay avait &eacute;t&eacute; baptis&eacute; d&rsquo;apr&egrave;s la m&egrave;re de son pilote. Ce choix permet &agrave; McCluskey de construire la chanson autour d&rsquo;un nom pouvant &ecirc;tre entendu ind&eacute;pendamment de sa terrible r&eacute;alit&eacute; historique.</p>
<p>Le morceau ne na&icirc;t pourtant pas au cours des s&eacute;ances d&rsquo;<em>Organisation</em>. Il avait &eacute;t&eacute; &eacute;crit autour de la p&eacute;riode du premier album d&rsquo;OMD et le groupe l&rsquo;avait d&eacute;j&agrave; jou&eacute; sur sc&egrave;ne. Sa pr&eacute;sence sur le deuxi&egrave;me disque r&eacute;sulte donc moins d&rsquo;une d&eacute;couverte tardive que de la reprise d&rsquo;une composition d&eacute;j&agrave; &eacute;prouv&eacute;e, d&eacute;sormais plac&eacute;e au centre d&rsquo;un projet plus ambitieux.</p>
<p>Son contraste avec le reste de l&rsquo;album est d&eacute;cisif. L&agrave; o&ugrave; <em>Enola Gay</em> poss&egrave;de un caract&egrave;re imm&eacute;diatement pop, <em>Organisation</em> installe une tonalit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale plus sombre et m&eacute;lancolique. La chanson devient ainsi le point d&rsquo;entr&eacute;e le plus direct d&rsquo;un disque dont la conception marque un changement de m&eacute;thode pour OMD.</p>
<h2>Mike Howlett pour sortir des m&eacute;thodes du premier album</h2>
<p>Le groupe doit pr&eacute;parer ce deuxi&egrave;me album tr&egrave;s rapidement apr&egrave;s le premier, sous la pression de sa maison de disques. Dans ce calendrier resserr&eacute;, Andy McCluskey et Paul Humphreys d&eacute;cident de ne pas simplement reproduire leur mani&egrave;re de travailler pr&eacute;c&eacute;dente. Ils choisissent Mike Howlett comme producteur apr&egrave;s son intervention sur <em>Messages</em>.</p>
<p>McCluskey explique qu&rsquo;OMD recherchait alors un cadre de production plus professionnel, ainsi qu&rsquo;une personne capable de pousser le groupe &agrave; am&eacute;liorer son son. Howlett intervient avec Orchestral Manoeuvres in the Dark &agrave; la production : une collaboration qui traduit la volont&eacute; de structurer davantage le travail sans effacer la participation directe des musiciens aux d&eacute;cisions du disque.</p>
<p>La fabrication d&rsquo;<em>Enola Gay</em> illustre cette nouvelle dimension. Son enregistrement passe par plusieurs lieux et plusieurs sessions, notamment Gramophone Suite, Ridge Farm, The Manor et Advision. Cette circulation entre studios contraste avec les conditions plus modestes des d&eacute;buts et accompagne l&rsquo;&eacute;largissement des ambitions de production du groupe.</p>
<p>Cette &eacute;tape ne signifie pas pour autant qu&rsquo;OMD repart de z&eacute;ro. Comme <em>Enola Gay</em>, certains morceaux existaient avant les s&eacute;ances de 1980. Andy McCluskey d&eacute;crit ainsi <em>The Misunderstanding</em> comme une ancienne composition provenant de The Id, l&rsquo;un des groupes ayant pr&eacute;c&eacute;d&eacute; OMD. <em>Organisation</em> associe donc des chansons plus anciennes &agrave; un nouveau cadre de travail, au lieu de se limiter &agrave; des titres &eacute;crits sp&eacute;cialement dans l&rsquo;urgence.</p>
<h2>De la menace de d&eacute;mission au premier Top 10</h2>
<p>La d&eacute;cision de publier <em>Enola Gay</em> malgr&eacute; les r&eacute;ticences donne &agrave; l&rsquo;album son morceau le plus expos&eacute;. Elle place aussi OMD dans une situation singuli&egrave;re : le groupe attire le public avec une chanson pop dont le texte renvoie directement &agrave; Hiroshima, tout en proposant autour d&rsquo;elle un album nettement plus sombre.</p>
