Ray Wilson : Genesis vs Stiltskin fête ses 15 ans, trois heures pour réunir ses répertoires


09 septembre 2026

Ray Wilson publiait Genesis vs Stiltskin le 9 septembre 2011 : l’album live fête aujourd’hui ses 15 ans. Avec Stiltskin et le Berlin Symphony Ensemble, le chanteur réunissait alors ses chansons solo, son répertoire avec Genesis et celui de Stiltskin dans un concert de près de trois heures. Un projet rétrospectif dont l’intitulé sera repris quelques années plus tard.

 

Au tournant des années 2010, Ray Wilson choisit la scène pour mettre en regard les différentes périodes de son parcours. Le programme qui donnera naissance à Genesis vs Stiltskin ne se limite ni à son passage chez Genesis dans les années 1990, ni au retour de Stiltskin amorcé au milieu des années 2000 avec She. Il les rassemble, tout en réservant une place aux chansons publiées sous son propre nom.

Un programme bâti comme un panorama

Le titre Genesis vs Stiltskin annonce une confrontation, mais le programme repose surtout sur un rapprochement. Ray Wilson y reprend des chansons associées à Genesis, notamment au répertoire de Calling All Stations, les fait cohabiter avec les titres de Stiltskin et complète cet ensemble par son travail solo. Le concert devient ainsi une rétrospective organisée autour d’un même interprète.

Cette construction correspond à la trajectoire de Wilson à cette période. Son travail avec Genesis appartient aux années 1990, tandis que Stiltskin a repris son activité au milieu de la décennie suivante. En réunissant ces répertoires dans une même représentation, Genesis vs Stiltskin donne une forme scénique à une carrière jusque-là répartie entre plusieurs noms et plusieurs catalogues.

La partie solo empêche également le projet de se réduire à un face-à-face entre deux groupes. « Ought to be Resting », présente dans le répertoire live de Ray Wilson au tournant des années 2010, participe à ce troisième volet. Les sources disponibles ne livrent pas de récit particulier sur son écriture ou son enregistrement, mais sa présence dans ces concerts précise la logique du programme : relier plutôt que séparer.

Le Berlin Symphony Ensemble élargit le dispositif

Pour porter ce panorama sur scène, Ray Wilson ne s’entoure pas seulement de Stiltskin. Le Berlin Symphony Ensemble participe également à l’enregistrement, ajoutant des arrangements symphoniques au dispositif du groupe rock. Cette collaboration donne au concert sa particularité de production la mieux documentée : les chansons issues de périodes différentes sont reprises dans un cadre orchestral commun.

Le projet prend alors des proportions inhabituelles pour un album live. Sa version physique se déploie sur trois CD accompagnés d’un DVD. Plus de trente titres composent l’ensemble, pour une durée totale proche de trois heures. Le coffret cherche moins à isoler quelques moments du concert qu’à conserver un vaste état des lieux des prestations de Ray Wilson à cette époque.

Les sources disponibles ne détaillent ni le studio, ni les prises, ni d’éventuels désaccords de production. L’histoire de la fabrication se lit donc principalement dans ce choix de format et dans la réunion des participants : Stiltskin d’un côté, un ensemble symphonique berlinois de l’autre, et Ray Wilson au centre d’un programme couvrant plusieurs chapitres de sa carrière.

« Inside » face aux chansons de Calling All Stations

Deux pôles donnent sa lisibilité au concert. « Inside » représente le versant Stiltskin du parcours de Ray Wilson et son répertoire post-grunge des années 1990. Dans Genesis vs Stiltskin, la chanson se retrouve au sein d’un set qui accueille également des morceaux associés à Genesis, créant le contraste annoncé par le titre de l’album.

Les chansons de Calling All Stations, album enregistré par Wilson avec Genesis en 1997, remplissent une autre fonction. Leur reprise permet de rappeler cette période et d’en proposer des versions live postérieures à la tournée du groupe. Le concert ne traite donc pas ce passage comme une simple mention biographique : il le replace concrètement dans le répertoire que Wilson continue d’interpréter.

Ce voisinage entre « Inside », les chansons de Calling All Stations et les titres solo résume le principe du disque. Chaque morceau renvoie à une formation ou à une étape distincte, mais l’enchaînement les inscrit dans une seule représentation. L’apport du Berlin Symphony Ensemble fournit à cette sélection disparate un cadre orchestral partagé.

Trois CD et un DVD publiés sous le nom de Ray Wilson

Genesis vs Stiltskin paraît sous le nom de Ray Wilson et non sous celui de l’un des deux groupes mentionnés dans son titre. La sortie internationale est documentée au 9 septembre 2011, en numérique et en CD, sous le label Jaggy D UG. Certains documents polonais retiennent toutefois le 12 septembre comme date locale ; l’anniversaire célébré aujourd’hui correspond à la date internationale indiquée par les plateformes et les bases discographiques.

Le disque trouve notamment un public en Allemagne. Il atteint la 21e place du classement national et y demeure présent pendant plusieurs semaines à la fin de l’année 2011. Ce résultat offre un repère concret pour mesurer la réception d’un coffret dont le format — trois disques et un DVD — demandait un engagement bien différent de celui d’un simple album de concert.

Un intitulé repris pour un nouveau concert-synthèse

Le principe ne s’arrête pas au coffret de 2011. En 2014 paraît Genesis vs Stiltskin: 20 Years and More, un autre projet live, édité notamment par Polskie Radio. Il ne s’agit pas d’une réédition de l’album célébré aujourd’hui, mais d’un nouveau document sur DVD et CD reprenant son idée de concert rétrospectif.

Cette fois, le programme élargit encore la perspective, de Guaranteed Pure à Genesis, en passant par Stiltskin et les œuvres alors plus récentes de Ray Wilson. « The Airport Song », « Inside » et « Calling All Stations » figurent parmi les repères de ce parcours. Le retour de l’expression Genesis vs Stiltskin confirme que la formule trouvée en 2011 pouvait servir de cadre durable pour raconter la carrière du chanteur sur scène.

Une rétrospective devenue un repère de sa carrière solo

Dans les discographies et les biographies consacrées à Ray Wilson, Genesis vs Stiltskin est régulièrement placé aux côtés de Chasing Rainbows, paru en 2013, et de Makes Me Think of Home, sorti en 2016. Sa particularité reste toutefois celle d’une rétrospective live : au lieu de refermer une période, le coffret organise la coexistence de plusieurs répertoires.

Quinze ans après sa sortie, l’album documente ainsi une décision précise dans le parcours de Wilson : faire tenir près de trois heures de carrière dans un même programme, avec Stiltskin et le Berlin Symphony Ensemble. La reprise du concept en 2014 montre que cette réunion ne constituait pas seulement le titre d’un disque, mais une manière réutilisable de présenter sur scène ses années Genesis, Stiltskin et solo.