<p>Le r&eacute;sultat commercial confirme le changement d&rsquo;&eacute;chelle. <em>Organisation</em> atteint la sixi&egrave;me place du classement britannique des albums et offre &agrave; Orchestral Manoeuvres in the Dark son premier v&eacute;ritable succ&egrave;s dans le Top 10 au Royaume-Uni. Ce disque et le groupe figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Quarante-six ans apr&egrave;s sa sortie, l&rsquo;histoire d&rsquo;<em>Organisation</em> reste ainsi attach&eacute;e &agrave; une s&eacute;rie de d&eacute;cisions concr&egrave;tes : confier la production &agrave; Mike Howlett, reprendre des compositions ant&eacute;rieures, multiplier les lieux d&rsquo;enregistrement et maintenir <em>Enola Gay</em> malgr&eacute; l&rsquo;opposition rencontr&eacute;e. Le manager avait menac&eacute; de d&eacute;missionner ; la chanson est rest&eacute;e, et l&rsquo;album a conduit OMD jusqu&rsquo;&agrave; la sixi&egrave;me place britannique.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien d&rsquo;Andy McCluskey publi&eacute; par <a href="https://www.omd-messages.co.uk/organisation-interview-andy-mccluskey/">Messages</a> &eacute;claire le choix de Mike Howlett, les conditions de fabrication de l&rsquo;album et l&rsquo;origine plus ancienne de plusieurs compositions. Le r&eacute;cit recueilli par <a href="https://www.theguardian.com/music/2013/jan/07/orchestral-manoeuvres-dark-enola-gay">The Guardian</a> aupr&egrave;s d&rsquo;Andy McCluskey et Paul Humphreys revient pr&eacute;cis&eacute;ment sur les recherches autour d&rsquo;Hiroshima et les r&eacute;ticences suscit&eacute;es par <em>Enola Gay</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>A New Day Yesterday | Joe Bonamassa | 26 ans | 24 octobre 2000 | Le premier album devenu son école avec Tom Dowd</title>
      <description><![CDATA[Il y a 26 ans, Joe Bonamassa publiait A New Day Yesterday, son premier album studio solo. Derri&egrave;re ce disque de jeunesse se trouve surtout une histoire de transmission : celle d&rsquo;un guitariste encore en apprentissage g...]]></description>
      <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/a-new-day-yesterday-joe-bonamassa-26-ans-24-octobre-2000-le-premier-album-devenu-son-ecole-avec-tom-dowd-731</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a 26 ans, Joe Bonamassa publiait <em>A New Day Yesterday</em>, son premier album studio solo. Derri&egrave;re ce disque de jeunesse se trouve surtout une histoire de transmission : celle d&rsquo;un guitariste encore en apprentissage guid&eacute; par le producteur Tom Dowd.</strong></p>
<p></p>
<p>Pour Joe Bonamassa, la rencontre d&eacute;terminante se produit en 1998. Le jeune guitariste, alors &acirc;g&eacute; de 19 ans, joue en concert lorsque Tom Dowd le d&eacute;couvre. Le producteur l&rsquo;accompagne ensuite dans la r&eacute;alisation de d&eacute;mos, puis prend les commandes de <em>A New Day Yesterday</em>. Cette collaboration place d&rsquo;embl&eacute;e Bonamassa face &agrave; un homme dont la m&eacute;thode ne se limite pas &agrave; enregistrer des performances : Dowd lui transmet une mani&egrave;re de penser le studio, le jeu collectif et l&rsquo;histoire de la musique.</p>
<p>Des ann&eacute;es plus tard, Bonamassa r&eacute;sumera cette exp&eacute;rience en une formule tr&egrave;s claire : &laquo; That debut record we made, <em>A New Day Yesterday</em>, was a college education for me. &raquo; Son premier disque aura donc &eacute;t&eacute;, selon ses propres mots, l&rsquo;&eacute;quivalent d&rsquo;une formation universitaire. Une &eacute;cole acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e dans laquelle il ne s&rsquo;agit plus seulement de savoir jouer de la guitare, mais de comprendre comment b&acirc;tir une prise, tenir un tempo et faire fonctionner un groupe autour d&rsquo;une chanson.</p>
<h2>Tom Dowd impose l&rsquo;&eacute;preuve du direct</h2>
<p>La m&eacute;thode de Tom Dowd repose sur une priorit&eacute; : obtenir d&rsquo;abord une base musicale solide. La batterie, le tempo et le feeling doivent &ecirc;tre en place avant d&rsquo;envisager les ajouts enregistr&eacute;s s&eacute;par&eacute;ment. Cette discipline oblige Bonamassa &agrave; aborder son premier album comme une performance collective plut&ocirc;t que comme une simple d&eacute;monstration de guitariste enrichie apr&egrave;s coup.</p>
<p>Dowd privil&eacute;gie ainsi des prises largement jou&eacute;es en direct, auxquelles peuvent ensuite s&rsquo;ajouter quelques overdubs. Pour un musicien au d&eacute;but de la vingtaine, le studio devient un lieu o&ugrave; chaque d&eacute;cision compte. Le producteur ne lui apprend pas uniquement &agrave; recommencer ou &agrave; corriger : il lui montre ce qu&rsquo;une chanson doit d&eacute;j&agrave; poss&eacute;der avant que la technique d&rsquo;enregistrement ne vienne la compl&eacute;ter.</p>
<p>Cette relation donne son v&eacute;ritable fil conducteur &agrave; <em>A New Day Yesterday</em>. Le disque comporte de nombreuses reprises, tandis que l&rsquo;&eacute;criture personnelle de Bonamassa est encore en construction. Ce d&eacute;s&eacute;quilibre apparent raconte pr&eacute;cis&eacute;ment le moment o&ugrave; il se trouve : un interpr&egrave;te nourri par ses mod&egrave;les, mais d&eacute;j&agrave; engag&eacute; dans la recherche d&rsquo;un langage qui lui appartienne. L&rsquo;album, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, conserve ainsi la trace d&rsquo;un artiste en train de passer de l&rsquo;apprentissage &agrave; l&rsquo;affirmation.</p>
<h2>Une chanson ouvre d&eacute;j&agrave; la voie</h2>
<p>Parmi les compositions originales, <em>Colour And The Shape</em> occupe une place particuli&egrave;re. Le morceau est identifi&eacute; comme l&rsquo;un des premiers instants o&ugrave; l&rsquo;&eacute;criture de Bonamassa d&eacute;passe l&rsquo;hommage direct &agrave; ses influences. Il annonce une couleur blues sombre, presque western, qui deviendra par la suite l&rsquo;une des caract&eacute;ristiques de son travail.</p>
<p>Cette chanson permet de mesurer ce que le premier album contient d&eacute;j&agrave; en germe. Bonamassa n&rsquo;y pr&eacute;sente pas encore une &eacute;criture enti&egrave;rement form&eacute;e, mais il commence &agrave; faire &eacute;merger une direction personnelle au milieu des reprises. <em>Colour And The Shape</em> devient alors davantage qu&rsquo;un titre de d&eacute;but de carri&egrave;re : il constitue un point de passage entre les mod&egrave;les revendiqu&eacute;s par le guitariste et les choix qu&rsquo;il d&eacute;veloppera ensuite.</p>
<p>Le r&ocirc;le de Dowd prend ici tout son sens. Sa m&eacute;thode donne &agrave; Bonamassa un cadre suffisamment rigoureux pour distinguer l&rsquo;interpr&eacute;tation de la construction d&rsquo;une chanson. Le producteur intervient au moment o&ugrave; le jeune musicien doit transformer ses acquis en d&eacute;cisions de studio. Ce premier album ne documente donc pas seulement ses capacit&eacute;s instrumentales : il montre les d&eacute;buts d&rsquo;un auteur qui apprend &agrave; reconna&icirc;tre les &eacute;l&eacute;ments les plus personnels de son &eacute;criture.</p>
<h2>Vingt ans plus tard, un album profond&eacute;ment repris</h2>
<p>En 2020, Bonamassa revient sur ce premier chapitre avec <em>A New Day Now</em>, une r&eacute;&eacute;dition anniversaire qui ne se contente pas de restaurer l&rsquo;enregistrement original. Il r&eacute;enregistre ses parties vocales, ajoute certaines guitares et fait remixer l&rsquo;ensemble. Le projet devient une relecture du disque par le musicien qu&rsquo;il est devenu, plut&ocirc;t qu&rsquo;une simple remise en circulation du master de 2000.</p>
<p>Cette intervention importante r&eacute;pond aussi &agrave; une r&eacute;alit&eacute; mat&eacute;rielle : plusieurs bandes originales ont &eacute;t&eacute; perdues lors du transfert des masters. Bonamassa doit donc travailler &agrave; partir d&rsquo;un album dont une partie des &eacute;l&eacute;ments initiaux n&rsquo;est plus accessible. Au lieu de chercher &agrave; masquer cette rupture, il r&eacute;investit les morceaux avec une nouvelle voix et de nouvelles interventions instrumentales.</p>
<p>Ce geste &eacute;claire r&eacute;trospectivement sa phrase sur &laquo; l&rsquo;universit&eacute; &raquo; Tom Dowd. Le jeune guitariste avait appris aupr&egrave;s du producteur &agrave; construire un enregistrement ; vingt ans plus tard, il reprend lui-m&ecirc;me les d&eacute;cisions laiss&eacute;es sur bande par cette premi&egrave;re exp&eacute;rience. Entre <em>A New Day Yesterday</em> et <em>A New Day Now</em>, le m&ecirc;me r&eacute;pertoire conserve ainsi deux &eacute;tats distincts : celui de l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve au travail et celui de l&rsquo;artiste revenant sur son apprentissage.</p>
<p>&Agrave; 26 ans de distance, l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de ce premier album tient pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; cette trajectoire visible. Les reprises t&eacute;moignent du socle sur lequel Bonamassa s&rsquo;appuie, <em>Colour And The Shape</em> laisse appara&icirc;tre une direction plus personnelle, et les m&eacute;thodes de Tom Dowd transforment les s&eacute;ances en formation intensive. La r&eacute;&eacute;dition remani&eacute;e referme concr&egrave;tement la boucle en donnant &agrave; Bonamassa l&rsquo;occasion de reprendre, avec l&rsquo;exp&eacute;rience acquise, le disque qui lui avait appris le m&eacute;tier du studio.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien publi&eacute; par <a href="https://www.bluesblastmagazine.com/featured-interview-joe-bonamassa/">Blues Blast Magazine</a> apporte les propos directs de Joe Bonamassa sur sa rencontre avec Tom Dowd, son apprentissage en studio et la transformation de l&rsquo;album pour sa r&eacute;&eacute;dition. Le dossier consacr&eacute; &agrave; <a href="https://jbonamassa.com/features/2015/bonamassa-stereo-board-interview/">l&rsquo;&eacute;volution de son &eacute;criture</a> &eacute;claire plus particuli&egrave;rement la place de <em>Colour And The Shape</em> dans son parcours.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>A Hundred Million Suns | Snow Patrol | 18 ans | 24 octobre 2008 | Trois chansons réunies en une suite de seize minutes</title>
      <description><![CDATA[Snow Patrol c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 18 ans de A Hundred Million Suns, un album con&ccedil;u dans le refus de reproduire simplement le succ&egrave;s de Chasing Cars. De l&rsquo;isolement d&rsquo;un stud...]]></description>
      <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radio-collection.radioweb.co/news/a-hundred-million-suns-snow-patrol-18-ans-24-octobre-2008-trois-chansons-reunies-en-une-suite-de-seize-minutes-730</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Snow Patrol c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 18 ans de <em>A Hundred Million Suns</em>, un album con&ccedil;u dans le refus de reproduire simplement le succ&egrave;s de <em>Chasing Cars</em>. De l&rsquo;isolement d&rsquo;un studio irlandais &agrave; l&rsquo;&eacute;nergie retrouv&eacute;e de Berlin, le groupe choisit alors l&rsquo;ambition, jusqu&rsquo;&agrave; transformer trois chansons distinctes en une pi&egrave;ce de plus de seize minutes.</strong></p>
<p></p>
<p>Apr&egrave;s le retentissement de <em>Eyes Open</em>, Snow Patrol aurait pu chercher une nouvelle formule imm&eacute;diatement identifiable. Gary Lightbody d&eacute;fend pourtant une autre direction : la libert&eacute; gagn&eacute;e gr&acirc;ce au succ&egrave;s doit permettre au groupe de r&eacute;aliser un disque plus ambitieux et plus exigeant, plut&ocirc;t que de tenter de refaire <em>Chasing Cars</em>. Cette d&eacute;cision traverse la fabrication de <em>A Hundred Million Suns</em>, cinqui&egrave;me album studio du groupe, depuis ses premi&egrave;res r&eacute;p&eacute;titions en Irlande jusqu&rsquo;&agrave; son aboutissement dans un studio berlinois charg&eacute; d&rsquo;histoire.</p>
<h2>Quitter l&rsquo;isolement pour relancer le disque</h2>
<p>Le travail commence &agrave; Galway, o&ugrave; Snow Patrol &eacute;crit et r&eacute;p&egrave;te ses nouvelles chansons. Le groupe s&rsquo;installe ensuite &agrave; Grouse Lodge, dans le comt&eacute; de Westmeath, pour une longue phase d&rsquo;enregistrement avec Garrett &laquo; Jacknife &raquo; Lee. Environ sept semaines sont consacr&eacute;es &agrave; ces s&eacute;ances dans un environnement rural et isol&eacute;. Mais apr&egrave;s six semaines, cette tranquillit&eacute; ne produit plus l&rsquo;&eacute;lan recherch&eacute; : les musiciens ont le sentiment de stagner.</p>
<p>Le changement de d&eacute;cor devient alors une d&eacute;cision artistique. Jacknife Lee souhaitait depuis longtemps travailler aux studios Hansa, &agrave; Berlin. Snow Patrol quitte donc la campagne irlandaise pour terminer l&rsquo;album dans la capitale allemande. Gary Lightbody d&eacute;crira ce d&eacute;placement comme un changement d&rsquo;&eacute;nergie, capable de galvaniser le disque au moment o&ugrave; celui-ci avait besoin d&rsquo;un nouvel &eacute;lan.</p>
<p>Hansa apporte &eacute;galement son poids historique. Le lieu reste notamment associ&eacute; aux enregistrements berlinois de David Bowie et &agrave; la sc&egrave;ne krautrock des ann&eacute;es 1970. Pour Snow Patrol, ce passage ne rel&egrave;ve donc pas d&rsquo;un simple d&eacute;m&eacute;nagement logistique : il accompagne la volont&eacute; de d&eacute;passer les habitudes du groupe et d&rsquo;&eacute;largir le cadre de l&rsquo;album.</p>
<h2>Une plante transform&eacute;e en instrument</h2>
<p>Cette recherche passe aussi par des exp&eacute;riences tr&egrave;s concr&egrave;tes en studio. Sur <em>The Golden Floor</em>, un son de caisse claire est ainsi obtenu &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;une grande plante. L&rsquo;anecdote r&eacute;sume la libert&eacute; accord&eacute;e aux s&eacute;ances : un objet pr&eacute;sent dans l&rsquo;environnement d&rsquo;enregistrement peut devenir une source sonore et trouver sa place dans un morceau.</p>
<p>L&rsquo;exp&eacute;rimentation n&rsquo;est pourtant pas une fin en soi. Elle s&rsquo;inscrit dans le projet d&eacute;fendu par Lightbody apr&egrave;s <em>Eyes Open</em> : utiliser la position acquise par Snow Patrol pour tenter davantage, et non pour reproduire m&eacute;caniquement ce qui avait d&eacute;j&agrave; fonctionn&eacute;. <em>A Hundred Million Suns</em>, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, porte cette volont&eacute; jusque dans son morceau final, dont la forme ne sera d&eacute;cid&eacute;e qu&rsquo;au moment d&rsquo;organiser l&rsquo;album.</p>
<h2>Trois chansons deviennent The Lightning Strike</h2>
<p><em>The Lightning Strike</em> n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; &eacute;crit comme un morceau unique de plus de seize minutes. &Agrave; Berlin, Snow Patrol enregistre d&rsquo;abord trois compositions distinctes. C&rsquo;est pendant la pr&eacute;paration de la liste des titres qu&rsquo;une autre possibilit&eacute; appara&icirc;t : les r&eacute;unir en une seule suite. La d&eacute;cision est prise apr&egrave;s des discussions avec Jacknife Lee et le management du groupe.</p>
<p>Ce rapprochement tardif donne &agrave; l&rsquo;album une conclusion qui n&rsquo;appartenait pas au plan initial. La longue pi&egrave;ce devient ainsi l&rsquo;expression la plus spectaculaire de l&rsquo;ambition revendiqu&eacute;e par Snow Patrol : non pas allonger artificiellement une chanson existante, mais construire un ensemble &agrave; partir de trois morceaux d&eacute;j&agrave; enregistr&eacute;s. Le choix du montage modifie leur statut et leur donne une nouvelle fonction dans le parcours du disque.</p>
<p>Cette d&eacute;cision est d&rsquo;autant plus significative que le groupe sort alors de son plus grand succ&egrave;s commercial. Plut&ocirc;t que de terminer l&rsquo;album par une tentative de retrouver imm&eacute;diatement l&rsquo;efficacit&eacute; de <em>Chasing Cars</em>, Snow Patrol retient une suite dont la dur&eacute;e d&eacute;passe largement le format habituel d&rsquo;un single. <em>The Lightning Strike</em> devient le r&eacute;sultat concret du risque que Lightbody voulait pouvoir prendre.</p>
<h2>Crack the Shutters, une autre mani&egrave;re d&rsquo;&eacute;crire l&rsquo;amour</h2>
<p>L&rsquo;&eacute;volution ne se limite pas au travail sonore ou &agrave; la structure des morceaux. Gary Lightbody pr&eacute;sente <em>Crack the Shutters</em> comme &laquo; la chanson d&rsquo;amour la plus pure &raquo; qu&rsquo;il ait &eacute;crite, allant jusqu&rsquo;&agrave; la placer, sur ce point, devant <em>Chasing Cars</em>. Le titre accompagne un d&eacute;placement dans son &eacute;criture : les chansons d&rsquo;amour prennent davantage de place, alors que les albums pr&eacute;c&eacute;dents &eacute;taient plus largement domin&eacute;s par les r&eacute;cits de rupture.</p>
<p><em>Crack the Shutters</em> et <em>The Lightning Strike</em> montrent ainsi deux facettes d&rsquo;un m&ecirc;me refus de la r&eacute;p&eacute;tition. La premi&egrave;re d&eacute;place le regard de Lightbody sur la relation amoureuse ; la seconde bouleverse la forme en assemblant trois compositions. Entre elles, le d&eacute;part de Grouse Lodge pour Hansa sert de point de bascule &agrave; un album qui cherchait pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; ne pas rester enferm&eacute; dans la r&eacute;ussite de son pr&eacute;d&eacute;cesseur.</p>
<p>Cette prise de risque n&rsquo;emp&ecirc;che pas <em>A Hundred Million Suns</em> de rencontrer son public au Royaume-Uni. L&rsquo;album atteint la deuxi&egrave;me place du classement officiel des ventes et la premi&egrave;re du classement des t&eacute;l&eacute;chargements d&rsquo;albums. Dix-huit ans plus tard, son histoire reste attach&eacute;e &agrave; cette succession de d&eacute;cisions concr&egrave;tes : abandonner un environnement devenu trop immobile, rejoindre Berlin, d&eacute;tourner une plante en percussion et faire de trois chansons une seule conclusion de seize minutes.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
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